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Instantanés février 2026

Mots clés : actualité, eau, h2o, monde, Europe, Afrique, Amérique, Asie, recherche, innovation, initiatives, publications, ouvrages, évènements, conférences, formations

Monde

 
 

Un déficit majeur dans l’étude du carbone océanique pourrait compromettre les projections climatiques
L'océan stocke environ 25 % des émissions mondiales de CO2. Cependant, selon un nouveau rapport coordonné par la Commission océanographique intergouvernementale (COI) de l’UNESCO, notre compréhension scientifique de ce processus comporte encore d'importantes lacunes, et présente des variations suffisamment importantes pour influencer considérablement la manière dont les gouvernements planifient leurs stratégies d'atténuation et d'adaptation au dérèglement climatique. Intitulé "Integrated Ocean Carbon Research Report", ce rapport révèle que les modèles scientifiques divergent considérablement dans leurs estimations de la quantité de carbone absorbée par les océans, avec des écarts de 10 à 20 % à l'échelle mondiale, voire davantage dans certaines régions. Ces différences s'expliquent par un accès limité à des données à long terme et par un manque de compréhension quant à la réaction des processus clés face au dérèglement climatique. Il s'agit notamment de quantifier l'impact du réchauffement et de la circulation océaniques sur l'absorption du carbone, l'influence des changements dans la vie planctonique et microbienne sur le stockage à long terme, et les échanges de carbone entre les régions côtières et polaires et l'atmosphère. Les activités industrielles actuelles et les risques associés à l'ingénierie climatique à l'avenir pourraient également modifier la capacité naturelle des océans à absorber le carbone.
Rédigé par 72 auteurs issus de 23 pays, le rapport offre la synthèse la plus complète à ce jour des incertitudes sur nos estimations concernant le puits de carbone océanique. Il présente également une feuille de route visant à renforcer la coopération internationale, à améliorer la surveillance du carbone océanique et à actualiser les modèles climatiques en conséquence.
UNESCO

 

Faits marquants du climat mondial en 2025
Perspectives du service Copernicus sur le changement climatique

Selon le rapport Global Climate Highlights 2025 récemment publié par le service Copernicus sur le changement climatique (C3S), les températures mondiales sont restées proches des records historiques en 2025, faisant de cette année la troisième plus chaude jamais enregistrée et renforçant la persistance des tendances à long terme au réchauffement. Outre des températures mondiales de l'air et de la surface de la mer proches des records, l'année a également été marquée par une série d'événements météorologiques et climatiques extrêmes, illustrant les impacts significatifs des températures élevées sur terre et en mer à l'échelle mondiale. Cette nouvelle édition de la revue Observer met en évidence les principales conclusions du rapport.
Observer Copernicus

 

12ème Plénière de l’IPBES
Adoption de l'évaluation "Entreprises et Biodiversité"

La 12ème Plénière de la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) qui s’est tenue du 3 au 8 février 2026 à Manchester a permis l’adoption de l’évaluation "Entreprises et biodiversité". Il s’agit de la première évaluation mondiale de cette envergure sur les méthodes de mesure d'impacts et de dépendances des entreprises vis-à-vis de la biodiversité. Elle montre qu’il existe de nombreux leviers d'actions à la disposition des entreprises pour réduire leurs impacts sur la biodiversité, améliorer leurs pratiques et les transformer en opportunités. L’évaluation rappelle également le rôle crucial des gouvernements et des institutions financières dans la mise en place d’un environnement favorable à la transition écologique.
En 2027, la prochaine plénière de l’IPBES examinera deux nouvelles évaluations : la première sur les méthodes de suivi de l’état de la biodiversité, la seconde sur la planification spatiale intégrée et la connectivité écologique.
Highlights Methods and more than 100 Specific Actions to Measure & Respond to Business Impacts & Dependencies – IPBES Report



RECHERCHE
Le changement climatique pourrait-il rendre les eaux plus acides ?
La nature peut produire des eaux acides les plus toxiques qui soient, pires que celles que les êtres humains pourraient créer sur un site industriel, explique Stephen Grasby, chercheur pour la Commission géologique du Canada. Il dirige une équipe de Calgary ayant entrepris des relevés autour des Smoking Hills, dans les Territoires du Nord-Ouest canadien. La Formation des Smoking Hills est un dépôt de roches sédimentaires d'où s'échappe de façon continue de la fumée depuis des millénaires. Selon les chercheurs, le dégel du pergélisol et l'érosion des sols de la Formation libèrent des métaux toxiques et une solution très acide dans les rivières, les baies, et possiblement dans l'océan Arctique, notamment lorsque les roches argileuses s'effondrent et exposent des surfaces riches en pyrites. Ils ont été surpris par l'ampleur de la toxicité et de l'acidité dans les cours d'eau alentour. Contrairement aux hypothèses précédentes suggérant que l'acidité provenait des fumées issues des combustions actives, les données montrent qu'elle résulte principalement de l'interaction entre l'eau et les roches – plus précisément l'oxydation de la pyrite. L'étude ajoute que cette interaction est amplifiée par le réchauffement climatique. Les résultats ont été publiés dans la revue Geology.
Release of toxic-metal acid brines related to slumping of Cretaceous mudstones - Smoking Hills (Ingniryuat), Arctic Canada – Geology
Radio-Canada 

Les structures océaniques influencent le rôle des micro-organismes dans la séquestration du CO2
Grâce à une approche inédite, une équipe internationale, dirigée par des scientifiques de CNRS Terre & Univers a pu quantifier le rôle distinct des micro-organismes libres ou attachés aux particules qui chutent le long de la colonne d’eau, dans le cycle du carbone de la zone mésopélagique (100 à 1000 mètres de profondeur). Publiée dans Nature Geoscience, cette étude propose une nouvelle perspective pour comprendre comment les microbes influencent le cycle du carbone océanique. En révélant l’impact des structures physiques (tourbillons cycloniques, anticycloniques, fronts océaniques, visibles en surface par des images satellitales) sur les flux des micro-organismes, cette étude permet de mieux estimer le bilan du carbone océanique et d’affiner les modèles climatiques en intégrant ces processus physiques et microbiens jusqu’ici sous-estimés.
CNRS

Réchauffement
Les régions arides pourraient perdre leurs ressources en eau beaucoup plus vite que prévu

Plus de 60 % des précipitations sur les terres émergées retournent dans l’atmosphère par évapotranspiration. Dans les régions arides, ce chiffre peut atteindre près de 100 %. Des scientifiques de l’Institut Weizmann des Sciences ont découvert que, contrairement aux hypothèses précédentes, l’évapotranspiration possède une limite supérieure stable, qui reste constante quelles que soient les conditions climatiques et de végétation.
Cette découverte de la faible flexibilité des pertes a des implications majeures pour le cycle global de l’eau. Cela signifie que même une variation relativement faible des précipitations, par exemple en raison du changement climatique, pourrait se traduire par des modifications disproportionnées du "rendement en eau", c’est-à-dire la différence entre l’eau qui entre dans le système et l’eau "perdue" par évaporation. Autrement dit, les régions arides pourraient perdre leurs ressources en eau disponibles beaucoup plus rapidement, tandis que les régions plus humides pourraient être confrontées à un risque accru d’inondations et de crues soudaines. L’équipe de recherche, dirigée par le Dr Eyal Rotenberg, chercheur au sein du groupe du Pr Dan Yakir, lauréat du prix Israël, titulaire de la chaire professorale Hilda et Cecil Lewis, a fondé son étude sur des projections issues de modèles climatiques et sur des données à long terme provenant de FLUXNET, réseau mondial de stations de mesure réparties sur des centaines de sites à travers le monde, qui surveille les échanges de carbone, d’eau et d’énergie entre les écosystèmes terrestres et l’atmosphère depuis les années 1990.
L’étude a été publiée dans Nature Communications en novembre 2025.
Evapotranspiration saturation amplifies climate sensitivity of terrestrial water yield – Nature Communications
Israël Science Info
 

Une étude expérimentale montre le potentiel de systèmes de production agricoles sans pesticides
Cultiver sans pesticides est faisable techniquement et économiquement, sous certaines conditions. La mise en œuvre de ces systèmes de production suppose notamment une diversification des successions culturales, des filières de commercialisation adaptées, et une valorisation économique des produits issus de ces systèmes. Ce sont les résultats d’une étude menée durant 10 ans sur 9 systèmes de cultures (grande culture et polyculture-élevage) conçus en lien avec des conseillers agricoles et des agriculteurs au sein d’unités expérimentales. Coordonnée par l'INRAE et impliquant l’École d'ingénieurs de Purpan et le CIRAD, cette étude est publiée dans Plant Disease.
INRAE

Après 70 ans de déclin, la biodiversité du fleuve Yangtsé se rétablit
H2O en avait déjà fait écho, une publication scientifique confirme la renaissance. La Chine a imposé en 2021 une interdiction totale de pêche sur l’ensemble du fleuve Yangtsé, ainsi que différentes mesures visant à améliorer la qualité de l’eau et des habitats. Elles ont permis de stopper 70 ans de déclin de la biodiversité sur le plus grand fleuve d’Asie. De plus, en l’espace de trois ans, la biomasse en poissons a plus que doublé et des espèces rares, comme le marsouin aptère ou le poisson tube, commencent à se rétablir. C’est ce que démontre une étude internationale, portée par Sébastien Brosse, professeur à l’Université de Toulouse, parue dans Science le 12 février.
CNRS

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Les oursins au bord de l’extinction

Une étude internationale menée sous la direction du Pr Omri Bronstein de l’École de zoologie et du Musée d’histoire naturelle Steinhardt de l’Université de Tel-Aviv, ayant pour but de suivre l’évolution de la vague de mortalité massive des oursins à travers le monde, a présenté des résultats très alarmants : les premières preuves de l’extinction totale des oursins Diadema (oursins noirs à longs piquants), constatées dans les îles Canaries. L’étude révèle que l’espèce n’est plus capable de se reproduire sur ce site, et les chercheurs avertissent que ce schéma de disparition pourrait se reproduire dans d’autres régions du monde où ces animaux marins sont également en voie d’extinction.
L’étude a été réalisée par un consortium international comprenant des scientifiques de l’Université de Tel-Aviv et des chercheurs espagnols et des îles Canaries. Elle a été publiée dans la revue Frontiers in Marine Science.
Insights on the last sea urchin Diadema africanum mass mortality suggest a worldwide Diadematid pandemic in 2022-2023 – Frontiers in Marine Science
Israël Science Info 

Golfe de Gascogne : La longévité des dauphins a diminué de 7 ans
Depuis les années 1990, de nombreux dauphins communs sont retrouvés échoués chaque hiver sur les côtes du golfe de Gascogne. Ce phénomène, désormais bien connu, s’est intensifié au fil des décennies. Une étude menée par l’Observatoire PELAGIS révèle aujourd’hui un constat préoccupant : entre 1997 et 2019, la longévité des femelles dauphins a diminué de sept ans, sous l’effet d’une mortalité accrue liée aux activités humaines en mer. Cette baisse de longévité menace directement la survie à long terme de l’espèce, pourtant protégée au niveau national, européen et international.
CNRS

 


INNOVATIONS
Préparer les stations d'épuration pour l'avenir grâce à la densification des boues
Il y a environ dix ans, les premières stations d'épuration en Suisse ont commencé à introduire un nouveau procédé utilisant des boues activées "densifiées" dans l’étape de traitement biologique. Elles souhaitent ainsi augmenter leur capacité sans avoir à agrandir les bassins d'épuration. Un inventaire réalisé par l'EAWAG dans 10 stations d'épuration a montré que le procédé est efficace, mais que son potentiel n'est souvent pas encore pleinement exploité. La densification des boues pourrait également contribuer à atteindre les objectifs légaux prévus en matière d'élimination de l'azote. Les résultats d'une double étude de l'EAWAG viennent d'être publiés dans la revue Aqua & Gas.
EAWAG

Rénover les ponts avec de l'acier intelligent
De nombreux ponts en Suisse ont été construits avant les années 1980 et approchent donc de la fin de leur durée de vie. Les chercheurs de l'EMPA développent un nouveau système de renforcement qui permet de remettre en état les ponts en béton armé vieillissants. Pour la première fois, ils ont combiné du béton fibré à ultra-haute résistance avec de l'acier à mémoire de forme qui se contracte lorsqu'il est chauffé, ce qui permet de précontraindre les structures en béton. Les matériaux utilisés sont encore relativement coûteux. Le système convient donc particulièrement aux ponts fortement déformés ou déjà endommagés, c'est-à-dire là où les méthodes de renforcement conventionnelles atteignent leurs limites. Selon Angela Sequeira Lemos, qui a conduit la recherche, une utilisation dans le bâtiment serait également envisageable, par exemple pour les balcons ou les toits plats, où des solutions compactes ou de bonnes propriétés d'étanchéité sont requises.
EMPA

 


OUVRAGES
SOS glaciers. Comprendre et prévoir les menaces glaciaires
Juin 2024 : destruction du village de La Bérarde, dans l’Oisans (Alpes françaises). Mai 2025 : Blatten, en Suisse, est enseveli. En cause, la vidange d’un lac glaciaire dans un cas, l'effondrement d’un glacier dans l’autre : ces drames sont-ils un effet de la crise climatique ? Christian Vincent, ingénieur de recherche au CNRS et au Laboratoire de glaciologie et géophysique de l’environnement (LGGE) de Grenoble, co-fondateur du service national d’observation Glacioclim qui collecte des mesures glaciologiques dans les Alpes, les Andes, l’Himalaya et l’Antarctique, partage son expérience en racontant comment il évalue les risques glaciaires depuis vingt ans.
Paulsen

La tragédie agricole française. Réagir est encore possible
Comment la France, jadis grande puissance agricole mondiale, peine-t-elle autant pour assurer sa souveraineté alimentaire et enrayer le déclin de son agriculture ? C’est à cette question que répond cet essai lucide et sans complaisance. Sans occulter les responsabilités qui ont conduit à cette situation, l’auteur met en lumière les grandes fractures qui traversent aujourd’hui le monde agricole.
L'auteur, Hervé Lejeune, est inspecteur général de l’agriculture honoraire et a été conseiller pour l’agriculture de Jacques Chirac à la Présidence de la République de 2000 à 2006.
L'Harmattan

Déchets, rejets et pollutions. Comprendre pour agir
Quelle est la difficulté de nos sociétés à considérer le "jour d’après" ? La consommation, entraînée par la machine "croissantiste" et industrialiste, semble ne pas pouvoir – savoir–ralentir. Une des raisons en est que les "sous-produits" des modes de vie et d’activités demeurent largement inaperçus, voire d’autant plus banalisés qu’un discours rassurant laisse croire qu’ils sont sous contrôle. Or rien n’est moins vrai. Au-delà des dispositifs, quatre dimensions sont explorées : la (sur)consommation, les énergies, les guerres et la démographie.
L'auteur, Daniel Ducher, est urbaniste de formation et fait carrière dans le domaine de l’habitat.
L'Harmattan 

 


ANALYSES
Les mangroves sous-estimées dans le financement climatique
Les mangroves sont des forêts côtières denses que l'on trouve sur les côtes tropicales et subtropicales. Elles stockent de grandes quantités de carbone, réduisent l'érosion côtière et protègent les communautés contre les ondes de tempête et les inondations. Dans de nombreux marchés émergents, elles soutiennent également la pêche, les moyens de subsistance côtiers et les infrastructures dont dépendent les économies locales. Pourtant, les mangroves continuent de disparaître à grande échelle. Dans de nombreuses régions, elles sont défrichées pour l'aquaculture, le développement côtier, les projets touristiques et l'expansion industrielle. Cette perte est souvent présentée comme un problème environnemental. En réalité, il s'agit également d'un problème économique et de résilience, avec des conséquences financières. Les villes côtières sont déjà confrontées à une augmentation des coûts d'assurance, à des perturbations plus fréquentes et à une pression croissante sur les infrastructures publiques. Pour les investisseurs, les chefs d'entreprise et les décideurs politiques, les mangroves ne devraient pas être classées dans la catégorie "Préservation de la nature". Elles sont de plus en plus importantes pour la gestion des risques, la planification de la résilience et l'allocation de capitaux à long terme. Si le monde veut sérieusement lutter contre le changement climatique, les mangroves doivent être considérées comme des infrastructures essentielles, et non comme une initiative secondaire dans le cadre du développement durable.
OneStop ESG

Les carrières peuvent-elles être des réservoirs de biodiversité ?
L’UNICEM (Union nationale française des industries de carrières et matériaux de construction) et l’UNPG (Union nationale française des producteurs de granulats) publient une brochure intitulée "Carrières : des réservoirs de biodiversité remarquables", consacrée à la contribution des carrières à la préservation et à la restauration de la biodiversité. À rebours des idées reçues, cette publication démontre, exemples concrets à l’appui, que les carrières constituent des espaces à fort potentiel écologique, capables d’accueillir une biodiversité exceptionnelle pendant et après l’exploitation. Ces milieux, certes transformés par rapport à leur état d’origine, développent cependant des fonctionnalités écologiques comparables – et même parfois supérieures – à celles du milieu initial, grâce aux dynamiques écologiques créées par l’exploitation puis la remise en état. Les activités extractives modifient les paysages et les milieux. Mais lorsqu’elles sont anticipées, encadrées et accompagnées par des expertises écologiques solides, elles peuvent créer des habitats favorables à de nombreuses espèces.
La brochure rappelle également que la profession applique depuis plusieurs décennies un cadre réglementaire exigeant : études d’impact, mise en œuvre de la séquence Éviter - Réduire - Compenser (ERC), suivis écologiques, concertation avec les parties prenantes et garanties financières pour assurer la remise en état des sites.
Carrières

Solidarité internationale
Un an après la disparition de l’USAID

Un an après le démantèlement de l’Agence américaine pour le développement international (USAID) par le gouvernement américain, Thomas Melonio, chef économiste de l’Agence française de développement (AFD), analyse les impacts de ce tournant et le nouveau contexte de la solidarité internationale.
AFD

 


OUTIL
CLMS Snapshots de Copernicus
Le service de surveillance terrestre Copernicus élargit sa portée grâce à ses Instantanés CLMS, un nouvel outil qui utilise des cartes narratives interactives et riches en informations visuelles pour présenter les résultats de la surveillance terrestre à un public plus large. Ces cartes narratives traduisent des données environnementales complexes en récits accessibles aux journalistes, aux éducateurs, aux communicateurs environnementaux et au grand public. Chaque instantané se concentre sur un thème général et utilise des exemples concrets à travers l'Europe pour illustrer les changements à la surface terrestre et leurs impacts sociétaux.
Observer Copernicus – CLMS Snapshots

 


APPELS À COLLABORATIONS
Plan Bleu à l’attention des experts de l’eau en Méditerranée
Analyse holistique de l’ODD-6 : Assurer la disponibilité et la gestion durable de l’eau et de l’assainissement pour tous – État actuel dans le bassin méditerranéen
Date limite – 31 mars 2026
Évaluation de l’interface eau-forêt en Méditerranée (Wa-Fo), de ses enjeux et des solutions d’adaptation – Analyse des principaux défis et solutions d’adaptation
Date limite – 31 mars 2026
Appel à contributions : Réduire le déficit d’investissement en eau dans la région méditerranéenne
Date limite – 17 avril 2026 

 


EXPOSITIONS
Paris
Déserts, la grande exposition du Muséum
Le Muséum national d’Histoire naturelle de Paris invite à un voyage inédit au cœur des milieux désertiques de notre planète, de l'emblématique Sahara aux déserts polaires, en passant par les déserts de Sonora, d'Atacama, de Gobi… Le point commun à ces milieux : des conditions hors normes à priori hostiles à la vie. Et pourtant, animaux et végétaux y ont développé d’ingénieuses stratégies d’adaptation que le public découvre à travers les spécimens d’une biodiversité surprenante, issus de différentes régions du monde. L’exposition présente également les méthodes déployées par les humains pour vivre dans ces environnements contraignants, mais aussi les menaces qu’ils font peser sur ces milieux fragiles. L’occasion par ailleurs de faire découvrir l’expérience du désert comme terrain privilégié de recherche. À travers près de 200 spécimens et objets de natures variées, pour la plupart issus des riches collections du Muséum, ainsi que des dispositifs mécaniques et multimédias ou de grandes projections, l’exposition offre une approche scientifique, ludique et esthétique de ces milieux fascinants.
Dossier de presse

 

Londres
Antarctica: The Melting Silence

Une coalition de grandes organisations environnementales du monde entier dévoile Antarctica: The Melting Silence (Antarctique : la fonte silencieuse), une expérience cinématographique immersive révolutionnaire qui implante les lointaines étendues sauvages de l’Antarctique au cœur de Londres. L’installation, réalisée par Alex Wolf et présentée pour la première fois à l’Outernet London dans le cadre du Jour de la Terre, fusionne technologie de pointe et activisme environnemental pour appeler à la protection de 30 % de l’océan Austral d’ici 2030. L’installation pourra être vue jusqu’en avril 2026.
Outernet London

 

 

Europe

 

Stratégie de résilience face à l'eau
Les régions appellent à renforcer la résilience face aux inondations et aux sécheresses

Les dirigeants locaux et régionaux ont souligné que les récentes inondations en Europe du Sud-Ouest rappellent clairement la nécessité de renforcer les capacités des collectivités locales et régionales en matière de prévention des risques, de préparation, de réaction et de relèvement. Le Comité européen des régions (CdR) demande instamment à la Commission européenne et aux États membres d’adopter une approche de "résilience dès la conception" et d’intégrer systématiquement les évaluations de la résilience et de la vulnérabilité aux catastrophes dans l’aménagement du territoire et l’urbanisme ainsi que dans les décisions relatives aux investissements et aux infrastructures. Le CdR a adopté son avis sur la stratégie européenne pour la résilience dans le domaine de l’eau à l’unanimité lors de la session plénière du 4 mars, à l’issue d’un débat avec la commissaire chargée de l’environnement, Jessica Roswall, et du lancement d’une nouvelle alliance des régions de l’UE pour la résilience hydrique.
Communiqué

 

PESTICIDES
Omnibus 10 : Une approbation illimitée pour 49 pesticides dont le glyphosate et l’acétamipride ?
Le 16 décembre 2025, la Commission européenne a publié son paquet de simplification de la sécurité alimentaire et des aliments pour animaux, également connu sous le nom d'Omnibus X. Ce paquet de mesures comprend des propositions visant à modifier le règlement européen 1107/2009 sur les pesticides, notamment en instaurant une période d'autorisation illimitée pour la plupart des substances actives. Une analyse de Générations Futures aboutit à la conclusion que 49 substances de synthèse bénéficieraient ainsi de la levée de la limitation dans le temps de leur approbation, sans qu’aucune évaluation supplémentaire ne vienne conforter scientifiquement cette décision. Parmi les substances concernées, figurent le glyphosate et l’acétamipride. L'ONG a adressé une demande de clarification au commissaire européen à la Santé et au Bien-être animal, Olivér Várhelyi, et à la commissaire européenne à l'Environnement, Jessika Roswall.
"La proposition de "simplification" est une déconstruction méthodique du droit européen sur les pesticides tel qu’il existe aujourd’hui. Dans un tel projet, le devoir minimum de la Commission européenne est de fournir un maximum de clarté dans les intentions du texte aux différentes parties prenantes : Conseil, Parlement mais également à la société civile et aux citoyens européens", a déclaré Andy Battentier, chargé de campagne chez Générations Futures. "Si cette liste de substances s’avérait confirmée, il s’agirait d’une atteinte très grave à la santé des européens et de l’environnement", explique Pauline Cervan, toxicologue chez Générations Futures. "En ayant une autorisation illimitée et en n’étant plus soumises à la procédure de renouvellement, il sera encore plus difficile de faire entendre la science et d’interdire ces substances dans le cas où elles présenteraient un risque inacceptable. Nous espérons une réponse rapide et nous encourageons ces parties prenantes à prendre notre roue en réclamant également ces clarifications essentielles à la Commission européenne." 
Générations Futures

 

ROYAUME-UNI
L'historique réseau de canaux en péril

Par une brumeuse journée d’hiver dans le centre de l’Angleterre, des ingénieurs sont engagés dans une délicate opération de sauvetage, s’échinant à dégager des péniches d’un canal asséché et rempli de boue dont les berges se sont effondrées quelques semaines plus tôt. Une scène illustrant le délabrement du réseau de canaux britanniques, vieux de 200 ans, dont le développement a accompagné la révolution industrielle.
L’ensemble du réseau de canaux est vulnérable, s’inquiète Charlie Norman, le directeur des campagnes de l’Inland Waterways Association (IWA), une association qui milite pour l’entretien des canaux et des rivières britanniques. En cause : les effets accrus du changement climatique, tels que les sécheresses estivales et les fortes pluies hivernales, qui fragilisent encore davantage les voies navigables. Mais aussi un financement insuffisant dans tout le secteur qui a entraîné une détérioration générale de ce réseau long de 7 600 kilomètres.
Le Devoir

 

FRANCE
Bilan climatique de l'hiver 2025-2026 : Une succession d'intempéries
Le ministère de la Transition écologique publie le bilan de cet hiver : beaucoup de pluie qui ont provoqué des crues majeures ; de la neige aussi en quantité abondante sur la plupart des massifs et février 2026 devenu le mois de février le plus pluvieux jamais enregistré.
Ecologie.gouv 

 

Publication de la Stratégie nationale pour l'alimentation, la nutrition et le climat
Issue des propositions de la Convention citoyenne pour le climat, la Stratégie nationale pour l’alimentation, la nutrition et le climat (SNANC) trouve son fondement dans la loi Climat et Résilience de 2021, qui associe désormais alimentation, nutrition et climat. Elle fixe pour objectif à l'horizon 2030 de permettre à tous les Français d’accéder à une alimentation plus saine, plus durable et plus locale, tout en renforçant la souveraineté agricole et alimentaire du pays. Aujourd’hui, 30 % des décès par maladie cardiovasculaire seraient liés à une mauvaise alimentation alors aussi que 16 % de la population française est désormais touchée par la précarité alimentaire. L'alimentation représente également 24 % de l’empreinte carbone de notre consommation totale.
SNANC

 

Les impacts de la DERU-2 sur les stations d’épuration françaises
Objet d'une étude approfondie conduite par le syndicat SYNTEAU

La nouvelle directive sur le traitement des eaux résiduaires urbaines (DERU-2), qui sera transposée mi-2027, va conditionner la gestion des eaux usées pour les vingt prochaines années.

Dans un contexte hydrologique de plus en plus contraint – baisse de débits des cours d’eau, concentration accrue des polluants – comment assurer un traitement adéquat des eaux usées pour protéger les milieux et la santé humaine ? Et, dans la quête de souveraineté énergétique européenne, quelle contribution les stations d’épuration auront-elles à l’atteinte des objectifs de neutralité énergétique ? Pour éclairer ces enjeux, le SYNTEAU, Syndicat national des entreprises du traitement de l’eau, publie une étude inédite, reposant sur des données nationales de terrain, traitées et fiabilisées par des experts de l’assainissement, permettant pour la première fois une évaluation consolidée des impacts techniques et économiques de la nouvelle directive, ainsi que des enjeux d’anticipation et d’organisation nécessaires à sa mise en œuvre. Le SYNTEAU vise ainsi à apporter aux parties prenantes (État, collectivités territoriales, ingénieurs conseil, exploitants) un éclairage précis et documenté sur l’ampleur des défis techniques, économiques et calendaires à relever pour la mise en conformité des stations. L’étude porte sur 3 volets prioritaires de la DERU-2 : 

  1. Le traitement tertiaire (Azote et Phosphore, article 7 de la DERU) ;
  2. Le traitement quaternaire (Micropolluants, article 8) ; 
  3. L’atteinte de l’objectif de neutralité énergétique des stations (article 11). 

Sur chacun de ces volets, l’étude présente un état des lieux, une évaluation des travaux à engager et une première estimation des investissements et délais associés, ainsi que les recommandations du syndicat.

En conclusion, le chiffre à retenir est celui de 10 milliards : 10 milliards d'euros d'investissements à réaliser entre 2027 et 2045 pour les 1 225 STEU ≥ 10 000 EH (stations de traitement des eaux usées de capacité supérieure à 10 000 équivalents-habitants) – celles-là mêmes assurant le traitement des eaux usées des trois-quarts de la population. Ces 10 milliards se répartissent comme suit :

  • 3,5 milliards d'euros pour l'introduction du traitement tertiaire (azote et phosphore), qui devrait nécessiter la mise à niveau de 36 STEU pour l'azote (dont 13 STEU ≥ 150 000 EH et 23 STEU ≥ 10 000 EH en zones sensibles) et une petite centaine de STEU pour le phosphore (entre 13 à 23 pour les STEU ≥ 150 000 EH et entre 45 à 83 STEU ≥ 10 000 EH en zones sensibles) ;
  • 5 milliards d'euros pour le traitement quaternaire (micropolluants), qui devrait concerner progressivement les 69 STEU ≥ 150 000 EH et 1 148 STEU ≥ 10 000 EH) ;
  • 1,5 milliard d'euros pour l'objectif de neutralité énergétique d'ici 2045, à l'appui d'investissements dans la méthanisation et le photovoltaïque mais également dans la filière de la récupération de chaleur (non prise en compte dans le calcul). 

Le SYNTEAU craint surtout un démarrage trop tardif pour les plus grosses stations (STEU ≥ 150 000 EH) et un engorgement entre 2036 et 2042, lié aux échéances fixées par la directive que le syndicat estime non adaptées à la réalité du terrain. S'y ajoutent concernant les objectifs de neutralité énergétique, des freins règlementaires pour la méthanisation, un développement insuffisant (et prévisible) des réseaux de chaleur et également un mode de calcul de la neutralité (type bilan carbone) qui, tel que préconisé par le groupe de travail de la Commission européenne, risque de s'avérer trop complexe.

Étude SYNTHEAU

 

AGRICULTURE
Jeunes Agriculteurs demande le priorisation de la planification agricole
À trois jours de l’ouverture du Salon International de l’Agriculture – annoncé par le Gouvernement comme un point d’étape dans la construction de la Loi d’urgence agricole – Jeunes Agriculteurs a présenté son programme ainsi que ses premières orientations et propositions législatives. Ce texte, annoncé pour juin au Sénat, doit répondre à une priorité absolue : permettre à l’agriculture française, et en particulier aux jeunes agriculteurs, de faire face au changement climatique tout en restant productive et compétitive, précise le syndicat. Selon lui, la première urgence porte sur la planification agricole face au dérèglement climatique. Jeunes Agriculteurs demande ainsi l’ajout d’un article 1er dans la loi d’urgence agricole, établissant un cadre clair pour des plans et contrats d’avenir, afin de structurer une véritable politique d’adaptation des exploitations agricoles. Pour que les politiques publiques s’adaptent au changement climatique, le gouvernement doit aussi se saisir pleinement des enjeux liés à l’eau, tant dans sa gestion qualitative et quantitative que dans sa gouvernance, rappelle le communiqué. Il s'agit d'assurer aux agriculteurs les moyens de produire.
Le syndicat demande également un cadre protecteur contre la prédation, en clair : la facilitation des tirs, l'indemnisation intégrale et sans condition des dégâts et la gestion adaptée par espèces (loup, ours et vautour…). Le syndicat estime à ce niveau que les dernières annonces de la ministre de l’Agriculture Annie Genevard vont dans le bon sens et devront être prolongées et renforcées. Le syndicat sera présent durant les neuf jours du Salon International de l’Agriculture pour promouvoir ces demandes auprès des décideurs, au-delà de nos trois thèmes prioritaires de cette année : la planification face au changement climatique, les élections municipales et l’enjeu crucial de la prochaine programmation de la PAC. 

Face à la crise agricole, un plaidoyer pour un grand débat national
À la veille du Salon International de l'Agriculture, le bureau de l'Académie d'agriculture de France a publié un avis : "Crise agricole (2025-2026) : plaidoyer pour un grand débat national".
Les défis à surmonter et les intérêts multiples, souvent contradictoires, aux temporalités diverses, doivent être éclairés par un débat large et informé, s’appuyant sur les connaissances scientifiques et des faits éprouvés et dont il appartient à l’État de fixer un cadre, estime l'Académie d'agriculture. Les enseignements qui découleront de ce débat donneront une vision et un chemin à 5, 10, 20 ans, nécessaire, en particulier pour celles et ceux qui vont s’installer en agriculture, pour construire les stratégies de tous les acteurs et pour administrer les affaires publiques.
Avis de l'Académie d'agriculture 

 

BIODIVERSITÉ
Un réseau régional pour protéger l’écrevisse à pieds blancs
En Centre-Val de Loire, l’écrevisse à pieds blancs (Austropotamobius pallipes), est menacée par la pollution, la dégradation de son habitat et l’arrivée d’espèces invasives porteuses de maladies. Aujourd’hui, cette espèce est en danger critique d’extinction dans la région, avec seulement 35 sites recensés en 2021. Face à ce constat préoccupant, l’Office français de la biodiversité, la DREAL Centre-Val de Loire, les fédérations départementales de pêche et le Conservatoire d’espaces naturels Centre Val de Loire, se sont unis en 2022 au sein du Réseau Écrevisses Centre-Val de Loire afin d'organiser la protection la préservation des dernières populations autochtones grâce à des actions concrètes, organisées autour de trois axes prioritaires : 1. L'amélioration des connaissances par le recueil de données sur les zones historiquement connues de présence de l’espèce et par la recherche de nouvelles zones ; 2. La sensibilisation des différents acteurs et propriétaires sur la présence de populations afin d’éviter toute action qui pourrait détruire leurs habitats ; 3. La mise à jour ou création de zones de protection sur les cours d’eau accueillant des populations.
Plusieurs actions de protection des cours d’eau ont déjà été mises en œuvre, en utilisant notamment l’ADN environnemental. Afin de poursuivre et de renforcer la dynamique engagée, un réseau national devrait prochainement voir le jour. Son objectif sera d’harmoniser la bancarisation des données régionales pour assurer un suivi précis de l’évolution de l’espèce et structurer des programmes de préservation cohérents à l’échelle nationale.
OFB

 

RECHERCHE
AAP France 2030-PEPR OneWater – Eau Bien Commun
L’État soutient le programme OneWater – Eau Bien Commun à hauteur de 53 millions d’euros dans le cadre des Programmes et équipements prioritaires de recherche exploratoires (PEPR Exploratoires) de France 2030. Ce programme national de recherche, dont le pilotage scientifique est confié au CNRS, au BRGM et à l'INRAE, vise à financer une recherche innovante et structurante pour : 1. Produire les connaissances nécessaires pour répondre aux enjeux portés par OneWater ; 2. Lever des verrous scientifiques et technologiques ; 3. Structurer la communauté nationale tout en la transformant pour répondre aux enjeux de l’eau ; 4. Renforcer les dialogues disciplinaires et multi-acteurs autour de questionnements scientifiques partagés ; 5. Proposer des solutions transformantes, concrètes et co-construites pour une politique de gestion de l’eau capable de répondre aux nouveaux enjeux liés à l’eau.
Ce troisième appel à projets, Défis/Inter-Défis, est ouvert à l’ensemble des chercheurs issus d’établissements français d’enseignement supérieur et/ou de recherche souhaitant proposer des contributions pour répondre aux objectifs de OneWater – Eau Bien Commun. Des porteurs d’enjeux (ex. collectivités, ONG, acteurs socio-économiques…) et autres partenaires français et internationaux peuvent être associés aux consortia, sans toutefois pouvoir bénéficier de financement du programme.
Lettres d'intention – 17 mars 2026

Projet REAUZOH
L’intelligence artificielle au service de la cartographie des zones humides

Le projet de recherche et développement REAUZOH (Recensement, cartographie et suivi de l’évolution des zones potentiellement humides) a pour objectif de réaliser une étude de recensement et de cartographie des zones potentiellement humides présentes sur le territoire de la Communauté d’agglomération de Béthune-Bruay, Artois Lys Romane, grâce à une méthodologie innovante qui s'appuie sur l'exploitation d'imagerie satellitaire. Il est mené dans le cadre de l'appel à projets "Exercer la GEMAPI dans le cadre d’une gestion globale de l’eau".
Le territoire de la communauté d’agglomération de Béthune-Bruay, Artois Lys Romane (CABBALR) est un territoire, d’environ 650 km2, à dominante urbaine et agricole, où l’eau a toujours tenu une place centrale. Jadis ponctué de marais, de prairies inondables et de zones tourbeuses, il a subi d’importantes transformations liées à l’urbanisation, à l’industrialisation et à l’intensification agricole. Aujourd’hui, cette évolution a conduit non seulement à la disparition mais aussi à une méconnaissance du patrimoine humide et de ses dynamiques, rendant difficile la mise en œuvre d’une politique cohérente de gestion et de préservation de ces milieux humides. C’est dans ce contexte que la CABBALR et le CEREMA ont initié, en 2023, le programme de recherche et développement commun REAUZOH dont l'ambition est d’élaborer une cartographie robuste, combinant données de terrain, imagerie satellitaire pluriannuelle et analyse par intelligence artificielle, afin d’éclairer les futures décisions foncières et opérationnelles du territoire.
CEREMA

 

OUTILS
MUSE, méthode pour cartographier la multifonctionnalité potentielle des sols à l’échelle supra-communale
La loi Climat et Résilience promulguée en août 2021 portant sur la lutte contre l’artificialisation a introduit dans le code de l’urbanisme la nécessaire prise en compte des sols et leurs fonctions dans la planification et l’aménagement opérationnel. La méthode MUSE fournit un premier niveau d’information cartographique sur les sols et leur qualité fonctionnelle afin d’accompagner les collectivités territoriales dans la réalisation de diagnostics territoriaux et éclairer leur stratégie d’aménagement. Elle permet de caractériser les fonctionnalités des sols d’un territoire et de les cartographier. Le CEREMA consacre un dossier à la présentation de l'outil (calcul des indicateurs, méthode, applications).
CEREMA

Projet Pleiades4UrbanFlood
Évaluer la sensibilité aux inondations à partir d'images satellite

Le projet Pléiades4UrbanFlood lancé en 2022 a permis de construire un prototype d’évaluation a priori de la sensibilité d’un environnement urbain aux inondations. Cet outil qui exploite les images satellite très haute résolution spatiale fournies par Pléiades et Pléiades Neo permet de déterminer la morphologie urbaine à partir d’une seule prise de vue satellitaire et d’automatiser le calcul de paramètres importants pour la modélisation des inondations par ruissellement.
Le projet s'est achevé en 2025 mais il ouvre des perspectives pour la modélisation des inondations à partir d’images satellite de très haute résolution, notamment : la modélisation entièrement alimentée par des données satellitaires si une source satellitaire de données topographiques restitue les obstacles verticaux structurant les écoulements est disponible ; l’automatisation de l’extraction des zones bâties et des obstacles en intégrant les obstacles verticaux.
CEREMA

Note méthodologique pour une stratégie en faveur de la culture du risque
Le CEREMA, missionné par la Direction générale de la prévention des risques, a conçu une note "Élaborer une stratégie pour pérenniser la culture du risque dans les territoires" donnant des clés pour faciliter le montage d’actions en faveur de la culture du risque et de leur évaluation. Cette note méthodologique vise à promouvoir l'intégration de ces actions dans une stratégie plus large pour pérenniser la culture du risque sur un territoire et assurer leur continuité auprès des publics visés.
CEREMA

 

ANALYSE
Gonéri LE COZANNET, chercheur sur les risques et la prévention au BRGM, accorde un entretien à la revue Alternatives économiques soutenant l'idée : "En matière d’inondations, il faut sortir de l’illusion d’une politique d’adaptation à coût zéro".
Alternatives économiques


Journée nationale de la résilience
AAP pour l'édition 2026
Le Gouvernement lance l’appel à projets de la cinquième édition de la Journée nationale de la résilience (JNR). Institutionnalisée afin de renforcer la culture du risque sur l’ensemble du territoire, la JNR vise à sensibiliser l’ensemble de la population aux risques naturels et technologiques et à diffuser les bons comportements à adopter avant, pendant et après une catastrophe. Ce dispositif interministériel se déploie tout au long de l’année avec un point d’orgue le 13 octobre, date de la Journée internationale pour la réduction des risques de catastrophe instaurée par l’Organisation des Nations unies.
Inondations, feux de forêt, tempêtes, mouvements de terrain, séismes, accidents industriels, pollutions… Les effets du changement climatique, combinés à la concentration des populations et des activités, exposent de plus en plus de territoires à des événements à la fois plus fréquents et plus intenses. Dans ce contexte, l’adaptation des territoires et la protection des populations passent par une meilleure connaissance des risques et par la capacité collective à s’y préparer. L’édition 2026 a pour objectif de susciter le plus grand nombre d’initiatives locales, en France hexagonale et en outre-mer. Les actions labellisées peuvent être portées par une diversité d’acteurs : collectivités territoriales, associations, entreprises, établissements scolaires et d’enseignement, citoyens, services de l’État, etc. Les projets proposés doivent répondre à au moins l’un des trois objectifs de cette Journée : Développer la culture sur les risques naturels et technologiques ; Préparer les populations à la survenance d’une catastrophe ; Développer la résilience collective face aux risques.
Demande de labellisation – 10 septembre 2026 (prétendants au titre de lauréat), 10 décembre 2026  

 

ACTEURS
L'INRAE et l’Agence de l’eau Adour-Garonne renforcent leur partenariat
Dans un bassin marqué par une forte ruralité, une empreinte agricole structurante et des milieux naturels remarquables, des Pyrénées au littoral atlantique, les effets du changement climatique – étiages sévères, tensions sur la ressource en eau, évolution des écosystèmes aquatiques – imposent de renforcer les liens entre science, expertise et action publique. À travers cette signature, l'INRAE et l’Agence de l’eau Adour-Garonne ambitionnent de produire et mobiliser des connaissances scientifiques robustes pour éclairer puis accompagner les décisions, soutenir l’innovation et accroître ainsi la résilience des territoires du bassin face aux défis de l’eau.
La convention renouvelée s’inscrit dans le cadre du 12ème programme d’intervention de l’Agence (2025-2030) et de la feuille de route stratégique INRAE 2030 récemment révisée. Elle s’articule autour de 3 axes structurants : 1. Connaissances et prospective : Mieux comprendre le fonctionnement des milieux aquatiques sous contraintes climatiques et face aux polluants émergents, développer des prospectives de la ressource à l’horizon 2030-2050-2100, et intégrer les approches socio-économiques (acceptabilité, équité, arbitrages entre usages) ; 2. Outils et méthodes pour l’action : Développer des modèles pression-impact, des diagnostics de vulnérabilité, des suivis de biodiversité (dont l’ADN environnemental) et explorer des solutions innovantes : sobriété et partage de l’eau, stockage, agriphotovoltaïsme, intelligence artificielle ; Évaluation et indicateurs d’impact : Renforcer l’évaluation des politiques publiques à travers des indicateurs de performance et d’efficience (coût-efficacité) et la robustesse des actions face aux incertitudes.
INRAE

L'INRAE et l’ONF créent un laboratoire partenarial associé pour la gestion durable des forêts de Guyane
Avec près de 8 millions d’hectares de forêt tropicale humide, dont 6 millions gérés par l’ONF, la Guyane abrite plus de la moitié de la surface forestière métropolitaine. Ces forêts jouent un rôle majeur dans le stockage du carbone, la conservation de la biodiversité et l’approvisionnement en bois pour la filière locale. Face au changement climatique, à l’évolution des usages et aux ambitions de développement d’une bioéconomie territoriale, la production de connaissances scientifiques et leur transfert vers les gestionnaires sont essentiels.
Le laboratoire partenarial associé GeFoG–Gestion des forêts de Guyane créé est adossé à l’UMR ECOFOG.
INRAE

Suez et Pyreg annonce une solution de pyrocarbonisation pour produire du biochar à partir des boues d’épuration
Suez et Pyreg, leader mondial des solutions de pyrolyse des déchets organiques, annoncent le déploiement de Pyrolis S2B, un nouveau procédé intégré de pyrocarbonisation. Cette innovation technologique transforme les boues d’épuration en biochar.
Environ 340 millions de tonnes d’effluents industriels et agricoles, et de boues d’épuration des eaux usées, sont produites en France chaque année. La gestion, le traitement et la valorisation de ces effluents sont un défi croissant pour préserver notre environnement. Le nouveau procédé de pyrocarbonisation combine dans une même unité séchage et pyrolyse des déchets organiques, afin de transformer les boues déshydratées en biochar. La technologie, adaptable à toutes les typologies d’infrastructures, apporte une solution pour réduire significativement le volume de déchets issus des eaux usées municipales et industrielles, et séquestrer durablement le CO2 présent dans ces déchets. Les boues déshydratées sont d’abord séchées par une technologie basse consommation énergétique pour atteindre 90 % de matière sèche. Ces boues séchées sont ensuite introduites dans un réacteur où elles subissent une pyrolyse (opération consistant à chauffer la matière à environ 600 °C dans un environnement pauvre en oxygène). Ce processus produit un biochar stable, riche en carbone et exempt de PFAS, et du gaz de pyrolyse. Ce dernier, riche en hydrocarbures, est ensuite intégralement oxydé à plus de 950 °C, ce qui permet de produire de la chaleur réutilisée pour les étapes de séchage basse consommation et de pyrolyse, optimisant ainsi l’efficacité énergétique de l’installation. L’oxydation à haute température permet également de détruire les PFAS éventuellement présents dans le gaz de pyrolyse.
Le biochar est une des solutions efficaces identifiées par le GIEC pour lutter contre le changement climatique grâce à sa capacité à séquestrer durablement le carbone. Riche en phosphore et dépourvu de polluants (PFAS, microplastiques, dioxines, composés pharmaceutiques…, il peut également être utilisé comme un amendement de sol. Il améliore la rétention des nutriments et de l’eau dans le sol, l’aération, le drainage et la vie microbienne. Il favorise ainsi la régénération des sols et rend plus efficace le recours aux engrais. Mais le biochar est aussi un atout dans le secteur de la construction : intégré au béton, au ciment ou à l’asphalte, il améliore les performances des matériaux, tout en réduisant significativement leur empreinte carbone. Enfin, le caractère durable de la séquestration du carbone par le biochar permet sa reconnaissance dans les mécanismes de crédits carbone. 

 

MOBILISATIONS
Nestlé devant la justice : plongée dans une pollution hors norme
Du 23 au 27 mars, le tribunal judiciaire de Nancy va consacrer 5 jours de procès à l’affaire des décharges illégales, laissées à l’abandon par Nestlé Waters Supply Est autour de ses usines d’embouteillages dans les Vosges. L’ampleur de cette affaire donne le vertige : plus de 360 000 m3 de déchets, soit 140 piscines olympiques, répartis sur 4 décharges, et des quantités extrêmement inquiétantes de microplastiques qui se décomposent depuis des dizaines d’années. C’est ce que révèle une expertise judiciaire indépendante. France Nature Environnement, Lorraine Nature Environnement et Vosges Nature Environnement seront parties civiles et porteront la voix de l’environnement pour rappeler à Nestlé Waters ses anciens engagements à dépolluer ces zones.
FNE

Action contre BASF Agri-Production
Générations Futures, Alerte Planète et Extinction Rebellion font appel à la justice concernant l’affaire des pesticides interdits retrouvés sur un site de BASF. Le 23 juin dernier, les Faucheurs volontaires d’OGM se sont introduits sur le site de BASF Agri-Production, situé dans la ville de Genay près de Lyon. Leur visite a permis de révéler la présence de Fastac, un produit pesticide, ainsi que de sa substance active : l’alpha-cyperméthrine.  Suite à cette action, un contrôle de l’inspection des installations classées, diligenté par la DREAL Auvergne Rhône-Alpes, a confirmé la présence de Fastac et de sa substance active mais aussi dévoilé la présence de formulations à base de chlorfénapyr, une autre substance interdite. Ce rapport estime les quantités de Fastac destinées à l’export vers des pays hors UE à plusieurs dizaines de milliers de litres.
Générations Futures 

Nouvelles de Wikie et Keijo
Paul Watson s’oppose au projet de refuge pour les baleines de la Nouvelle-Écosse

Une initiative lancée par un groupe américain visant à transférer les deux orques du Marineland d'Antibes (France) vers un refuge côtier proposé en Nouvelle-Écosse (Canada) a fait l'objet de nouvelles critiques de la part de Paul Watson. Le militant s'est prononcé à l'occasion d'une réunion à Paris qui a rassemblé des représentants du gouvernement et des experts en baleines, ainsi que des représentants du Whale Sanctuary Project de Nouvelle-Écosse et du zoo espagnol Loro Parque, situé dans les îles Canaries. Il a déclaré que le Whale Sanctuary Project manquait de financement, en plus d'un calendrier irréaliste. L'endroit lui-même serait trop froid pour permettre aux deux baleines de s'acclimater. Mais le temps presse pour Wikie et Keijo : le bassin menace de s'effondrer, fragilisé par les mouvements du sous-sol. Si cela se produisait, l’absence de solution de transfert vers un autre parc ou un sanctuaire pourrait conduire à l'euthanasie des deux cétacés. Alors que le destin est scellé pour les douze dauphins encore en captivité au Marineland, puisqu'ils seront transférés au Zoo de Beauval au printemps 2027, les parties prenantes (représentants du parc, associations et experts), se réuniront à nouveau au ministère de la transition écologique en mars pour décider du sort de Wikie et de Keijo. 

 

VRAI-FAUX
Irrigation : Le vrai-faux de FNE
Sécheresses, inondations… ces phénomènes se répètent et s’intensifient. À chaque crise, on entend comme un écho les mêmes demandes de la part de la profession agricole irrigante : stocker davantage d’eau douce et construire des retenues. Pour justifier ces choix économiques, les mêmes arguments sont martelés : "l’irrigation prélève peu !" ou "elle est nécessaire à la souveraineté alimentaire !", sans jamais mentionner les conséquences sur le cycle de l’eau et les impacts sur les milieux naturels. Pourtant, surexploiter une ressource qui se raréfie ne peut être une stratégie durable. France Nature Environnement passe au crible les approximations et lieux communs qui circulent à ce sujet.
FNE 

 

SEINE-NORMANDIE
Le SIAAP et l’AESN renforcent leur partenariat historique
Le président du SIAAP, François-Marie Didier, et la directrice générale de l’Agence de l’eau Seine-Normandie (AESN), Sandrine Rocard, accompagnée de Vincent Graffin, directeur territorial Seine francilienne, ont signé officiellement le cinquième contrat de territoire liant les deux institutions pour la période 2025-2030, en présence de la préfète secrétaire générale aux politiques publiques de la préfecture de la région d’Île-de-France, Marie Gautier-Melleray. Cette signature marque une nouvelle étape d’un partenariat historique, engagé depuis plus de vingt-cinq ans. Ce nouveau contrat de territoire repose sur trois axes prioritaires : 1. Le renforcement de la performance de l’assainissement, afin d’atteindre les objectifs de la DCE (directive cadre sur l’eau) dans un contexte de changement climatique et d’adapter progressivement le système d’assainissement aux exigences de la révision de la DERU (directive Eaux résiduaires urbaines) ; 2. La réduction de la pression anthropique sur les masses d’eau, notamment à travers le plan eau : désimperméabilisation, gestion à la source des eaux pluviales, réutilisation des eaux traitées, diminution des prélèvements et protection des captages ; 3. La préservation de la biodiversité. Le contrat identifie 421 millions d'euro d’opérations prioritaires que le SIAAP s’engage à réaliser entre 2025 et 2030 : 387 millions d'euros pour le renforcement des performances du système d’assainissement ; 22 millions d'euros pour la sobriété et l’adaptation au changement climatique ; 10 millions d'euros en faveur de la biodiversité ; 2 millions d'euros dédiés à l’animation territoriale. De son côté, l’AESN s’engage à prioriser l’instruction technique et financière de ces opérations, qui sont par ailleurs inscrites dans le plan pluriannuel d’investissement (PPI) du SIAAP.

 

ÎLE-DE-FRANCE
Eau de Paris inaugure son nouveau siège
Lundi 16 février, Eau de Paris s'est installée dans son nouveau siège, 14 rue Fernand Braudel dans le XIIIe arrondissement. Il s'agit d'un bâtiment datant du début des années 2000 mais qui a été entièrement réhabilité et dont la régie est désormais propriétaire. Ce projet immobilier ambitieux symbolise la manière dont Eau de Paris conçoit sa mission de service public.
En devenant propriétaire de son siège, l’entreprise fait un choix de gestion rationnel et patrimonial : jusqu’à présent locataire, elle consacrait plus de 5 millions d’euros par an à des loyers. L’investissement global – acquisition, rénovation et aménagement – représente environ 100 millions d’euros et permettra de stabiliser les charges, d’optimiser les coûts sur la durée, "sans impact sur la facture d’eau des usagers" précise-t-on. Ce siège traduit également une exigence écologique forte. Le bâtiment récupère les eaux de pluie grâce à une cuve de 160 mètres cubes, qui serviront aux sanitaires et à l'entretien notamment des terrasses. Alors que la réhabilitation du bâtiment a permis de réemployer 180 tonnes de matériaux dans le cadre du chantier ou pour être mis dans le circuit de l'économie circulaire (à l'exemple des vitrages ou des moquettes), les consommations énergétiques sont réduites de 60 % par rapport à la situation précédent la rénovation, atteignant dès aujourd’hui les objectifs réglementaires fixés pour 2050.
Le nouveau siège renforce aussi la résilience du service public de l’eau. Il abrite le centre de pilotage intégré de la régie, qui supervise en temps réel 7 usines de traitement, 5 réservoirs stratégiques et 2 000 kilomètres de canalisations, garantissant la continuité du service 24h/24 et 7j/7. Le nouveau siège accueillera 450 collaborateurs de la régie – sur les 900 qu'elle totalise – avec des espaces différenciés selon leurs besoins de chacun (bureau attribué, bureau partagé ou bureau flexible).
Enfin, Eau de Paris rouvrira ici même très prochainement son Pavillon de l’eau. Une idée de sortie pour les scolaires en semaine et les familles en week-end, à deux pas de la Seine et du Port de la Gare.


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Projet Green Dock
La mairie de Gennevilliers refuse le permis de construire

Par arrêté du 20 février, la Ville de Gennevilliers a refusé le permis de construire déposé par la société Goodman France pour le projet Green Dock.
Cette décision fait suite à l’avis défavorable de la commission d’enquête publique émis en janvier et portant à la fois sur la demande d’autorisation environnementale et sur la demande de permis de construire. La commission a estimé que ce bâtiment (600 mètres de long sur 35 mètres de haut) n’était pas assorti des garanties suffisantes en matière de protection de la biodiversité, de santé publique et de concertation avec les habitants. Parmi les insuffisances relevées figurent l’absence de démonstration de l’absence d’impact environnemental significatif, notamment au regard de la proximité du site Natura 2000 et de la dérogation "espèces protégées" ; un déficit de transparence sur les incidences sonores, lumineuses et atmosphériques pour les riverains ; une prise en compte insuffisante des contributions du public et des collectivités.
Ce sont désormais quatre communes voisines du port de Gennevilliers – Épinay-sur-Seine, L’Île-Saint-Denis, Saint-Ouen et donc Gennevilliers – qui s’opposent à ce projet.
Projet Green Dock – Collectif Stop Greendock

 

OCCITANIE
Territoire Engagé pour la Nature : Ouverture des candidatures 2026
Les collectivités d’Occitanie sont invitées à candidater au dispositif Territoire Engagé pour la Nature (TEN), jusqu'au 8 juillet prochain.
Ce programme national, inscrit dans le Plan Biodiversité, valorise les communes et intercommunalités qui s’engagent concrètement en faveur de la biodiversité. Déployé en région par l’Agence régionale de la biodiversité Occitanie, en partenariat avec la Région Occitanie, l’Office français de la biodiversité, la DREAL et les Agences de l’eau, TEN reconnaît les collectivités qui s’engagent à mettre en œuvre, sur trois ans, trois actions concrètes et significatives pour la biodiversité. Être TEN, c’est rejoindre un réseau régional dynamique (87 collectivités déjà engagées), accéder à des ressources et retours d’expérience, valoriser ses actions et faciliter l’accès à certains financements.
Dépôt des dossiers – 8 juillet 2026 

 

ADOUR-GARONNE
L'Agence de l'eau et l'INRAE renouvellent leur partenariat
À l'occasion du Salon International de l'Agriculture, Élodie Galko, directrice générale de l’Agence de l’eau Adour-Garonne, et Philippe Mauguin, président-directeur général d’INRAE, ont signé le renouvellement de leur partenariat jusqu’en 2030. Dans un bassin marqué par une forte ruralité, une empreinte agricole structurante et des milieux naturels remarquables, des Pyrénées au littoral atlantique, les effets du changement climatique imposent de renforcer les liens entre science, expertise et action publique. La convention renouvelée s’inscrit dans le cadre du 12ème programme d’intervention de l’Agence (2025-2030) et de la feuille de route stratégique INRAE 2030 récemment révisée. Elle se décline en trois axes : 1. Connaissances et prospective : mieux comprendre le fonctionnement des milieux aquatiques sous contraintes climatiques et face aux polluants émergents, développer des prospectives de la ressource à l’horizon 2030-2050-2100, et intégrer les approches socio-économiques ; 2. Outils et méthodes pour l’action : développer des modèles pression-impact, des diagnostics de vulnérabilité, des suivis de biodiversité (dont l’ADN environnemental) et explorer des solutions innovantes : sobriété et partage de l’eau, stockage, agriphotovoltaïsme, intelligence artificielle ; 3. Évaluation et indicateurs d’impact : renforcer l’évaluation des politiques publiques à travers des indicateurs de performance et d’efficience (coût-efficacité) et la robustesse des actions face aux incertitudes.
Adour-Garonne


Label Ports propres : Un élan sur la façade Sud-Atlantique
En 2026, l’Agence de l’eau Adour-Garonne, l’ADEME Nouvelle-Aquitaine et la DIRM Sud-Atlantique renforcent leur partenariat pour accompagner les ports de plaisance de la façade Sud-Atlantique dans leur transition écologique, via la certification européenne "Ports propres". Déjà trois ports de la façade sont labellisés et 17 sont engagés dans la démarche, avec pour objectif une généralisation d’ici 2028.
Adour-Garonne

 

APPELS À PROJETS DES AGENCES
Rhin-Meuse
Trame verte et bleue Grand Est

Les projets associent un ou plusieurs partenaires pour mettre en œuvre un ensemble d’actions concrètes de restauration de la trame verte et bleue en respectant les grands critères suivants : être bâtis sur un diagnostic écologique du territoire suffisant ; permettre de restaurer la fonctionnalité écologique des milieux ; agir sur les trames les plus prioritaires du territoire ; être composés majoritairement d’actions concrètes ; intégrer les enjeux "eau" du territoire ; programmer une animation et une communication territoriale adaptées à la réalisation et à la valorisation du projet.
Dépôt des dossiers – 31 mars 2026 et 30 septembre 2026

Rhin-Meuse
Projets d’aménagement urbains
Deux appels concomitants : l’un réservé aux bailleurs sociaux, le second aux associations et aménageurs privés ou publics.
S'agissant des bailleurs sociaux, les projets éligibles sont : des études (missions d’appui technique, missions d’assistance à maîtrise d’ouvrage…) ; des travaux (opérations de désimperméabilisation, de gestion intégrée des eaux pluviales, de récupération en eau, de sobriété…) ; des actions de sensibilisation et de communication.
S'agissant des autres acteurs de l’aménagement urbain, parties prenantes, sont éligibles les études et les travaux qui visent des opérations : de désimperméabilisation, de gestion intégrée des eaux pluviales (GIEP) et de la végétalisation associée ; d’économies d’eau (cuves de récupération d’eau de pluie, réutilisation…) ; de gestion écologique des espaces associés à ces opérations pour la reconquête de la biodiversité, de renaturation et recréation des milieux naturels fonctionnels.
Dépôt des dossiers – 31 octobre 2026 

Rhône-Méditerranée Corse
Expérimentation de paiements pour services environnementaux (PSE)
L’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée Corse ouvre un appel à manifestation d’intérêt (AMI) pour déployer, sur des territoires volontaires, des paiements pour services environnementaux (PSE) à destination des exploitations agricoles. L’objectif est de soutenir, à l’échelle des systèmes d’exploitation, le déploiement de pratiques agricoles à faible impact sur la ressource en eau, les milieux humides et la biodiversité qui leur est liée. Doté de 50 millions d'euros, cet AMI s’adresse aux opérateurs territoriaux (collectivités, syndicats de rivières, établissements publics, syndicats d’eau potable) désireux de déployer des PSE ambitieux à l’échelle de leur territoire.
Plus de 700 exploitations sur 21 territoires ont déjà été accompagnées par l’agence de l’eau en 2020 et 2021 grâce à une première expérimentation de paiements pour services environnementaux, mise en place lors de son 11ème programme, pour une période de 5 ans. Forte de cette expérience, et en phase avec les objectifs du Plan eau et de la Stratégie nationale pour la biodiversité, l’agence de l’eau lance un nouvel appel à manifestation d’intérêt pour poursuivre cette expérimentation. Cette nouvelle édition couvre un périmètre d’objectifs plus large que la première qui était centrée sur la réduction des pollutions sur les aires d’alimentation de captage et les ressources stratégiques pour l’eau potable et sur la préservation de la biodiversité. Les projets attendus devront concourir à 2 objectifs parmi les suivants : sobriété en eau, reconquête de la biodiversité, restauration de la qualité de l’eau, amélioration du fonctionnement des zones humides, ou encore amélioration de l’infiltration de l’eau dans les sols. Les opérateurs territoriaux sont en première ligne de cet appel à manifestation d’intérêt. Collectivités (communes, départements) et leurs groupements (établissements publics de coopération intercommunale), syndicats de rivières, établissements publics, syndicats d’eau potable, peuvent se porter candidats. Il est attendu des projets portant une ambition de changement de pratiques agricoles à l’échelle d’un territoire. Pour engager l’implication du porteur territorial ainsi que la pérennité de la démarche sur le territoire, les aides de l’agence couvriront 80 % de la rémunération des services environnementaux rendus par les exploitations, le reste relevant de l’opérateur ou d’autres financeurs intéressés par la démarche.
Présélection – en cours. Les candidats retenus à l’issue de cette première phase, jusqu’au 30 avril 2027 pour le dépôt des projets PSE intégrant les engagements des agriculteurs.  

Artois-Picardie
Cours d'eau et de nature, des écoles pour le climat
Nos cours d’écoles, au cœur de la vie des communes, lieux de passage incontournables pour chaque citoyen, n’ont pas été épargnées par cette imperméabilisation massive. À ce titre, elles constituent des lieux "vitrines" privilégiés pour mettre en œuvre un renouvellement urbain rendant sa place à l'eau et à la nature, qui permettra de préserver la ressource en eau, adapter les villes et villages aux effets du dérèglement climatique et préserver la biodiversité. Il s’agit de rendre nos cours d’écoles maternelles et primaires plus vertes et plus agréables, et de proposer un espace pédagogique grandeur nature où les enfants sont sensibilisés, prennent conscience de l’eau, de son cycle et de la nature qui est à leur portée. C’est aussi améliorer le confort de tous lors des périodes de fortes chaleurs.
L'appel à projets propose d’attribuer des participations financières pour mener, dans le cadre d’un projet concerté et éducatif global, des travaux ambitieux de réaménagement de cours d’écoles publiques maternelles et primaires pour les rendre perméables et végétalisées, résilientes face au changement climatique : désimperméabilisation, végétalisation des espaces (plantation de haies, arbres, couvre-sol…) voire de jardins pédagogiques, création d’îlots de fraîcheur, intégration de matériaux poreux.
Dépôt des dossiers – 31 août 2027

Artois-Picardie
Politique Jeunesse 2026-2027
La place des 15-25 ans dans le débat pour l'eau

Les jeunes ont besoin de connaissances sur l’eau et le changement climatique, mais également de connaissances relevant des sciences humaines pour comprendre la manière dont la politique publique de l’eau s’est construite en France et comment ce modèle français de gestion de l’eau se transmet à l’international. La responsabilité des acteurs de l’eau est de transmettre des valeurs et des compétences pour que les 15-25 ans comprennent les enjeux et soient capables de participer au débat pour l’eau. En reconnaissant l’importance de la place de la jeunesse dans les instances de débat pour l’eau, l’Agence de l’eau Artois-Picardie s’inscrit dans cette orientation. Depuis 2003 et la création du Parlement des Jeunes pour l’Eau du bassin Artois-Picardie, elle porte une politique orientée vers les jeunes afin d’intégrer leur contribution à l’évolution du modèle français de gestion de l’eau.
L'appel vise à faire émerger des projets sur les sujets de la politique de l’eau, permettant l’implication de jeunes âgés de 15 à 25 ans. Les projets doivent être durables et poursuivre les objectifs suivants : 1. Partager la connaissance sur au moins l’un des sujets suivants : l’eau, le changement climatique, la biodiversité, la mer, la gouvernance de l’eau, la solidarité internationale pour l’eau ; 2. Comprendre les enjeux et agir en faveur de ces sujets ; 3. Faire connaître l’engagement des acteurs de l’eau, et celui des jeunes ; 4. Valoriser les initiatives prises par les jeunes pour participer au débat pour l’eau, et mettre en place une dynamique permettant de partager et de capitaliser sur leur expérience.
Dépôt des dossiers – 15 octobre 2027 

 

SUISSE
Les terres rares polluent les eaux zurichoises
Une étude menée dans le canton de Zurich a montré que certains éléments des terres rares peuvent être rejetés dans les eaux via les stations d'épuration à des concentrations qui présentent un risque pour les organismes aquatiques : le gadolinium, qui provient de produits de contraste utilisés dans les établissements de santé, ainsi que le lanthane et le cérium, qui sont utilisés dans certaines stations d'épuration pour éliminer le phosphore. 
EAWAG

 

Hydroélectricité : La Suisse revoit ses prévisions
Les estimations de la quantité supplémentaire d’hydroélectricité que les centrales pourraient produire si les dispositions sur les débits résiduels n’étaient pas appliquées divergent fortement et se fondaient jusqu’à présent sur des données insuffisantes. Une équipe composée de chercheurs du WSL, de l'Université de Berne et de l'EAWAG montre, à l'aide d'une nouvelle base de données et de simulations, que la perte supplémentaire de production due aux débits résiduels à partir de l’année actuelle ne s’élèverait qu’à 2 % de la production attendue en 2050, ce qui est beaucoup moins qu'initialement craint.
EAWAG

 

 

Afrique

 

CONGRÈS DE L'AAEA
Le Congrès de la maturité

Le 23ème Congrès international et exposition de l'Association africaine de l'eau et de l'assainissement (AAEA), tenu sur le thème "Eau et assainissement pour tous : des actions fortes pour l'Afrique" a pris fin, jeudi 12 février 2026, à Yaoundé au Cameroun. Durant quatre jours, le Congrès a rassemblé 2 000 participants dont 500 délégués officiels issus d'environ 52 pays et 338 organisations publiques, privées, académiques et partenaires techniques et financiers. Figuraient au programme : 2 séances plénières, 60 sessions de travail, 250 communications scientifiques et professionnelles. Selon le directeur exécutif de l'AAEA, Olivier Gosso, les débats ont mis en évidence l'urgence d'accélérer la performance des services d'eau potable. Les opérateurs sont ainsi appelés à intensifier la lutte contre les eaux non facturées, à moderniser les réseaux à travers la digitalisation et à garantir une qualité d'eau irréprochable, notamment dans les zones rurales, périurbaines et vulnérables.
Blaise Moussa, président de l'AAEA, a rappelé la nécessité d'un engagement endogène, plus fort et plus affirmé, pour la cause de l'eau et de l'assainissement en Afrique. "Il nous revient d'assumer pleinement notre leadership, de mobiliser nos ressources, de valoriser nos expertises et de porter nous-mêmes l'ambition de transformation de notre secteur", a-t-il souligné. Il a ajouté que ce congrès a révélé la nécessité d'une reconnaissance institutionnelle accrue de l'AAEA comme organe d'exécution du Conseil des ministres africains chargés de l'eau (AMCOW) et de l'Union africaine car l'AAEA dispose d'une expertise technique reconnue, d'un ancrage opérationnel auprès des opérateurs et d'un réseau continental structuré.
Les prochaines éditions se tiendront au Sénégal en 2028 et en Afrique du Sud en 2030.
Fleur Birba, Sidwaya (Ouagadougou) – AllAfrica 

Le continent appelé à un sursaut pour l'eau et l'assainissement
À quatre ans de l'échéance des Objectifs de développement durable (ODD), le constat reste préoccupant : des millions d'Africains restent privés de services essentiels. Selon Dr Cheikh Tidiane Dieye, ministre de l'Hydraulique et de l'Assainissement du Sénégal et président du Conseil des Ministres africains chargés de l'eau (AMCOW), "cette situation impose une mobilisation collective des États, du secteur privé, des partenaires techniques et financiers, ainsi que des collectivités territoriales". De son côté Blaise Moussa, président de l'Association africaine de l'eau et de l'assainissement (AAEA), a appelé les États africains à "changer d'échelle" dans la gouvernance du secteur de l'eau et de l'assainissement. "Face à la croissance démographique rapide et à l'urbanisation accélérée du continent, l'Afrique ne peut plus subir son destin hydrique, elle doit désormais le maîtriser, l'anticiper et le gouverner", a-t-il insisté avant d’appeler les chefs d'État et de gouvernement à une reconnaissance institutionnelle renforcée de l'AAEA, à son intégration effective dans les cadres stratégiques continentaux, ainsi qu'à des financements permanents et résolus pour accompagner ses missions.
Plus de 400 millions d'Africains n'ont toujours pas accès à un service d'eau potable géré en toute sécurité. Plus de 800 millions sont privés de services d'assainissement de base.
Moussa Thiam, Sud Quotidien (Dakar) – AllAfrica 

Appel à un sursaut financier des bailleurs
À quelques mois de la table ronde des bailleurs prévue en juin 2026, le gouvernement de Côte d’Ivoire a lancé un appel solennel à la mobilisation de 4 000 milliards de francs CFA (soit plus de 6 milliards d’euros) pour accélérer le financement de l'Objectif de développement durable 6 (ODD-6), consacré à l'eau potable et à l'assainissement. Cet appel a été formulé à l'occasion d'un atelier de présentation de la plateforme des bailleurs de fonds, tenu le 3 février à Abidjan, réunissant partenaires techniques et financiers, institutions publiques et acteurs du secteur privé.
S’agissant de la Côte d’Ivoire s’agit de financer le Programme d'appui à la sécurité de l'eau et de l'assainissement (PASEA) et de consolider la plateforme de financement de l'État à l'horizon 2050, dans une logique de résultats durables. Au nom du ministre des Eaux et Forêts, Zouzou Epse Mailly Elvire Joëlle, directrice de cabinet, a expliqué : "Une baisse de 10 % des pluies peut entraîner jusqu'à 30 % de réduction des écoulements de surface dans certains bassins", pointant les effets combinés du changement climatique, de la pollution et de l'orpaillage illégal. Elle a également rappelé les réformes structurelles engagées, notamment l'adoption du Code de l'eau et la création du Comité de lutte contre la pollution des eaux.
Pour Renaud Seligmann, directeur des opérations du pôle Planète du Groupe de la Banque mondiale, la sécurité hydrique est un enjeu central de développement. "D'ici 2030, notre ambition est d'améliorer la sécurité hydrique de 400 millions de personnes, afin qu'elles ne dépendent plus du transport manuel de l'eau", a-t-il déclaré. Il a insisté sur la mise en place de pactes nationaux sur l'eau, articulés autour de trois piliers l'eau pour les populations, l'eau pour la nourriture et l'eau pour la planète et sur la nécessité d'une coalition forte entre États, partenaires et secteur privé.
Patrick N'Guessan, Fratmat.info (Abidjan) – AllAfrica 

 

UNION AFRICAINE
Le continent adopte une vision historique sous l'impulsion du Sénégal

Réunis à Addis-Abeba les 14 et 15 février à l'occasion de la 39ème session ordinaire de l'Assemblée, placée sous le thème "Garantir un accès durable à l'eau et à des systèmes d'assainissement sûrs pour atteindre les objectifs de l'Agenda 2063", les dirigeants africains ont adopté la nouvelle Vision et Politique africaines de l'eau. Cette décision est présentée un tournant majeur en consacrant l'eau et l'assainissement comme priorités stratégiques du continent, érigées au rang de droit humain fondamental et de levier essentiel de transformation économique, de résilience climatique et de prospérité partagée. Cette adoption intervient dans un contexte de pressions croissantes sur les ressources hydriques, aggravées par le changement climatique, la croissance démographique et l'urbanisation rapide. En plaçant l'eau au cœur de son agenda politique pour 2026, l'organisation continentale affiche sa volonté de structurer une réponse collective, coordonnée et ambitieuse face aux défis hydriques.
Pour le Sénégal, cette avancée revêt une dimension diplomatique particulière puisque c’est sous sa présidence du Conseil des Ministres africains chargés de l'eau (AMCOW) que le processus consultatif a permis de fédérer les États membres, les partenaires techniques et financiers ainsi que la communauté scientifique.
Sud Quotidien (Dakar) – AllAfrica

 

Abdoulaye Sène : Sans des mécanismes techniques, financiers et de solidarité, il n'y aura pas d'accès universel à l'eau
L'ingénieur hydraulicien et président du Partenariat régional sur l'eau en Afrique de l'Ouest, Abdoulaye Sène, craint que l'objectif de développement durable (ODD) relatif à l'eau et à l'assainissement ne soit pas atteint à l'horizon de 2030, un scénario que les États et leurs partenaires peuvent éviter en mettant en place des mécanismes techniques, financiers et de solidarité. "Dans plusieurs pays, si les tendances que nous constatons aujourd'hui se maintiennent, il y aura un repli en 2030, c'est-à-dire que le pourcentage de personnes ayant accès à l'eau en 2030 risque d'être inférieur à la situation de départ de l'échéance", prévient M. Sène dans une interview accordée à l'APS.
Agence de Presse Sénégalaise (Dakar) – AllAfrica

Conférence des Nations unies sur l'eau
Abdoulaye Sène suggère aux dirigeants africains d'y aller avec des ambitions claires

Les dirigeants africains doivent aller à la prochaine conférence des Nations unies sur l'eau, prévue en décembre prochain aux Émirats arabes unis, avec des ambitions claires, soutient l'expert, ingénieur hydraulicien et président du Partenariat régional sur l'eau en Afrique de l'Ouest, Abdoulaye Sène, en proposant en même temps que des "mécanismes" soient mis en place pour la matérialisation des mesures à prendre.
Agence de Presse Sénégalaise (Dakar) – AllAfrica

 

Le Lesotho appelle à faire de la sécurité hydrique une priorité continentale
En marge de la 48ème session ordinaire du Conseil exécutif de l'Union africaine, les ministres du Lesotho et de la Côte d'Ivoire ont réaffirmé que la sécurité de l'eau et l'assainissement constituent des piliers incontournables du développement durable en Afrique.
Lejone Mpotjoana, ministre des Affaires étrangères du Lesotho, a souligné le caractère stratégique des ressources hydriques pour son pays, principal fournisseur d'eau en Afrique australe. Il a plaidé pour un renforcement des consultations et de la coopération avec les pays voisins, notamment l'Afrique du Sud, le Botswana et la Namibie, ainsi qu'avec les partenaires internationaux spécialisés dans la gestion de l'eau. Insistant sur l'importance du multilatéralisme, il a mis en avant l'engagement de son pays au sein de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC) et sa coopération avec l'Union européenne. Selon lui, seule une action collective permettra aux petites économies de faire entendre leur voix et de réduire la dépendance extérieure, source potentielle d'instabilité.
Ethiopian News Agency (Addis Ababa) – AllAfrica

 

MAROC
Plus de 140 000 personnes évacuées suite aux inondations

Les autorités marocaines ont évacué 143 164 personnes de provinces touchées par des inondations vers d'autres endroits, rapporte Maghreb Arabe Presse (MAP), l'agence officielle d'information du royaume. Sur la base de données fournies par le ministère de l'Intérieur, la MAP affirme que ces personnes ont été évacuées en une semaine. La province d'Arraich, celle de Kenitra, et celle de Sidi Kassem sont les trois principales provinces concernées.
Le Maroc est confronté, depuis plusieurs semaines, à des inondations dévastatrices, qui touchent surtout les régions de Tanger, Tétouan et Al Hoceïma. Le 15 décembre déjà, des inondations ont causé la mort de 37 personnes à Safi, sur la côte atlantique, et engendré beaucoup de dégâts.
Agence de Presse Sénégalaise (Dakar) – AllAfrica 

L'évacuation de la population de Ksar El Kébir en dit long
Début février, Ksar El Kébir est devenue l'épicentre d'une crise hydrométéorologique inédite. Face à des précipitations exceptionnelles et à la montée rapide des eaux de l'oued Loukkos, consécutive au remplissage critique du barrage Oued El Makhazine (qui a dépassé 140 % de sa capacité), les autorités ont déclenché une série de mesures d'urgence culminant dans la décision d'évacuer la quasi-totalité de la ville.
Dans un premier temps, les opérations avaient ciblé les personnes sinistrées ou directement menacées, avant d'être étendues à l'ensemble de la ville. Sur le terrain, l'appareil étatique a été fortement mobilisé. Cette séquence, qui est le produit d'un cumul pluviométrique hors norme, met néanmoins en évidence un dilemme classique de la gestion des barrages en période de dérèglement climatique : garantir la sécurité hydrique du pays en maximisant le stockage, tout en préservant des marges de manœuvre suffisantes pour absorber les épisodes extrêmes. L'épisode de Ksar El Kébir ne peut cependant être lu comme un simple accident météorologique. Il s'inscrit dans un continuum de phénomènes extrêmes observés depuis plusieurs mois (pluies intenses, chutes de neige importantes en décembre 2025) et révèle les fragilités d'un modèle d'aménagement qui a parfois sous-estimé l'urbanisation de zones inondables, la dépendance à quelques grands ouvrages hydrauliques et l'insuffisante préparation des populations aux scénarios de crue majeure.
Hassan Bentaleb, Libération (Casablanca) – AllAfrica 

 

Région de Fès-Meknès : L'ONEE mobilise 16,4 MDH pour renforcer l’AEP
La direction régionale de production Fès-Meknès de l'Office national de l'électricité et de l'eau potable (ONEE) vient de lancer un projet relatif au renforcement de l'alimentation en eau potable de la ville d'El Hajeb à partir du barrage Driss 1er, pour un coût global estimé à 16,4 millions de dirhams. Financé par la Banque allemande de développement KfW, ce projet s'inscrit dans le cadre des efforts continus déployés pour sécuriser et améliorer l'approvisionnement en eau potable au niveau de la région de Fès-Meknès, notamment face à la pression croissante sur les ressources hydriques et à l'augmentation de la demande. Les travaux prévus concernent essentiellement des ouvrages de génie civil destinés à renforcer la capacité de stockage et de distribution de l'eau
Libération (Casablanca) – AllAfrica

 

TUNISIE
Un financement européen majeur en faveur de l’assainissement

La station d'épuration de Sud-Milienne à Radès fait l'objet d'un vaste projet de réhabilitation et d'extension d'un montant de 40 millions d'euros dans le cadre du programme Dépoll Med, financé par l'Agence française de développement (AFD), la Banque européenne d'investissement et l'Union européenne, en partenariat avec l'Office national de l'assainissement (ONAS). L'opération vise à moderniser une infrastructure mise en service dans les années 1980 afin d'améliorer la qualité du traitement des eaux usées dans le sud de Tunis, une zone caractérisée par une forte densité urbaine et la présence d'activités industrielles. Le projet poursuit trois objectifs majeurs : réduire les rejets polluants dans les milieux récepteurs ; renforcer la production d'eaux traitées destinées à l'irrigation agricole ; créer une unité de digestion des boues permettant la production de biogaz.
La coopération entre l'AFD et l'ONAS représente un engagement cumulé de 425 millions d'euros à travers une dizaine de projets d'assainissement en Tunisie, dont quatre sont actuellement en cours.
La Presse (Tunis) – AllAfrica

 

Projet tuniso-japonais pour le stockage et la valorisation des eaux de pluie
Majdi Frihi, responsable de projets au sein du Programme des Nations unies pour les établissements humains (ONU-Habitat), a annoncé que l'organisation travaille activement sur des solutions pour valoriser les eaux de pluie en Tunisie. Cette initiative intervient dans un contexte de pénurie d'eau, de changements climatiques et de sécheresse persistante, alors qu'une part importante des précipitations est aujourd'hui perdue. Dans un entretien accordé à la Radio Nationale, Majdi Frihi a notamment recommandé de revenir à certaines méthodes traditionnelles éprouvées, telles que l'installation de citernes domestiques dans les habitations et complexes résidentiels. Un programme soutenu par le Japon accompagne cette démarche.
La Presse (Tunis) – AllAfrica

 

Dépôt clandestin d'eau minérale
Les agents de la surveillance économique de l'Administration régionale du commerce et du développement des exportations de Manouba ont découvert dans cette banlieue nord-ouest de Tunis un dépôt clandestin d'eau minérale. Plus de 50 000 litres d'eau conditionnée en bouteilles plastiques ont été saisis.
La Presse (Tunis) – AllAfrica

 

FLEUVE SÉNÉGAL
Partage d'expériences sur la mise en œuvre des projets transfrontaliers

Une initiative menée par des ONG, à savoir Le Partenariat, Ados (Association Ardèche Drôme Ourossogui Sénégal) et le GRDR (Groupe de recherche et de réalisations pour le développement rural), a réuni plusieurs représentants de la Mauritanie et du Sénégal autour d'un atelier de partage d'expériences sur la mise en œuvre des projets transfrontalier de gestion intégrée des ressources en eau (GIRE) sur le bassin du fleuve Sénégal.
Dans un contexte où les initiatives transfrontalières (portées par des programmes nationaux ou par des organisations internationales) en faveur de la GIRE et de l'accès aux services sociaux de base se multiplient, plusieurs obstacles persistent, compromettant parfois leur mise en œuvre efficace. Ces difficultés sont parfois liées à des divergences de législation qui peuvent subsister entre les pays, à la complexité du déploiement des ressources humaines ou encore à des défis liés à la mobilisation de financements. Les ONG jugent qu’il est "nécessaire de capitaliser les expériences entre acteurs et territoires du bassin afin d'en identifier les freins et par la même de dégager les perspectives de mutualisation de pratiques/méthodes". Les travaux ont porté sur trois thématiques : la création, la conception et le financement d'un projet GIRE transfrontalier ; l'animation, le pilotage et la pérennisation d'un dispositif de gouvernance autour de la GIRE et la mise en œuvre des initiatives pour l'amélioration des services EHA ; la protection et la gestion de la ressource en eau exécutée conjointement ou de manière similaire par les acteurs des deux territoires.
Pape Moctar Ndiaye, Sud Quotidien (Dakar) – AllAfrica

 

SÉNÉGAL
Le pays proche de l'accès universel

Dans l'optique d'atteindre les Objectifs de développement durable (ODD), le Sénégal réalise des progrès jugés remarquables dans la fourniture d'eau potable. Selon l'Agence nationale de la statistique et de la démographie, le pays affiche des progrès remarquables dans l'accès à l'eau potable avec un taux national passé de 92,6 % en 2015 à 98,2 % en 2023, frôlant ainsi l'accès universel. Le Rapport d'analyse des résultats de l'indice de suivi des Objectifs de développement durable venant d’être publié souligne toutefois que cette performance, portée par d'importants investissements dans les infrastructures hydrauliques, masque des défis persistants en matière de qualité et de pérennité du service. La salinité élevée dans les régions de Diourbel, Kaolack, Kaffrine et Fatick, ainsi que les problèmes de débit à Dakar et à Touba rappellent que l'accès quantitatif ne suffit pas ; la qualité de l'eau reste un enjeu critique pour la santé publique et le développement. Par ailleurs, dans le domaine de l'assainissement, les avancées sont tout aussi significatives, mais partielles. Le taux d'accès global a grimpé de 49,6 % en 2015 à 77 % en 2023, avec une amélioration spectaculaire en milieu rural (de 36,7 % en 2015 à 64 % en 2023). Cependant ce rattrapage rapide, essentiellement dû aux autoréalisations des ménages et à des approches communautaires, pourrait s’avérer fragile.  Aussi, pour l’Agence, la question de la qualité, de la maintenance des infrastructures et de l'assainissement collectif (réseaux de collecte et traitement des eaux usées) constitue le prochain défi à relever pour garantir un impact durable sur la santé et l'environnement.
Ndiol Maka Seck, Le Soleil (Dakar) – AllAfrica

 

Les autoroutes de l'eau vont diversifier les sources d'approvisionnement du pays
Le recours aux autoroutes de l'eau permettra de diversifier les sources d'approvisionnement en eau du pays et de soutenir la "résilience" de son réseau d'ouvrages hydrauliques, assure Abdoulaye Sène. Avec les autoroutes de l'eau, la ressource ne se limitera plus au lac de Guiers, mais profitera du barrage de Sambangalou sur le fleuve Gambie et d’autres sources. "Les autoroutes de l'eau, c'est le développement d'une stratégie de résilience", explique Abdoulaye Sène dans une interview accordée à l'APS.
En novembre 2024, le Fonds souverain d'investissements stratégiques (FONSIS) du Sénégal et l'entreprise chinoise Sinohydro ont signé un partenariat marquant le lancement officiel du projet de Grand Transfert d'eau (GTE) du lac de Guiers (nord) vers Dakar, Mbour, Thiès (ouest) et Touba (est). Cette initiative relevant de la promotion des autoroutes de l'eau fournira de l'eau potable à plusieurs millions de personnes. Le GTE est en même temps une initiative de promotion de l'agriculture irriguée, selon le FONSIS et le ministère de l'Hydraulique et de l'Assainissement.
Agence de Presse Sénégalaise (Dakar) – AllAfrica

 

GABON
Eau rare, électricité instable : le peuple est à bout

Au Gabon, la crise de l'eau potable et des coupures d'électricité atteint un niveau alarmant. Dans plusieurs quartiers, les populations vivent sans eau pendant des jours, tandis que les délestages répétés plongent foyers et entreprises dans l'incertitude permanente. Ce qui devait être un service public essentiel est devenu une épreuve quotidienne et la Société d'Énergie et d'Eau du Gabon (SEEG) est aujourd'hui au cœur d'une contestation croissante.
Gabonews (Libreville) – AllAfrica

 

MADAGASCAR
L'État reprend la main sur l'eau, l'assainissement et l'hygiène, affirme la ministre

Depuis son arrivée à la tête du ministère de l'Eau, de l'Assainissement et de l'Hygiène, la Dr Anjaratiana Elia Razafindrianiaina prend à bras-le-corps une crise de longue date, entre infrastructures vieillissantes, accès limité à l'eau pour des millions de Malagasy et gouvernance défaillante. Dans une interview à Midi Madagasikara, elle explique comment l'État reprend enfin le contrôle et transforme les promesses en résultats concrets.
Interview par José Belalahy, Midi Madagasikara (Antananarivo) – AllAfrica

Néanmoins… les sources d'eau se tarissent
L'accès à l'eau devient de plus en plus difficile, alors que la crise s'étend à plusieurs régions. Si autrefois le Sud était considéré comme la seule région touchée par ces difficultés, aujourd'hui, l'Ouest, le Nord et le Sud sont tous confrontés au problème.
Miangaly Ralitera, L'Express de Madagascar (Antananarivo) – AllAfrica

 

Des femmes victimes de violence aux points d'eau
Les difficultés d'accès à l'eau constituent une violence silencieuse pour les femmes, à Antananarivo. Elles affectent leur santé, leur sécurité et leurs revenus, en particulier pour les groupes les plus vulnérables. C'est ce que révèle une étude rapide menée en 2025. "Les femmes sortent chercher de l'eau entre 22h et 1h, puis à 3h du matin, parfois même en dormant près des bornes-fontaines, dans un contexte d'insécurité", montrent les résultats présentés par Mathieu Narendra, d'Alternative Madagascar, lors d'une réunion de restitution multi-acteurs.
Miangaly Ralitera, L'Express de Madagascar (Antananarivo) – AllAfrica

 

 

Asie

 

IRAK
Thi Qar : Une zone humide pour lutter contre la pollution et la sécheresse

L'Organisation internationale pour les migrations (OIM), le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) et les autorités nationales irakiennes ont officiellement inauguré un projet de zone humide artificielle visant à lutter contre la pollution et la sécheresse à Thi Qar, une région du sud de l'Irak soumise à un stress thermique. Ce projet bénéficie à 30 000 habitants grâce à un traitement efficace des eaux usées et offre une solution durable et naturelle pour l'adaptation au changement climatique, la gestion de la pollution, la préservation de la biodiversité et la protection de l'environnement.
PNUE

 

CHINE
Bassin du Yantsé
L'impressionnante évolution d'un géant de la chimie

Le groupe Chuyuan est installé sur le fleuve Yangtsé à Shishou, dans la municipalité de Jingzhou, dans la province du Hubei (centre de la Chine). C'était autrefois le plus grand fabricant mondial d'intermédiaires de colorants réactifs. Son développement ne s'est pourtant pas déroulé sans heurts : en 2016, en raison de rejets illégaux d'eaux usées, le groupe s'est vu infliger une énorme amende environnementale de plus de 27 millions de yuans, établissant un "record historique" d'amendes environnementales dans le bassin du fleuve Yangtsé. Il est vrai que début de cette année 2016, le secrétaire général Xi Jinping avait présidé à Chongqing un symposium sur la promotion du développement de la ceinture économique du fleuve Yangtsé, et déclaré : "la restauration de l'environnement écologique du fleuve Yangtsé doit occuper une place prépondérante et que nous devons travailler ensemble pour protéger le fleuve Yangtsé et ne pas nous engager dans un développement à grande échelle". À cette époque, Chuyuan était l'une des 100 plus grandes entreprises privées de la province, avec plus de 4 000 employés, réalisant 11,99 % du PIB de la ville de Shishou et environ 60 % de ses recettes fiscales. "Quand vous avez tant contribué à la région, ne pouvait-on pas espérer un peu de clémence ?", s'étaient interrogé les dirigeants, avant de se résigner. De 2016 à 2022, Chuyuan a investi un total d'environ 200 millions de yuans dans la rénovation de la protection de l'environnement, et la consommation d'énergie de l'entreprise a chuté de 59 %, faisant d'elle le premier groupe d'entreprises pilotes nationales d'échange de carbone dans la province du Hubei. En mai 2025, le parc a obtenu la certification la plus élevée en matière de normes de risque de sécurité. Plus récemment, Chuyuan a encore investi 50 millions de yuans pour traiter les déchets de production et les déchets liquides et entrer dans l'économie circulaire ; le groupe a également arrêté son produit phare dont les gaz d'échappement étaient difficiles à traiter et a investi 60 millions de yuans pour lancer une nouvelle ligne de production d'acide chlorosulfonique.
People Daily

 

 

Amériques

 

CANADA 
Bassin versant de la rivière Saint-François
Améliorer la qualité de l’eau en s’appuyant sur les savoirs locaux

L'organisme de bassin versant du fleuve Saint-Jean (OBVFSJ) lance un projet majeur pour améliorer la qualité de l'eau et la santé du bassin versant de la rivière Saint-François (Bas-Saint-Laurent, Québec). Le projet vise à mieux comprendre comment fonctionne ce bassin versant qui va du lac Saint-François, à Saint-Hubert-de-Rivière-du-Loup, passe par le lac Pohénégamook et se rend jusqu'au Beau Lac dans le sud du Témiscouata. La particularité du projet est le recours, dès le début, aux savoirs locaux pour coconstruire et enrichir la démarche scientifique. Le projet, porté par l’Association des riverains du lac Saint-François, s’inscrit dans le Plan d’action sur l’eau douce du gouvernement du Canada.
Le fleuve Saint-Jean est une voie d'eau internationale et interprovinciale qui s'écoule sur 673 kilomètres à travers le Maine, le Québec et le Nouveau-Brunswick. Son bassin versant est l'un des plus grands bassins de la côte est du Canada avec une superficie d'environ 55 000 km2. Il a, à ce titre, été désigné comme un écosystème d'importance vitale par le gouvernement fédéral.
Radio-Canada

 

ÉTATS-UNIS
Donald Trump démolit la réglementation fédérale sur les émissions de gaz à effet de serre 
L’Agence de protection de l’environnement américaine (EPA) a abrogé, jeudi 12 février, un texte capital qui permettait notamment d’imposer des normes d’émissions pour les véhicules thermiques ou les centrales électriques."Le président Trump et l'administrateur Zeldin prennent la plus grande mesure de déréglementation de l'histoire des États-Unis", titre le communiqué. "L'administration Trump supprime la conclusion de mise en danger de l'ère Obama et toutes les normes d'émissions de gaz à effet de serre des véhicules, permettant aux Américains d'économiser plus de 1 300 milliards de dollars. Cette mesure met également fin à tous les off-cycle credits [permettant aux constructeurs automobiles de respecter les normes fédérales en matière d'émissions de gaz à effet de serre avec l’ajout de fonctionnalités], y compris la fonction Start & Stop". Le communiqué précise : "Ce processus de déréglementation majeur a donné lieu à une consultation publique approfondie et à une analyse rigoureuse de la loi à la suite des décisions de la Cour suprême des États-Unis dans les affaires Loper Bright Enterprises c/ Raimondo et West Virginia c/ EPA3."
Ce texte, l’Endangerment finding (constat de mise en danger) était la pierre angulaire de l’ensemble du dispositif réglementaire ayant permis, depuis 2009, à l’EPA de réguler les émissions de dioxyde de carbone, de méthane et de quatre autres gaz à effet de serre. C’est grâce à lui que l’État fédéral, sur le fondement d’une loi de 1970 sur la qualité de l’air (dite Clean Air Act) a été habilité à établir et à imposer des normes restrictives d’émissions de gaz à effet de serre pour les véhicules thermiques, les centrales électriques, etc., sur l’ensemble du territoire des États-Unis.
EPA

Abrogation de l’Endangerment finding : Des associations poursuivent l’administration Trump
Une large coalition d'associations américaines attaquent en justice l'administration Trump pour avoir abrogé un texte qui servait de fondement à la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre (GES) aux États-Unis. Le 18 février, plus de 15 autres associations environnementales ou de santé, comme l'American Lung Association, le Clean Air Council, le Sierra Club, ou le Center for Biological Diversity ont déposé une plainte dans la capitale Washington. Dans leur plainte, les associations assurent que les arguments utilisés par l'administration Trump pour justifier cette abrogation ne tiennent pas la route et qu'ils avaient déjà été examinés et rejetés dans le passé par la justice. Démentant cette accusation, l'EPA a assuré de son côté avoir examiné avec soin la question et réévalué le fondement juridique du texte en question à la lumière des évolutions juridiques ultérieures et des décisions de justice. Cette plainte devrait être suivie par d'autres, le gouverneur démocrate de Californie, Gavin Newsom, virulent opposant de Donald Trump, ayant également promis de contester ce revirement en justice. L'affaire pourrait remonter jusqu'à la Cour suprême.
Radio-Canada

 

Plan d’action sur les PFAS
Lee Zeldin, administrateur de l'Agence américaine de protection de l'environnement (EPA), a publié une liste des principales mesures prises par l'agence au cours de la première année de l'administration Trump pour lutter contre les risques liés à la contamination par les substances per- et polyfluoroalkylées (PFAS) – EPA 
Premiers résultats du plan d'action sur les PFAS – EPA

La bataille judiciaire autour de la réglementation PFAS se transforme en conflit procédural
L'American Water Works Association (AWWA) et l'Association of Metropolitan Water Agencies (AMWA) s'opposent à la division des litiges concernant la réglementation PFAS de l'Agence américaine de protection de l'environnement (EPA) sur l'eau potable, arguant que cela créerait des inefficacités et risquerait d'entraîner des décisions incohérentes. Les associations professionnelles soulignent qu'une affaire unifiée favorise l'efficacité judiciaire et la cohérence des décisions, ce qui est crucial pour les services publics confrontés à des défis complexes en matière de conformité.
L'AWWA et l'AMWA ont toujours soutenu que, bien qu'elles appuient les efforts visant à lutter contre les PFAS dans l'eau potable, la régulation décidée par l'EPA (PFAS National Primary Drinking Water Regulation, évoquée dans les précédentes éditions) soulève d'importantes préoccupations en matière de mise en œuvre et de coûts pour les réseaux publics d'approvisionnement en eau.
WaterWorld

 

Réouverture de la pêche commerciale dans une zone protégée de l’Atlantique
Le président Donald Trump a autorisé la reprise de la pêche commerciale dans des eaux protégées au large de la côte atlantique des États-Unis, dans une vaste zone connue pour sa riche biodiversité. La zone concernée, qui se trouve dans le monument national marin de Northeast Canyons and Seamounts, s'étend sur quelque 13 000 kilomètres carrés, selon l'annonce présidentielle publiée sur le site de la Maison-Blanche. Le monument avait été créé en 2016 par l'ancien président Barack Obama, qui avait attiré l'attention sur les menaces de la surpêche et du changement climatique. Donald Trump avait ensuite rouvert le monument à la pêche durant son premier mandat, avant que cette décision ne soit annulée par le président Joe Biden. (source : Radio-Canada) 

 

FLEUVE COLUMBIA
Mégaprojet d'énergie renouvelable sur un site sacré
Les autorités fédérales de régulation de l'énergie ont récemment donné leur feu vert à un mégaprojet d'énergie renouvelable d'environ 2 milliards de dollars sur un site sacré de la nation Yakama surplombant le fleuve Columbia dans le comté de Klickitat (État de Washington). Si le projet voit le jour, la colline surplombant le fleuve deviendrait un gigantesque générateur hydroélectrique produisant suffisamment d'électricité pour alimenter 500 000 foyers pendant 12 heures. La décision fédérale intervient alors que le nord-ouest du Pacifique se dirige vers une crise énergétique, la consommation régionale d'électricité étant en hausse, en particulier celle des centres de données gourmands en énergie, ce qui fait exploser les anciennes projections de la demande et menace les objectifs climatiques de l'État de Washington et de l'Oregon.
Renewable Energy World

 

 

Économie

 

Meymac, France – Saur obtient le renouvellement de son partenariat
La commune de Meymac renouvelle sa confiance à Saur, son délégataire historique depuis 30 ans, en lui confiant pour les 12 années à venir la responsabilité de l’exploitation du service public d’eau potable et d’assainissement. Ce nouveau contrat, d’un chiffre d’affaires annuel de 330 000 euros, associe modernisation des installations, sécurisation durable de l’approvisionnement en eau et préparation de la transition écologique.
La signature, intervenue le 6 février, a réuni Philippe Brugère, maire de Meymac, François Hollande, ancien Président de la République, aujourd’hui député de la Corrèze, ainsi qu’Estelle Grelier, présidente de Saur France.

 

Funchal, Portugal – Aquapor débute la gestion des réseaux d’eau et d’assainissement
Aquapor, la filiale portugaise du groupe Saur, a débuté la gestion des équipements de pompage et les systèmes de traitement et d’élimination finale des eaux usées de Funchal, capitale de l'archipel de Madère.
Le projet comprend la gestion de 26 stations de pompage et de quatre stations d’épuration des eaux usées, y compris le traitement primaire à Vale do Lazareto, dans une municipalité qui dispose déjà d’une couverture d’environ 99 % en matière d’assainissement de base. Le contrat prévoit sur trois ans l’exploitation et la maintenance complètes des infrastructures, couvrant toutes les étapes du processus de traitement, ainsi que l’entretien des espaces verts et autres installations associées. Ce modèle de gestion intégrée vise à garantir des normes élevées d’efficacité opérationnelle, à contribuer à la protection de l’environnement et à améliorer la qualité de vie de la population locale.
La STEP de Funchal traite environ 30 000 m3 d’eaux usées par jour, avec une production d’environ 1,5 tonne de déchets et 32 tonnes de boues. Ces indicateurs soulignent l’ampleur et l’importance stratégique de cette infrastructure pour la région, ainsi que l’impact direct de son fonctionnement sur la durabilité environnementale. 

 

Ras Al Khaimah, Émirats arabes unis – Saur, opérateur du premier projet de traitement des eaux usées
Le consortium composé d’Etihad Water and Electricity (EWE), Saur et TAQA Solutions a signé un accord commercial avec la Ras Al Khaimah Wastewater Authority (RAKWA) pour le développement du premier projet de partenariat public-privé (PPP) à grande échelle de l’Émirat. Ce projet, structuré sous le modèle DFBOMT (Conception, Financement, Construction, Propriété, Exploitation, Maintenance et Transfert), doit marquer une étape décisive dans la stratégie de transition de l’Émirat vers des services d’eau modernes et durables. Au sein du consortium, Saur agira en tant qu’actionnaire de référence et opérateur principal, responsable de l’exploitation et de la maintenance (O&M) sur toute la durée de la concession. 

 

Qatar – Ashghal et Saur démarrent la phase opérationnelle des services d’eaux usées
Conformément à la Vision nationale 2030 du Qatar et à l’engagement du pays en faveur du développement durable, l’Autorité des Travaux publics du Qatar (Ashghal) et le groupe Saur ont démarré la phase opérationnelle des services d’eaux usées au Qatar dans le cadre du partenariat établi, après avoir finalisé les phases de préparation et de transfert opérationnel. Cela marque le début de la prestation opérationnelle sous la direction d’Ashghal et en conformité avec les cadres nationaux réglementaires, de sécurité et environnementaux. Le partenariat opérationnel couvre le traitement des eaux usées et la gestion du réseau d’assainissement dans la zone de captation désignée au Qatar Sud. 

 

Salem, Inde – Suez remporte son plus grand contrat d’eau local
Suez annonce avoir remporté un contrat de concession de 25 ans pour assurer les services d’eau de plus d’un million d’habitants de Salem, dans l’État du Tamil Nadu. La lettre d’attribution accorde aux parties un délai de 45 jours pour signer le contrat de concession.
Ce contrat, d’un montant de 456 millions d’euros attribué par la Salem City Municipal Corporation, prévoit la modernisation des infrastructures d’eau de la ville et le déploiement de technologies de pointe afin de garantir l’approvisionnement continu d’une eau potable de qualité aux habitants de la ville. Ce contrat d’envergure prévoit la modernisation complète du système d’alimentation en eau de la ville : la réhabilitation des ouvrages de prise d’eau, usines de traitement et stations de pompage ; la construction de 26 nouveaux réservoirs et modernisation de 39 réservoirs existants ; le renouvellement de 1 800 km du réseau de distribution ; le renouvellement des compteurs et de leurs raccordements ; les services aux usagers (relève des compteurs, facturation et assistance) ; le déploiement de solutions digitales avancées. À l’issue de la concession, 234 634 foyers seront raccordés au réseau. Ces investissements seront accompagnés d’une amélioration de la performance opérationnelle, mesurée par des indicateurs de suivi, pour évaluer la qualité et la continuité du service : suivi de la qualité de l’eau, réduction de 20 % de l’eau non facturée (NRW) à horizon 5 ans, et 10 % à horizon 10 ans, traitement dans les délais de 90 % des réclamations, et généralisation du comptage des consommations d’eau, de la facturation et du recouvrement des factures. Le contrat débutera par une phase d’études et de travaux, de 5 ans, incluant la prise en charge de l’exploitation et la maintenance des actifs existants, puis se poursuivra par la phase d’exploitation et de maintenance, d’une durée de 20 ans. La propriété des infrastructures restera dans les mains de la municipalité.
Avec environ 10 % de parts de marché dans l’eau municipale, Suez figure parmi les leaders du secteur en Inde. Ses infrastructures assurent au quotidien l’accès à une eau potable et à des services d’assainissement de qualité pour 65 millions de personnes, soit 13 % de la population indienne. 

 

Un deal de 1,4 milliard USD
Netafim (Israël) pourrait être racheté par un milliardaire chinois
Netafim, pionnier et leader mondial dans les solutions d'irrigation au goutte-à-goutte, pourrait être racheté par un milliardaire chinois.
Fondé en 1965, Netafim est détenu majoritairement (80 %) par le groupe mexicain Orbia (anciennement Mexichem) depuis 2018. Le kibboutz Hatzerim, fondateur historique, conserve les 20 % restants de l’entreprise. Des informations récentes indiquent qu’Orbia envisage de vendre Netafim, avec des rumeurs d’acquisition par des intérêts chinois ou des fonds privés. Netafim est le plus grand fabricant mondial de composants de systèmes de micro-irrigation (MIS), avec une part de marché de 30 %. L'entreprise est fortement implantée en Chine, notamment via une usine de production certifiée ISO à Yinchuan (Ningxia).
Israel Valley 

 

 

Évènements

 

04-06 mars 2026, Grenoble – France
Congrès Eau & Intelligence artificielle
La Société Hydrotechnique de France est fière d'annoncer la tenue au World Trade Center de Grenoble de ce premier Congrès Eau & Intelligence artificielle dont l'objectif est de croiser, trois jours durant, les expertises en données, algorithmie et ingénierie hydraulique.
L’eau et l’intelligence artificielle se rencontrent aujourd’hui au cœur des défis environnementaux et climatiques. La collecte et l’analyse massive de données, couplées à des algorithmes avancés, permettent de prévoir les ressources, anticiper les sécheresses et inondations, optimiser la gestion des systèmes hydrauliques et surveiller la qualité de l’eau en temps réel. Le Congrès Eau & IA se positionne comme le premier rendez-vous national dédié à cette convergence, offrant un espace unique de dialogue et de collaboration entre chercheurs, industriels, startups et décideurs. Ce congrès permettra de favoriser l’innovation, partager les bonnes pratiques et imaginer des solutions concrètes et opérationnelles pour une gestion durable et intelligente de l’eau. Les thématiques principales abordées : Prévision des ressources en eau, sécheresses et inondations ; Surveillance de la qualité de l’eau ; Nouvelles approches IA dans le domaine de l’eau ; Gestion des systèmes et des aménagements ; Analyse de données et approches métrologiques ; Impact climatique et adaptation ; Équité, engagement citoyen et sensibilisation ; Exploitation des ressources documentaires.
En complément des conférences et des expositions, des ateliers thématiques interactifs seront organisés afin de favoriser l’échange d’expériences et la mise en pratique des solutions présentées. Ces ateliers permettront de présenter des cas concrets ou innovations technologique, d’expérimenter des outils numériques et de partager leurs retours terrain. Véritables espaces collaboratifs, ils offriront l’opportunité d’approfondir les enjeux scientifiques, techniques et opérationnels liés à l’eau et à l’IA.
Congrès Eau & IA

 

11-12 mars 2026, ENPC, Champs-sur-Marne – France
Colloque du programme OPUR
Des micropolluants aux solutions fondées sur la nature : la recherche OPUR au service de la gestion des eaux urbaines

Ce colloque a pour objectif de diffuser, auprès des acteurs scientifiques et opérationnels de l’eau et de l’assainissement, des connaissances acquises dans le cadre de la phase 5 (2019-2024) du programme de recherche OPUR. Les thématiques abordées porteront, d’une part, sur les enjeux environnementaux et sanitaires de la ville et de son système d’assainissement et, d’autre part, sur les solutions fondées sur la nature pour la gestion des eaux pluviales urbaines dans un contexte de changement. Les présentations scientifiques seront complétées par des tables rondes consacrées aux perspectives de recherche, ainsi que par une présentation de l’écosystème de recherche du programme OPUR.
LEESU – Inscriptions

 

16 mars 2026, Adour-Garonne – WEB
Préservation des milieux naturels face au changement climatique

L’Agence de l’eau Adour-Garonne organise ce webinaire à destination des gestionnaires de milieux aquatiques et humides du bassin Adour-Garonne. Ce webinaire propose un temps d’échange et d’expertise pour mieux comprendre les enjeux à l’échelle du bassin et accompagner l’évolution des stratégies territoriales. Les questions abordées seront : Quels sont les impacts du changement climatique à l’échelle du bassin Adour-Garonne ? Quels effets sont déjà observables sur les territoires ? Quelle est la vulnérabilité du bassin face aux évolutions à venir ? Y seront présentés les outils opérationnels pour intégrer l’adaptation au changement climatique dans les démarches locales.
Inscriptions 

 

17 mars 2026, Paris – France
Plastiques, des acteurs essentiels de la crise écologique globale

La Fondation Maison des Sciences de l’Homme et la Fondation Tara Océan lancent un cycle de conférences "Plastiques : un poison systémique". La séance inaugurale accueillera  Baptiste Monsaingeon, sociologue spécialiste des déchets, et Henri Bourgeois-Costa, directeur des affaires publiques de la Fondation Tara Océan et coconcepteur du cycle. Ensemble, ils mettront en lumière comment les plastiques sont devenus les piliers invisibles de notre modèle économique.
Inscriptions

 

24 mars 2026, Paris – France
20ème édition de TechInnov

Accueilli au Parc floral de Paris, Techinnov est le rendez-vous business dédié à l’innovation en France. Créateur de synergies et véritable carrefour de rencontres, l’évènement favorise les rencontres d’affaires et partenariales entre grands groupes, ETI, PME/PMI, structures de recherches, startups et investisseurs, clusters et territoires innovants. Le Cluster Eau Milieux Sols Paris Île-de-France y sera présent.
Techninnov

 

24 mars 2026 – Orléans + WEB
Environnement, Data & IA : levier de compétitivité pour les entreprises et les territoires

Les données environnementales et les jumeaux numériques offrent des outils concrets pour mieux comprendre, anticiper et piloter les enjeux environnementaux. Le projet JUNON, financé par la région Centre-Val de Loire et piloté par le BRGM, vise à développer un pôle de recherche et d’excellence spécialisé dans la création et l’exploitation de jumeaux numériques environnementaux focalisés sur la gestion durable des ressources naturelles (Eau, Sol, Air). Cette journée de présentation est organisée par le Pôle Aquanova.
Programme

 

24 mars 2026 – Bruxelles + WEB
Comment la directive cadre sur l'eau est la pierre angulaire de la résilience de l'UE

La Commission européenne prépare une révision de la directive cadre sur l'eau (DCE) en 2026. Alors que la triple crise planétaire s'aggrave, coûtant chaque année des vies et des milliards d'euros, et que l'instabilité géopolitique s'étend à travers le monde, la DCE est plus importante que jamais pour garantir la résilience des communautés et des entreprises face aux événements politiques et environnementaux extrêmes à venir. La protection de l'eau n'est pas seulement une question de justice sociale et de démocratie, mais aussi une question de résilience économique à long terme et d'autonomie stratégique pour préserver la paix sur notre continent.
Les députés européens Diana Riba, Vicent Marzà (Verts/ALE, ES) et César Luena (S&D, ES) proposent cet échange qui sera précédé de contributions d'experts du Bureau européen de l'environnement, Ingénieurs Sans Frontières et ClientEarth. 
Inscriptions

 

26 mars 2026 – WEB
Les droits humains à l’épreuve de la crise climatique
Dans le cycle Conversations de recherche de l'AFD

S'appuyant sur des recherches menées par les institutions nationales des droits humains de Colombie, Gambie, Honduras, Kenya, Namibie et Sierra Leone avec l'appui du Danish Institute for Human Rights (DIHR) et de l'AFD, cette Conversation de recherche présentera les impacts du changement climatique sur les droits humains et les mesures d'atténuation recommandées dans les six pays en revenant sur la valeur ajoutée de l'approche fondée sur les droits humains dans les politiques climatiques. La discussion portera sur les réponses apportées par les pouvoirs publics aux résultats des études dans les pays concernés, et en particulier au Kenya, en vue de renforcer l'efficacité, l'équité et la légitimité des politiques d'adaptation, de réduction des risques et de réponse aux impacts climatiques. Le débat sera également élargi à d'autres géographies, avec notamment le point de vue de l'agence de l'AFD au Bangladesh. 
Programme et inscriptions

 

30 mars 2026 – Webinaire NEO Territoire apprenant #2
Pourquoi et comment renforcer la place des sols dans la fabrique de la ville ?

Le projet NEO poursuit en mars 2026 son cycle de webinaires "Territoire apprenant", en partenariat avec le PEPR VDBI (Ville durable et bâtiments innovants). Cette nouvelle édition accueillera Estelle Caudal, urbaniste spécialisée dans l'aménagement et la transition écologique, pour présenter les fonctions des sols en contexte urbain et interroger la posture et les compétences de l'urbaniste au regard des enjeux d'adaptation des villes au changement climatique. 
Inscriptions

 

31 mars 2026 – Paris + WEB
Préparation à la Conférence Nations unies sur l'Eau

Réunion du groupe de travail du Partenariat Français pour l'Eau en vue de la préparation à la Conférence Nations unies sur l'Eau (Abu Dhabi, décembre 2026). Ceux qui ont la possibilité de se rendre à Paris sont les bienvenus à l'Hôtel de Ville de Paris, salle des commissions n° 3.
Inscriptions : WEB – Présentiel 

 

31 mars 2026, Campus Condorcet Paris-Aubervilliers – France
Plénière du Programme d'études partenarial sur l'eau dans la ville
Piloté par la Direction de l'eau et de l'assainissement du Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis, le Programme d’études partenarial (PEP) vise à fédérer les acteurs du territoire autour d’une production de connaissances sur les enjeux de l’eau dans la ville, et dont l’objectif est la mise en œuvre des ambitions portées par le Manifeste "La Seine-Saint-Denis, territoire d’eau".
Cette plénière sera l'occasion de présenter, d'une part, la restitution de l'étude intitulée "Eaux de surface : des eaux non conventionnelles pour repenser nos modèles techniques et les rapports à l’eau", conduite par l'atelier professionnel du Master 2 aménagement et urbanisme de l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, encadré par Sabine Barles ; d'autre part, les liens entre gestion à la source des eaux pluviales et le retrait-gonflement des argiles (RGA). Le phénomène RGA soulève de nombreux enjeux techniques, financiers et sociaux et le territoire de la Seine-Saint-Denis y est particulièrement exposé. Après une présentation de l'état des connaissances sur le sujet par le CEREMA, la plénière souhaite entamer une réflexion collective.
Le grand témoin de cette édition sera Emmanuel Bellanger historien, spécialiste des banlieues et du Grand Paris.
L'exposition "Arbres, Eau et Climat", conçue par la Coordination Eau Île-de-France, sera sur place. 
Inscriptions 

 

09 avril 2026, Paris – France
Innover par la chimie pour relever le défi des PFAS
Colloque organisé par la Fondation de la Maison de la Chimie
Les per- ou poly-fluoroalkyls (PFAS) constituent une famille de produits dont la présence, même à l’état de traces dans les sols et les eaux, représente un enjeu important pour l’environnement et la santé humaine. Du fait de la solidité de la liaison carbone-fluor, ces produits sont stables et parfois difficiles à détruire. Comment la Chimie peut-elle répondre aux défis que pose ce sujet ? Deux rapports récents de l’Académie des sciences et de l’Académie des technologies ont commencé à répondre à cette question.
Programme et inscriptions

 

28 avril 2026, Maidières (Meurthe-et-Moselle) – France
Les défis de l'industrie face au stress hydrique

Dans le secteur de l’industrie et de l’artisanat, l’Agence de l’eau Rhin-Meuse, en partenariat avec l’agence de développement économique Lorr’up, œuvre pour promouvoir la sobriété, l’efficacité des usages et le recyclage. Les solutions fondées sur la nature nécessitent également d’être développées et adaptées pour soutenir les activités économiques. Ces thématiques seront au cœur du colloque "Eau et Industrie, les défis de l’industrie face au stress hydrique".
Programme et inscriptions

 

28-30 avril 2026, La Rochelle Université – France
Colloque de lancement de la Chaire UNESCO Océan et littoral durable

La relation entre l’humanité et le système océanique connaît une transformation profonde. Le changement climatique, la perte de biodiversité, les pressions croissantes sur les zones côtières et les inégalités socio-écologiques grandissantes redéfinissent à la fois les écosystèmes marins et les sociétés humaines. Parallèlement, les cadres de gouvernance, les connaissances scientifiques et les représentations sociétales peinent à suivre le rythme et la complexité de ces transformations. Dans ce contexte, le colloque de lancement de la Chaire UNESCO Océan et littoral durable vise à créer un espace structuré de réflexion, de dialogue et de co-construction autour de l’avenir des relations humanité-océan.
Programme

 

15-18 juin 2026, Champs-sur-Marne – France
Colloque SHF : Sécheresse 2026
De 1976 à aujourd'hui, quelles avancées dans la connaissance et la gestion des sécheresses pour mieux s’adapter aux crises futures ?

Cinquante ans après la sécheresse de 1976, où en est-on de la connaissance de ces phénomènes, de leurs caractéristiques et de leurs impacts ? Dans quelle mesure a-t-on progressé dans leur anticipation et leur gestion pour en limiter les conséquences ? Que sait-on de leur évolution à long terme dans un contexte de changement climatique et comment les acteurs de l’eau, les usagers et les territoires se préparent-ils aux crises de l’eau du XXIe siècle ? Cette conférence se veut être un lieu d’échange d’expériences et de connaissances interdisciplinaires sur ces questions, en croisant les perspectives scientifiques, techniques, opérationnelles, sociétales et institutionnelles. Plus spécifiquement, les communications attendues s’inscriront dans un ou plusieurs des champs suivants : Connaissance des sécheresses et de leurs impacts ; Gestion des sécheresses et retours d’expérience ; Analyses prospectives et adaptation aux sécheresses futures.
Une session spéciale sera organisée en clôture de ce colloque par le réseau "Les Sciences humaines et sociales et les enjeux de l’eau" de la SHF et de l’Académie de l’eau.
Projets de communications attendus pour le 5 septembre 2025.
Détails

 

09-10 juin 2026, Rennes – France
URBATREE : L’arbre urbain, du gène au paysage

L’arbre est aujourd’hui au cœur du dispositif d’adaptation aux changements climatiques des territoires urbains, par l’offre de services écosystémiques qu’il rend à nos sociétés : bien-être, stockage de carbone, rafraîchissement, etc. Ces bienfaits sont cependant dépendants de sa vitalité et de sa capacité de récupération face aux perturbations intrinsèques aux systèmes urbains (artificialisation des sols, travaux, pollutions, etc.) et/ou liées à la variabilité climatique, avec une intensité et une occurrence croissantes des événements extrêmes. Si de nombreux travaux scientifiques sont actuellement en cours sur le sujet, il reste encore de nombreux verrous à lever pour accompagner les territoires et les gestionnaires fonciers dans leurs stratégies d’adaptation. L’idée de ce colloque, organisé par l’UMR LETG (Littoral - Environnement - Télédétection - Géomatique), est de réunir scientifiques, experts, praticiens et collectivités afin de dresser un état des lieux des connaissances et de questionner une feuille de route partagée dans le cadre de la stratégie nationale pour la ville durable.
URBATREE

 

15-18 juin 2026, Nancy – France
Congrès de l'ASTEE
Inventons ensemble les services Eau et Déchets de demain

Les services de l’eau et des déchets sont des composantes essentielles de nos territoires et de leur organisation. Ils doivent faire face et répondre à des enjeux majeurs : surveillance des eaux usées (DERU-2), PFAS, pesticides, nitrates et autres polluants, transition énergétique, atténuation et adaptation au changement climatique (infrastructures, équipements…), maîtrise des coûts, etc. Dans ce contexte, plusieurs questions s’imposent : comment préserver l’eau en quantité et qualité face aux tensions croissantes ? Comment mieux gérer, collecter, trier, recycler les déchets dans une perspective d’économie circulaire ? Comment garantir des services résilients tout en maîtrisant les coûts avec des modèles économiques à bout de souffle ? Enfin, quels leviers peuvent être mobilisés pour impliquer conjointement citoyens et acteurs locaux ? Ces sujets seront au cœur des présentations & échanges du 105ème congrès de l’ASTEE qui réunira plus de 600 experts, élus et chercheurs pour imaginer collectivement les services de demain et échanger sur des solutions mises en œuvre.
Programme

 

16-17 juin 2026, Lyon – France
Forum Eau & Climat, la réponse des territoires

Le Comité de bassin Rhône-Méditerranée, avec l’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée Corse et la DREAL de bassin, organise un forum "Eau & Climat, la réponse des territoires", sur deux jours pour : partager les expériences et débattre entre élus, décideurs économiques des secteurs industriels, tertiaires et agricoles, gestionnaires, aménageurs, scientifiques, représentants des services de l’État, associations ; découvrir les solutions d’adaptation au changement climatique en fonction des vulnérabilités de vos territoires ; rencontrer les opérateurs qui faciliteront les démarches.
Programme à venir   

 

03 juillet 2026, Toulouse – France
Lab'Eau 2026
Dans un contexte de fortes mutations économiques, environnementales et territoriales, l’eau est au cœur des grands enjeux régionaux. Lab’Eau crée un espace de rencontres, de débats et d’opportunités business, pour accélérer les initiatives et faire émerger des solutions concrètes autour de la gestion de l’eau.
Lab'Eau

 

22-23 septembre 2026 – Paris
Prochain colloque annuel de restitution du PIREN-Seine

Le colloque se déroulera au Centre international des conférences de Sorbonne Université (CICSU), place Jussieu à Paris. Information à venir. 

 

30 septembre-02 octobre 2026, Rouen – France
Colloque SHF : Continuums fluviaux et littoraux
Aménagements et Biodiversité des continuums fluviaux et littoraux

En novembre 2022, la Société Hydrotechnique de France organisait un premier colloque sur les interactions entre les aménagements implantés sur ou en bordure des cours d’eau et la qualité des écosystèmes qui les entourent. Trois années se sont écoulées, marquées par une succession d’épisodes de fortes sécheresses ou de fortes pluviométries, la SHF vous propose de faire le point sur ces sujets dans une nouvelle manifestation pour laquelle le choix a été fait d’étendre les milieux naturels à l’ensemble du continuum Terre-Mer, des cours d’eaux aux milieux littoraux et leurs interfaces que constituent les estuaires et les deltas.
Le colloque couvrira de façon non limitative les nombreuses démarches d’intégration environnementale d’aménagements situés dans les corridors fluviaux et littoraux
Projets de communications attendus pour le 30 novembre 2025.
Détails

 

12-17 octobre 2026, Marseille – France
Eau et résilience de l’agriculture face au défi climatique

Ce 26ème Congrès International ICID (International Commission on Irrigation and Drainage) ambitionne de marquer une nouvelle étape dans la réflexion collective sur l’avenir de l’agriculture irriguée face aux défis globaux. Il engagera la réflexion sur l’utilisation de l’intelligence artificielle dans l’agriculture irriguée, et permettra de découvrir les possibilités offertes aujourd’hui par les dernières innovations et technologies, telles que la réutilisation des eaux et le dessalement.
Près des deux tiers des terres agricoles dans le monde dépendent de l’eau de pluie, ce qui fait du climat le facteur principal influençant la productivité des cultures. Le changement climatique représente donc une contrainte majeure, impactant l’agriculture à la fois directement et indirectement. C’est pourquoi faire face à cette crise climatique exige des changements radicaux et une restructuration profonde de nos systèmes agricoles traditionnels. Il ne fait aucun doute que garantir la sécurité en eau et en alimentation passera par une agriculture irriguée moderne et innovante. Dès lors, nous devons nous poser la question suivante : comment l’irrigation moderne et une bonne gestion des systèmes de drainage peuvent-elles contribuer à cette transition agroécologique ?
Site de l'évènement

 

02-04 décembre 2026 – Émirats arabes unis
Conférence des Nations unies sur l'eau 2026
La réalisation de l'Objectif de développement durable relatif à l'eau propre et à l'assainissement (ODD-6) est une fin essentielle en soi et est également indispensable pour faire progresser l'Agenda 2030 dans son ensemble. Alors que nous entrons dans les cinq dernières années de l'Agenda 2030 et de ses ODD, le monde doit faire affluer les investissements, l'innovation, la volonté politique et l'esprit de solidarité vers l'ODD-6. La Conférence des Nations unies sur l'eau de 2026, organisée conjointement par les Émirats arabes unis et le Sénégal, et convoquée aux Émirats arabes unis du 2 au 4 décembre 2026, souhaite donner vie à cet esprit de solidarité et contribuer à construire un avenir sûr en matière d'eau pour tous.
2026 UN Water Conference

 

Les villes hôtes des Congrès et Expositions mondiaux de l'eau 2028 et 2030 de l'IWA
L'IWA a le plaisir d'annoncer que Kuching, en Malaisie, a été choisie pour accueillir le Congrès mondial de l'eau et l'Exposition de l'IWA en 2028, et São Paulo, au Brésil, pour l'édition de 2030. Des propositions remarquables soutenues par des délégations de haut niveau ont été reçues des deux candidats, la candidature malaisienne étant menée par l'Association malaisienne de l'eau et la candidature brésilienne par l'ABES, Association brésilienne de l'ingénierie sanitaire et environnementale. 

 

 

Formations

 

Agriculture : La formation des ingénieurs à l’heure des transitions
Bioplastiques à base de plantes, biogaz à partir de déchets organiques… les innovations biosourcées participent aujourd’hui à la "dépétrolisation" de l’économie. Cette évolution impose de réfléchir aux compétences dont les ingénieurs en agronomie et agro-industries ont besoin et de faire évoluer les formations.
Derrière ces nouveaux besoins, il y a le développement de la bioéconomie, l’économie basée sur le vivant. Les agroécosystèmes à construire doivent fournir à la fois des services écosystémiques (par exemple en restituant les matières organiques au sol) mais également assurer la production des bioressources dans un contexte d’accélération de changement climatique et de perte de biodiversité. Le marché représentée s’élève déjà à 326 milliards d’euros de chiffre d’affaires, soit près de 15 % du PIB et 2 millions de salariés en France. Le pays compte d’ailleurs doubler la masse annuelle de biomasse exploitée hors finalités alimentaires d’ici 2050. L’objectif est de générer de 50 000 à 100 000 nouveaux emplois par année dans ce secteur. Dans ce contexte, les enjeux clés pour l’agronomie et ses praticiens sont : l’allocation des sols en fonction des usages, la conception et l’optimisation des procédés de transformation, l’organisation des filières agricoles, et le développement de compétences nouvelles.
Cela impose d’anticiper les métiers et les besoins d’expertise et de formation. Ce constat a amené certaines écoles d’ingénieurs à adapter, voire réinventer la formation des ingénieurs en agronomie et agro-industries. C’est notamment le cas à l’Institut polytechnique UniLaSalle qui nous présente trois profils : l’ingénieur agroécologue, le bioingénieur de la transformation, l'agronome des territoires.
The Conversation

 

EN LIGNE
Santé globale, une seule santé : État des lieux de la recherche actuelle
Les rendez-vous de l'IRD présentent : "Santé globale, une seule santé : état des lieux de la recherche actuelle". Ce cycle de web-conférences est composé d’une conférence introductive suivie de 16 mini-conférences regroupées sous quatre thèmes : 1. La nature est-elle à notre service ? 2. Allons-nous vers de nouvelles épidémies en zone méditerranéenne ? 3. Peut-on toujours parler d'individu ? 4. Nous ne sommes pas seuls ! Ces rendez-vous de l’IRD sont élaborés en partenariat avec l'Inspection académique des Sciences de la vie et de la Terre et l'École académique à la formation continue (EAFC) de l'académie de Montpellier.
Canal U

 

Rennes, France – Programme 2025-2028 de la Chaire Biodiversité et Changement climatique
Après un premier programme de recherche 2022-2025 très prolifique, la chaire Biodiversité et Changement climatique est reconduite pour 3 ans, en partenariat avec le Fonds Christian Roulleau, le Fonds de dotation Crédit Mutuel Arkéa, le Fonds de dotation Roullier et Groupama Loire Bretagne. Les travaux de la chaire s’attacheront à évaluer la valeur écologique et économique des services rendus par la nature afin d’accompagner la transition écologique dans nos territoires.
Ce nouveau projet a été présenté à l'Observatoire des sciences de l'environnement de Rennes le 12 décembre.
Observatoire des sciences de l'environnement de Rennes

 

Arras, France – Premier campus de Terra Academia
École et accélérateur de la transformation écologique
Créée par Veolia, entreprise fondatrice, Terra Academia ambitionne de former plus de 60 000 personnes et mobiliser 100 000 jeunes dans des parcours de découverte des métiers de l'environnement d’ici 2030. Elle a inauguré son premier campus à Arras (Pas-de-Calais). Sa vocation est de s'inscrire dans les territoires. Sa méthode consiste à fédérer les acteurs économiques, académiques, publics et associatifs pour étudier les besoins en compétences, et créer, développer, rendre attractives les formations locales, en s'appuyant sur un diagnostic territorial. Après Arras, un prochain campus est prévu à Paris, avant un déploiement international et une présence dans toutes les régions françaises.
Veolia 


Strasbourg, France – L’ENGEES fixe son cap pour 2024-2027
L’ENGEES, l’École nationale du génie de l’eau et de l’environnement de Strasbourg, accueille à chaque rentrée de septembre près de 130 nouveaux élèves-ingénieurs et une vingtaine d'élèves en licence professionnelle. Pour sa rentrée 2024-2025, l’établissement a accueilli 500 étudiants sur ses formations initiales. Parmi eux, 45 élèves internationaux de 10 nationalités différentes dont 7 élèves anglophones, accueillis dans la voie d’approfondissement "hydrosystème" ayant basculé totalement en anglais. Cette rentrée fait également état de 37 nouveaux apprentis ingénieurs en première année et 8 apprentis en licence professionnelle. Une nouveauté puisque cette formation habituellement sous statut étudiant accueille désormais une partie de sa promotion en alternance. De même, 7 élèves de 3ème année d’ingénieur effectueront, pour la première fois, une partie de leur cursus en entreprise avec l’arrivée du contrat de professionnalisation, mis en place à la demande des élèves.
En parallèle, l’école, dont l’amélioration continue de la qualité de vie au travail et étudiante est primordiale, vient d’élaborer son nouveau projet d’établissement. Ce dernier, mis en place pour les quatre prochaines années, se décline autour de 3 axes : gouvernance, recherche et formation. Le document, qui concentre l’ensemble des objectifs et actions à mener, a été réalisé avec toutes les parties prenantes (personnel, enseignants, élèves et partenaires). Son objet est de proposer des enseignements permettant aux étudiants de répondre efficacement aux défis d’aujourd'hui et de demain.
Communiqué

 

Marne-la-Vallée, France – CEREMA-Hydrasol-École des Ponts ParisTech
Thèse CIFRE Optimiser les bienfaits de la nature en ville
Le CEREMA, la société Hydrasol (TPE spécialisée dans la culture végétale urbaine) et l’École des Ponts ParisTech étudient des solutions fondées sur la nature pour la régulation des eaux pluviales et lutter contre les îlots de chaleur urbains dans le cadre d’une thèse CIFRE. En première partie, la thèse s'attache à étudier comment les arbres d'alignement ou "arbres de pluie" contribuent au cycle de l'eau urbain. Un second volet de la thèse aborde les enjeux sociotechniques de la diffusion du système d’arbre de pluie à l’aide des méthodes issues des sciences humaines et sociales (SHS).
CEREMA  


Paris, France – Chaire Lab Recherche Environnement
Conception durable des ensemble bâtis et des infrastructures
En partenariat avec AgroParisTech et Mines Paris-PSL, l’École des Ponts ParisTech renouvelle sa collaboration avec Vinci, engagé dans un mécénat scientifique conséquent à hauteur de 6 millions d’euros jusqu’en 2028.
La chaire réunit quatre acteurs majeurs du monde économique et de l’enseignement supérieur et de la recherche afin de trouver des solutions concrètes pour améliorer la performance environnementale des bâtiments, des quartiers et des infrastructures. Les thématiques de recherche couvrent trois ambitions liées à l’anticipation et la réduction des impacts sur l’environnement : 1. la réduction de l'impact environnemental des projets de bâtiments et d’infrastructures ; 2. le développement de l’intelligence artificielle au service de la décarbonation des bâtiments et mobilités et 3. l'amélioration du bien-être, du confort et de la santé des usagers, via les travaux sur l’atténuation des effets des îlots de chaleur urbains et le cycle de l’eau en ville.
Depuis son lancement en 2008, ce sont plus de 30 projets qui ont été conduits notamment dans le cadre de doctorats et plus de 150 publications académiques qui ont été réalisées.
Chaire Lab Recherche Environnement

 

Paris, France – EIVP/ENGEES 
Mastère spécialisé URBEAUSEP Gestion des eaux usées et pluviales
Proposé par l'EIVP (École des ingénieurs de la Ville de Paris) et l'ENGEES (École nationale du génie de l'eau et de l'environnement de Strasbourg), le mastère spécialisé URBEAUSEP est destiné à former des professionnels experts des eaux usées et des eaux pluviales à la fois au plan national et international pour répondre à la complexité croissante des technologies disponibles et à l'exigence accrue de la réglementation. Cette formation de haut niveau, d'une durée d'un an, prépare aux métiers de managers et d'experts dans la gestion des eaux urbaines. Elle s'adresse aux ingénieurs ou aux titulaires d'une formation universitaire de niveau master ou équivalent et/aux titulaires d'un diplôme de niveau Bac+5 ou Bac+4 justifiant d'un minimum de 3 ans d'expérience professionnelle dans le domaine de la gestion de l'eau. Labellisé par la Conférence des Grandes Écoles, le mastère spécialisé URBEAUSEP se compose de deux parties : 1. Une première partie à vocation théorique, coordonnée par une équipe pédagogique conjointe de l'EIVP et de l'ENGEES. Cette partie englobe les modules : Principes de base ; Gouvernance, réglementation, finances et gestion des services d'assainissement ; Techniques d'assainissement ; Métrologie et suivi de la qualité ; Développement durable ; Gestion des risques sanitaires, professionnels et industriels ; L'eau usée et pluviale dans le monde ; Projet tutoré. 2. Une seconde partie du cursus est dédiée à une thèse professionnelle en entreprise ou en collectivité.
Lieu de formation : EIVP Paris 19ème. Admission : de mars à septembre. Début des cours : octobre.
EIVP-Paris

 

Paris, France – CNAM
L’École des transitions écologiques et l’École de l’énergie
Pluridisciplinaires et accessibles sur tout le territoire, l’École des transitions écologiques et l’École de l’énergie associent la qualité des enseignements, en lien avec la recherche, et l’engagement dans une diffusion auprès d’un large public. Les formations proposées reposent sur une pédagogie innovante et accompagnent les mutations professionnelles. Au programme : plus de 100 modules de formations ; une modalité pédagogique en présentiel et/ou en distanciel, alliant théorie et cas pratiques ; la possibilité de mener des projets avec des entreprises et des enseignants-chercheurs, en lien étroit avec les laboratoires du CNAM ; l’obtention d'un diplôme de l’enseignement supérieur ; des formations certifiées Qualiopi.
École des transitions écologiques – École de l’énergie  

 

Grenoble, France – Chaire MEDELIA
Améliorer la durabilité et la sûreté des ouvrages hydrauliques
La Fondation Grenoble INP lance la chaire d’enseignement et de recherche MEDELIA, avec le mécénat d’Artelia au profit de sa filiale SPRETEC. Elle vise à améliorer la durabilité et la sûreté des ouvrages hydrauliques. La chaire focalise son activité sur l’étude des organes de vantellerie (portes d’écluses, vannes) des ouvrages d’ingénierie hors-norme (centrales hydrauliques, barrages…). Ces organes, parties mobiles soumises à des poussées de centaines de tonnes, présentent parfois des signes de fatigue importants, accentués par le changement climatique (variations importantes des niveaux d’eau, crues, sécheresses). L’objectif est de réaliser des estimations d’endommagement et de durée de vie plus précises. Les gestionnaires d’ouvrage pourront ainsi mieux choisir entre différents scénarii : prolongement de la durée de vie à l’identique, réparations, renforcements, ou remplacement complet. Les enjeux financiers sont très importants, compte tenu des coûts de fabrication, de chantier et des pertes d’exploitation durant les arrêts.
Chaire MEDELIA

 

Montpellier, France – Chaire partenariale Eau, Agriculture et Changement climatique
L’Institut Agro et l'INRAE ont lancé la chaire partenariale Eau, Agriculture et Changement climatique (EACC) rassemblant instituts de recherche et de formation, entreprises, acteurs publics et représentants du monde agricole. L’objectif des 11 partenaires est d’explorer ensemble pendant 4 ans des solutions concrètes pour une meilleure gestion de l’eau à l’échelle des territoires.
L'agriculture, stratégique tant pour l’autonomie alimentaire que pour l’économie et l’aménagement des territoires, représente en France environ 10 % des prélèvements d’eau annuels, mais plus de 50 % – et localement jusqu’à 90 % – de l'eau consommée en période estivale. La tension sur la ressource en eau en été est déjà importante, et va s'aggraver à l’avenir. Les débits naturels des cours d’eau et la recharge des nappes souterraines vont diminuer. Dans le même temps, les besoins en eau des plantes vont augmenter, avec une évapotranspiration maximale pouvant atteindre +30 % d’ici la fin du siècle selon les régions et les scénarios climatiques. De plus, ce besoin en eau concernera également des cultures traditionnellement non irriguées. Face à ce constat, il est nécessaire d’explorer et d'actionner tous les leviers d’adaptation et de transformation possibles pour une gestion et un partage durables des ressources en eau, grâce à des approches territoriales concertées, intégrées et respectueuses des écosystèmes : repenser des systèmes de production agricole, des filières et des systèmes alimentaires plus sobres et moins vulnérables vis-à-vis des aléas climatiques ; poursuivre les efforts en matière d’économie d’eau en agriculture irriguée par l’amélioration technique et l’accompagnement des acteurs pour des pratiques plus efficientes ; développer le recyclage et la réutilisation des eaux et des nutriments dans une logique d’économie circulaire ; stocker davantage d’eau, dans les sols et le sous-sol grâce des solutions fondées sur la nature, ainsi que dans de nouvelles retenues dans les meilleures conditions environnementales et de concertation territoriale possibles. La mise en œuvre de ces solutions nécessite la mobilisation de l'ensemble des acteurs impliqués : agriculteurs, aménageurs, collectivités et puissance publique, entreprises privées, citoyens, recherche et enseignement. C’est l’objectif de la chaire EACC, qui structure un réseau d'acteurs et de territoires de recherche, d'innovation et de pédagogie sur la gestion de l'eau en agriculture face au changement climatique dans le Grand Sud de la France (Occitanie, Sud PACA, Auvergne Rhône-Alpes). 
Chaire Eau, Agriculture et Changement climatique 

 

Montpellier, France – Chaire AgroParisTech Suez "Eau pour Tous" 
Portée par un partenariat renouvelé entre AgroParisTech, Suez et la Fondation Suez et l’Agence française de développement et à leurs côtés, depuis 2020, l’ESSEC Business School, la Chaire a formé depuis 2009 plus de 300 managers et dirigeants, venus d’Asie, d’Afrique et des Caraïbes, au sein de l’International Executive Master OpT, de séminaires DG ou de formations courtes, à Montpellier, en France, et dans de grandes villes d’Asie et d’Afrique. Développant des partenariats académiques et pédagogiques avec des universités et des services du Sud, à Dakar (Sénégal) et à Koumasi (Ghana), elle propose un enseignement stratégique unique animé par des professionnels de l’eau. Les formations qu'elle propose sont construites pour répondre aux problématiques spécifiques des grands services urbains d’eau et d’assainissement, dans la situation environnementale et démographique des pays émergents et en développement. Dans des environnements en pleine croissance, ces services doivent développer une vision stratégique à plus de 5 et 10 ans, prenant en compte les grands défis que sont le dérèglement climatique, la raréfaction des ressources en eau, l’urbanisation extrêmement rapide associée à la croissance de la population.
Chaire AgroParisTech "Suez – Eau pour Tous" 

 

Nantes, France – IMT Atlantique
La transformation écologique et sociétale intègre les cursus
Rattaché au Ministère de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, l'IMT Atlantique est partie prenante de la stratégie nationale France 2030. Le plan stratégique de l’école à l’horizon 2027 accorde une place importante à la transformation écologique et sociétale, désormais inscrite dans toutes ses formations à travers des thématiques "consommation énergétique" ou "sobriété numérique" ; s’y ajoute le développement de compétences dans les sciences humaines et sociales pour traiter de sujets tels l’acceptabilité sociale ou la place de l’humain dans les organisations. L’école est aussi nouvellement lauréate du programme doctoral européen COFUND SEED (Training the next generation of research engineers to train Societal, Energy, Environmental, industrial and Digital transitions) de 5 ans qui financera 40 thèses en faveur de spécialisations intelligentes des territoires.
IMT Atlantique, qui totalise plus de 2 000 étudiants répartis entre ses 3 campus (Brest, Nantes, Rennes), s’apprête à augmenter ses effectifs de 25 % à l’horizon 2027 en diversifiant ses admissions au-delà du traditionnel concours commun Mines-Ponts. 
IMT Atlantique – dossier de presse 

 

Québec, Canada – Deux nouvelles chaires de recherche
L’Institut national de la recherche scientifique (INRS) créée deux chaires de recherche institutionnelles : la Chaire de recherche en monitoring géophysique pour l’adaptation aux changements climatiques et la Chaire sur les nouvelles biotechnologies pour l’élimination des PFAS, qui seront dirigées respectivement par les professeurs Bernard Giroux et Tarek Rouissi, tous deux basés au Centre Eau Terre Environnement, à Québec.
INRS 

 

Québec, Canada – Nouvelle Chaire municipale en gestion durable de l’eau
Le projet, dirigé par l’Institut national de la recherche scientifique (INRS), est issu d’un partenariat avec la Fédération québécoise des municipalités (FQM), qui s’associe pour la première fois avec une chaire de recherche. Son objectif est de renforcer et structurer le partenariat de l’INRS avec les municipalités québécoises, afin que les projets de recherche répondent efficacement aux besoins les plus criants des municipalités. Cette chaire partenariale permettra aux municipalités de se réunir pour identifier leurs priorités de recherche communes liées aux infrastructures municipales en eau. Collectivement, elles identifieront les priorités qui mèneront à des projets de recherche conjoints pour lesquels des demandes de financement seront déposées. Grâce à cette communauté de pratique, les municipalités pourront échanger sur leurs succès et leurs bonnes pratiques en matière de gestion de l’eau.
INRS 

 

Afrique – Formations à distance
Le MAREMA intégré au catalogue des formations ouvertes et à distance de l’AUF
Le Master régional Ressources en eau et Risques environnementaux dans les Métropoles africaines (MAREMA) dispensé par l'Université d’Abidjan sera intégré au catalogue international des formations ouvertes et à distance (FOAD) de l'Agence universitaire francophone (AUF) à compter de la rentrée 2024-2025. Depuis la première promotion, 40 étudiants ivoiriens qui ont bénéficié de la formation.
Fratmat.info (Abidjan) – AllAfrica