Instantanés septembre 2026Mots clés : actualité, eau, h2o, monde, Europe, Afrique, Amérique, Asie, recherche, innovation, initiatives, publications, ouvrages, évènements, conférences, formations |
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UN WATER 2026
Conférence des Nations unies sur l'eau
La Conférence des Nations unies sur l'eau de 2026 visant à accélérer la mise en œuvre de l'Objectif de développement durable n° 6 : Garantir l'accès à l'eau et à l'assainissement pour tous et leur gestion durable, se tiendra à Abou Dhabi, aux Émirats arabes unis, du 8 au 10 décembre 2026, sous l'égide conjointe des Émirats arabes unis et du Sénégal.
La Conférence sera ouverte à tous et réunira les gouvernements, le système des Nations unies, les organisations intergouvernementales, les institutions financières internationales, d'autres organismes internationaux concernés, les organisations non gouvernementales, les organisations de la société civile, les établissements universitaires, la communauté scientifique, les peuples autochtones et les communautés locales, le secteur privé, les organisations philanthropiques et d'autres acteurs, afin d'évaluer les défis et les opportunités liés à l'Objectif de développement durable n° 6 et aux objectifs et cibles liés à l'eau de l'Agenda 2030, ainsi que de soutenir de nouvelles mesures visant à accélérer leur mise en œuvre.
Date limite d'inscription – 6 novembre 2026
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ATMOSPHÈRE
Suivi du trou dans la couche d'ozone au-dessus de l'Antarctique
Le 16 septembre marque la Journée internationale des Nations unies pour la préservation de la couche d'ozone. Le trou dans la couche d'ozone au-dessus de l'Antarctique atteint généralement son extension maximale entre la mi-septembre et le début octobre. Cette année, dès la fin du mois d'août, sa superficie était déjà supérieure à celle de l'Antarctique. Le trou s'est ensuite rapidement agrandi, atteignant environ 25 millions de km2 le 12 septembre, environ 5 millions de km2 de plus que la moyenne pour cette période de l'année. Les prévisions du service de surveillance de l'atmosphère de Copernicus (CAMS) indiquent que l'étendue du trou pourrait encore s'accroître.
Copernicus Atmosphere Monitoring Service

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Néanmoins, le Bulletin de l'OMM sur l'ozone et le rayonnement, publié le 16 septembre, indique que le trou dans la couche d'ozone observé l'an dernier (en 2025) s'est classé parmi des plus petits trous relevés depuis les épisodes de fort appauvrissement constatés en 1992. Tant la profondeur que l'étendue du trou dans la couche d'ozone ont été nettement inférieures à la moyenne de la période 1990-2010.
Les fluctuations d'une année à l'autre sont influencées par les conditions de transport météorologique à grande échelle, qui favorisent l'appauvrissement printanier de l'ozone quasiment à chaque hiver austral au-dessus de l'Antarctique et tous les 5 à 10 ans dans l'hémisphère Nord.
OMM
OBSERVATION
Copernicus Sentinel-3C bientôt en orbite
Le satellite Copernicus Sentinel-3C a été lancé avec succès le 15 septembre à 03h21 CEST depuis le centre spatial européen de Kourou, à bord d'une fusée Vega-C. Il rejoindra Sentinel-3A et Sentinel-3B en orbite avant de prendre le relais de ce dernier dans son rôle opérationnel principal, assurant ainsi la continuité des observations de Sentinel-3 au cours de la prochaine décennie.
Sentinel-3C embarque un instrument de mesure de la couleur de l'océan et de la Terre (OLCI), un radiomètre de température de surface de la mer et de la Terre (SLSTR) et un altimètre radar à ouverture synthétique (SRAL), assisté d'un radiomètre micro-ondes (MWR). Ensemble, ces instruments fournissent des informations essentielles pour la surveillance du climat, des océans, des écosystèmes, des ressources en eau et des risques naturels.
Copernicus Sentinel-3 imagery
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ÉTAT 2025 DES RESSOURCES EN EAU DANS LE MONDE
Celeste Saulo, secrétaire générale de l'OMM, alerte :
"Nous sommes en train d'épuiser notre compte d'épargne"
Le rapport de l'Organisation météorologique mondiale (OMM) sur l’État des ressources en eau dans le monde fournit une évaluation exhaustive et fondée sur des données scientifiques de l'ensemble du cycle de l'eau, y compris le débit des cours d'eau, les eaux souterraines, l'évapotranspiration, le stockage de l'eau dans les sols, ainsi que la neige et la glace, sans oublier les événements à fort impact. Il porte sur l'année 2025 et résume les conclusions des cinq dernières années depuis sa première publication.
Certaines composantes de ce cycle sont rapides – comme les précipitations, le débit des cours d'eau ou l'humidité du sol – et réagissent aux conditions météorologiques en quelques jours ou quelques semaines. D'autres, telles que les nappes phréatiques, les glaciers et le manteau neigeux saisonnier, sont lentes : elles s'accumulent ou s'épuisent au fil des saisons, sur des décennies, voire plus. "Traditionnellement, ces réserves à évolution lente ont joué le rôle de compte d'épargne de la planète : un tampon qui amortit les mauvaises années afin qu'une seule sécheresse ou une seule saison sèche ne se traduise pas directement par une crise de l'eau", a déclaré Celeste Saulo, secrétaire générale de l'OMM. "Nous sommes en train d'épuiser ce compte d'épargne. Les réserves mondiales d'eau terrestre affichent une tendance à la baisse depuis 2014-2016 – un signal persistant depuis une décennie. Pour la quatrième année consécutive, toutes les grandes régions glaciaires de la Terre ont perdu de la masse glaciaire. Les nappes phréatiques témoignent d'une situation similaire : près des deux tiers des puits surveillés dans le monde ont affiché en 2025 des conditions s'écartant de la norme historique, et le bilan s'est encore davantage orienté vers un déficit par rapport à 2024, et non vers une reprise", a déclaré Celeste Saulo. "Parallèlement, nous assistons à une multiplication des catastrophes liées à l'eau. Le renforcement du phénomène El Niño va accroître le risque de sécheresse dans certaines régions, et d'inondations dans d'autres", a-t-elle ajouté.
Le rapport met en évidence plusieurs sujets de préoccupation majeurs :
- 2025 a été l'une des années les plus sèches de ces 35 dernières années en termes de débit fluvial à l'échelle mondiale, avec des débits inférieurs à la normale sur plus de 36 % de la superficie totale des bassins versants. Ce constat s'appuie sur les données issues de simulations réalisées à partir de 13 modèles hydrologiques mondiaux, alimentés par des données météorologiques observées ;
- Pour la 7ème année consécutive, le nombre de bassins fluviaux présentant des conditions "normales" était clairement minoritaire : il oscillait entre 34 et 38 %, contre une moyenne de 46 % entre 1991 et 2020, selon le rapport ;
- Le stockage terrestre de l'eau – c'est-à-dire la quantité totale d'eau stockée dans les nappes phréatiques, les lacs et les rivières, l'humidité du sol, la végétation, ainsi que la glace et la neige – est en baisse depuis le milieu des années 2010 ;
- L'année 2025 a marqué la quatrième année consécutive de recul généralisé des glaciers dans toutes les régions, entraînant des risques à court terme tels que des inondations et une insécurité hydrique à long terme. Entre 2023 et 2025, les glaciers ont perdu de la masse chaque année couverte par le rapport, la perte cumulative de masse glaciaire mondiale s'élevant à 1 400 gigatonnes d'eau. Cela équivaut approximativement à la quantité d'eau nécessaire pour remplir environ 560 millions de piscines olympiques, soit environ un tiers des prélèvements annuels d'eau douce ;
- Au cours de chacune des cinq dernières années, les services météorologiques et hydrologiques nationaux du monde entier ont signalé des inondations et des sécheresses d'une ampleur sans précédent. Dans certaines régions, il n'y a pas eu de temps de récupération entre un événement et le suivant.
Des dizaines d'experts issus des services météorologiques et hydrologiques nationaux, des centres de données, des chercheurs et des institutions partenaires ont partagé des observations in situ, des résultats de modélisation et des données d'observation spatiale, et ont contribué à ce rapport, dont le nombre de variables hydrologiques est passé de trois à quinze depuis la première édition en 2021. La couverture géographique s'est considérablement élargie. Cependant, l'Afrique et l'Asie figurent toujours parmi les régions les moins représentées en termes d'observations hydrologiques dans le rapport, alors même qu'elles sont les plus touchées par les phénomènes extrêmes.
OMM
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47 ans de fonte : des milliards de tonnes de glace envolées
Depuis 1979, les calottes glaciaires du Groenland et de l’Antarctique ont perdu environ 11 300 milliards de tonnes de glace en raison du réchauffement climatique. Selon une étude publiée dans la revue Scientific Data, environ 83 % de cette fonte accélérée provient de l'action des eaux océaniques plus chaudes qui rongent les glaciers par en-dessous et sur les côtés lorsqu'ils se jettent dans l'océan, plutôt que de l'air ambiant. Éric Rignot, professeur émérite en sciences du système terrestre à l'Université de Californie à Irvine et coauteur de l'étude, explique le phénomène sur Radio-Canada.
Radio-Canada
Le G20 veut promouvoir un cadre commun "adapté" pour la REUT
Sous l'impulsion du président Trump et en collaboration avec le Conseil national pour la suprématie énergétique (NEDC), le ministère américain de l'Intérieur (DOI) et le ministère américain de l'Énergie (DOE), l'Agence américaine de protection de l'environnement (EPA) a réuni des dirigeants mondiaux à l'occasion de la réunion ministérielle du G20 sur "l'abondance énergétique", qui s'est tenue à Houston, au Texas, du 14 au 16 septembre. Ce groupe de travail international avait pour objectif de "recentrer le G20 afin d'en faire une organisation efficace, capable de mener à bien sa mission fondamentale : stimuler la prospérité économique et réaliser des progrès en matière de libération du potentiel économique, en limitant les contraintes réglementaires, en débloquant des chaînes d'approvisionnement énergétiques abordables et sûres, et en étant à la pointe de l'innovation dans le domaine de l'intelligence artificielle et des technologies émergentes". À cette occasion, Lee Zeldin, administrateur de l'EPA, a lancé une initiative sur la réutilisation de l'eau proposant un cadre commun pour développer la réutilisation des eaux usées traitées (REUT), alors que les demandes de l'industrie, de l'agriculture et du secteur énergétique ne cessent d'augmenter. Tous les membres du G20 ont approuvé le document final sur la réutilisation de l'eau, élaboré sous l'impulsion de l'EPA.
Cette initiative repose sur une approche "adaptée à l'usage prévu", qui consiste à traiter l'eau pour lui conférer la qualité requise par l'usage auquel elle est destinée, en s'appuyant sur des données scientifiques, plutôt que d'imposer une norme unique à toutes les applications. "La réutilisation de l'eau peut réduire la pression sur les ressources en eau douce, améliorer la résilience face à la sécheresse et renforcer la fiabilité des infrastructures essentielles", conclut le communiqué.
EPA
RECHERCHE
Le changement climatique fait-il les arbres pousser plus vite ?
Une étude internationale impliquant le laboratoire Silva (Université de Lorraine, AgroParisTech, INRAE) et l'Institut fédéral de recherches sur la forêt, la neige et le paysage (WSL, Suisse) publiée dans Science, montre que la quantité de bois produite dépend davantage de la vitesse de formation des cellules que de la durée de la période de croissance. Au-delà d'environ 6 °C de température annuelle moyenne, cette vitesse diminue.
INRAE
Détecter les cyanobactéries dans les lacs
Une équipe de l'École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) a développé un capteur à nanopores capable d'identifier sept toxines communes issues de proliférations de cyanobactéries. Il a détecté l'une d'elles à des concentrations bien inférieures aux seuils fixés par l'OMS.
Le capteur utilise l'aérolysine, une protéine qui forme spontanément un canal nanopore à travers une fine membrane, d'une longueur d'environ dix nanomètres, dont le point le plus étroit mesure environ un nanomètre de diamètre. Lorsqu'une tension est appliquée, les ions circulant dans le canal génèrent un courant électrique. Lorsqu'une molécule de microcystine interagit avec le pore ou le traverse, elle bloque brièvement une partie de ce courant. L'intensité et la durée de ce blocage fournissent un signal caractéristique de la molécule. Sur la base de ces résultats, l'équipe a réussi à distinguer sept congénères différents de microcystine dans des conditions de laboratoire contrôlées. Les signaux sont restés suffisamment distincts pour permettre la séparation des sept populations, même sans recourir à une classification plus sophistiquée des données.
EPFL
Quelles espèces aquatiques vont prospérer dans des eaux de plus en plus chaudes ?
Les chercheurs de l'EAWAG étudient comment l'évolution des conditions environnementales peut affecter les communautés aquatiques. Les longues périodes de chaleur entraînent non seulement une hausse de la température de l'eau, mais influencent également de nombreux autres facteurs. C'est pourquoi il est important d'étudier comment les organismes réagissent à des changements environnementaux complexes. Une étude publiée dans Global Change Biology montre qu'il existe certaines espèces thermophiles qui s'adaptent bien lorsque les ressources se raréfient, ce qui leur conférera un avantage considérable dans un avenir plus chaud.
EAWAG
Galápagos : L'origine de l'algue rouge en passe d'être certifiée
Des chercheurs de l'Université de Haïfa et leurs partenaires internationaux ont découvert qu'une algue rouge, Asparagopsis taxiformis, présente dans tout l'archipel des Galápagos, aurait probablement été introduite par des navires pendant la Seconde Guerre mondiale ou peu après. Cette découverte met fin à plusieurs décennies d'incertitude sur l'origine de cette espèce, dont la présence dans cet écosystème isolé intriguait les scientifiques. Longtemps considérée comme une espèce cryptogène, c'est-à-dire dont l'origine naturelle ou humaine demeure inconnue, cette algue a fait l'objet d'une étude associant analyses génétiques et recherches historiques. L'équipe, dirigée par Omri Nahor, doctorant au laboratoire du Dr Tal Luzzatto Knaan, a collaboré avec le professeur Alvaro Israel, de l'École des sciences marines Leon H. Charney, ainsi qu'avec des chercheurs de la Fondation Charles Darwin et des États-Unis.
Israël Science Info
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Paléontologie
Une nouvelle espèce de Mosasaure identifiée en France
Longtemps considérés comme exclusivement marins, les mosasaures, grands prédateurs du Crétacé, comptaient aussi des espèces d'eau douce. Une équipe de recherche menée par des chercheuses du CNRS vient d'en apporter la preuve avec la description d'un spécimen ayant vécu il y a environ 85 millions d'années près de l'actuelle Aix-en-Provence. Retrouvé dans un milieu lacustre, ce mosasaure de 2,5 mètres présente des caractéristiques morphologiques mixtes, terrestres et aquatiques, suggérant qu'une branche de ces prédateurs s'est adaptée aux milieux d'eau douce continentaux. Ces travaux viennent d'être publiés dans PCI Paleontology.
Image Thierry Tortosa – CNRS |
Pesticides et tentatives de suicide dans le monde agricole : une association observée à l'échelle de la France
Une étude menée par des chercheurs de l'Université de Poitiers, du CNRS et du Centre hospitalier Henri Laborit de Poitiers met en évidence, pour la première fois en France, une association statistiquement significative entre l'intensité d'utilisation des pesticides au niveau territorial et les tentatives de suicide ayant conduit à une hospitalisation parmi les affiliés à la Mutualité sociale agricole (MSA), notamment les exploitants et salariés agricoles.
À l'échelle des départements français, plus l'utilisation des pesticides rapportée aux surfaces agricoles est intensive, plus les taux de tentatives de suicide hospitalisées sont élevés parmi les affiliés à la MSA. Même si ces données ne permettent pas d'établir un lien direct de cause à effet entre l'utilisation des pesticides et les tentatives de suicide, la persistance de cette association après prise en compte de nombreux facteurs sociaux, sanitaires et territoriaux est particulièrement préoccupante et invite à approfondir cette relation dans de futures études.
CNRS
PUBLICATIONS
L'imagination sociologique est une urgence écologique
Premier titre de la nouvelle collection "Problèmes publics" de l'ENPC
L'École nationale des ponts et chaussées (France) annonce la parution de L'imagination sociologique est une urgence écologique, premier titre de sa nouvelle collection "Problèmes publics", destinée à rendre accessibles les travaux de recherche en sciences humaines et sociales en les faisant dialoguer avec les sciences de l'ingénieur.
Dans cet essai, le sociologue Léo Magnin mobilise le concept d'imagination sociologique pour proposer une lecture originale des défis environnementaux. Au fil d'une enquête qui entraîne le lecteur dans le quotidien d'un policier de l'environnement, sur les traces de perdrix disparues, de pollinisateurs du colza ou encore de statistiques méconnues, il montre que les questions environnementales sont aussi, et toujours, des questions sociales.
Ouvrage
Sciences de gestion et agri-environnement
Vers une ingénierie organisationnelle des dynamiques collectives
Face aux crises agri-environnementales, les solutions techniques ne suffisent plus. Alors comment construire et pérenniser des formes d'actions collectives durables ? Cet ouvrage y répond en mobilisant les sciences de gestion pour montrer que gérer le vivant et les ressources naturelles, c'est avant tout un défi organisationnel. S'appuyant sur des études de cas variées de la santé animale et végétale, de la politique de l'eau ou encore de la gestion multi-usage des territoires, il interroge aussi les situations d'enquête et la fabrique de l'interdisciplinarité. Destiné aux chercheurs, enseignants et étudiants, il intéressera également les professionnels engagés dans des projets de gestion de l'agri-environnement.
Les auteurs – Mourad Hannachi, chercheur en sciences de gestion à l'INRAE, UMR SADAPT. Il étudie les innovations organisationnelles et l'émergence de dispositifs collectifs pour la gestion durable des maladies des plantes, de l'eau et de la biodiversité ; Nathalie Couix, chercheure en sciences des organisations à l'INRAE, UR LESSEM. Elle étudie les processus participatifs en management dans les domaines de la biodiversité domestique (animale et végétale) et de la gestion multi-usage des espaces pastoraux de montagne.
Éditions Quæ
Multifonctionnalité des haies. Enjeux environnementaux, agricoles, juridiques et méthodologiques
Les haies sont bien plus que des éléments du paysage agricole : elles constituent des infrastructures écologiques aux multiples fonctions. Biodiversité, climat, eau, sols, agriculture et aménagement des territoires sont autant d'enjeux auxquels elles contribuent. Cet ouvrage propose un état des connaissances scientifiques sur la multifonctionnalité des haies, leurs conditions de préservation et de restauration, en croisant les approches écologiques, agronomiques, sociales, juridiques et méthodologiques. Il s'adresse aux scientifiques et aux ingénieurs, ainsi qu'à l'enseignement supérieur et agricole.
Éditions Quæ
Quelle place pour l'arbre en ville ? Entre bénéfices et contraintes
Végétaliser les villes est un levier essentiel de l'adaptation au changement climatique. Les arbres jouent un rôle majeur dans la régulation du climat urbain, l'amélioration de la qualité de vie et le maintien de la biodiversité. Ils bénéficient, par ailleurs, d'un capital sympathie important. En témoignent les nombreux projets de plantations mis en avant par les municipalités. L'ensemble des arbres de la ville – la forêt urbaine – fournit en effet de nombreux services aux citadins (rafraîchissement, atténuation des pollutions et du stress, etc.). Sa gestion et, plus généralement, le soin porté aux arbres devraient être l'affaire de tous. Mais faute de connaissances partagées, l'intrication des enjeux écologiques et sociaux rend cette tâche extrêmement difficile.
Les arbres sont des êtres vivants dont les besoins ne sont pas toujours compatibles avec ceux des citadins, des aménageurs ou des élus. Se pose alors une question simple : l'arbre a-t-il sa place en ville ? Cet ouvrage rassemble différents points de vue sur cette question à travers un éclairage scientifique pluridisciplinaire. L'objectif est de permettre à chacun de se forger une opinion sur ce sujet, sans parti pris, en démêlant la complexité des enjeux liés à la présence des arbres en milieu urbain.
L'auteur, Bastien Castagneyrol, est écologue. Il est directeur de recherche à l'INRAE au sein de l'UMR Biogeco (Biodiversité, gènes et communautés). Il étudie le rôle que joue la biodiversité dans le fonctionnement des forêts naturelles, plantées et urbaines.
Éditions Quæ
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INFOGRAPHIE
Comment faire face aux sécheresses ?
BRGM
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IA : 7 fois plus d'impacts en 5 ans
À l'occasion du salon PRODURABLE (Paris), l'association Green IT a dévoilé les résultats de son étude "Impacts environnementaux et sanitaires de l'intelligence artificielle dans le monde en 2025 et 2030".
L'IA contribue principalement à quatre crises environnementales et sanitaires : le réchauffement global (35 % des impacts) et ses conséquences sur le climat, les populations, et les écosystèmes ; l'eutrophisation des milieux aquatiques (24 %) ; l'épuisement des ressources abiotiques minérales, métalliques et fossiles (19 %) ; et les émissions de particules fines (15 %) qui provoquent déjà 40 000 morts par an en France.
Green IT
ANALYSE
Le rôle de l'eau dans le tournant énergétique
L'eau est importante pour le tournant énergétique à bien des égards. Celui qui vient immédiatement à l'esprit est son utilisation directe pour la production d'électricité. Au XXe siècle, la force hydraulique a été un véritable facteur de prospérité économique et c'est indubitablement une excellente source d'énergie locale. Contrairement à l'énergie solaire ou éolienne, elle est très bien régulable. Une fois l'eau retenue, elle peut être envoyée dans les turbines au moment précis de la demande d'électricité. Mais l'eau peut également stocker énormément de chaleur. Les lacs ou même les nappes souterraines peuvent ainsi servir de réservoirs thermiques saisonniers. L'eau souterraine est aussi une source de chaleur pour la géothermie. La séquestration du CO2 atmosphérique dans le sous-sol est un autre domaine dans lequel l'eau intervient. Se pose ici la question des effets sur l'eau souterraine.
Le tournant énergétique affecte les mi lieux aquatiques. Christian Stamm, directeur adjoint de l'EAWAG, explique d'où vient le problème et comment l'institut fédéral suisse contribue à lui trouver des solutions.
EAWAG
REPLAYS
Quels enjeux d'adaptation aux risques climatiques et quelle résilience territoriale ?
Notre futur climatique dépend de notre capacité collective à atteindre la neutralité carbone à horizon 2050. Du fait de nos émissions passées, la planète s'est déjà réchauffée et ce réchauffement se poursuit du fait des émissions actuelles. Aussi faut-il faire d'ores et déjà face aux effets délétères du changement climatique et se préparer à leur intensification. Mais il fait également se préparer à la décarbonation qui est en soit une perturbation majeure de nos modes de vie et de nos systèmes productifs. Et si dans ce cadre, la décarbonation n'était plus ou plus seulement un objectif mais une solution aux difficultés socio-économiques, financières et géopolitiques que connaît notre pays ?
Intervenante – Magali Reghezza-Zitt, maîtresse de conférences HDR à l'ENS, ancienne membre du Haut Conseil pour le Climat. Ses recherches ont porté sur la vulnérabilité et la résilience aux crises et sur l'adaptation au changement climatique. Elle a également étudié la culture du risque et les capacités individuelles et collectives à faire face. Elle a récemment publié un ouvrage intitulé Bienvenue en 2055. Vivre dans un monde décarboné.
Canal U
Vers les forêts de demain
Cet été, la France a été confrontée à des mégafeux d'une ampleur exceptionnelle. Plus de 96 000 hectares ont brûlé depuis le début de l'année. Face à ces incendies, mais aussi au changement climatique et à la déforestation, comment comprendre les transformations que connaissent les forêts et penser leur avenir ? Canal U propose un dossier sur le sujet, élargi aux forêts du monde.
Canal U
ACTEURS
Solutions open source face aux défis météorologiques et climatiques
Quatorze équipes venues de toute l'Europe et d'Afrique ont présenté des solutions innovantes pour répondre à des défis concrets liés à la météorologie, au climat et à l'environnement en Europe et en Afrique lors de la finale 2026 du Code for Earth, qui s'est tenue le 23 septembre au siège du ECMWF (Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme) à Reading, au Royaume-Uni.
Le programme annuel Code for Earth rassemble des développeurs, des chercheurs et des scientifiques des données en début de carrière, accompagnés de mentors issus du ECMWF et d'organisations partenaires, afin de travailler sur des projets open source visant à relever des défis dans des domaines tels que les prévisions météorologiques, les données climatiques et environnementales, les inondations et l'hydrologie, la qualité de l'air, les feux de forêt, les systèmes énergétiques, l'observation de la Terre, l'intelligence artificielle et le développement logiciel. Au cours de la journée de clôture, les équipes ont présenté leurs travaux et montré comment leurs projets pourraient contribuer aux futures applications liées aux données au sein des organisations et de la communauté open source au sens large.
ECMWF
La règle à jauger de l'INRAE distinguée par l'OMM
Le 30ème Prix Professor Dr Vilho Väisälä de l'Organisation météorologique mondiale (OMM) a récompensé les travaux de l'équipe Hydraulique des rivières de l'unité RiverLy, du centre INRAE Lyon-Grenoble Auvergne-Rhône-Alpes, sur la "règle à jauger", une méthode simple, rapide et peu coûteuse pour mesurer le débit des cours d'eau. L'instrument est aujourd'hui utilisé dans de nombreux contextes, en France comme à l'international. Il a été présenté par un article publié 2024 dans le Journal of Hydrology sous l'intitulé "The streamgauging ruler: A low-cost, low-tech, alternative discharge measurement technique".
Le principe de la règle à jauger est simple. Une plaque en PVC transparent est placée face à l'écoulement. La différence de niveau d'eau entre l'amont et l'aval de la plaque dépend de la vitesse du courant. Une relation d'étalonnage permet ainsi de calculer la vitesse de l'eau à partir de cette différence de niveau. En réalisant plusieurs mesures de vitesse et de profondeur dans la section en travers du cours d'eau, il est ensuite possible de calculer son débit. La méthode permet ainsi de réaliser un jaugeage à pied, comme avec un moulinet ou un courantomètre classique, mais avec un instrument léger, peu coûteux, facile à utiliser et rapidement déployable.
Existant depuis au moins les années 1940, la méthode a été modernisée en 2005 puis en 2016 par des équipes américaine et canadienne. À partir de 2018, l'équipe Hydraulique des rivières a poursuivi son développement, avec le soutien de l'Office français de la biodiversité et du service Vigicrues. Le modèle ainsi développé en 2020 améliore notamment l'ergonomie et la prise de mesure. Des comparaisons réalisées dans le laboratoire hydraulique HHlab de Villeurbanne et sur différents sites de terrain ont permis de confirmer la relation entre la différence de niveau d'eau et la vitesse d'écoulement. L'INRAE et ses partenaires ont mis au point un instrument industrialisable, des outils de saisie des mesures et de calcul du débit et de l'incertitude de mesure associée. L'instrument et les outils associés sont open source. Leur utilisation nécessite néanmoins une attention particulière lors de la manipulation et de la lecture de la différence de niveau d'eau, l'effet opérateur pouvant entraîner des écarts. Une formation à son utilisation est donc nécessaire.
Plus de 700 règles à jauger INRAE sont aujourd'hui utilisées à travers le monde.
INRAE
INITIATIVES
AXA épinglé par ANV-COP21
Dans 5 pays différents, dont la France, des militants écologistes ont recouvert des panneaux publicitaires avec de fausses publicités parodiques d'AXA affichant le message : "Nous assurons la destruction de l'océan. *Tout en prétendant le protéger."
Menées simultanément aux États-Unis (New York), en Espagne (Barcelone), au Royaume-Uni (Londres), en Allemagne (Leipzig) et en France à Rennes, Hendaye et Nice par le mouvement Action Non-Violente COP21 (ANV-COP21), ces actions faisaient partie de la campagne visant à empêcher AXA d'assurer de nouveaux projets gaziers dans le Triangle de Corail, afin de protéger ce site d'une exceptionnelle biodiversité.
Situé dans l'océan Pacifique et englobant les eaux qui baignent la Malaisie, l'Indonésie, les Philippines et les îles Salomon, le Triangle de Corail est un site d'une exceptionnelle richesse, abritant 76 % des espèces coralliennes de la planète, des zones de frai critiques pour le thon, d'importants puits de carbone dans la mangrove, mais aussi des activités économiques et des ressources dont dépendent plus de 360 millions de personnes. Malgré son importance écologique et sociale, et alors que le dérèglement climatique est en pleine accélération, le Triangle de Corail est pourtant menacé par de nouveaux projets d'exploitation de gaz fossile, notamment des nouveaux terminaux d'importation de GNL. "AXA se vante de protéger les récifs coralliens, les mangroves, les écosystèmes côtiers et la résilience des océans. Pourtant, AXA a refusé d'exclure l'assurance de nouveaux projets de gaz naturel liquéfié dans le Triangle de Corail, alors même qu'ils représentent une menace directe pour la biodiversité comme pour le climat", déclare Juliette Caroulle, porte-parole d'ANV-COP21. Traduite en 8 langues, la publicité parodique a été réalisée par AG Sano, habitant des Philippines.

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Les gouvernements exhortés à s'engager en faveur de l'océan Austral
L'engagement visant à établir un réseau représentatif d'aires marines protégées (AMP) dans l'océan Austral n'a toujours pas été honoré, aucune nouvelle AMP n'ayant été désignée depuis dix ans. À la veille de la réunion de la Commission pour la conservation de la faune et de la flore marines de l'Antarctique (CCAMLR, Hobart, Tasmanie, 19-30 octobre), l'Antarctic and Southern Ocean Coalition (ASOC) appelle les gouvernements à sortir de cette impasse en prenant une série de mesures pour protéger l'environnement antarctique : adopter l'AMP proposée dans la péninsule Antarctique, actualiser la gestion préventive de la pêche au krill et élaborer une feuille de route pour achever la mise en place d'un réseau plus étendu d'AMP d'ici à 2030.
ASOC
PÉTITION
contre l'extraction minière en eaux profondes
Les fonds marins sont menacés de destruction par une activité industrielle nouvelle : l'extraction minière en eaux profondes. Depuis juillet 2023, les entreprises sont autorisées à déposer des demandes d'exploitation auprès de l'autorité internationale des fonds marins (AIFM). Néanmoins les discussions autour d'un cadre réglementaire n'ont pas encore abouti et un moratoire est encore possible. Greenpeace a lancé une pétition sur le sujet, qui est en passe de franchir les 800 000 signatures.
Pétition
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Les chenaux de marée façonnent la lagune de Grado, en Italie
La lagune de Grado, une zone humide côtière protégée de 90 km2, s'étend le long de la côte adriatique du Frioul-Vénétie julienne, une région du nord-est de l'Italie. Elle se situe à environ 30 km à l'ouest de Trieste et est séparée de la mer Adriatique par une chaîne d'îles-barrières sablonneuses. Elle se compose d'eaux peu profondes, de vasières, de marais salants et de petites îles, entrelacées par un réseau dense de chenaux. Cette image, acquise par l'un des satellites Copernicus Sentinel-2 le 6 septembre, montre la configuration complexe de la lagune. Des chenaux de marée sinueux traversent les zones humides, tandis que les variations de couleur entre l'eau turquoise et le bleu plus foncé indiquent des différences de profondeur et de quantité de sédiments en suspension. La ville de Grado est visible le long du bord sud de la lagune, face au golfe de Trieste.
Les données de Copernicus Sentinel-2 facilitent la surveillance des environnements côtiers et des zones humides, permettant ainsi de suivre l'évolution des plans d'eau, de la végétation, des sédiments et des lignes de rivage au fil du temps.
Copernicus Sentinel-2 imagery

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Water4All 2026
L'appel transnational conjoint sur la gestion durable de l'eau est ouvert
Le partenariat européen Water4All ouvre officiellement son appel transnational conjoint 2026 consacré à la gestion durable de l'eau. Doté d'un budget d'environ 34 millions d'euros, cet appel soutiendra des projets internationaux de recherche et d'innovation. Les pré-propositions sont attendues avant le 10 novembre 2026.
Les détails – OneWater
OMNIBUS X
Le Conseil de l'UE valide le compromis
Une coalition de plus de 70 organisations appelle à une large mobilisation
Après plusieurs tentatives infructueuses, le Conseil de l'UE a validé ce mercredi 30 septembre le compromis proposé sur l'Omnibus X (Sécurité alimentaire et alimentation animale), qui entérine entre autres l'extension jusqu'à 25 ans des durées d'approbation des substances pesticides et biocides, l'extension des délais de grâce et des conditions d'octroi des dérogations d'usage de pesticides interdits, et la limitation de la prise en compte de la science la plus récente par les États Membres. Le texte était pourtant critiqué de toutes parts, incluant les ONG, le secteur du biocontrôle et les scientifiques. Pour ces derniers, la présidence irlandaise du Conseil n'a même pas pris la peine de répondre à l'envoi la semaine dernière d'une lettre signée par plus de 500 scientifiques demandant la suspension des négociations dans l'attente d'une étude d'impact. Dès lors que ce compromis est acté, la bataille se déroule maintenant au Parlement. Générations Futures appelle avec une coalition de plus de 70 organisations à une large mobilisation populaire, que ce soit via l'interpellation de son député ou la participation aux rassemblements prévus les 10 et 11 octobre.
Générations Futures
Dans le même temps, dans le cadre du paquet de simplification Omnibus VIII (Environnement), le Conseil de l'UE a défini sa position sur une proposition visant à simplifier et à accélérer les évaluations environnementales. L'objectif est de permettre aux porteurs de projets de bénéficier de procédures simplifiées et accélérées en matière d'évaluations environnementales, notamment grâce à des guichets uniques, à la numérisation et à des délais, selon les termes mêmes du communiqué, "rationalisés".
Conseil de l'UE
Omnibus X : Des experts de l'ONU estiment que la réforme menace les droits humains
Dans une lettre datée du 7 octobre 2026, cinq rapporteurs de l'ONU mettent en garde contre l'Omnibus Pesticides et son cortège de mesures de dérégulation incluant la mise en œuvre d'autorisations illimitées pour la plupart des substances pesticides. Outre cette mesure phare, ils dénoncent également la prolongation des délais de grâce pour les substances retirées du marché pour des raisons de sécurité, l'élargissement des dérogations pour les pesticides interdits et la restriction des États membres dans l'utilisation des dernières données scientifiques indépendantes.
hLettre
DATA CENTERS
L’UE prépare une étiquette environnementale pour les data centers
La Commission européenne a présenté un règlement délégué établissant un "label de durabilité" destiné aux centres de données à compter de 2027. Le dispositif restera soumis à l’approbation du Parlement européen et des États membres et s’appliquerait aux installations dont la puissance dépasse 500 kW. La notation reprendrait une logique proche des étiquettes énergétiques des appareils électroménagers, avec des classes de A à G et un code couleur allant du vert au rouge. Bruxelles veut fournir une information comparable sur l’utilisation effective des ressources, en particulier l’électricité et l’eau. La Commission inclut dans le périmètre l’efficacité énergétique, l’efficacité hydrique, l’usage d’électricité bas-carbone, la réutilisation de chaleur (capacité à valoriser la chaleur fatale produite par les serveurs) et les flexibilités apportées au réseau.
Un article des Échos (22 septembre), rappelle que le secteur a mené un lobbying intense pour infléchir le texte. L’European Data Center Association avait mis en garde, dès avril dans le média en ligne Politico, contre des exigences susceptibles de "tuer l’investissement", plaidant, en vain, pour que l’Union "donne la priorité à ses ambitions en matière d’IA plutôt qu’à ses objectifs climatiques". Côté ONG, la méfiance persiste. Une enquête d’Investigate Europe, relayée par l’AFP, avait accusé Bruxelles d’avoir cédé à Microsoft et aux géants de la tech lors de la loi de 2024 sur le reporting, qui épargnait aux opérateurs de dévoiler l’empreinte de chaque site. Le nouveau label, en généralisant un affichage site par site, y répond partiellement, sans lever tous les doutes, faute d’obligation d’audit des données autodéclarées.
Le premier lot de labels est attendu au plus tard le 15 août 2027.
Connaissance des Énergies
BIODIVERSITÉ
La biodiversité commune, grande oubliée des politiques de conservation en Europe
Une étude s'appuyant sur des observations réalisées entre 2000 et 2021 sur 20 000 sites répartis dans 26 pays européens a évalué l'impact de différents scénarios de conservation de la biodiversité sur les populations de 265 espèces d'oiseaux et de 144 espèces de papillons. Les résultats montrent que même les scénarios de conservation les plus ambitieux du GIEC et de l'IPBES, qui intègrent les principales politiques européennes existantes, ne suffiront pas à enrayer le déclin des oiseaux et des papillons communs d'ici 2050. Réunissant 36 auteurs issus de 38 instituts de recherche, cette étude, coordonnée par l'INRAE, a été publiée dans la revue Nature Ecology & Evolution.
INRAE
ANALYSE
Faut-il taxer les aires protégées et comment ?
Analyse comparative des régimes fiscaux des espaces naturels protégés en Europe
Une étude comparative menée pendant plusieurs années par Guillaume Sainteny, spécialiste des politiques publiques environnementales et de l'écofiscalité, et mise en ligne par la Fondation pour la recherche sur la biodiversité (FRB), met en lumière plusieurs paradoxes de la fiscalité appliquée aux espaces naturels protégés.
Portant sur 32 pays européens et six grandes catégories d'impôts, elle montre notamment que : la France figure parmi les pays européens où la pression fiscale sur les espaces naturels protégés est la plus forte, avec jusqu'à 13 prélèvements susceptibles de s'appliquer et, dans certains cas, un niveau d'imposition pouvant dépasser les revenus générés par le terrain ; à l'inverse, plusieurs pays européens, dont le Royaume-Uni, les Pays-Bas ou la Belgique, ont développé des régimes beaucoup plus favorables à la conservation ; les terres agricoles ou forestières productives bénéficient souvent d'un traitement fiscal plus favorable que les espaces naturels protégés, alors même que ces derniers peuvent ne générer aucun revenu ; certaines aides publiques et niches fiscales continuent parallèlement de soutenir des activités dommageables à la biodiversité, y compris au sein d'espaces protégés.
Ce paradoxe est d'autant plus important que l'Union européenne s'est fixé pour objectif de protéger 30 % de son territoire terrestre et maritime d'ici 2030 et que l'extension des espaces protégés concernera de plus en plus de propriétaires privés. L'étude pose ainsi une question très concrète : notre fiscalité incite-t-elle réellement à conserver la nature plutôt qu'à l'exploiter ou à artificialiser les sols ? Elle formule plusieurs pistes : une réduction de la pression fiscale sur les espaces protégés ; une meilleure prise en compte des contraintes et pertes de revenus liées à leur protection ; une réforme des aides dommageables à la biodiversité ; une réflexion européenne sur une fiscalité davantage cohérente avec les objectifs de conservation.
FRB
ROYAUME-UNI
Avis d'expert sur les taux élevés de PFOA dans le sang chez des résidents britanniques
Selon certaines informations, des personnes vivant à proximité d'une usine chimique à Thornton-Cleveleys, dans le Lancashire, auraient présenté des taux élevés de PFOA (substance cancérigène de classe I) dans leur sang. Matthew Fall, analyste technologique au sein du cabinet d'études de marché IDTechEx et expert en matière de réglementation et de traitement des PFAS, a publié la déclaration suivante : "Les informations en provenance de Thornton-Cleveleys sont choquantes et placent une nouvelle fois les "produits chimiques éternels" au cœur du débat public. Il est bien connu que ces substances chimiques sont extrêmement persistantes dans l'environnement et que nombre d'entre elles sont nocives pour la santé publique. Compte tenu des milliers de substances PFAS différentes à prendre en compte, dont beaucoup restent indispensables à l'industrie moderne, réglementer efficacement ces molécules n'est pas une mince affaire. Les stratégies de lutte contre les PFAS varient considérablement à travers le monde, allant de restrictions à des exigences de surveillance, en passant par des investissements dans l'élimination et la destruction de ces "substances éternelles". L'approche britannique en matière de PFAS s'est jusqu'à présent concentrée sur la compréhension de la manière dont les PFAS sont émis et de leur provenance, de leur cheminement dans notre environnement, et de la manière dont ils pourraient être gérés le plus efficacement possible. [Cette nouvelle] annonce risque d'exercer une pression supplémentaire sur les organismes scientifiques et réglementaires britanniques pour qu'ils accélèrent leurs travaux et prennent des mesures plus décisives. Elle soulève également d'importantes questions quant à la responsabilité du rejet de ces substances chimiques et aux personnes susceptibles d'être tenues pour responsables."
PFAS Regulations, Alternatives, Removal, and Destruction 2027-2037: Technologies, Players, Market Outlook – IDTechEx Report
FRANCE
Le gouvernement reporte l'adoption des SDAGE
Pour répondre à l'inquiétude du monde agricole face aux effets du changement climatique, le gouvernement a demandé aux agences de l'eau de reporter l'adoption de leurs documents de planification, les schémas directeur de d'aménagement et de gestion de l'eau (SDAGE 2028-2033), déjà finalisés ou en voie de l'être. L'objectif est d'y intégrer la très critiquée loi d'urgence agricole (UPSA). Une décision qui divise et met à mal un long travail de concertation démocratique.
Les trois comités de bassin (Rhin-Meuse, Rhône-Méditerrannée, Corse) ayant déjà délibéré devront organiser une nouvelle délibération avant la fin de l'année. La ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, dit assumer le retard qui sera pris en conséquence au regard de l'échéance du 21 décembre 2027 prévue par la directive-cadre sur l'eau.
Les réactions – La Gazette des Communes
CAPTAGES
Le gouvernement cède aux pressions de l'agro-industrie
Le gouvernement veut réduire drastiquement le nombre de captages d'eau considérés comme prioritaires face aux pollutions agricoles, a révélé Mediapart lundi 14 septembre. Présentés aux collectivités le jeudi 10 septembre, les nouveaux critères prévoient de ne retenir que les captages où au moins deux analyses dépassent de 100 % les normes de qualité de l'eau potable, soit plus de 0,1 µg/L pour un pesticide ou 0,5 µg/L pour l'ensemble des pesticides. Environ 2 000 captages seraient ainsi concernés, contre 6 000 à 7 000 avec le seuil de 80 % envisagé jusqu'ici. Ce changement répond aux revendications de la FNSEA et de la Coordination rurale, opposées au seuil de 80 %. Il est toutefois vivement critiqué par les acteurs de l'eau. "Compte tenu de ces seuils, l'État n'interviendra qu'une fois que les traitements seront nécessaires, donc trop tard", déplore Régis Taisne, chef du département cycle de l'eau de la Fédération nationale des collectivités concédantes et régies (FNCCR).
Autre nouveauté : un captage dont la pollution est imputée à un pesticide interdit ne pourra pas être classé "prioritaire". En clair, même si la présence de cette molécule fait dépasser les normes, elle ne déclenchera pas l'intervention de l'État, explique Mediapart. "C'est une façon d'effacer l'ardoise, juge Alexis Guilpart, le référent eau de France Nature Environnement (FNE). L'objectif est de faire sortir le plus de prélèvements prioritaires possibles."
Cette décision intervient alors qu'en 2024, 19,2 millions de personnes ont reçu en France une eau du robinet non conforme aux normes applicables aux pesticides. Une mission conjointe de l'IGAS, de l'IGEDD et du CGAAER alertait dès juin 2024 que la situation des captages ne cesse de se dégrader.
[ACTUALISATION] Ôtez de ma vue ces pesticides que je ne saurais interdire
Dévoilé le 5 octobre par le média Contexte, le projet de décret relatif à la protection des captages d'eau potable précise les seuils qui seront utilisés pour identifier les captages prioritaires pour lesquels des actions réglementaires devront être mises en place. Le sujet est en discussion depuis plus d'un an au sein du Groupe national captages (GNC) mis en place en 2025. Les débats se sont largement concentrés sur les seuils permettant d'identifier les captages prioritaires, sur lesquels l'État interviendra. Les associations et collectivités n'ont cessé de marteler que le seuil de 100 % de la norme de qualité de l'eau potable, sur la table depuis le début des discussions, ne permet pas à l'État d'agir en prévention sur ces captages et proposaient un seuil de 80 % au maximum. Le gouvernement dans sa proposition de décret, a fini par céder en abaissant ce seuil à 90 %. Mais cette "micro avancée" est totalement effacée par un net recul sur le sujet des captages pollués majoritairement par des pesticides interdits (qui constituent la très grande majorité des captages). Ici, le gouvernement propose d'exclure de la définition de captage prioritaire ceux contaminés majoritairement par des pesticides interdits, lorsque la concentration en substance autorisée est inférieure à 30 % du seuil de qualité. Un seuil plus faible, à 5 % tel que souhaité par les associations et collectivités, aurait permis d'y inclure une grande majorité de captages. Au final, le nombre d'entre eux qui seront considérés comme prioritaires, pour lesquels l'État devra de ce fait intervenir pour, éventuellement, interdire l'usage de pesticides, sera faible, estimé à environ 2 000. Cette décision a été prise sous la pression de la FNSEA et de la Coordination Rurale ayant même joué au jeu de la chaise vide au GNC. Les surfaces agricoles concernées ne représentent pourtant que 2 à 4 % de la surface agricole utile en France.
Les associations d'élus ont interpellé le Premier ministre pour lui demander de reprendre la main sur ce dossier. Les collectivités craignent évidemment d'être "fortement exposées en termes juridiques et financiers, alors qu'elles ne disposent pas des pouvoirs réglementaires permettant d'agir sur l'ensemble des sources de pollution" selon la lettre conjointe de l'AMF, la FNCCR, Amorce, France Eau Publique, France Urbaine et Intercommunalités de France, adressée à Sébastien Lecornu.
AMF
France Eau Publique appelle l'État à prendre ses responsabilités
Les membres de France Eau Publique, réunis en assemblée annuelle à Strasbourg les 24 et 25 septembre, dénoncent les manquements de l'État en faveur de la protection des captages d'eau potable. Le projet de décret d'application de la loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles (UPSA) préparé par le gouvernement ne permettra pas d'enrayer la dégradation de la ressource.
France Eau Publique
PESTICIDES
La ministre de l'agriculture passe outre les avis scientifiques
Chose promise, chose due ! Après avoir incité au mois de juin dernier les céréaliers à déposer une demande de dérogation dite "120 jours" pour utiliser des herbicides à base de triallate, la ministre Annie Genevard vient concrétiser sa parole en accordant officiellement cette dérogation : 90 000 litres du produit Avadex Factor à base de triallate, pourront être pulvérisés sur des cultures d'orge entre le 23 septembre 2026 et le 21 janvier 2027. Cette nouvelle dérogation accordée par la ministre est une réponse aux demandes des céréaliers pour faire face au retrait depuis 2023 des produits à base de triallate, substance jugée indispensable pour désherber les parcelles. Une nouvelle illustration du mantra "pas d'interdiction sans solution".
Pourtant, le produit Avadex Factor a été évalué à deux reprises par l'ANSES et à chaque fois l'agence a refusé son autorisation. La première fois en 2018, en raison des risques pour les eaux souterraines et pour les organismes aquatiques. Puis, après que son fabricant, (Gowan France) ait retenté sa chance en déposant un nouveau dossier avec une dose d'application inférieure, l'ANSES a renouvelé son refus en 2023. Plus généralement, ce sont tous les produits à base de triallate qui ont été retirés du marché en 2023 par l'ANSES au motif "d'un risque inacceptable de contamination des eaux souterraines, le stockage du produit entraînant la formation à un niveau inacceptable de l'impureté pertinente N-nitrosodiisopropylamide, et les données disponibles ne permettant ni d'exclure un risque d'effet nocif pour le consommateur, ni d'exclure un risque d'effet inacceptable pour les arthropodes non cibles." De plus, l'EFSA considère qu'aucun usage de cette substance n'est acceptable en raison de ces propriétés génotoxiques observées dans plusieurs études in-vitro. Il s'agit pour l'EFSA "d'un domaine de préoccupation critique" indiquant qu'aucun usage ne peut être considéré comme "acceptable".
Générations Futures, qui avait alerté dès juin sur l'aberration de cette procédure de dérogation de 120 jours, se prépare à contester cette dérogation en justice.
Générations Futures
L'ANSES sous pression
Alors que les arbitrages du projet de loi de finances (PLF) 2027 ravivent les tensions sur le financement des agences de l'État, l'ONG Pollinis publie un rapport inédit intitulé "ANSES : l'expertise sous pression". Ce document donne la parole à des agents et dévoile comment l'agence sanitaire française est prise en étau entre sous-financement, augmentation de ses missions et offensives politiques visant à subordonner l'évaluation scientifique des pesticides aux intérêts de l'agrochimie.
Pollinis
Été 2026 : Après le choc climatique, de fortes attentes politiques
L'association Adapt publie un sondage exclusif sur les attentes des Français auprès de leurs responsables politiques et des candidats à l'élection présidentielle en matière d'adaptation au changement climatique.
Réalisé avec l'institut Vérian auprès d'un échantillon représentatif de la population française, ce sondage révèle notamment que près de 70 % des Français craignent que leur territoire ou région devienne inhabitable, révélant une prise de hauteur et un niveau de conscience climatique. Plus encore, pour plus de 9 Français sur 10, l'adaptation est un enjeu important ou prioritaire pour l'avenir de la France et elle doit même être une priorité du futur(e) président(e) de la République. Enfin, malgré un contexte budgétaire contraint et de crainte autour de la dette publique, 74 % des Français sont favorables au fait que les pouvoirs publics engagent d'importantes dépenses pour adapter le pays. Pourtant, malgré ce niveau inédit de conscience, d'attente et d'ambition de la part de la population, l'étude révèle un fossé avec la réponse politique offerte, au sortir de l'été. Ils sont près de 80 % à craindre que le sujet passe au second plan des préoccupations politiques une fois l'été passé, révélant une double inquiétude : celle pour l'avenir de la France et que ce sujet soit de nouveau oublié.
Malgré la récence des évènements et donc l'attente de chiffres et d'évaluations définitives des impacts, Adapt a pu consolider les premières données relatives aux conséquences inédites de cet été sur les Français et le pays : santé physique, psychologique, économie, tourisme, infrastructures, autant de domaines désormais profondément affectés et sans aucune mesure avec les étés précédents.
Adapt
RECHERCHE
Le CNRS et l'IRD lancent un programme national de recherche sur l'habitabilité des territoires
À la croisée des sciences humaines et sociales, de l'écologie et des sciences de la Terre, le programme de recherche exploratoire TRANSFORM vise à mieux comprendre et agir sur les interactions entre les sociétés humaines et leur territoire dans le cadre des changements globaux. Lancé le 29 septembre, le programme ambitionne également d'identifier les conditions permettant de maintenir ou de restaurer l'habitabilité des territoires. Doté d'un financement de 50 millions d'euros sur dix ans dans le cadre de France 2030, ce nouveau programme national est piloté par le CNRS et l'IRD, et opéré par l'Agence nationale de la recherche (ANR). Il s'appuiera sur des terrains expérimentaux associant notamment scientifiques et populations locales.
Il s'appuiera sur des actions concrètes : Cartographier les environnements et leur habitabilité, afin de produire de nouvelles connaissances directement à partir des territoires ; Associer les populations, leurs connaissances et les acteurs locaux au processus de recherche, de la construction des questions jusqu'à la mise en discussion des résultats ; Impliquer les acteurs culturels et rendre les données scientifiques plus accessibles et compréhensibles par la société civile ; Identifier les conditions permettant à certaines initiatives de se diffuser et d'alimenter les politiques publiques, pour que les expérimentations locales permettent d'initier des transformations aux échelles régionale et nationale ; Diffuser largement et de façon originale les résultats des recherches menées dans le cadre du programme, former de nouvelles générations d'étudiants et de décideurs.
CNRS
Fusion IRD-CNRS
Le programme gouvernemental "État efficace" prévoit l'intégration de l'Institut de recherche pour le développement (IRD) au sein du Centre national de la recherche scientifique (CNRS). Ce projet de fusion inquiète les chercheurs de l'IRD et leurs partenaires qui rappellent que l'institut porte un mandat rare à l'échelle mondiale : celui de co-construire avec les pays du Sud une science vouée au développement durable, sans jamais les réduire à de simples objets d'étude.
Leurs arguments – The Conversation
Bilan du colloque 2026 du PIREN-Seine
Le colloque du PIREN-Seine s'est tenu les 22 et 23 septembre au Centre international de conférences de Sorbonne Université (CICSU), sur le campus de Sorbonne Université à Paris. Ce rendez-vous scientifique constituait le deuxième colloque de restitution de la phase 9 du programme de recherche, lancée en 2025. Pendant deux jours, chercheurs, partenaires institutionnels, gestionnaires, collectivités, associations et acteurs de l'eau se sont réunis pour présenter les derniers résultats des recherches menées dans le cadre du PIREN-Seine et échanger autour des grands enjeux auxquels est confronté le bassin de la Seine.
PIREN-Seine
PUBLICATIONS
BRGM mag : Faire face aux sécheresses
La sécheresse de l'été 1976 en France fut jugée, à l'époque, historique par sa durée, son étendue et ses conséquences. Cinquante ans plus tard, le phénomène s'est aggravé, sous l'effet notamment du changement climatique. Les épisodes de sécheresse sont aujourd'hui de plus en plus fréquents, précoces, longs, intenses et touchent des régions habituellement épargnées. L'année 2026 "surpasse" même la référence de 1976… Comment gérer les ressources et les prélèvements afin de disposer tout au long de l'année d'une eau de bonne qualité, en quantité suffisante pour les différents usages ? C'est l'enjeu des travaux menés par le BRGM, et c'est le sujet du dossier du numéro 3 du BRGM mag.
BRGM
L'élu, l'eau et la transition écologique
Construit avec le soutien des agences de l'eau et de la Banque des territoires, ce guide du réseau AMORCE s'articule autour de grandes thématiques pour : Comprendre les compétences du cycle de l'eau et leur articulation avec les autres politiques publiques locales ; Identifier le rôle des élus en tant qu'autorités organisatrices de ces services publics ; Mobiliser les partenaires de la gouvernance territoriale de l'eau, à l'échelle des bassins versants comme des périmètres administratifs ; Piloter la performance des services, la gestion patrimoniale, le financement et la tarification ; Engager les services publics dans la transition écologique, à travers la sobriété hydrique, la protection de la ressource, la lutte contre les pollutions, la gestion intégrée des eaux pluviales et la production d'énergies renouvelables ; Traduire ces enjeux en priorités d'action.
Guide AMORCE
Aires d'alimentation de captage : prévenir coûte moins cher que guérir
L'actualisation de l'étude de comparaison des coûts du préventif et du curatif menée sur le bassin Seine-Normandie, pour actualiser celle de 2011, est disponible. Elle apporte un chiffre particulièrement parlant : à long terme, traiter des eaux brutes contaminées par les nitrates et pesticides coûte en moyenne 3,2 fois plus cher que de réduire ces pollutions à la source. Les bénéfices du préventif ne sont pas seulement économiques : amélioration de la qualité des eaux brutes, moindre pollution des milieux naturels, coûts sanitaires évités…
En situation réelle, les deux stratégies sont bien souvent mobilisées en parallèle pour permettre à court terme de délivrer une eau de qualité au robinet, et car la stratégie préventive est soutenue/incitée (même si sa mise en œuvre est le plus souvent insuffisante pour réellement protéger les captages, du fait de nombreux freins évoqués dans une autre évaluation parue en 2022). Mais il faut avoir en tête que malgré cela la stratégie préventive permet de limiter l'inflation du coût du curatif, qui est en partie liée au nombre de substances cumulées.
Cette étude, sur ses conclusions généralisable à tous les bassins, contribue à l'évaluation du coût de l'inaction en matière de prévention des pollutions diffuses, ce coût étant lié à la mise en place de traitements de potabilisation.
Synthèse
Étude DERU-2 : Investir dans l'assainissement face à l'urgence climatique
Alors que la directive européenne relative au traitement des eaux résiduaires urbaines révisée (DERU-2) doit être transposée en France avant le 31 juillet 2027, le comité stratégique de la Filière Eau (CSF Eau) publie une étude d'impact inédite sur le système d'assainissement français. Conduite entre 2025 et 2026, cette étude évalue les impacts techniques et financiers de la DERU-2 tout en démontrant les bénéfices qu'elle induit à l'échelle nationale. Sur cette base, la Filière formule des recommandations concrètes pour accompagner les pouvoirs publics et garantir la réussite de sa mise en œuvre.
Étude et synthèses
Adapter son village au changement climatique
Les villages sont confrontés à des phénomènes liés à l'augmentation des températures et à la modification des précipitations, qui peuvent dégrader l'habitabilité de certains territoires. Face à ces enjeux spécifiques, les villages peuvent agir pour s'adapter au changement climatique même si leurs ressources techniques et financières sont souvent réduites. Il s'agit de réfléchir à des actions d'adaptation à impact rapide et à des actions de plus long terme. C'est la combinaison de ces actions qui assurera une meilleure prévention des risques, tout en instaurant une dynamique locale autour de ces enjeux. Dans un format court, L'Essentiel du CEREMA donne des pistes et des outils pour agir dans ce sens. Co-autrice, Charlotte Romand, responsable d'études adaptation au changement climatique et ruralité, revient sur ces enjeux et l'approche pour agir dans les territoires ruraux.
CEREMA
L'eau et l'éco-performance des bâtiments
Avec la prise en compte des défis climatiques et des exigences réglementaires (RE2020, Plan Eau 2023, Décret Tertiaire), la qualité de l'eau dans les bâtiments tertiaires, collectifs, ERP ou de santé devient un levier stratégique pour réduire les surconsommations d'énergie, prolonger la durée de vie des installations CVC (chauffage, ventilation et climatisation) et préserver le confort des occupants. Les désordres liés à l'eau (tartre, corrosion, boues et bactéries) altèrent l'efficacité des circuits climatiques. BWT France publie son nouveau guide technique "L'eau & l'éco-performance des bâtiments". Destiné aux maîtres d'ouvrage et bureaux d'études, ce guide décrypte les enjeux actuels et présente des solutions concrètes pour concevoir et exploiter des bâtiments plus durables grâce à une meilleure gestion de l'eau.
Guide
OUTILS
Exploiter les images satellite pour caractériser les parkings et leur potentiel en termes de désimperméabilisation et de photovoltaïque
Les parkings constituent un enjeu pour l'adaptation des territoires face au changement climatique : ces vastes surfaces imperméabilisées contribuent aux îlots de chaleur urbains, à l'artificialisation des sols et limitent l'infiltration des eaux pluviales. Mais ils offrent aussi un potentiel de végétalisation (contribuant à atténuer ces phénomènes) et de production d'énergie solaire via l'installation d'ombrières photovoltaïques (PV), participant à l'optimisation de ces espaces, tel que désormais prévu par la réglementation (lois Climat et Résilience de 2021 et APER de 2023) qui impose de déployer des dispositifs d'ombrage et d'amélioration de la gestion des eaux pluviales pour les grands parkings extérieurs. Le CEREMA pilote le projet Geopark, destiné à exploiter l'imagerie satellite Pléiades pour identifier les surfaces de parkings en périphérie des villes et dans les zones d'activité afin d'en améliorer la connaissance et d'informer sur l'optimisation potentielle de l'usage des sols. Pour ce faire, des indicateurs de surfaces végétalisées ou à utiliser pour les énergies renouvelables seront notamment produits, et intégrés à un outil d'aide à la décision pour les collectivités. Retenu dans le cadre du 7ème appel à projets Space Climate Observatory, il réunit le CEREMA, la PME Murmuration, et deux collectivités qui seront les territoires d'expérimentation : la Métropole européenne de Lille et le Grand Poitiers.
CEREMA
Accompagner les propriétaires et gestionnaires de bâtiments lors des événements climatiques
Le changement climatique amplifie les phénomènes naturels et accroît la vulnérabilité des territoires : plus de 17 millions d'habitants vivent dans des territoires concernés par le risque de débordement de cours d'eau et 1,4 million par le risque de submersion marine. Le programme national Accept'Eau développé par le CEREMA en partenariat avec le cabinet d'architecte Éric Daniel-Lacombe a pour objectif de renforcer la résilience des bâtiments afin de garantir la sécurité des occupants et la pérennité des infrastructures face au risque d'inondation à cinétique lente. Il propose une approche globale d'accompagnement des maîtres d'ouvrage publics et privés, combinant méthodologies adaptées, expérimentations terrain et sensibilisation des acteurs locaux. À travers un projet pilote mené sur la Communauté d'agglomération du Pays de Saint-Omer, Accept'Eau propose une démarche en amont, pendant et après l'événement, afin de réduire la vulnérabilité et d'améliorer la résilience des bâtiments exposés.
CEREMA
ACTEURS
Prix de thèse du ministère de l'Agriculture
À l'occasion de la première édition des prix de thèse du ministère de l'Agriculture, 7 jeunes docteurs ont été distingués pour la qualité de leurs travaux de recherche à l'appui des transformations des secteurs de l'agriculture et de l'alimentation. Parmi eux : Emma Le Merlus, dont la recherche vise à comprendre les trajectoires de réduction de l'usage des pesticides en étudiant la diversité des trajectoires d'usage des pesticides dans les exploitations agricoles françaises ; William Nusillard, dont la recherche porte sur les effets combinés des pesticides et du changement climatique sur le biocontrôle ; Valentin Cocco, attaché à l'étude des déterminants de l'évolution des haies et du bocage ainsi que de l'efficacité des politiques publiques qui leur sont consacrées ; Isaline Reguer, attachée à l'analyse des effets de la méthanisation sur les systèmes agricoles.
Agriculture.gouv
3 Français sur 4 veulent mieux suivre l'impact de l'environnement sur leur santé
Alors que les effets du changement climatique se manifestent de façon toujours plus concrète avec canicules, incendies, épisodes de pollution ou tensions sur les ressources naturelles, les liens entre santé et environnement s'imposent progressivement dans le débat public. À l'occasion de la Semaine européenne du développement durable (18 septembre-8 octobre), le Groupe VYV publie les résultats du volet Transition écologique de son Baromètre prospectif : "Les grandes transformations en France à horizon 10 ans : le regard des Français" réalisé avec Ipsos BVA. L'étude révèle que les Français considèrent désormais l'environnement comme un déterminant majeur de leur santé et de leur qualité de vie.
Étude
ON AIME
Régénération des forêts
L'ONG Canopée invite les citoyens à une grande récolte de glands
Après un été de canicules, d'incendies et de sécheresses, les forêts françaises sont en souffrance. C'est le bilan le plus grave depuis 1976 : 98 000 hectares de forêts ont brulé depuis le début de l'année 2026 a révélé l'Office national des forêts (ONF). Dans ce contexte, l'association Canopée lance la première édition de l'opération Geai des chênes, la plus grande récolte grand public de glands jamais organisée en France. Elle se déroulera les 10 et 11 octobre dans une dizaine de départements. Son objectif est de contribuer concrètement à la régénération de nos chênaies. L'événement combine action citoyenne et suivi scientifique.
Chaque automne, le geai des chênes cache des milliers de glands dans le sol pour constituer des réserves pour l'hiver. Plus de la moitié de ses réserves reste enfouie et non consommée, et ces glands germent au printemps. Il est possible d'utiliser ce comportement pour régénérer des parcelles sinistrées ou que l'on souhaite diversifier. Le principe est simple : des bénévoles collectent des glands et les sélectionnent, puis les installent en hauteur, sur des tables à glands, dans des forêts à restaurer. L'oiseau fera le reste. La méthode du semi assisté par le geai a été expérimentée avec succès en Lozère par l'association Quercus et Garrulus, partenaire de l'opération. Associée à une récolte bénévole, le procédé coûte 350 euros à l'hectare, contre 10 000 euros pour une plantation artificielle. Canopée propose de développer ce projet à grande échelle, et s'est associé à des chercheurs du Laboratoire Écosystèmes et Sociétés en montagne (LESSEM) de l'INRAE de Grenoble, pour mettre en place un protocole de suivi scientifique participatif. L'opération sera reconduite chaque année, et vise 8 tonnes de glands récoltés et entre 600 et 1 600 hectares de forêts régénérées en cumulé sur 3 ans.
Canopée – photo Wolfram Steinberg, Alamy Live News

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Quand les usines deviennent aussi des refuges pour la faune
Nichoirs, gîtes à chauves-souris, hôtels à insectes, hibernacles… Au cœur de ses six usines d'épuration, le SIAAP aménage des refuges pour favoriser l'accueil et la reproduction de la faune. La démarche s'inscrit dans la gestion de près de 300 hectares d'espaces verts et contribue à préserver la biodiversité, y compris les espèces les plus menacées tels les reptiles ou amphibiens, pour lesquels des hibernacles artificiels ont été aménagés. Les plus élaborés sont composés d'une fosse remplie de grosses pierres et de branches, recouverte d'un tas de pierres. Sur ses six usines d'épuration, des plans de gestion différenciée définissent ainsi des préconisations adaptées à chaque site afin d'exploiter leur potentiel écologique, tout en garantissant les exigences de sécurité et de performance industrielle. À chaque espèce correspond un type de gîte ou de nichoir adapté, qui doit être installé dans des conditions précises. Le SIAAP a ainsi installé des nichoirs pour des espèces protégées présentes sur ses usines, comme le Moineau friquet à l'usine Seine Grésillons à Triel-sur-Seine (Yvelines) et le Rougequeue noir à l'usine Seine Valenton (Val-de-Marne), ainsi que des gîtes à chiroptères. Leur déploiement se poursuit sur l'ensemble des sites.
ESTUAIRE DE LA SEINE
Les orages et les crues accentuent ponctuellement la contamination des eaux
Les épisodes de fortes pluies et de crues révèlent et remobilisent la pollution chimique ambiante de l'estuaire de la Seine. C'est le principal enseignement du rapport de recherche TARANIS, mené pendant 2 ans par des scientifiques de l'IFREMER et de l'Université de Reims Champagne-Ardenne dans le cadre du programme Seine-Aval porté et financé par le GIP Seine-Aval. À travers 10 campagnes de terrain, les scientifiques montrent que ces événements météorologiques intenses favorisent les transferts de nombreux contaminants du bassin versant vers le fleuve et son estuaire, avec des effets mesurables sur la qualité de l'eau et sur les organismes aquatiques. Alors que ces épisodes sont appelés à s'intensifier avec le changement climatique, l'étude met en lumière la contamination chimique chronique de la Seine, notamment par des substances persistantes à des niveaux dépassant les seuils environnementaux. Elle plaide pour faire évoluer la surveillance des milieux aquatiques et des listes de contaminants suivis dans le cadre de la directive cadre sur l'eau.
IFREMER
ÎLE-DE-FRANCE
La CCI Paris Île-de-France appelle les entreprises à anticiper un risque stratégique sous-estimé
Alors que la France a connu un été caniculaire à l'été 2026, la Chambre de commerce et d'industrie Paris Île-de-France publie un rapport consacré à la ressource en eau, un enjeu stratégique pour les entreprises franciliennes.
Le principal constat du rapport est celui d'un déficit persistant de connaissance et d'anticipation au sein du tissu économique francilien. Une enquête réalisée par le CROCIS (observatoire de l'économie en Île-de-France) à l'été 2026 auprès de 163 établissements d'Île-de-France révélait que : 65 % des entreprises ne connaissent pas leur consommation annuelle d'eau ; 62 % n'ont pas identifié les postes les plus consommateurs. Cette méconnaissance limite la capacité des entreprises à détecter les fuites et les surconsommations, à identifier des économies potentielles et à construire une véritable stratégie de sobriété hydrique. À ces risques physiques s'ajoute un enjeu économique croissant : le coût de l'eau pourrait encore augmenter de 30 % à 50 % d'ici 2030-2035.
La CCI Paris Île-de-France formule 25 préconisations organisées autour de quatre priorités :
- Renforcer la connaissance et la mobilisation, en améliorant la lisibilité et la fiabilité des données disponibles, en encourageant les entreprises à cartographier leurs usages, à réaliser un bilan hydrique, et à développer une véritable culture du risque.
- Clarifier la gouvernance et le cadre réglementaire, en rendant le cadre juridique plus lisible, avec une répartition équitable des efforts de sobriété, tenant compte des volumes réellement consommés et des investissements déjà réalisés.
- Adapter le modèle économique et territorial de l'eau, en adoptant une meilleure cohérence entre les politiques de l'eau, d'aménagement, d'énergie, d'agriculture et de développement économique et en développant les coopérations territoriales.
- Accélérer l'innovation et accompagner les TPE-PME : Capteurs intelligents, télérelève, détection des fuites, nouveaux procédés de filtration, recyclage des eaux de process et réutilisation des eaux usées traitées constituent autant de leviers pour réduire les prélèvements et les consommations.
Rapport
Paris accélère son adaptation face au nouveau régime climatique
La Ville de Paris a engagé depuis plusieurs années des transformations pour mieux faire face aux changements climatiques : végétalisations, développement des cours "Oasis", rénovation de logements, développement des baignades, etc. Face à l'intensification des épisodes de chaleur extrême, le maire de Paris annonce un plan d'accélération afin d'adapter efficacement la ville et protéger au mieux les habitants. Ce plan se divise en quatre axes : 1. Adapter l'espace public en développant les espaces verts, l'ombrage et l'accès à l'eau ; 2. Adapter les logements dans le parc social comme dans le parc privé ; 3. Protéger davantage les personnes les plus exposées aux fortes chaleurs ; 4. Accélérer massivement l'adaptation des écoles, des crèches et des collèges.
Ville de Paris
Le SIAAP inaugure son Égout-école
Recréant les caractéristiques d'un environnement souterrain d'assainissement, l'Égout-école du SIAAP permet aux agents de se familiariser avec les risques du terrain et développer les réflexes indispensables à leur sécurité. Au SIAAP, le renouvellement obligatoire du certificat d'aptitude à travailler en espace confiné tous les 3 ans concerne près de 400 agents. L'Égout-école renforce ainsi les moyens consacrés à la formation ainsi qu'à la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles. L'équipement vient compléter un plateau technique déjà riche, composé notamment d'une mini-usine ainsi que de bancs d'essais hydrauliques et électriques, réunis au sein de la Cité de l'Eau et de l'Assainissement.
Photo – Le président Adrien Tiberti aux côtés de Francis Pastor, chef de projet

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RHÔNE-MÉDITERRANÉE
Canicule, sécheresse, tensions sur la ressource : la région PACA face aux défis de l'eau
L'Agence régionale de la biodiversité et de l'environnement Provence-Alpes-Côte d'Azur (ARBE) publie "Regard sur l'eau 2026", pour mieux appréhender les enjeux liés à l'eau et accompagner le passage à l'action. Comme sa précédente édition de 2017, ce panorama régional, réalisé avec les principaux partenaires institutionnels de l'eau en région, propose un état des lieux de l'eau, des milieux et de la biodiversité aquatiques en 2026 ainsi que des pressions subies, et présente des réponses, notamment les politiques liées à l'eau et des exemples d'actions concrètes mises en œuvre.
Pour mémoire, les départements alpins assurent près de 72 % de l'approvisionnement régional en eau, tandis que les Bouches-du-Rhône, le Var et le Vaucluse concentrent 87 % des volumes prélevés. Près de 2,5 milliards de mètres cubes d'eau sont prélevés en région par an (chiffres 2023), et près de 17 % du territoire régional est considéré, aujourd'hui, en situation d'insuffisance structurelle vis-à-vis de la ressource en eau. La diminution du manteau neigeux pourrait atteindre -50 % aux altitudes basses d'ici 2030. La recharge des nappes souterraines devrait baisser -10 % à -25 % sur la période 2045-2065 par rapport à 1970-2000.
Regard sur l'eau 2026
Littoral du Roussillon
Lancement d'une campagne géophysique inédite pour cartographier les eaux souterraines
Dans le cadre du projet de recherche national AQUIMER, financé par l'Agence nationale de la recherche (ANR), des équipes de chercheurs coordonnées par le BRGM mènent, depuis le 17 septembre, une campagne géophysique sur le littoral du Roussillon. Son objectif est de mieux comprendre comment fonctionnent les réserves d'eau souterraine présentes aussi bien sous terre que sous la mer.
Dans un contexte de pressions croissantes liées au changement climatique, à la hausse du niveau de la mer et aux prélèvements d'eau, le projet AQUIMER a pour but de caractériser la transition entre les nappes d'eau douce et d'eau salée dans les nappes de la plaine du Roussillon. Ce phénomène de transition se situe dans les zones côtières où les nappes d'eau souterraine douce peuvent rentrer en contact avec l'eau de mer salée. Cette transition est complexe et se situe parfois assez loin du trait de côte, soit à l'intérieur des terres (phénomène de biseau salé), soit sous la mer. L'objectif de la campagne géophysique annoncée est donc de déterminer la position de cette zone de transition entre eau douce et eau salée en profondeur, d'en comprendre le fonctionnement et d'anticiper son évolution future. Les réserves d'eau douce qui se trouvent dans les aquifères plio-quaternaires de la plaine du Roussillon jouent en effet un rôle essentiel pour ce territoire, tant pour l'irrigation des cultures que pour l'alimentation en eau potable.
BRGM
Agriculture occitane
Une consultation inédite pour affronter la crise climatique
Première région agricole de France en nombre d'emplois, l'Occitanie traverse une profonde remise en question. Les revenus agricoles y sont structurellement inférieurs de moitié à la moyenne nationale. Les dernières années ont vu se multiplier les chocs climatiques : gel de 2021, avec jusqu'à 80 % de pertes dans certains vignobles ; sécheresse de 2022, qui a amputé de 30 % la production de fourrage ; méga-incendie des Corbières en 2025 ; épisodes caniculaires et sécheresse historique en 2026. À ces chocs s'ajoute un risque réel d'effondrement de certains territoires ruraux, dans un contexte où le renouvellement des générations agricoles n'est plus assuré. C'est dans ce moment charnière que l'INRAE et la Chambre régionale d'agriculture d'Occitanie ont fait le pari à travers une Consultation Recherche Agriculture Alimentation Environnement (CoRAE) d'organiser un dialogue structuré et transparent entre tous les acteurs concernés sur les priorités de recherche et d'innovation.
Les équipes de coordination ont dégagé 5 priorités de recherche à impact (PRI), conçues pour répondre aux besoins les plus urgents tout en préparant les transformations profondes qu'impose le nouveau régime climatique : PRI#1 L'eau comme enjeu existentiel : concevoir des outils pour une utilisation économe, équitable, efficace et durable de la ressource, dans un contexte de tensions croissantes ; PRI#2 Quelles pratiques agronomiques, quelles espèces et quelles variétés pour les territoires occitans en 2050 ? PRI#3 Vers des systèmes d'élevage durables, adaptés au nouveau régime climatique et aux crises sanitaires, économiques et démographiques qui fragilisent l'élevage occitan ; PRI#4 Vers des territoires résilients, capables d'anticiper et d'absorber des crises climatiques, sanitaires et économiques de plus en plus imbriquées ; PRI#5 Diminuer l'usage des pesticides, en travaillant à la fois sur les alternatives techniques, les effets sur la santé et les conditions concrètes de leur massification.
INRAE
BASSIN DE L'ADOUR
Mise en œuvre de la trajectoire de retour à l'équilibre de la ressource en eau
Le développement de l'irrigation agricole dans le bassin de l'Adour à la sortie de l'après-guerre a conduit à des situations de déséquilibre dans certains bassins versants et à une dégradation de l'état qualitatif et quantitatif de certaines masses d'eau. L'application de la politique environnementale issue de la mise en place au début des années 2000 de la directive cadre sur l'eau et de la loi sur l'eau et les milieux aquatiques, s'y est faite sans réelle appropriation par le monde agricole, ce qui a conduit à une situation de blocage entre des objectifs non convergents. Il apparaît aujourd'hui nécessaire de dépasser ces oppositions, en permettant aux acteurs du territoire de se projeter ensemble vers un avenir conciliant de façon équilibrée la gestion durable de la ressource en eau et la transformation de l'agriculture.
La mission conjointe IGEDD-CGAAER avait pour objectif d'analyser la trajectoire de retour à l'équilibre décidée par le préfet coordonnateur de bassin pour la période 2025-2027. Son rapport rappelle l'importance de l'irrigation dans le développement agricole et économique du bassin et recense les évolutions mises en place par les exploitations agricoles dans leurs cultures et leurs pratiques au cours des 15 dernières années. La mission pointe un manque de lisibilité et de coordination dans la gouvernance de la gestion quantitative de l'eau dans le territoire tout en mettant en évidence un risque élevé pour la pérennité économique d'un nombre important d'exploitations si la trajectoire de baisse des volumes prélevables était mise en œuvre sans adaptation en 2027.
La mission formule des propositions visant à gérer les échéances de court terme et d'autres dont l'objectif est de préparer l'après-2027. Les propositions de court terme portent sur quatre points : 1. Remettre chaque acteur dans son rôle ; 2. Faire évoluer Irrigadour vers une plus grande proximité avec les différents territoires ; 3. Mettre en œuvre des méthodes de répartition des volumes plus dynamiques ; 4. Simplifier la mise en œuvre des actions prévues dans les projets de territoire pour la gestion de l'eau (PTGE). Cinq propositions structurent l'action pour préparer l'après-2027 : 1. Mieux intégrer les enjeux socio-économiques dans la décision relative aux futurs volumes prélevables ; 2. Dimensionner le dispositif d'accompagnement du territoire au regard des volumes prélevables retenus et des impacts socio-économiques évalués conjointement ; 3. Préparer dès maintenant la mise en œuvre opérationnelle de la nouvelle étude sur les volumes prélevables ; 4. Privilégier la création d'ouvrages collectifs à vocation multi-usages ; 5. Aller vers une vision plus partagée de l'agriculture à moyen terme.
IGEDD
APPELS À PROJETS DES AGENCES
Seine-Normandie
AMI Contre le ruissellement et pour le maintien des sols en Seine-Maritime
L'Agence de l'eau Seine-Normandie est partenaire de l'appel à manifestation d'intérêt "Territoires engagés contre le ruissellement et pour le maintien des sols" lancé par la préfecture de Seine-Maritime. Cet appel à manifestation d'intérêt permet de mobiliser et d'accompagner les collectivités compétentes en ruissellement-érosion, désireuses de s'impliquer dans une démarche partenariale opérationnelle, locale, structurée et durable.
AMI
Artois-Picardie
AMI Projets innovants pour protéger durablement les captages d'eau potable
Afin de renforcer la protection des ressources en eau destinées à l’alimentation en eau potable, l’Agence de l’eau Artois-Picardie lance un appel à manifestation d'intérêt (AMI) visant à favoriser l'émergence de projets et de partenariats dans le cadre des contrats d'actions pour la ressource en eau (CARE).
À ce jour, 8 CARE couvrant 13 captages prioritaires sont en cours de déploiement, tandis que 17 nouveaux projets de CARE, représentant 25 captages, sont en préparation sur le bassin Artois-Picardie. Pour accompagner cette dynamique, l'agence souhaite identifier de nouveaux partenaires capables de proposer des solutions répondant aux enjeux de ces territoires. Cet appel s'adresse notamment aux coopératives agricoles, associations, entreprises, organismes de conseil ou de formation et, plus largement, à tout porteur de projet susceptible de contribuer aux objectifs des CARE. Les projets pourront porter sur l'évolution des systèmes agricoles, la structuration de filières à bas niveau d'intrants, la diversification des productions, l'accompagnement collectif des agriculteurs ou encore l'innovation territoriale.
Dépôt des dossiers – 2 novembre 2026
Loire-Bretagne
Poissons migrateurs amphihalins
L'État, la Région Centre-Val de Loire et l'Agence de l'eau Loire-Bretagne lancent un appel à projets consacré aux poissons migrateurs amphihalins du bassin de la Loire. Les projets retenus pourront bénéficier d'un financement du Fonds européen de développement régional (FEDER), pouvant être complété par une aide de l'agence de l'eau.
Engagé dans le cadre du Plan Loire Grandeur Nature, ce nouvel appel à projets vise à soutenir des démarches de recherche, d'expérimentation, de suivi et d'acquisition de connaissances sur ces espèces et leurs habitats. Les projets pourront notamment porter sur la dynamique des populations, le fonctionnement des habitats, les interactions entre espèces ou encore les effets du dérèglement climatique sur les milieux aquatiques. L'appel s'adresse aux collectivités territoriales et groupements, établissements publics territoriaux de bassin, organismes de recherche, associations, entreprises et acteurs économiques concernés par la connaissance et la préservation des milieux aquatiques.
Dépôt des dossiers – 30 novembre 2026
Adour-Garonne
PSE pour la reconquête de la qualité des eaux brutes des captages pour l'eau potable
L'Agence de l'eau Adour-Garonne lance un nouvel appel à projets pour accompagner les territoires et les agriculteurs engagés dans la protection des captages d'eau potable dégradés ou vulnérables à destination des personnes responsables de la production et distribution d'eau (PRPDE) et syndicats mixtes ou établissements publics. Dans ce cadre, l'agence de l'eau propose un accompagnement financier pour encourager des pratiques agricoles favorables à la qualité de l'eau, notamment la réduction ou l'arrêt de l'utilisation des produits phytosanitaires, dans une démarche de progrès sur 5 ans. Les exploitations agricoles situées sur les aires d'alimentation de captages (AAC) ou dans des zones prioritaires peuvent bénéficier d'une rémunération fondée sur trois leviers : la couverture des sols ; la réduction des intrants ; le développement d'infrastructures agroécologiques (haies, bandes enherbées…).
Dépôt des dossiers – 30 novembre 2026 et 26 février 2027
Rhin-Meuse
AAC Protection des ressources en eau potable
La qualité des eaux brutes de 342 captages du bassin Rhin-Meuse est dégradée par des pollutions diffuses (nitrates et/ou pesticides). Si 69 % de ces captages identifiés comme prioritaires ont une aire d'alimentation de captage délimitée, seuls 43 % bénéficient d'un plan d'actions de reconquête de la qualité de l'eau. C'est pour donner un coup d'accélérateur et passer concrètement à l'action que l'Agence de l'eau Rhin-Meuse lance cet appel à candidatures inédit ouvert jusqu'au 16 décembre 2026. 30 aires d'alimentation en eau de captages seront accompagnées pour un budget de 500 000 euros, en ciblant les collectivités ayant peu ou pas de moyens en termes d'ingénierie technique.
Dépôt des dossiers – 16 décembre 2026
Seine-Normandie
AMI Soutien aux filières à bas niveau d'intrants (BNI)
À l'échelle du bassin Seine-Normandie, un appel à manifestation d'intérêt (AMI) afin de développer les débouchés de cultures à bas niveau d'intrants comme le chanvre, la luzerne, le sarrasin et le sainfouin et favoriser les changements de pratiques agricoles sur les aires d'alimentation de captages est lancé depuis fin septembre. Cet AMI vient en soutien des leviers mobilisables par les collectivités compétentes en matière de préservation de la ressource pour l'alimentation en eau potable pour accompagner les agriculteurs dans la transition agricole pour l'eau comme les aides aux changements de pratiques via les paiements pour services environnementaux, les mesures agroenvironnementales et climatiques, les aides aux investissements aux matériels agricoles pour diminuer les produits phytosanitaires, l'accompagnement technique, etc. Il s'inscrit dans le cadre d'un plan d'actions plus vaste, porté par la préfecture d'Île-de-France, visant à déployer massivement le chanvre, la luzerne, le sarrasin et le sainfoin dans cette région.
Dépôt des dossiers – 31 décembre 2026
Artois-Picardie
Cours d'eau et de nature, des écoles pour le climat
Nos cours d'écoles, au cœur de la vie des communes, lieux de passage incontournables pour chaque citoyen, n'ont pas été épargnées par cette imperméabilisation massive. À ce titre, elles constituent des lieux "vitrines" privilégiés pour mettre en œuvre un renouvellement urbain rendant sa place à l'eau et à la nature, qui permettra de préserver la ressource en eau, adapter les villes et villages aux effets du dérèglement climatique et préserver la biodiversité. Il s'agit de rendre nos cours d'écoles maternelles et primaires plus vertes et plus agréables, et de proposer un espace pédagogique grandeur nature où les enfants sont sensibilisés, prennent conscience de l'eau, de son cycle et de la nature qui est à leur portée. C'est aussi améliorer le confort de tous lors des périodes de fortes chaleurs.
L'appel à projets propose d'attribuer des participations financières pour mener, dans le cadre d'un projet concerté et éducatif global, des travaux ambitieux de réaménagement de cours d'écoles publiques maternelles et primaires pour les rendre perméables et végétalisées, résilientes face au changement climatique : désimperméabilisation, végétalisation des espaces (plantation de haies, arbres, couvre-sol…) voire de jardins pédagogiques, création d'îlots de fraîcheur, intégration de matériaux poreux.
Dépôt des dossiers – 31 août 2027
Artois-Picardie
Politique Jeunesse 2026-2027
La place des 15-25 ans dans le débat pour l'eau
Les jeunes ont besoin de connaissances sur l'eau et le changement climatique, mais également de connaissances relevant des sciences humaines pour comprendre la manière dont la politique publique de l'eau s'est construite en France et comment ce modèle français de gestion de l'eau se transmet à l'international. La responsabilité des acteurs de l'eau est de transmettre des valeurs et des compétences pour que les 15-25 ans comprennent les enjeux et soient capables de participer au débat pour l'eau. En reconnaissant l'importance de la place de la jeunesse dans les instances de débat pour l'eau, l'Agence de l'eau Artois-Picardie s'inscrit dans cette orientation. Depuis 2003 et la création du Parlement des Jeunes pour l'Eau du bassin Artois-Picardie, elle porte une politique orientée vers les jeunes afin d'intégrer leur contribution à l'évolution du modèle français de gestion de l'eau.
L'appel vise à faire émerger des projets sur les sujets de la politique de l'eau, permettant l'implication de jeunes âgés de 15 à 25 ans. Les projets doivent être durables et poursuivre les objectifs suivants : 1. Partager la connaissance sur au moins l'un des sujets suivants : l'eau, le changement climatique, la biodiversité, la mer, la gouvernance de l'eau, la solidarité internationale pour l'eau ; 2. Comprendre les enjeux et agir en faveur de ces sujets ; 3. Faire connaître l'engagement des acteurs de l'eau, et celui des jeunes ; 4. Valoriser les initiatives prises par les jeunes pour participer au débat pour l'eau, et mettre en place une dynamique permettant de partager et de capitaliser sur leur expérience.
Dépôt des dossiers – 15 octobre 2027
SUISSE
Ici aussi, les lacs atteignent des niveaux historiquement bas
L'été le plus chaud depuis le début des relevés en 1864 a fait baisser le niveau de nombreux lacs suisses à des niveaux historiquement bas. Une analyse de l'EAWAG montre que, pour 12 des 26 lacs étudiés, le niveau d'eau à la fin du mois de septembre n'avait jamais été aussi bas depuis 1970. Les lacs du Plateau ont été particulièrement touchés, tandis que les lacs alpins ont bénéficié de la fonte des glaciers.
EAWAG
La pollution aux microplastiques dans les eaux révélée
Une technique développée par l'EPFL a révélé que les minuscules microplastiques présents dans le lac Léman et les cours d'eau environnants sont beaucoup plus abondants qu'on ne le pensait.
Pour améliorer la détection des particules minuscules, une équipe dirigée par Christel Hassler et Florian Breider, directeur du Laboratoire central environnemental de l'EPFL, a développé une nouvelle technique basée sur l'IA capable d'identifier et de classer six types de particules polymères, qui sont de très longues molécules constituées de nombreuses petites unités répétitives liées entre elles, aussi petites que cinq micromètres. Comme l'abondance des microplastiques augmente de manière exponentielle lorsque la taille diminue, les résultats ont été utilisés pour estimer les niveaux de pollution pour les microplastiques compris entre 1 et 100 micromètres. La méthode est publiée dans Nature Partner Journals Clean Water.
EPFL
Une plateforme d'information sur les "territoires éponge"
Le concept de territoire éponge propose une autre manière de gérer l'eau : la ralentir, favoriser son infiltration, la stocker localement et la restituer progressivement. Le paysage peut ainsi retrouver davantage sa capacité naturelle à compenser les fluctuations du régime hydrologique. Le Réseau Territoire Éponge a pour objectif de mettre en valeur les expériences de terrain, de rassembler les connaissances techniques et de soutenir la mise en œuvre des mesures de territoire éponge en Suisse. Son site web permet cet échange : il présente des projets exemplaires, rassemble des outils pratiques et informe sur les événements liés aux territoires éponges.
Réseau Territoire Éponge
DANEMARK
Secourir l'Ukraine et se préparer à plus
L'Institut technologique danois pilote une nouvelle méthode visant à garantir l'accès à l'eau potable en Ukraine et à renforcer la préparation aux situations d'urgence au Danemark.
Grâce à une subvention de 5,5 millions de couronnes danoises accordée par la Fondation Grundfos, l'Institut technologique danois dirige une initiative visant à développer et à déployer des unités mobiles de purification de l'eau dans les zones de l'Ukraine déchirées par la guerre, en collaboration avec la Croix-Rouge internationale et plusieurs partenaires. Les expériences menées sur le terrain permettront en parallèle de préparer les systèmes de protection civile danois et nordiques à faire face aux cyberattaques, au sabotage et aux ruptures d'approvisionnement. Ces unités seront capables de fournir 100 000 litres d’eau potable par jour, répondant ainsi aux besoins fondamentaux en eau potable de jusqu’à 50 000 civils ukrainiens, conformément aux normes de l'OMS.
Le projet s'appuie sur la "méthode Jutlandia", inspirée de l'Agence américaine pour les projets de recherche avancée de défense (DARPA). Plutôt que de se livrer à de longues études théoriques et à des essais en milieu non conflictuel, trois consortiums sélectionnés, composés d'entreprises et d'instituts de recherche, sont en concurrence pour perfectionner un prototype existant développé par Danish Green Energy Consulting.
Danish Technological Institute
TUNISIE
La pénurie d'eau pourrait réduire le PIB du pays d'ici 2050, alerte la Banque mondiale
"La pénurie d'eau pourrait réduire le PIB de la Tunisie de 6,4 % d'ici 2050", c'est ce qui ressort du dernier Bulletin de conjoncture économique pour la Tunisie, publié par la Banque mondiale, et intitulé "Le défi de l'eau en Tunisie : de la pénurie à la résilience".
À cet égard, "l'un des éléments déterminants des perspectives économiques de la Tunisie est la manière dont il gère la pénurie d'eau aiguë", a estimé la Banque, rappelant que le secteur agricole, qui emploie 14 % de la population active nationale et jusqu'à la moitié des travailleurs ruraux, est particulièrement vulnérable. C'est ainsi, que l'institution mondiale a avertit qu'en "l'absence de mesures, le stress hydrique et climatique pourrait faire disparaître au moins 30 % des emplois agricoles d'ici le milieu du siècle et réduire de manière significative la production agricole. Les conséquences dépasseraient largement les exploitations agricoles, touchant le tourisme, l'agro-industrie, l'industrie et d'autres secteurs dépendants de l'eau".
Réitérant que "la sécurité hydrique ne se limite pas à l'atténuation des risques, mais elle représente également une opportunité de création d'emplois et de renforcement de la résilience économique", la BM a rassuré qu'avec "des politiques publiques, des institutions et des investissements adaptés, la Tunisie pourrait atténuer l'impact de la pénurie d'eau sur le niveau de vie des Tunisiens". Partant, elle a souligné que les investissements dans les infrastructures, que le gouvernement prévoit dans le Plan Eau 2050, devront s'accompagner de mesures en vue du renforcement de la gouvernance de l'eau, de l'amélioration de la viabilité financière et du rehaussement de la performance des opérateurs de services. Par ailleurs, elle a jugé indispensable de mobiliser d'autres mesures en vue de sécuriser l'avenir hydrique de la Tunisie, notamment la modernisation du Code des eaux, la mise en place d'un cadre pour la réutilisation des eaux usées traitées, l'amélioration du recouvrement des coûts, la protection des ménages vulnérables, la réduction des pertes au sein du réseau, le développement de la digitalisation et le renforcement de la gestion de l'irrigation.
La Presse (Tunis) – AllAfrica
Les ministères et services contraints aux économies d’eau
Le projet de budget de l'État pour l'exercice 2027 prévoit de généraliser l'installation de robinets économiseurs d'eau et la construction de dispositifs de collecte des eaux pluviales au sein des ministères, leurs services centraux et régionaux. Cette mesure s'inscrit dans le cadre de la concrétisation de la volonté de l'État de consolider la sécurité hydrique et de rationaliser l'utilisation des ressources en eau.
Selon un document du ministère des Finances consacré aux orientations et hypothèses du projet de budget pour l'année prochaine, dont l'Agence TAP a obtenu une copie, la politique de dépenses publiques pour 2027 reposera sur le renforcement de la dimension sociale et la rationalisation de la gestion des ressources disponibles, parallèlement à l'importance accordée à la sécurité alimentaire, hydrique et énergétique ainsi qu'à l'amélioration de l'efficacité de l'investissement public. Les orientations de la politique de dépenses publiques s'appuient également sur la réorientation des ressources vers les programmes et les projets disposant d'un impact économique et social direct, afin de consolider la justice sociale et d'assurer une répartition plus équitable des fruits du développement entre les différentes catégories de la population et les régions.
Les efforts seront axés également sur le renforcement de la sécurité hydrique via la rationalisation de la consommation des ressources en eau, en mobilisant des ressources supplémentaires et en développant les infrastructures hydrauliques. Cette politique reposera notamment sur des solutions durables telles que le dessalement de l'eau de mer et la réutilisation des eaux usées traitées, ainsi que la réduction maximale de la consommation d'eau.
La Presse (Tunis) – AllAfrica
GOUVERNANCE DE L'EAU
Les États ouest-africains réaffirment leurs engagements
La première édition du Forum régional de l'eau de l'Afrique de l'Ouest (FREAO) s'est achevée, vendredi 25 septembre à Abidjan, avec l'adoption de la Déclaration d'Abidjan. Au terme de deux jours de travaux, les participants ont réaffirmé leur volonté de renforcer la coopération régionale, de mobiliser davantage de financements et de préserver durablement les ressources hydriques de l'espace ouest-africain.
Au cœur des discussions ont figuré la gestion intégrée des ressources en eau, le financement des infrastructures hydrauliques, la coopération transfrontalière ainsi que la participation des femmes et des jeunes à la gouvernance de l'eau. La Déclaration d'Abidjan constitue le principal résultat de cette première édition. Elle réaffirme notamment l'importance du nexus Eau-Énergie-Alimentation-Environnement et appelle à une mobilisation accrue des financements afin d'accélérer la réalisation des projets hydrauliques et d'assurer leur durabilité. Les participants ont également accordé une attention particulière à la préservation des écosystèmes stratégiques. Le massif du Fouta Djallon (Guinée), qui joue un rôle important dans l'alimentation en eau de plusieurs pays ouest-africains, figure parmi les espaces dont la protection est considérée comme une priorité. Un autre engagement concerne la mise en place d'un mécanisme régional de suivi-évaluation. Celui-ci doit permettre de mesurer les progrès accomplis et de suivre la mise en œuvre des décisions adoptées à Abidjan.
Le Forum a également consacré le principe d'une position commune de l'Afrique de l'Ouest en vue de la prochaine Conférence des Nations unies sur l'eau à Abou Dhabi (8-10 décembre). Pour Jacques Assahoré Konan, cette démarche doit permettre à la région de porter une voix commune sur les grands enjeux liés à l'eau.
Au terme des travaux, le Cap-Vert a été retenu pour accueillir la prochaine édition du FREAO. Après Abidjan, Praia sera donc le prochain rendez-vous de cette dynamique régionale consacrée à la gouvernance et à la gestion durable de l'eau.
Salif D. Cheickna, Fratmat.info (Abidjan) – AllAfrica
INONDATIONS
Les fortes pluies à Dakar et ailleurs dans le pays ont entraîné des décès. Le chef de l'État a adressé ses condoléances aux familles endeuillées et assuré que le gouvernement reste mobilisé dans les zones exposées. Au Togo également, la région de la Kara (nord) a enregistré ses premières victimes des inondations. Selon l'Agence nationale de protection civile, près d'une centaine de personnes sont sinistrées dans la préfecture de la Binah.
SÉNÉGAL
Les populations s'opposent à la fermeture des mini-forages
Les populations de Keur Socé, dans le département de Kaolack, se mobilisent contre la fermeture annoncée des mini-forages qui approvisionnent en eau 71 villages. Réunis au sein d'un collectif, elles ont tenu un point de presse pour interpeller les autorités et réclamer la préservation de ces infrastructures. Les membres du collectif ont invité l'État à intervenir afin d'éviter une interruption de l'approvisionnement en eau des villages concernés.
Pour les représentants du collectif, ces ouvrages constituent le fruit d'un investissement collectif et de nombreux sacrifices consentis par les populations. "Ces forages constituent le fruit d'un investissement collectif. Ces infrastructures ont été réalisées grâce aux sacrifices des populations. Les fermer reviendrait à condamner les 71 villages qui en dépendent", a déclaré Ousmane Conté, s'exprimant au nom du collectif. Face à la perspective d'une fermeture, les populations expriment leur vive inquiétude quant aux conséquences d'une telle décision sur les conditions de vie des habitants. Elles rappellent que ces mini-forages jouent un rôle essentiel dans l'approvisionnement quotidien en eau des localités desservies.
Mamadou Thiam, Le Soleil (Dakar) – AllAfrica
NORD NIGER
Les habitants exaspérés
Dans les trois grandes villes de la région du nord du Niger, à Agadez, Arlit, ou encore Tchirozérine, le constat est le même : l'eau et l'électricité manquent. À cela s'ajoutent des difficultés d'accès au carburant et au gaz. Les coupures de courant peuvent durer de 24 à 72 heures, selon Barka Alhassane, président du Collectif des organisations de la société civile de la région d'Agadez. "Pendant cette période pluvieuse, il y a beaucoup de moustiques, et quand il n'y a pas d'électricité et qu'il n'y a pas de ventilateurs qui sont en train de brasser l'air, c'est invivable", témoigne-t-il. "C'est plus dramatique pour le petit commerce : les produits sont avariés. Certains qui utilisent l'électricité pour produire ne peuvent plus produire. Et même s'ils produisent, c'est en quantité très infime." Barka Alhassane appelle à résoudre définitivement ces problèmes, d'autant que la population augmente.
Le problème n'est pas récent, il est structurel, explique pour sa part Rhamar Ilatoufegh, de la coordination de la société civile d'Arlit. "Toute la région d'Agadez et Arlit est fournie par la Sonichar [la société nigérienne du charbon, NDLR], qui a une usine de charbon qui produit de l'électricité. Cette usine-là a été construite il y a 45 ans. Elle a une durée de vie de 25 ans." Une vétusté qui, selon lui, provoque un "déficit d'électricité". "Et donc, structurellement, les dispositions n'ont pas été prises à temps." Sur les réseaux sociaux, certains internautes lancent des appels, comme celui-ci : "Agadez demande l'essentiel. Elle ne demande pas l'impossible."
Radio France Internationale – AllAfrica
CONGO-KINSHASA
La multiplication des forages à Kinshasa inquiète les experts
À Kinshasa, face aux difficultés d'accès à l'eau potable distribuée par la REGIDESO, de nombreux habitants se tournent vers les forages pour satisfaire leurs besoins quotidiens. Dans plusieurs quartiers de la capitale, ces points d'approvisionnement se multiplient et sont devenus indispensables pour des milliers de ménages. Cependant, derrière cette solution se cachent des préoccupations environnementales et sanitaires. La prolifération des forages, souvent réalisés sans contrôle technique ni étude préalable, soulève des inquiétudes quant à la qualité de l'eau consommée.
Radio Okapi (Kinshasa) – AllAfrica
ÉTHIOPIE
Le pays exerce son droit de construire des barrages
L'Éthiopie, conformément à son droit souverain, à sa politique de l'eau et au droit international, achève actuellement la construction d'un grand barrage sur le fleuve Magech à des fins d'irrigation et d'approvisionnement en eau, a déclaré à l'agence ENA le ministre de l'Eau et de l'Énergie, Habtamu Itefa. "Il est honteux d'entendre des responsables politiques égyptiens affirmer que l'Éthiopie devrait obtenir leur consentement pour construire des barrages qui ne causent pas de préjudice significatif à leur pays", a-t-il déclaré, ajoutant que les décideurs politiques égyptiens devraient se pencher sur l'histoire du haut barrage d'Assouan et se demander si l'Éthiopie avait été consultée avant sa construction.
La rivière Magech appartient au bassin hydrographique du lac Tana, lui-même rattaché au système du Nil Bleu. Elle draine une partie des hautes terres situées autour de Gondar avant de rejoindre le lac Tana. Quant à lui, l'accord de 1959 sur les eaux du Nil a été conclu entre l'Égypte et le Soudan et prévoyait la répartition des eaux du Nil entre les deux pays, l'Éthiopie n'étant pas partie à cet accord. L'Éthiopie conteste évidemment la pertinence des accords qui excluent les États en amont du bassin du Nil et réaffirme avec constance son droit à une utilisation équitable et raisonnable du fleuve. Les récentes déclarations font suite à l'annonce par l'Éthiopie de la création d'un comité national chargé d'évaluer les pertes économiques et les opportunités de développement manquées liées à plus de 22 projets hydrauliques qui, selon le gouvernement, ont été bloqués ou entravés par l'Égypte.
Ethiopian News Agency (Addis-Abeba) – AllAfrica
CHINE
Mise en service du canal de Pinglu
Projet majeur du "Nouveau Corridor commercial international terre-mer" de l'ouest de la Chine, le canal de Pinglu est entré en service le 16 septembre. Long de 134,2 kilomètres, le canal prend sa source à l'embouchure de la rivière Pingtang, dans le réservoir de Xijin, à Nanning, dans la région autonome Zhuang du Guangxi (sud de la Chine). Il traverse ensuite le zhen de Luwu, à Qinzhou, puis suit la rivière Qinjiang jusqu'au golfe de Beibu.
China.org.cn – photo Xinhua

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XINJIANG
Deux réserves d'eaux souterraines découvertes dans le désert du Taklamakan
Le centre d'étude hydrogéologique et de géologie environnementale du Bureau géologique du Xinjiang a récemment annoncé avoir trouvé deux grandes réserves d'eaux souterraines dans le désert du Taklamakan, dans la région autonome ouïgoure du Xinjiang (nord-ouest de la Chine). Cette découverte offre de nouveaux éclairages sur la question de savoir si les ressources en eaux souterraines peuvent soutenir durablement le développement à long terme des zones désertiques.
Les découvertes ont été faites près d'une ville du comté de Minfeng, à la lisière sud du désert, et dans une zone située au sud des montagnes de Mazartag, dans l'arrière-pays du désert, dans le cadre d'un projet d'exploration des eaux souterraines. Kang Jian, chef du projet, a déclaré que l'équipe avait combiné la télédétection par satellite, la prospection géophysique aérienne, l'exploration au sol et le forage. L'étude a montré que les eaux souterraines de ces zones ne sont pas stagnantes mais circulantes et renouvelables, avec la présence à la fois d'eau douce et d'eau salée. L'équipe a également élaboré des modèles en 3D et hydrogéologiques pour cartographier la répartition des eaux souterraines douces et salées et évaluer la quantité d'eau disponible et la manière dont elle pourrait être utilisée. Les chercheurs ont aussi construit une station pilote pour tester la sûreté des eaux souterraines saumâtres dans le cadre de projets d'irrigation visant à contenir l'expansion du désert du Taklamakan, fournissant ainsi une source d'eau potentielle supplémentaire pour la restauration écologique. Zhang Lei, directeur du centre d'étude, a déclaré qu'outre déterminer la quantité d'eaux souterraines découvertes, l'importance du projet réside dans le fait de savoir si de telles ressources en eau peuvent soutenir durablement le développement à long terme des zones désertiques et fournir des solutions géologiques pour améliorer la sécurité de l'eau dans le sud du Xinjiang.
Le désert du Taklamakan couvre 337 600 km2 et son périmètre mesure 3 046 kilomètres, ce qui en fait le plus grand désert de Chine et le deuxième plus grand désert mouvant du monde.
People Daily
CANADA
Climat : L'action environnementale se déplace vers les tribunaux
La lutte contre les changements climatiques se déplace progressivement de la rue vers les salles d'audience. C'est pour documenter cette tendance qu'a été créé l'Observatoire canadien sur les recours climatiques. Selon son cofondateur, Julien Beaulieu, 105 litiges climatiques ont été recensés au pays depuis 2004. Il estime que l'impact de ces démarches va bien au-delà des victoires juridiques, puisqu'elles alimentent directement le débat public et politique. Le procès La Rose c. Sa Majesté le Roi, qui s'ouvrira prochainement à Vancouver, en est l'illustration parfaite : 15 jeunes y invoqueront la Charte pour dénoncer l'inaction d'Ottawa.
Radio-Canada
Winnipeg, la ville canadienne avec le plus de maisons construites en zones inondables
Un récent rapport de Statistique Canada indique que 45 % des maisons à Winnipeg sont construites en zone à risque d'inondation. La ville manitobaine se trouve ainsi en tête des villes canadiennes. "Ce sont des données fondamentales qui montrent des enjeux actuels. […] C'est surtout une opportunité pour s'aménager différemment et pour changer", appuie Isabelle Thomas, professeure titulaire à l'École d'urbanisme et d'architecture de paysage de l'Université de Montréal.
Radio-Canada
QUÉBEC
La production de gaz de schiste est-elle moins risquée qu'avant ?
Depuis l'adoption par le gouvernement de la Coalition Avenir Québec (CAQ), en 2022, de la loi 21 interdit la recherche ou la production des hydrocarbures sur le territoire québécois, ce qui inclut le gaz de schiste. Depuis 2023, le Québec codirige même une alliance internationale de 24 États dont le but est d'accélérer la sortie progressive des énergies fossiles, la Beyond Oil and Gas Alliance (BOGA). L'interdiction d'exploiter le gaz de schiste est l'aboutissement d'une quinzaine d'années de bouleversements, de revirements et d'examens scientifiques autour de cette filière énergétique au Québec. Mais, contre toute attente, le sujet refait surface à la faveur des prochaines élections et d'un contexte géopolitique bouleversé.
Radio-Canada
La Ville de Québec veut utiliser davantage d'eau recyclée
Le Carrefour de l'eau travaille depuis cinq ans à l'élaboration d'une usine mobile de filtration des eaux usées traitées. Plus de 7 millions de dollars ont été investis dans ce projet, mais des barrières législatives demeurent. Toutefois, le pôle d'innovation ne désespère pas construire d'ici 4 ans une usine capable de traiter quotidiennement 10 millions de litres, soit 2,5 % des volumes traités par la Ville de Québec.
Le reportage de Louis-Philippe Arsenault – Radio-Canada
GUADELOUPE (FRANCE)
La crise de l'eau entre les mains d'un juge d'instruction parisien
Qualité, quantité, gestion, facturation… la crise de l'eau potable en Guadeloupe franchit une nouvelle étape dans son volet justice : jeudi 24 septembre, le tribunal judiciaire de Paris a transmis le dossier d'information judiciaire à son pôle spécialisé dans les affaires de santé et d'environnement. L'action fait suite aux recours et aux plaintes déposées il y a plus de 3 ans (février 2023) par le collectif citoyen La Goutte d'Eau. Cette nouvelle information judiciaire ouvre la voie à la constitution des parties civiles.
France Info
GUYANE FRANÇAISE
Paradoxe de l'abondance : le territoire manque d'eau potable
L'Amazonie est un des territoires les plus arrosés de la planète, mais le nombre de jours de sécheresse y augmente et l'accès à l'eau potable est un réel problème. Les raisons ne sont pas seulement hydrologiques : la manière d'habiter le territoire et de s'approvisionner en eau est très différente pour les communautés le long des fleuves et celles des zones urbanisées sur la côte. Les ressources en eau souterraine, qui pourraient venir en complément de l'eau des fleuves, sont très mal connues avec un réseau de capteurs environ 20 fois moins dense qu'en France hexagonale.
L'article d'Adrien Selles et de Célia Biancat, BRGM – The Conversation
France – Aqualyo accélère le déploiement de ses solutions
Après un été 2026 marqué par des restrictions d’eau sur près de 70 % du territoire début août, Aqualyo accélère le déploiement national de ses solutions de récupération et de réutilisation des eaux pluviales. La WaterTech girondine devrait compter plus de 60 installateurs agréés fin 2026 (contre un seul en janvier) et enregistre déjà plus de 200 demandes d’agrément en cours d’analyse. Elle vise désormais un réseau de 150 à 200 professionnels fin 2027.
Golfe de Saint-Tropez, France – Veolia s'engage pour la préservation de la ressource
Le golfe de Saint-Tropez fait face à des défis climatiques croissants : sécheresse historique en 2022, hiver 2023 marqué par une pluviométrie inférieure aux minima historiques, projections scientifiques tablant sur une réduction du débit des fleuves pouvant atteindre -50 % d'ici 2050. Le partenariat signé entre Veolia et la Communauté de communes Golfe de Saint-Tropez a pour objet de préserver la ressource en eau et de renforcer la sécurité environnementale du territoire. Le contrat prévoit 65 millions d'euros d'investissements, dont le remplacement de 110 km de canalisations, pour prévenir le risque de fuites et moderniser durablement le service public de l'eau sur les 12 communes du golfe. Des compteurs intelligents seront aussi progressivement installés. En complément du déploiement technologique, Veolia met en place une cellule "sobriété hydrique" animée par une éco-ambassadrice dédiée au territoire. Elle sillonnera les communes pour sensibiliser habitants, établissements scolaires et acteurs économiques aux enjeux de la préservation de l'eau et présentera les outils disponibles pour mieux maîtriser sa consommation. À destination des professionnels du tourisme, des établissements municipaux et des acteurs économiques, Veolia propose des audits techniques gratuits pour identifier les gisements d'économies d'eau, ainsi que des conventions de sobriété pour formaliser des engagements mesurables de réduction des consommations. Un appel à candidatures est d'ores et déjà lancé auprès de ces acteurs.
01 octobre 2026, Nanterre – France
Pollution chimique de l'environnement et santé publique
Organisée par la Fondation de l'Académie nationale de médecine, cette séance décentralisée vise à apporter au plus près des citoyens, grâce à des intervenants de haut niveau d'expertise, les meilleures informations objectives sur ces enjeux afin de bien expliquer les notions importantes de dangers, de risques, d'évaluation des risques, d'exposome et de prévention. Cinq interventions rythmeront l'après-midi : "Importance et grands enjeux de l’exposome", avec le Pr Robert Barouki, toxicologue, directeur de l’Institut thématique de santé publique de l’INSERM ; "De l’océan à l’assiette : surveiller la contamination des ressources marines", avec Wilfried Sanchez, directeur scientifique adjoint de l'IFREMER ; "Forces et risques de l’évaluation quantitative des risques", avec Éric Vial, directeur de l’évaluation des risques à l'ANSES ; "Les investissements, contraintes et retours d’expérience de la gestion des risques", avec Renaud Pellé, directeur départemental Hauts-de-Seine à l'ARS Île-de-France, et Emmanuelle Beaugrand, responsable du département Santé Environnement ; "Forces et faiblesses de la gestion et de la prévention", avec le Pr Yves Lévi, professeur honoraire de santé publique-santé environnement de l'Université Paris-Saclay.
Inscriptions
05–07 octobre 2026, Campus de la Transition, Forges – France
12èmes Journées Doctorales en Hydrologie Urbaine
Organisées par le laboratoire Eau, Environnement et Systèmes Urbains (LEESU) de l'École nationale des ponts et chaussées et l'équipe Transferts et interactions liés à l'eau en milieu construit (TEAM) du CEREMA, ces Journées Doctorales en Hydrologie Urbaine (JDHU) offrent aux doctorants, post-doctorants et jeunes chercheurs dont les travaux portent sur des thématiques en lien avec l'hydrologie urbaine l'opportunité de présenter leurs travaux, d'échanger avec des chercheurs et praticiens du domaine, de s'exercer à l'animation de sessions scientifiques et d'élargir leur réseau professionnel. Elles ont également pour ambition de favoriser les collaborations scientifiques entre jeunes chercheurs et de promouvoir des approches multidisciplinaires, à l'interface entre sciences de l'ingénieur et sciences humaines et sociales.
JDHU
06 octobre 2026, Paris – France
Eau et agriculture : S'adapter ou subir, quels outils pour une agriculture durable ?
La réalité du changement climatique et de ses conséquences se rappelle à nous tous les jours, en particulier après l'été que nous venons de subir… L'agriculture est déjà fortement impactée et il est indispensable d'intensifier les efforts d'adaptation pendant qu'il en est encore temps : Par quels moyens et à quel prix ? L'Académie d'Agriculture de France s'associe au Réseau international des organismes de bassin (RIOB) et à l'Université Mohammed VI Polytechnique pour présenter plusieurs regards croisés sur les voies d'adaptation.
Programme
06-07 octobre 2026 – Paris + WEB
Comment et jusqu'où pouvons-nous encore nous adapter ?
Organisée par le groupe AFD dans le cadre de la présidence française du G7 et de sa série "Savoirs et sociétés face aux défis de l'adaptation", cette conférence internationale de haut niveau réunira chercheurs, décideurs publics, praticiens du développement et acteurs de la société civile autour des enjeux d'adaptation au changement climatique.
Pendant deux jours, les échanges porteront notamment sur : les villes face aux défis de l'adaptation ; l'adaptation conduite localement (Locally Led Adaptation, LLA) ; la mesure des progrès de l'adaptation ; les limites de l'adaptation ; imaginer les futurs de l'adaptation (Envisioning Adaptation) ; les nouveaux horizons de l'adaptation ; macroéconomie et finances publiques. Chaque session mettra en dialogue résultats de recherche, retours d'expérience de terrain et perspectives de politique publique, afin de mieux comprendre comment les connaissances sur l'adaptation peuvent être traduites en décisions, en pratiques et en coopérations concrètes. Les sessions feront également dialoguer expériences issues des pays partenaires de l'AFD, recherches internationales et enjeux rencontrés en France et en Europe, afin de favoriser des apprentissages croisés entre territoires confrontés aux impacts climatiques.
Inscriptions
06-08 octobre 2026, ENSI Poitiers – France
Journées Information Eaux 2026
Les Journées Information Eaux ont pour vocation d'apporter aux professionnels de l'eau une information d'actualité sur les questions de traitement et d'épuration des eaux, ainsi que sur les innovations technologiques et analytiques. En plus de 50 ans d'existence, ce congrès est devenu une référence incontournable dans le domaine du traitement de l'eau. Les thèmes seront : la mise en œuvre de solutions fondées sur la nature dans le cadre du petit cycle de l'eau ; le traitement des micropolluants pour répondre aux nouvelles exigences de la réglementation sur le traitement des eaux usées urbaines ; la production et la distribution de l'eau sans chlore en France : quels risques sanitaires ?
Programme et inscriptions
08 octobre 2026 – WEB
Agriculture et ressource en eau : vers une évolution des usages ?
Le R3 NAÏADES organise son 4ème webinaire Concert'Eaux, sur le thème : "Agriculture et ressource en eau : vers une évolution des usages ?". Alors que l'été 2026 a rappelé avec force les tensions croissantes autour de la ressource en eau, notamment pour l'agriculture, la question de l'évolution des usages devient plus que jamais un enjeu pour les territoires. Face à une ressource en eau qui se raréfie, comment les usages de l'eau évoluent-ils dans les territoires ? Quels facteurs favorisent ou freinent ces transformations ? Et quels leviers peuvent être mobilisés pour accompagner l'adaptation des pratiques, notamment dans les territoires agricoles ? Ce rendez-vous proposera de mettre en perspective les usages de l'eau, leur évolution et les conditions de transformation dans un contexte de ressources limitantes, en croisant les regards sur les enjeux d'aménagement, économiques, institutionnels et territoriaux.
Inscriptions
10-11 octobre 2026, Toulouse – France
2ème Forum des Mouvements de l'eau
Face à l'emprise des lobbies de l'agro-industrie et de l'accaparement de l'eau, aux reculs des législations protectrices, aux dérives techno-solutionnistes (mégabassines, neige artificielle, OIBP…), l'urgence écologique impose de bâtir un front uni. C'est l'ambition du Forum des Mouvements de l'eau, qui se veut comme un espace de convergence politique pour enrichir et mieux articuler les modes d'action (plaidoyer, recours juridiques, mobilisation) des ONG engagées, et porter des messages communs. Le Forum est ouvert à toutes les associations, organisations, collectifs, chercheurs, institutions publiques engagées et à toutes celles et tous ceux qui, au niveau tant local que national, se mobilisent pour préserver les milieux naturels et l'eau comme un commun, élaborent des propositions concrètes et souhaitent partager leurs expériences. Ces deux jours de discussion seront un moment fort d'échanges, de convivialité et l'occasion de construire un narratif commun.
Quatre ateliers thématiques de co-production sont proposés : 1. Les attaques contre l'eau en France et en Europe ; 2. Extractivismes, embouteilleurs, agrobusiness et data centers : même combat ! 3. Préserver l'eau et la partager équitablement (Communs, manifestes municipaux) ; 4. Protéger la qualité de l'eau (PFAS, alternatives à l'OIBP, principe pollueur-payeur).
Inscriptions
12-17 octobre 2026, Marseille – France
Eau et résilience de l'agriculture face au défi climatique
Ce 26ème Congrès International ICID (International Commission on Irrigation and Drainage) ambitionne de marquer une nouvelle étape dans la réflexion collective sur l'avenir de l'agriculture irriguée face aux défis globaux. Il engagera la réflexion sur l'utilisation de l'intelligence artificielle dans l'agriculture irriguée, et permettra de découvrir les possibilités offertes aujourd'hui par les dernières innovations et technologies, telles que la réutilisation des eaux et le dessalement.
Près des deux tiers des terres agricoles dans le monde dépendent de l'eau de pluie, ce qui fait du climat le facteur principal influençant la productivité des cultures. Le changement climatique représente donc une contrainte majeure, impactant l'agriculture à la fois directement et indirectement. C'est pourquoi faire face à cette crise climatique exige des changements radicaux et une restructuration profonde de nos systèmes agricoles traditionnels. Il ne fait aucun doute que garantir la sécurité en eau et en alimentation passera par une agriculture irriguée moderne et innovante. Dès lors, nous devons nous poser la question suivante : comment l'irrigation moderne et une bonne gestion des systèmes de drainage peuvent-elles contribuer à cette transition agroécologique ?
Site de l'évènement
13-14 octobre 2026, Dublin – Irlande
Water Innovation Europe
Sous le thème "Relever la barre pour la directive-cadre sur l'eau", cette édition 2026 réunira des décideurs politiques, des services publics, des leaders du secteur, des innovateurs, des chercheurs et des investisseurs afin de discuter de la manière dont l'Europe peut accélérer la mise en œuvre de ses ambitions en matière d'eau et concrétiser sa stratégie de résilience hydrique.
WIE 2026
14-16 octobre 2026, Dunkerque – France
36ème Convention des Intercommunalités de France
Réunissant 2 000 élus, présidents d'intercommunalités, maires, cadres territoriaux, cette édition revêtira une saveur particulière puisqu'elle marquera le début du nouveau mandat municipal et intercommunal pour les six ans à venir. Elle permettra aux 1 264 présidentes et présidents élus de se retrouver et de décliner les grands enjeux et objectifs du mandat qui s'ouvre, mais aussi pour l'association Intercommunalités de France de renouveler son conseil d'administration, son bureau et sa présidence.
Programme
19-30 octobre 2026, Erevan – Arménie
17ème Conférence des Parties à la Convention sur la diversité biologique
Nations unies – Convention sur la diversité biologique
03 novembre 2026 – La Défense (Paris) + WEB
Matinée de l'IGEDD sur la planification de la transition
Les outils d'animation et de planification de la transition écologique à l'échelle territoriale sont-ils efficaces ?
La France a développé au plan national de nombreux cadres stratégiques et contractuels à l'échelle territoriale (SRADDET, PCAET, SCOT, PLU, CPER, CRTE, Fonds vert, etc.), qui constituent aussi les principaux leviers de déclinaison de l'aménagement du territoire et de mise en œuvre de la transition écologique dans le cadre de projets portés à différentes échelles (régionales, intercommunales, notamment). Il existe également des outils qui relèvent davantage de l'animation territoriale ou de la programmation, tels que les COP régionales sur le climat ou les nombreuses initiatives portées de longue date par les collectivités, notamment les régions et les EPCI. Quel bilan tirer de ces outils au regard de la transition écologique ? Sont-il cohérents et efficaces ? Faudrait-il développer davantage de complémentarités entre eux ? Quelle place occupent en particulier les documents d'urbanisme dans la mise en œuvre de transition écologique au niveau local ?
Programme
06 novembre 2026 – Paris + WEB
EAU : Enjeux et Urgence
Dans le cadre du 23ème Forum International Météo et Climat, une conférence sur le thème "EAU : Enjeux & Urgence" se tiendra à l'École des mines de Paris, et sera retransmis en livestream.
L'eau n'est plus seulement une ressource : elle est devenue un facteur de risque systémique, un enjeu de souveraineté et une condition d'habitabilité de nos territoires. Ce qui se joue sous nos pieds, dans les nappes, les sols, les fleuves et rivières, décide désormais de ce que nos sociétés pourront encore se permettre demain. En amont de la Conférence des Nations unies sur l'eau de décembre 2026, la conférence réunira des décideurs publics, acteurs économiques, chercheurs et innovateurs pour construire une architecture de décision transdisciplinaire, seule à même de répondre à l'urgence hydrique, Quatre sessions rythmeront la conférence : 1. L'habitabilité et l'assurabilité des territoires face au risque eau ; 2. La résilience hydrique et la sécurisation de l'accès à l'eau potable ; 3. L'arbitrage entre souveraineté hydrique et énergétique ; 4. Un temps dédié aux solutions à travers des pitchs d'innovation.
Programme
12 novembre 2026 – WEB
Biodisponibilité des métaux dans les milieux aquatiques : quels outils d'évaluation ?
La présence de métaux dans les cours d'eau ne suffit pas à évaluer leurs effets sur les écosystèmes. Leur biodisponibilité, c'est-à-dire la fraction susceptible d'être assimilée par les organismes, dépend notamment des caractéristiques physico-chimiques de l'eau (pH, dureté, matière organique…) et des interactions entre les éléments présents. Ainsi, l'évaluation de l'impact des métaux nécessite l'emploi d'outils capables de tenir compte des spécificités physico-chimiques associées aux différents territoires.
Pour ce nouveau webinaire Concert’Eaux, le R3 NAÏADES croise les regards de Rémy Buzier, maître de conférences à l'Université de Limoges, et de Thibault Féret, coordonnateur Expertise et valorisation à l'Agence de l'eau Adour-Garonne, notamment sur le volet acquisition des données de surveillance. Ensemble, ils proposeront d'explorer les liens entre composition des systèmes aquatiques, biodisponibilité et toxicité des métaux ; de découvrir les apports des capteurs passifs chimiques (DGT) et biologiques (biofilms) ou encore des modèles thermodynamiques, et de questionner la manière dont ces outils peuvent contribuer à la surveillance opérationnelle de la qualité des eaux.
Webinaire Concert'Eaux #5
17 novembre 2026, Brest – France
Les nouvelles frontières de l'observation de l'océan
Intelligence artificielle, systèmes autonomes, capteurs de nouvelle génération, jumeaux numériques… révolutionnent les méthodes d'acquisition, d'analyse et de valorisation des données océaniques. Pour sa Journée Innovation & Science #JIS2026, le SHOM réunira les membres de la communauté maritime afin de partager les avancées les plus récentes de la recherche et de mettre en lumière les innovations qui transforment l'observation de l'océan.
Ce rendez-vous, ouvert à tous, accueillera des représentants des secteurs public et privé, de la recherche et des sciences marines pour croiser les expertises, favoriser les collaborations et se confronter aux défis scientifiques, technologiques et opérationnels liés à la connaissance de l'océan.
SHOM
18 novembre 2026, AFD, Paris – France
Journée thématique du pS-Eau
La valorisation et réutilisation des produits issus des filières d'assainissement – Quels enjeux pour un changement de paradigme ?
Avec au programme trois tables rondes : 1. Les bénéfices environnementaux : des opportunités à objectiver ; 2. Le risque sanitaire : un équilibre entre sécurisation des usages et développement des possibilités ; 3. Les modèles organisationnel et économique : une condition de viabilité.
Programme
24-26 novembre 2026, Paris – France
Salon de la Biodiversité et du Génie écologique
Conjointement avec le Salon des Maires et des Collectivités locales à Porte de Versailles
Pensé comme un lieu d'échanges et d'expérimentation, le Salon proposera deux espaces : la Serre qui accueillera les conférences, tables rondes et débats dans un contexte marqué par l'essor des partenariats public-privé, le développement des solutions fondées sur la nature, la montée en puissance des mécanismes de compensation écologique et l'intégration croissante des indicateurs biodiversité et de la finance verte pour piloter et valoriser les actions ; l'Atelier, qui mettra en avant des démonstrations concrètes, des méthodes et des solutions directement applicables par les collectivités et les maîtres d'ouvrage.
Salon de la Biodiversité
02-04 décembre 2026 – Émirats arabes unis
Conférence des Nations unies sur l'eau 2026
La réalisation de l'Objectif de développement durable relatif à l'eau propre et à l'assainissement (ODD-6) est une fin essentielle en soi et est également indispensable pour faire progresser l'Agenda 2030 dans son ensemble. Alors que nous entrons dans les cinq dernières années de l'Agenda 2030 et de ses ODD, le monde doit faire affluer les investissements, l'innovation, la volonté politique et l'esprit de solidarité vers l'ODD-6. La Conférence des Nations unies sur l'eau de 2026, organisée conjointement par les Émirats arabes unis et le Sénégal, et convoquée aux Émirats arabes unis du 2 au 4 décembre 2026, souhaite donner vie à cet esprit de solidarité et contribuer à construire un avenir sûr en matière d'eau pour tous.
2026 UN Water Conference
03 décembre 2026, Limoges – France
Eau destinée à la consommation humaine : quels défis pour aujourd'hui et demain ?
Le R3 NAÏADES organise sa J'EAU - Journée Scientifique et Technique sur la thématique "Eau destinée à la consommation humaine : quels défis pour aujourd'hui et demain ?", en partenariat avec l'Université de Limoges et le réseau SOLTENA.
Dans un contexte marqué par le changement climatique, l'évolution des besoins, les tensions sur la ressource et les évolutions réglementaires, les enjeux liés à l'eau destinée à la consommation humaine prennent une importance croissante pour les territoires. Comment préserver la ressource ? Comment répondre à l'évolution des besoins ? Quelles innovations peuvent accompagner les transformations à venir ? Et surtout, comment faire dialoguer connaissances scientifiques, expériences de terrain et décisions publiques ? Les sujets engloberont : la ressource, qualité et évolution des besoins ; la recherche, les innovations et solutions ; des retours d'expérience des acteurs de terrain.
Inscriptions
08-10 décembre 2026, Abu Dhabi – Émirats arabes unis
Conférence des Nations unies sur l'eau de 2026
La Conférence des Nations unies sur l'eau de 2026 visant à accélérer la mise en œuvre de l'Objectif de développement durable n° 6 : Garantir l'accès à l'eau et à l'assainissement pour tous et leur gestion durable, se tiendra à Abou Dhabi, aux Émirats arabes unis, du 8 au 10 décembre 2026, sous l'égide conjointe des Émirats arabes unis et du Sénégal.
La Conférence sera ouverte à tous et réunira les gouvernements, le système des Nations unies, les organisations intergouvernementales, les institutions financières internationales, d'autres organismes internationaux concernés, les organisations non gouvernementales, les organisations de la société civile, les établissements universitaires, la communauté scientifique, les peuples autochtones et les communautés locales, le secteur privé, les organisations philanthropiques et d'autres acteurs, afin d'évaluer les défis et les opportunités liés à l'Objectif de développement durable n° 6 et aux objectifs et cibles liés à l'eau de l'Agenda 2030, ainsi que de soutenir de nouvelles mesures visant à accélérer leur mise en œuvre.
Date limite d'inscription – 6 novembre 2026
11-22 janvier 2027
Première COP Océans
La première réunion formelle (COP-1) des États ayant ratifié le traité historique pour protéger la haute mer aura lieu du 11 au 22 janvier 2027, le porte-parole de l'ONU Stéphane Dujarric.
Après des années d'attente pour les défenseurs des océans, le traité, désormais ratifié par 87 pays et signé par 144, est entré en vigueur, sur le papier, fin janvier. Mais la plupart des instruments qu'il prévoit auront besoin de décisions spécifiques des COP successives pour prendre vie, en particulier les futures aires marines protégées. Alors que les écosystèmes marins sont menacés par le changement climatique, les pollutions et la surpêche, la science a prouvé l'importance de protéger ces océans foisonnant d'une biodiversité souvent microscopique, qui fournissent la moitié de l'oxygène que nous respirons et limitent le réchauffement en absorbant une partie importante du CO2 émis par les activités humaines. Aujourd'hui, environ 1 % seulement de la haute mer, qui représente près de la moitié de la planète et 60 % des océans, fait l'objet de mesures de conservation.
13-15 janvier 2027, Nairobi – Kenya
Conférence Éducation au Développement durable
Organisée par l'UNESCO en collaboration avec le gouvernement du Kenya, la conférence réunira des ministres, des jeunes leaders et des parties prenantes mondiales afin de mener un dialogue stratégique sur l'avenir de l'Éducation au Développement durable (EDD).
Conférence EDD
27-28 janvier 2027, Rennes – France
Carrefour des Gestions Locales de l'Eau
"De la source à la mer et de la mer à la source : une approche globale des enjeux de l'eau"
Le salon mettra en avant une approche globale du cycle de l'eau, en soulignant les liens entre les usages et l'importance d'une gestion concertée à l'échelle des bassins versants. Le prix de l'eau sera également évoqué durant les deux jours. À la croisée des enjeux économiques, sociaux et politiques, le sujet pose des questions essentielles pour les collectivités : comment garantir l'accès à l'eau pour tous, maintenir la qualité du service et financer les investissements nécessaires ?
Le programme s'articulera autour de quatre parcours thématiques, permettant aux participants d'identifier les conférences et les solutions correspondant à leurs priorités : 1. Gouvernance, territoire & gestion (financement des politiques de l'eau, cadres réglementaires, organisation des services et arbitrages des collectivités ; 2. Technique, travaux et exploitation (enjeux de priorisation des travaux, de renouvellement des réseaux et d'optimisation de la maintenance) ; 3. Cycle de l'eau (interdépendances entre les usages et les coopérations nécessaires) ; 4. Adaptation au changement climatique (sobriété des usages, solutions fondées sur la nature et innovations technologiques).
CGLE
18-19 mars 2027, Ancenis-Saint-Géréon (Loire-Atlantique) – France
Universités du Comité 21 : La santé en commun
Pendant un jour et demi, plus de 150 acteurs croiseront leurs regards autour d'une question simple mais essentielle : Comment prendre soin de nous dans un monde bouleversé par les crises écologiques ? Parce qu'au fond, prendre soin de soi, des autres et du vivant ne forme peut-être qu'un seul et même projet. Intervenants et programme seront dévoilés pas à pas dans les semaines et les mois à venir.
Universités du Comité 21
Les villes hôtes des Congrès et Expositions mondiaux de l'eau 2028 et 2030 de l'IWA
L'IWA a le plaisir d'annoncer que Kuching, en Malaisie, a été choisie pour accueillir le Congrès mondial de l'eau et l'Exposition de l'IWA en 2028, et São Paulo, au Brésil, pour l'édition de 2030. Des propositions remarquables soutenues par des délégations de haut niveau ont été reçues des deux candidats, la candidature malaisienne étant menée par l'Association malaisienne de l'eau et la candidature brésilienne par l'ABES, Association brésilienne de l'ingénierie sanitaire et environnementale.
APPEL À CANDIDATURES
Programme de bourses coparrainées UNESCO/CANADA 2026-2027
Afin de promouvoir les compétences des ressources humaines des pays en développement et de favoriser la compréhension, l’amitié entre les nations et le peuple canadien, la Commission canadienne pour l'UNESCO (CCUNESCO) met à la disposition de l’organisation, 1 000 bourses d’études de master et doctorat et 900 bourses de recherche pour la rentrée universitaire 2026-2027 au Canada. Ces bourses s’adressent aux ressortissants des États membres et Membres associés de l'UNESCO.
En effet, un formulaire de pré-sélection a été conçu en PDF et mis à la disposition de tous les candidats afin de constituer leurs dossiers de candidature. Veuillez cependant, adresser au préalable une lettre de motivation mentionnant votre pays d’origine et en réclamant ledit formulaire d’inscription auprès du chef de la section du Programme de participation et des bourses à l'UNESCO, au courriel :
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L'enseignement est prodigué en anglais et en français.
ESA Angers
Chaire Climat x Eau au service des agricultures du Grand Ouest
À l'occasion de sa leçon inaugurale, consacrée aux défis qui dessineront l'avenir des agricultures et des métiers de ses futurs diplômés, l'ESA Angers (École supérieure des agricultures) a officiellement lancé, le 1er octobre 2026, sa nouvelle chaire Climat x Eau. Celle-ci vise à favoriser la diffusion des connaissances scientifiques sur le changement climatique et l'eau auprès des étudiants mais aussi des professionnels des filières agricoles et des collectivités. Ancrée dans les problématiques agricoles et agroalimentaires du Grand Ouest, la chaire travaillera notamment sur l'intégration de ces sujets dans les formations, le développement d'une offre de formation continue, la production d'études et la diffusion des connaissances scientifiques auprès des acteurs du territoire. Elle sera coanimée en 2026-2027 par David Croissant, enseignant en techniques horticoles et responsable du département Environnement Végétal et Cadre de vie, et Antoine Casquin, enseignant-chercheur en sciences de l'environnement et de l'agronomie et membre de l'UMR BAGAP.
Groupe ESA
Assainissement non collectif
1996–2026 : 30 ans d'engagement, et maintenant ?
En 1996, les arrêtés fondateurs de l'assainissement non collectif (ANC) ont marqué un tournant majeur pour la gestion des eaux usées en France. Trente ans plus tard, la filière n'a jamais été aussi dynamique. Les acteurs qui font vivre et évoluer l'ANC au quotidien seront réunis pour une webconférence exceptionnelle pour partager les expériences de terrain, confronter les visions, valoriser les innovations et ouvrir le débat sur les grands défis à venir : la transition écologique, l'adaptation réglementaire, la performance des installations, l'attractivité des métiers, la place de l'ANC dans les politiques publiques de l'eau. Au-delà d'un anniversaire, ce rendez-vous a été un moment de dialogue et de reconnaissance pour une filière engagée, technique, innovante et essentielle aux territoires.
REPLAY
CNAM Innovation
MASTER 2 Innovation Entreprise et société
Le Conservatoire national des arts et métiers (CNAM, Paris) ouvre à la rentrée 2026 un MASTER 2 Innovation Entreprise et Société avec deux parcours : l'un pour le privé (Prospective innovation transformation des organisations privées), l'autre pour le public (Prospective, innovation et management public).
CNAM Innovation
CANAL U
Adapter l'IA à la complexité des hydrosystèmes pour mieux apprendre l'hydro(géo)logie aux machines
Par Anne Johannet, professeure à l'École des Mines d'Alès.
Les travaux d'Anne Johannet portent sur l'utilisation des réseaux de neurones pour la modélisation de systèmes physiques dynamiques non linéaires, avec des applications majeures en hydrologie. Elle explore notamment comment adapter les approches d'intelligence artificielle à la complexité des hydrosystèmes afin d'améliorer leur compréhension et leur prédiction.
Vidéo
Impact des précipitations extrêmes sur la vulnérabilité aux glissements de terrain superficiels
Par Séverine Bernardie, ingénieure de recherche au BRGM.
Spécialiste des risques naturels, Séverine Bernardie s'intéresse aux conditions de déclenchement des glissements de terrain superficiels sous l'effet des pluies extrêmes. Ses recherches analysent en particulier les dynamiques des eaux souterraines et contribuent à l'évaluation de la résilience des vallées montagneuses face à ces aléas.
Vidéo
Faire des arbres une infrastructure hydraulique
Dans cet épisode d'1 mois, 1 labo, Hayat ZIME YERIMA, docteure en Sciences et Techniques de l'Environnement de l'École nationale des ponts et chaussées et ingénieure Eau et Environnement, explique le rôle des arbres de pluie dans la gestion des eaux pluviales en ville.
Vidéo
MOOC S'adapter au changement climatique avec les SfN
Les Solutions fondées sur la Nature (SfN) proposent une approche concrète pour s'adapter aux effets du changement climatique en mobilisant la nature et ses dynamiques. Elles permettent de renforcer la résilience des territoires, de soutenir les activités et de concilier enjeux économiques, environnementaux et sociaux. Afin d'accompagner leur appropriation et leur mise en œuvre, l'Office français de la biodiversité (OFB), dans le cadre du projet LIFE ARTISAN, lance le MOOC "S'adapter au changement climatique avec les Solutions fondées sur la Nature".
Ce MOOC gratuit, propose un apprentissage progressif et flexible, fondé sur des exemples concrets et des retours d'expérience, en Hexagone comme en Outre-mer. Il a été conçu pour apporter des contenus directement exploitables et s'adresse à un large public : techniciens de collectivités, élus, entreprises, bureaux d'études, associations, étudiants, universités et professionnels des différentes filières et toute personne ayant le désir face au changement climatique.
MOOC à paraître le 16 septembre 2026 – Inscriptions ouvertes
Agriculture : La formation des ingénieurs à l'heure des transitions
Bioplastiques à base de plantes, biogaz à partir de déchets organiques… les innovations biosourcées participent aujourd'hui à la "dépétrolisation" de l'économie. Cette évolution impose de réfléchir aux compétences dont les ingénieurs en agronomie et agro-industries ont besoin et de faire évoluer les formations.
Derrière ces nouveaux besoins, il y a le développement de la bioéconomie, l'économie basée sur le vivant. Les agroécosystèmes à construire doivent fournir à la fois des services écosystémiques (par exemple en restituant les matières organiques au sol) mais également assurer la production des bioressources dans un contexte d'accélération de changement climatique et de perte de biodiversité. Le marché représentée s'élève déjà à 326 milliards d'euros de chiffre d'affaires, soit près de 15 % du PIB et 2 millions de salariés en France. Le pays compte d'ailleurs doubler la masse annuelle de biomasse exploitée hors finalités alimentaires d'ici 2050. L'objectif est de générer de 50 000 à 100 000 nouveaux emplois par année dans ce secteur. Dans ce contexte, les enjeux clés pour l'agronomie et ses praticiens sont : l'allocation des sols en fonction des usages, la conception et l'optimisation des procédés de transformation, l'organisation des filières agricoles, et le développement de compétences nouvelles.
Cela impose d'anticiper les métiers et les besoins d'expertise et de formation. Ce constat a amené certaines écoles d'ingénieurs à adapter, voire réinventer la formation des ingénieurs en agronomie et agro-industries. C'est notamment le cas à l'Institut polytechnique UniLaSalle qui nous présente trois profils : l'ingénieur agroécologue, le bioingénieur de la transformation, l'agronome des territoires.
The Conversation
EN LIGNE
Santé globale, une seule santé : État des lieux de la recherche actuelle
Les rendez-vous de l'IRD présentent : "Santé globale, une seule santé : état des lieux de la recherche actuelle". Ce cycle de web-conférences est composé d'une conférence introductive suivie de 16 mini-conférences regroupées sous quatre thèmes : 1. La nature est-elle à notre service ? 2. Allons-nous vers de nouvelles épidémies en zone méditerranéenne ? 3. Peut-on toujours parler d'individu ? 4. Nous ne sommes pas seuls ! Ces rendez-vous de l'IRD sont élaborés en partenariat avec l'Inspection académique des Sciences de la vie et de la Terre et l'École académique à la formation continue (EAFC) de l'académie de Montpellier.
Canal U
Rennes, France – Programme 2025-2028 de la Chaire Biodiversité et Changement climatique
Après un premier programme de recherche 2022-2025 très prolifique, la chaire Biodiversité et Changement climatique est reconduite pour 3 ans, en partenariat avec le Fonds Christian Roulleau, le Fonds de dotation Crédit Mutuel Arkéa, le Fonds de dotation Roullier et Groupama Loire Bretagne. Les travaux de la chaire s'attacheront à évaluer la valeur écologique et économique des services rendus par la nature afin d'accompagner la transition écologique dans nos territoires.
Ce nouveau projet a été présenté à l'Observatoire des sciences de l'environnement de Rennes le 12 décembre.
Observatoire des sciences de l'environnement de Rennes
Arras, France – Premier campus de Terra Academia
École et accélérateur de la transformation écologique
Créée par Veolia, entreprise fondatrice, Terra Academia ambitionne de former plus de 60 000 personnes et mobiliser 100 000 jeunes dans des parcours de découverte des métiers de l'environnement d'ici 2030. Elle a inauguré son premier campus à Arras (Pas-de-Calais). Sa vocation est de s'inscrire dans les territoires. Sa méthode consiste à fédérer les acteurs économiques, académiques, publics et associatifs pour étudier les besoins en compétences, et créer, développer, rendre attractives les formations locales, en s'appuyant sur un diagnostic territorial. Après Arras, un prochain campus est prévu à Paris, avant un déploiement international et une présence dans toutes les régions françaises.
Veolia
Strasbourg, France – L'ENGEES fixe son cap pour 2024-2027
L'ENGEES, l'École nationale du génie de l'eau et de l'environnement de Strasbourg, accueille à chaque rentrée de septembre près de 130 nouveaux élèves-ingénieurs et une vingtaine d'élèves en licence professionnelle. Pour sa rentrée 2024-2025, l'établissement a accueilli 500 étudiants sur ses formations initiales. Parmi eux, 45 élèves internationaux de 10 nationalités différentes dont 7 élèves anglophones, accueillis dans la voie d'approfondissement "hydrosystème" ayant basculé totalement en anglais. Cette rentrée fait également état de 37 nouveaux apprentis ingénieurs en première année et 8 apprentis en licence professionnelle. Une nouveauté puisque cette formation habituellement sous statut étudiant accueille désormais une partie de sa promotion en alternance. De même, 7 élèves de 3ème année d'ingénieur effectueront, pour la première fois, une partie de leur cursus en entreprise avec l'arrivée du contrat de professionnalisation, mis en place à la demande des élèves.
En parallèle, l'école, dont l'amélioration continue de la qualité de vie au travail et étudiante est primordiale, vient d'élaborer son nouveau projet d'établissement. Ce dernier, mis en place pour les quatre prochaines années, se décline autour de 3 axes : gouvernance, recherche et formation. Le document, qui concentre l'ensemble des objectifs et actions à mener, a été réalisé avec toutes les parties prenantes (personnel, enseignants, élèves et partenaires). Son objet est de proposer des enseignements permettant aux étudiants de répondre efficacement aux défis d'aujourd'hui et de demain.
Communiqué
Marne-la-Vallée, France – CEREMA-Hydrasol-École des Ponts ParisTech
Thèse CIFRE Optimiser les bienfaits de la nature en ville
Le CEREMA, la société Hydrasol (TPE spécialisée dans la culture végétale urbaine) et l'École des Ponts ParisTech étudient des solutions fondées sur la nature pour la régulation des eaux pluviales et lutter contre les îlots de chaleur urbains dans le cadre d'une thèse CIFRE. En première partie, la thèse s'attache à étudier comment les arbres d'alignement ou "arbres de pluie" contribuent au cycle de l'eau urbain. Un second volet de la thèse aborde les enjeux sociotechniques de la diffusion du système d'arbre de pluie à l'aide des méthodes issues des sciences humaines et sociales (SHS).
CEREMA
Paris, France – Chaire Lab Recherche Environnement
Conception durable des ensemble bâtis et des infrastructures
En partenariat avec AgroParisTech et Mines Paris-PSL, l'École des Ponts ParisTech renouvelle sa collaboration avec Vinci, engagé dans un mécénat scientifique conséquent à hauteur de 6 millions d'euros jusqu'en 2028.
La chaire réunit quatre acteurs majeurs du monde économique et de l'enseignement supérieur et de la recherche afin de trouver des solutions concrètes pour améliorer la performance environnementale des bâtiments, des quartiers et des infrastructures. Les thématiques de recherche couvrent trois ambitions liées à l'anticipation et la réduction des impacts sur l'environnement : 1. la réduction de l'impact environnemental des projets de bâtiments et d'infrastructures ; 2. le développement de l'intelligence artificielle au service de la décarbonation des bâtiments et mobilités et 3. l'amélioration du bien-être, du confort et de la santé des usagers, via les travaux sur l'atténuation des effets des îlots de chaleur urbains et le cycle de l'eau en ville.
Depuis son lancement en 2008, ce sont plus de 30 projets qui ont été conduits notamment dans le cadre de doctorats et plus de 150 publications académiques qui ont été réalisées.
Chaire Lab Recherche Environnement
Paris, France – EIVP/ENGEES
Mastère spécialisé URBEAUSEP Gestion des eaux usées et pluviales
Proposé par l'EIVP (École des ingénieurs de la Ville de Paris) et l'ENGEES (École nationale du génie de l'eau et de l'environnement de Strasbourg), le mastère spécialisé URBEAUSEP est destiné à former des professionnels experts des eaux usées et des eaux pluviales à la fois au plan national et international pour répondre à la complexité croissante des technologies disponibles et à l'exigence accrue de la réglementation. Cette formation de haut niveau, d'une durée d'un an, prépare aux métiers de managers et d'experts dans la gestion des eaux urbaines. Elle s'adresse aux ingénieurs ou aux titulaires d'une formation universitaire de niveau master ou équivalent et/aux titulaires d'un diplôme de niveau Bac+5 ou Bac+4 justifiant d'un minimum de 3 ans d'expérience professionnelle dans le domaine de la gestion de l'eau. Labellisé par la Conférence des Grandes Écoles, le mastère spécialisé URBEAUSEP se compose de deux parties : 1. Une première partie à vocation théorique, coordonnée par une équipe pédagogique conjointe de l'EIVP et de l'ENGEES. Cette partie englobe les modules : Principes de base ; Gouvernance, réglementation, finances et gestion des services d'assainissement ; Techniques d'assainissement ; Métrologie et suivi de la qualité ; Développement durable ; Gestion des risques sanitaires, professionnels et industriels ; L'eau usée et pluviale dans le monde ; Projet tutoré. 2. Une seconde partie du cursus est dédiée à une thèse professionnelle en entreprise ou en collectivité.
Lieu de formation : EIVP Paris 19ème. Admission : de mars à septembre. Début des cours : octobre.
EIVP-Paris
Paris, France – CNAM
L'École des transitions écologiques et l'École de l'énergie
Pluridisciplinaires et accessibles sur tout le territoire, l'École des transitions écologiques et l'École de l'énergie associent la qualité des enseignements, en lien avec la recherche, et l'engagement dans une diffusion auprès d'un large public. Les formations proposées reposent sur une pédagogie innovante et accompagnent les mutations professionnelles. Au programme : plus de 100 modules de formations ; une modalité pédagogique en présentiel et/ou en distanciel, alliant théorie et cas pratiques ; la possibilité de mener des projets avec des entreprises et des enseignants-chercheurs, en lien étroit avec les laboratoires du CNAM ; l'obtention d'un diplôme de l'enseignement supérieur ; des formations certifiées Qualiopi.
École des transitions écologiques – École de l'énergie
Grenoble, France – Chaire MEDELIA
Améliorer la durabilité et la sûreté des ouvrages hydrauliques
La Fondation Grenoble INP lance la chaire d'enseignement et de recherche MEDELIA, avec le mécénat d'Artelia au profit de sa filiale SPRETEC. Elle vise à améliorer la durabilité et la sûreté des ouvrages hydrauliques. La chaire focalise son activité sur l'étude des organes de vantellerie (portes d'écluses, vannes) des ouvrages d'ingénierie hors-norme (centrales hydrauliques, barrages…). Ces organes, parties mobiles soumises à des poussées de centaines de tonnes, présentent parfois des signes de fatigue importants, accentués par le changement climatique (variations importantes des niveaux d'eau, crues, sécheresses). L'objectif est de réaliser des estimations d'endommagement et de durée de vie plus précises. Les gestionnaires d'ouvrage pourront ainsi mieux choisir entre différents scénarii : prolongement de la durée de vie à l'identique, réparations, renforcements, ou remplacement complet. Les enjeux financiers sont très importants, compte tenu des coûts de fabrication, de chantier et des pertes d'exploitation durant les arrêts.
Chaire MEDELIA
Montpellier, France – Chaire partenariale Eau, Agriculture et Changement climatique
L'Institut Agro et l'INRAE ont lancé la chaire partenariale Eau, Agriculture et Changement climatique (EACC) rassemblant instituts de recherche et de formation, entreprises, acteurs publics et représentants du monde agricole. L'objectif des 11 partenaires est d'explorer ensemble pendant 4 ans des solutions concrètes pour une meilleure gestion de l'eau à l'échelle des territoires.
L'agriculture, stratégique tant pour l'autonomie alimentaire que pour l'économie et l'aménagement des territoires, représente en France environ 10 % des prélèvements d'eau annuels, mais plus de 50 % – et localement jusqu'à 90 % – de l'eau consommée en période estivale. La tension sur la ressource en eau en été est déjà importante, et va s'aggraver à l'avenir. Les débits naturels des cours d'eau et la recharge des nappes souterraines vont diminuer. Dans le même temps, les besoins en eau des plantes vont augmenter, avec une évapotranspiration maximale pouvant atteindre +30 % d'ici la fin du siècle selon les régions et les scénarios climatiques. De plus, ce besoin en eau concernera également des cultures traditionnellement non irriguées. Face à ce constat, il est nécessaire d'explorer et d'actionner tous les leviers d'adaptation et de transformation possibles pour une gestion et un partage durables des ressources en eau, grâce à des approches territoriales concertées, intégrées et respectueuses des écosystèmes : repenser des systèmes de production agricole, des filières et des systèmes alimentaires plus sobres et moins vulnérables vis-à-vis des aléas climatiques ; poursuivre les efforts en matière d'économie d'eau en agriculture irriguée par l'amélioration technique et l'accompagnement des acteurs pour des pratiques plus efficientes ; développer le recyclage et la réutilisation des eaux et des nutriments dans une logique d'économie circulaire ; stocker davantage d'eau, dans les sols et le sous-sol grâce des solutions fondées sur la nature, ainsi que dans de nouvelles retenues dans les meilleures conditions environnementales et de concertation territoriale possibles. La mise en œuvre de ces solutions nécessite la mobilisation de l'ensemble des acteurs impliqués : agriculteurs, aménageurs, collectivités et puissance publique, entreprises privées, citoyens, recherche et enseignement. C'est l'objectif de la chaire EACC, qui structure un réseau d'acteurs et de territoires de recherche, d'innovation et de pédagogie sur la gestion de l'eau en agriculture face au changement climatique dans le Grand Sud de la France (Occitanie, Sud PACA, Auvergne Rhône-Alpes).
Chaire Eau, Agriculture et Changement climatique
Montpellier, France – Chaire AgroParisTech Suez "Eau pour Tous"
Portée par un partenariat renouvelé entre AgroParisTech, Suez et la Fondation Suez et l'Agence française de développement et à leurs côtés, depuis 2020, l'ESSEC Business School, la Chaire a formé depuis 2009 plus de 300 managers et dirigeants, venus d'Asie, d'Afrique et des Caraïbes, au sein de l'International Executive Master OpT, de séminaires DG ou de formations courtes, à Montpellier, en France, et dans de grandes villes d'Asie et d'Afrique. Développant des partenariats académiques et pédagogiques avec des universités et des services du Sud, à Dakar (Sénégal) et à Koumasi (Ghana), elle propose un enseignement stratégique unique animé par des professionnels de l'eau. Les formations qu'elle propose sont construites pour répondre aux problématiques spécifiques des grands services urbains d'eau et d'assainissement, dans la situation environnementale et démographique des pays émergents et en développement. Dans des environnements en pleine croissance, ces services doivent développer une vision stratégique à plus de 5 et 10 ans, prenant en compte les grands défis que sont le dérèglement climatique, la raréfaction des ressources en eau, l'urbanisation extrêmement rapide associée à la croissance de la population.
Chaire AgroParisTech "Suez – Eau pour Tous"
Nantes, France – IMT Atlantique
La transformation écologique et sociétale intègre les cursus
Rattaché au Ministère de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, l'IMT Atlantique est partie prenante de la stratégie nationale France 2030. Le plan stratégique de l'école à l'horizon 2027 accorde une place importante à la transformation écologique et sociétale, désormais inscrite dans toutes ses formations à travers des thématiques "consommation énergétique" ou "sobriété numérique" ; s'y ajoute le développement de compétences dans les sciences humaines et sociales pour traiter de sujets tels l'acceptabilité sociale ou la place de l'humain dans les organisations. L'école est aussi nouvellement lauréate du programme doctoral européen COFUND SEED (Training the next generation of research engineers to train Societal, Energy, Environmental, industrial and Digital transitions) de 5 ans qui financera 40 thèses en faveur de spécialisations intelligentes des territoires.
IMT Atlantique, qui totalise plus de 2 000 étudiants répartis entre ses 3 campus (Brest, Nantes, Rennes), s'apprête à augmenter ses effectifs de 25 % à l'horizon 2027 en diversifiant ses admissions au-delà du traditionnel concours commun Mines-Ponts.
IMT Atlantique – dossier de presse
Québec, Canada – Deux nouvelles chaires de recherche
L'Institut national de la recherche scientifique (INRS) créée deux chaires de recherche institutionnelles : la Chaire de recherche en monitoring géophysique pour l'adaptation aux changements climatiques et la Chaire sur les nouvelles biotechnologies pour l'élimination des PFAS, qui seront dirigées respectivement par les professeurs Bernard Giroux et Tarek Rouissi, tous deux basés au Centre Eau Terre Environnement, à Québec.
INRS
Québec, Canada – Nouvelle Chaire municipale en gestion durable de l'eau
Le projet, dirigé par l'Institut national de la recherche scientifique (INRS), est issu d'un partenariat avec la Fédération québécoise des municipalités (FQM), qui s'associe pour la première fois avec une chaire de recherche. Son objectif est de renforcer et structurer le partenariat de l'INRS avec les municipalités québécoises, afin que les projets de recherche répondent efficacement aux besoins les plus criants des municipalités. Cette chaire partenariale permettra aux municipalités de se réunir pour identifier leurs priorités de recherche communes liées aux infrastructures municipales en eau. Collectivement, elles identifieront les priorités qui mèneront à des projets de recherche conjoints pour lesquels des demandes de financement seront déposées. Grâce à cette communauté de pratique, les municipalités pourront échanger sur leurs succès et leurs bonnes pratiques en matière de gestion de l'eau.
INRS
Afrique – Formations à distance
Le MAREMA, intégré au catalogue des formations ouvertes et à distance de l'AUF
Le Master régional Ressources en eau et Risques environnementaux dans les Métropoles africaines (MAREMA) dispensé par l'Université d'Abidjan sera intégré au catalogue international des formations ouvertes et à distance (FOAD) de l'Agence universitaire francophone (AUF) à compter de la rentrée 2024-2025. Depuis la première promotion, 40 étudiants ivoiriens qui ont bénéficié de la formation.
Fratmat.info (Abidjan) – AllAfrica
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