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Instantanés juin 2026

Mots clés : actualité, eau, h2o, monde, Europe, Afrique, Amérique, Asie, recherche, innovation, initiatives, publications, ouvrages, évènements, conférences, formations

Monde

 
 

CLIMAT
La Terre accumule de la chaleur à un rythme sans précédent
Le réchauffement planétaire d'origine humaine a atteint 1,37 °C en 2025

Pour la quatrième année consécutive, un consortium international de 73 chercheurs, impliquant en France des scientifiques de Météo-France, du CEA, du CNRS et de Mercator Ocean International, a actualisé les indicateurs clés du changement climatique et de l'influence humaine, à l'échelle planétaire. Leurs résultats, publiés dans la revue Earth System Science Data, indiquent que la planète accumule de la chaleur à un rythme qui accélère, et que le niveau de réchauffement planétaire dû aux activités humaines atteint désormais 1,37 °C. L'étude inclut cette année un nouvel indicateur sur les vagues de chaleur marine.
CNRS

États continentaux
L'Organisation météorologique mondiale (OMM) vient de publier les États 2025 du climat en Afrique et en Asie. 
State of the Climate in Africa 2025 – State of the Climate in Asia 2025

 

Près de la moitié des enfants de la planète sont exposés à au moins trois menaces climatiques conjuguées
Les sécheresses, les chaleurs extrêmes et les vagues de chaleur, qui constituent la combinaison d'aléas la plus répandue, mettent en danger des millions d'enfants à travers le monde, selon un nouveau rapport sur le climat de l'UNICEF : 1,1 milliard d'enfants, soit près de la moitié des enfants de la planète, sont désormais exposés à au moins trois aléas climatiques conjugués, ce qui menace leur santé, leur éducation et leur survie. L'étude révèle également que la quasi-totalité des enfants dans le monde sont confrontés à au moins un aléa climatique, tandis que plus de 4 millions d'entre eux pourraient subir jusqu'à six aléas cumulés.
UNICEF

 

Se préparer à El Niño
On prévoit que des conditions El Niño marquées au cours du second semestre 2026 augmenteront le risque de sécheresse, d'inondations et de tempêtes dans certaines régions d'Afrique, d'Asie, du Pacifique, d'Amérique latine et des Caraïbes. L'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et le Programme alimentaire mondial (PAM) ont lancé un appel conjoint pour protéger 8,8 millions de personnes contre les phénomènes météorologiques extrêmes.
FAO 

 

FINANCEMENT
Les banques multilatérales de développement portent le financement climatique à un niveau record
Selon leur nouveau rapport annuel, le financement climatique accordé par les banques multilatérales de développement aux pays à faibles et moyens revenus a bondi de 21 % pour atteindre 103 milliards de dollars l'année dernière, tandis que les financements climatiques dans l'ensemble des pays où elles interviennent ont augmenté de 19 % pour atteindre le chiffre record de 163 milliards de dollars. Ces résultats confirment que les objectifs fixés pour 2030, annoncés lors de la COP-29 (Bakou, 2024) sont en bonne voie pour être atteints.
BEI 

 

ENVIRONNEMENT
Sept moyens de restaurer les sols, d'enrayer la désertification et de lutter contre la sécheresse
Les terres sont le berceau de la vie sur Terre. Les espaces naturels, tels que les forêts, les terres agricoles, les savanes, les tourbières et les montagnes, fournissent à l'humanité la nourriture, l'eau et les matières premières dont elle a besoin pour survivre.  Pourtant, plus de 2 milliards d'hectares de terres dans le monde sont dégradés, ce qui affecte plus de 3 milliards de personnes et menace d'innombrables espèces.  Face à l'aggravation des sécheresses et à la hausse des températures, les experts affirment qu'il est crucial de trouver des moyens d'empêcher les terres productives de se transformer en désert et les sources d'eau douce de s'évaporer.   "Les gouvernements et les entreprises ont un rôle de premier plan à jouer pour réparer les dégâts que l'humanité a causés à la Terre" déclare Doreen Robinson, directrice adjointe de la Division des écosystèmes du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE). "Mais les citoyens ont eux aussi un rôle essentiel à jouer dans la restauration, qui est cruciale pour notre avenir en tant qu'espèce."
La publication du PNUE intitulée "We Are #Generation Restoration" présente sept mesures que l'humanité peut prendre pour redonner vie aux écosystèmes terrestres.
PNUE

Des espaces protégés adaptés aux réalités sociales, économiques et culturelles des territoires
À l'occasion de la Journée mondiale de l'environnement (5 juin), l'ONG de solidarité internationale GRET  (anciennement Groupe de recherche et d'échange technologique) rappelle que les crises environnementales ne connaissent pas de frontières. Face à l'accélération du dérèglement climatique et de l'effondrement de la biodiversité, soutenir les initiatives environnementales locales à travers la solidarité internationale est indispensable pour construire des réponses durables. Encore faut-il que ces projets soient pensés avec les populations concernées.

La planète envoie aujourd'hui des signaux d'alerte visibles : montée des eaux, catastrophes climatiques, dégradation accélérée des écosystèmes ou disparition massive d'espèces. Selon les Nations unies, près d'un million d'espèces seraient aujourd'hui menacées d'extinction. Face à cette situation, les aires protégées occupent une place centrale dans les stratégies internationales de protection de la biodiversité, avec l'objectif de protéger 30 % des terres et des mers d'ici 2030. Mais pour le GRET, l'enjeu n'est pas seulement de multiplier les espaces protégés : il faut qu'ils soient adaptés aux réalités sociales, économiques et culturelles des territoires.
Depuis plus de dix ans, l'ONG intervient autour des aires protégées à Madagascar, en Afrique et en Asie du Sud-Est avec une approche fondée sur la justice sociale et environnementale. Son objectif est de concilier protection de la biodiversité, résilience climatique et développement économique local grâce à des projets construits avec les populations concernées. À Madagascar, sur l'île de Sainte-Marie, le GRET accompagne la création de l'aire marine et terrestre protégée Sorkay aux côtés de la Plateforme de concertation et d'appui au développement durable de l'île de Sainte-Marie. Depuis 2018, ce projet associe communautés locales, autorités publiques et acteurs du territoire afin de construire collectivement les règles de gestion et de protection des ressources naturelles.
Le GRET développe également d'autres initiatives associant directement les communautés locales 
à la protection des ressources naturelles. Au Laos, l'ONG accompagne depuis 2009 le développement de filières de bambou ayant permis de préserver près de 6 000 hectares de forêts naturelles. Au Libéria, elle soutient des filières de cacao durables compatibles avec les engagements internationaux de lutte contre la déforestation. En Guinée enfin, elle anime des démarches participatives pour la délimitation d'aires protégées et l'élaboration collective des plans d'utilisation des terres.
Ces expériences montrent que les projets environnementaux ne peuvent produire des résultats durables que lorsqu'ils sont construits avec les populations qui vivent dans les territoires concernés et dépendent directement de leurs ressources naturelles. 

GRET

 

HYDROÉLECTRICITÉ
2025, "année de la batterie à eau"
La capacité mondiale de stockage par pompage dépasse les 200 GW après une année record en termes de nouvelles installations

Qualifiant 2025 d'"année de la batterie à eau", l'Association internationale de l'hydroélectricité (IHA) a mis en avant les nouvelles installations mondiales de stockage par pompage dans son rapport World Hydropower Outlook 2026. L'IHA a indiqué qu'une capacité hydroélectrique totale de 28 GW avait été mise en service l'année dernière, dont un volume record de 11,7 GW provenant du stockage par pompage. Pour la première fois, la capacité mondiale de stockage par pompage a dépassé les 200 GW, et 243 GW supplémentaires sont actuellement en construction à travers le monde. "Alors que l'hydroélectricité conventionnelle reste essentielle pour la production d'électricité à faible empreinte carbone, la part croissante de l'éolien et du solaire entraîne une demande grandissante en matière de flexibilité, de services d'équilibrage et de stockage d'énergie à long terme", a déclaré l'association. "En conséquence, le stockage par pompage devient une priorité stratégique sur les principaux marchés de l'électricité à travers le monde."
La capacité hydroélectrique installée mondiale, comprenant à la fois l'hydroélectricité conventionnelle et le stockage par pompage, a atteint 1 469 GW en 2025.
2026 World Hydropower Outlook – IHA

 


RECHERCHE
Que deviennent les fûts de déchets radioactifs immergés dans l'Atlantique dans les années 1970 et 1980 ? Les débuts de réponse d'une expédition scientifique

Entre 1971 et 1982, plus de 200 000 fûts de déchets radioactifs furent immergés par plusieurs pays européens dans l'Atlantique Nord-Est, à des profondeurs atteignant plus de 4 700 mètres. La localisation exacte de ces barils et surtout leurs impacts possibles sur l'environnement des grands fonds restaient à ce jour largement inconnus depuis des études des années 1980. Les campagnes à la mer NODSSUM 2025 et 2026, portées par le CNRS et réalisées avec les moyens de la Flotte océanographique française, ont permis d'identifier plusieurs milliers de ces barils. Sur cinq sites d'étude retenus, à proximité immédiate et au contact des fûts, le Nautile a réalisé des prélèvements détaillés de sédiments, d'eau, d'organismes et de communautés microbiennes. Les habitats rocheux voisins ont également été explorés par le sous-marin, afin de les comparer avec les écosystèmes présents sur et autour des fûts.
Xavier Escartin, directeur de recherche CNRS en géologie marine, ENS–PSL, et Patrick Chardon, ingénieur en métrologie nucléaire au Laboratoire de Physique de Clermont Auvergne, coresponsable de la mission NODSSUM, Université Clermont Auvergne – The Conversation

Découverte majeure de trois sites hydrothermaux anciens sur la dorsale médio Atlantique
Enez Sun, Enez Houad et Enez Edig : trois sites hydrothermaux anciens, considérés comme inactifs, parmi les plus imposants jamais observés, ont été découverts sur la dorsale médio-Atlantique lors de la campagne Hermine 3, menée du 1er mars au 17 avril à bord du Pourquoi pas ?, navire de la Flotte océanographique française opérée par l'IFREMER. Les données acquises et les échantillons prélevés permettront aux scientifiques de mieux connaître ces formations, probablement vieilles de plusieurs dizaines de milliers d'années, et d'étudier la biodiversité qu'elles abritent, entre 1 200 et 2 300 mètres de profondeur. Composés de sulfures polymétalliques, ces sites sont au cœur des débats internationaux sur les ressources minérales des grands fonds. Mieux connaître leur histoire, leur biodiversité et leur vulnérabilité est indispensable avant toute décision relative à leur protection ou à leurs usages futurs.
IFREMER

Éoliennes en mer & biodiversité
Résultats de l'expertise scientifique IFREMER-CNRS

L'Expertise scientifique collective (ESCo) Éoliennes en mer & biodiversité, réalisée à la demande du gouvernement français, dresse un état des connaissances scientifiques internationales sur les effets des parcs éoliens en mer et de leurs raccordements sur la biodiversité marine et les socio-écosystèmes marins et côtiers. Fondée sur une revue systématique de la littérature scientifique internationale, elle analyse les effets de dix pressions exercées par ces infrastructures. Si certains d'entre eux sont relativement bien documentés, d'autres restent encore peu étudiés, notamment ceux à long terme et à grande échelle. L'expertise met également en évidence plusieurs mesures d'atténuation étudiées dans la littérature scientifique.
IFREMER

Les menaces que font peser les déchets plastiques sur les écosystèmes marins varient d'un océan à l'autre
Une nouvelle analyse de la pollution marine par le plastique apporte des éléments utiles à l'élaboration de politiques mondiales. Elle identifie le nord-est de l'océan Atlantique comme une zone à haut risque et recommande que les efforts de nettoyage des océans ne se limitent pas aux zones de déchets marines connues.
EU Environment

La résistance des mangroves à la contamination de l'eau et aux déchets plastiques
Une étude examine les conditions environnementales à proximité de l'embouchure du fleuve Motagua dans la mer des Caraïbes, au Guatemala, en mettant l'accent sur la résilience des mangroves, la pollution plastique et la turbidité de l'eau. Les données sur la photosynthèse révèlent une forte résistance des mangroves, avec des valeurs d'absorption élevées dans les régions nord et sud, bien qu'elles aient diminué près de l'embouchure du fleuve entre 2023 et 2025. Les images de Sentinel-2 (Copernicus, ESA) montrent une augmentation des concentrations de plastique et de la turbidité pendant la saison des pluies (de mai à octobre), due au ruissellement provenant des centres urbains du Guatemala. Malgré cette pollution visible et cet afflux de sédiments, les niveaux de chlorophylle dans les eaux plus profondes restent stables, ce qui indique que les écosystèmes marins sous la surface sont moins affectés. Cette recherche complète des études antérieures qui ont suivi l'impact du fleuve depuis les hautes terres du Guatemala jusqu'à la mer, mettant en évidence l'interaction complexe entre la pollution terrestre et la santé des écosystèmes côtiers.
Copernicus

L'ADNe révèle des communautés de poissons qui s'uniformisent en Méditerranée
L'artificialisation des littoraux, souvent perçue comme une simple destruction d'habitats, a un impact bien plus insidieux qu'il n'y paraît sur la biodiversité marine. Une équipe française de l'EPHE-PSL et de l'Université de Montpellier, impliquant des laboratoires de recherche sous tutelle du CNRS et les entreprises SPYGEN et Andromède Océanologie, révèle, grâce à l'ADN environnemental, un paradoxe écologique : si les ports de plaisance le long de la côte méditerranéenne française abritent chacun près de deux fois plus d'espèces de poissons que les sites naturels adjacents, ils révèlent une uniformisation des communautés de poissons à l'échelle régionale. Ces travaux, éclairant la menace pesant sur la résilience des écosystèmes marins, sont publiés dans Global Change Biology.
CNRS

L'ADNe met en évidence les changements mondiaux de la biodiversité des écosystèmes fluviaux
Une analyse mondiale de la diversité des espèces de poissons, réalisée à l'aide de l'ADN environnemental (ADNe), montre comment l'activité humaine et le climat influencent la biodiversité dans les écosystèmes fluviaux. Alors que dans les zones climatiques chaudes la biodiversité augmente de manière plus marquée dans les grands bassins versants les activités humaines affaiblissent ce lien. Telle est la conclusion d'une équipe de recherche internationale dirigée par l'Université de Zurich, l'EAWAG et l'Université du Yunnan ayant analysé les échantillons de près de 2 000 sites répartis dans 113 réseaux fluviaux sur cinq continents.
EAWAG

Diagnostic de la santé des lacs
Un outil de nouvelle génération combinant l'ADN environnemental et l'IA

Des chercheurs de l'INRAE ont développé une méthode inédite qui combine l'analyse d'ADN présent dans l'eau, la théorie des réseaux écologiques et le machine learning pour révéler l'état écologique des lacs. En s'appuyant sur un jeu de données issu de 186 lacs français, cette approche montre que les patrons d'organisation des communautés biologiques révèlent directement la qualité de l'eau, offrant ainsi un outil de surveillance fiable et pouvant s'affranchir de l'identification morphologique des espèces. Les résultats de ces travaux sont publiés dans Ecology Letters.
INRAE

Les espèces envahissantes enfreignent les règles de croissance dans leurs nouveaux habitats
Les espèces exotiques envahissantes constituent l'un des principaux facteurs de la perte de biodiversité à l'échelle mondiale. Une étude consacrée aux espèces envahissantes en Allemagne révèle que ces envahisseurs exotiques favorisent une augmentation de la productivité végétale, mais uniquement dans leurs aires de répartition non natives.
EU Environment 

Refuges thermiques en rivière
Quand les eaux souterraines sauvent les poissons de la surchauffe

Appréciés des poissons et bien connus des pêcheurs, les refuges thermiques en rivière sont précieux pour la faune aquatique, mais potentiellement menacés par le changement climatique. Dans une étude sur trois d'entre eux dans le bassin du Rhône (l'Argens en Provence Verte, la rivière Drac issue du massif des Écrins et la Veyle, rivière des Dombes), le BRGM et ses partenaires se sont intéressés au rôle des sources d'eaux souterraines dans la régulation de la température des cours d'eau. 
BRGM 

Verrous et leviers pour la transformation des systèmes alimentaires en Europe
La transformation de nos systèmes alimentaires afin qu'ils deviennent plus durables, sains, résilients et compétitifs progresse lentement. Nos modes de production et de consommation alimentaires sont enfermés dans des mécaniques dont il est difficile de s'extraire. Tel est le constat d'un article scientifique publié dans Nature Food, rédigé par Jørgen E. Olesen (Université d'Aarhus), Bart de Steenhuijsen Piters (Wageningen University & Research) et Sophie Nicklaus (INRAE) en collaboration avec d'autres chercheurs européens. Face à ce constat, les scientifiques posent les conditions indispensables pour accélérer le mouvement, cette contribution constitue la première production d'une nouvelle alliance scientifique européenne.
INRAE

 


PUBLICATION
Les écosystèmes marins et leurs enjeux
Le numéro 123 des Annales des Mines (juillet 2026) est consacré aux écosystèmes marins et à leurs enjeux. Une grosse vingtaine d'articles y traitent des grandes thématiques : Quelles trajectoires pour l'océan au XXIe siècle ? L'océan au cœur de la transition énergétique et Connaissance de l'océan profond, complétées par trois cartographies : la recherche publique océanique française, les acteurs de l'économie bleue, les ONG de protection de l'environnement marin et littoral. Avec en prime, hors-dossier, une prospective stratégique des limites planétaires : "Construire une nouvelle grammaire de futurs possibles", conduite par Pierre-Baptiste Goutagny, doctorant et responsable de développement senior chez IF Initiative et Carbone 4.
Annales des Mines #123

 

ANALYSES
Modéliser les territoires pour mieux décider ?
Les promesses et les limites des jumeaux numériques pour l'environnement

Faut-il adapter les pratiques agricoles face à des ressources en eau de plus en plus incertaines ? Peut-on renforcer la résilience des territoires face aux risques d'inondation ou de pollution de l'air ? Comment anticiper les effets d'aménagements sur les sols, l'eau ou la biodiversité ? Les réponses à ces questions reposent aujourd'hui sur des données fragmentaires et des arbitrages complexes entre acteurs du territoire. Mais une nouvelle approche émerge : l'usage de jumeaux numériques environnementaux, qui permet de représenter numériquement et automatiquement la réalité physique sur de longues périodes. Dans l'environnement au sens large (urbain, agricole, naturel, industriel) et dans un contexte de changement climatique où la gestion des ressources naturelles et énergétiques est devenue critique, ces approches suscitent un intérêt croissant auprès des acteurs publics et industriels.
Le développement des jumeaux numériques repose en grande partie sur les progrès récents de l'intelligence artificielle (IA). Les techniques de machine learning permettent désormais de suivre et d'analyser en continu de grandes quantités de données et d'en tirer des capacités de prédiction inédites. Cependant, pour de nombreux acteurs (personnels techniques, élus ou grand public), cette impulsion technologique constitue une rupture qui reste difficile à appréhender. Peut-on se fier à un modèle pour orienter des décisions concrètes ? Comment comprendre les hypothèses et les calculs derrière les simulations ? Un manque de compréhension partagée peut conduire à des visions divergentes entre acteurs, et fragiliser des projets de jumeaux souvent longs et coûteux.
Éclairage du BRGM

Comment les sols sont‑ils devenus un enjeu climatique ? Le regard de la sociologie
Longtemps pensés uniquement à l'aune de leur fertilité, les sols sont aujourd'hui redécouverts pour leur statut de puits de carbone. Autrement dit, leur capacité à séquestrer du carbone est désormais mieux prise en compte dans les politiques climatiques. Une étude sociologique menée auprès de scientifiques, politiques et acteurs publics territoriaux met en évidence cette redéfinition climatique des sols et ses conséquences concrètes.
INRAE

Feux de forêt
Le point avec les experts INRAE

Sur la base de leurs travaux, les scientifiques de l'INRAE font le point en 15-20 minutes sur des sujets en lien avec l'actualité. En ce début d'été, l'actualité est celle des incendies de forêt. À écouter : Les forêts face aux effets du changement climatique : face à la multiplication des événements climatiques extrêmes, quels sont les effets de la sécheresse et des vagues de chaleur sur les arbres ? Quels sont les différents facteurs impliqués dans le dépérissement des forêts à plus long terme ? – Les feux de forêt et la régénération post-incendie : quels sont les mécanismes de déclenchement et de propagation des feux de forêt ? Quels sont les effets du changement climatique sur l'activité des feux de forêt ? Avons-nous des tendances de prévision de feux à court et moyen terme en France ? Comment les forêts se régénèrent-elles post-incendie ?
Pour rappel, un précédent "Point avec les experts INRAE", accessible depuis la même page, s'est intéressé à la gestion des ressources en eau. 
INRAE

La protection des eaux souterraines ne se limite pas aux connaissances techniques
Quels sont les enjeux et les défis auxquels les spécialistes des eaux souterraines devront s'attaquer dans les années à venir ? C'est ce que le réseau suisse des eaux souterraines CH-GNet et la Société suisse d'hydrogéologie (SGH) ont souhaité savoir de leurs collègues. Dans le cadre d'un atelier et d'une vaste enquête, des représentants des services d'approvisionnement en eau, de la recherche, de l'administration, des bureaux d'études et d'organisations spécialisées ont été interrogés, permettant ainsi de prendre en compte une grande diversité de points de vue. Adrian Auckenthaler, président de la SGH et chef de service à l'Office de la protection de l'environnement et de l'énergie de Bâle-Campagne, ainsi que Christian Moeck, chercheur à l'Institut de recherche sur l'eau EAWAG et directeur du CH-GNet, à l'origine de cette enquête reviennent sur ses premiers enseignements.
EAWAG

 


EXPOSITION
Paris
Solarpunk : les Futurs de l'Espoir
Comment irait le monde si tout allait bien ? À l'heure où l'éco-anxiété gagne du terrain, une cinquantaine d'étudiants de l'Université PSL proposent d'imaginer un autre demain avec l'exposition "Solar Punk : les Futurs de l'Espoir", présentée au Centre de la vie étudiante Mazet dans le VIe arrondissement. À travers une collection d'œuvres inspirées des univers Solarpunk et Hopepunk, l'exposition invite à repenser notre rapport au futur : non plus comme une catastrophe annoncée, mais comme un horizon habitable, désirable et porteur d'espoir.
Jusqu'au 18 juin 2026 – Gratuit sur inscription

 

CONCOURS PHOTO
Resilient by Nature : concours photo 2026 de l'AEE
Quelle est la relation entre la nature et la société ? Tel est le thème central du concours photo 2026 de l'Agence européenne pour l'environnement (AEE), intitulé "Resilient by Nature", qui invite les citoyens de toute l'Europe à immortaliser les multiples façons dont la nature soutient la vie, réagit aux pressions et se régénère dans un monde en mutation.
L'édition propose trois catégories : Harmonie, Perturbation et Renouveau.
Soumission – 10 août 2026 

 

SÉRIE VIDÉO
KEDGE mobilise ses enseignants-chercheurs pour décrypter les grands défis des ODD
À l'occasion de la Journée mondiale de l'environnement portée par les Nations unies, le 5 juin, KEDGE Business School a mis en lumière l'expertise de ses enseignants-chercheurs sur les grands défis liés aux Objectifs de développement durable (ODD). À travers une série de vidéos pédagogiques, l'école propose des clés de lecture accessibles sur des sujets au cœur de l'actualité : transition écologique, consommation responsable, inclusion, transformation des modèles économiques, nouvelles formes de travail ou encore impact des technologies.
Série vidéo

 


MOURIR MOINS BÊTE
Les vaches capables de détecter et de mémoriser les émotions humaines ?
Colère, joie, voix menaçante ou sourire chaleureux : les vaches semblent capables de distinguer les différentes émotions humaines et d'adapter ensuite leur comportement en fonction de ce qu'elles ont perçu. C'est le résultat d'une recherche conduite à l'INRAE, qui donne un autre éclairage sur les relations entre humains et animaux d'élevage.
INRAE

202606_vaches_INRAE.jpg

 

 

Europe

 

Climat : Des progrès attendus, une ambition à partager
Les engagements en termes de réduction des émissions de gaz à effet de serre sont un pilier des politiques climatiques. Mais les gens y croient-ils vraiment ? Une nouvelle étude menée par une équipe de recherche internationale dans douze pays de l'Union européenne révèle comment les attentes et les convictions concernant ces promesses divergent entre les citoyens, les décideurs politiques et les scientifiques. Ces conclusions, parues dans la revue Environmental Research Letters, donnent des enseignements précieux pour améliorer les politiques climatiques.
CNRS

 

Accord trouvé pour renforcer l'ECHA
Un accord a été trouvé le 30 juin entre le Parlement européen et le Conseil sur la réforme de l'Agence européenne des produits chimiques (ECHA), afin de lui donner les ressources, la flexibilité et les outils nécessaires pour remplir des missions toujours plus importantes et diversifiées. Christophe Clergeau, rapporteur pour le Parlement européen sur ce texte, précise : "Il ne s'agit pas d'une simple réforme technique. Le renforcement des pouvoirs de l'agence est déterminant pour à la fois mieux protéger la santé des Européens et leur environnement, et accompagner les entreprises industrielles, notamment les PME." En tant que rapporteur du texte au Parlement européen, Christophe Clergeau a obtenu de nombreuses avancées visant à améliorer la gouvernance et le financement de l'agence.
Il convient de rappeler que l'agence relevait jusqu'à présent de nombreuses législations différentes. Ce nouveau texte garantit la qualité scientifique de l'expertise, protège l'indépendance de l'agence et unifie et renforce son budget. L'accord donne naissance à un réseau européen des agences et autorités nationales animé par l'agence. Il prévoit aussi un mécanisme permettant à l'ECHA de soutenir directement les autorités nationales en détachant ses propres experts auprès d'elles et en renforçant leurs ressources humaines. Ces mesures devraient permettre d'accélérer le traitement des dossiers, de mieux protéger la santé et l'environnement, et de répondre plus efficacement aux attentes des entreprises. Parmi les avancées figure également la possibilité pour le Parlement européen de saisir l'ECHA afin de lui demander des avis scientifiques. Cette nouvelle prérogative pourra notamment être mobilisée à l'avenir pour traiter des enjeux majeurs comme celui des PFAS. Enfin, l'accord conclu en trilogue apporte une reconnaissance institutionnelle et un soutien à la coopération entre agences européennes pour mieux traiter ensemble les grands enjeux de santé publique autour de l'approche One Health (Une seule santé) et de l'approche par l'exposome, qui prend en compte toutes les expositions et leurs conséquences sur la santé humaine.
Cet accord est d'autant plus important à la suite de la décision de la Commission européenne de ne pas réviser le règlement REACH, qui encadre l'enregistrement, l'évaluation et l'autorisation des substances chimiques au sein de l'Union européenne. Désormais, cet accord doit être validé par un vote du Parlement européen et du Conseil.

 

Surfrider dévoile une présence généralisée de pfas dans les eaux de baignade
Surfrider Foundation Europe, au côté du laboratoire Eurofins, publie la première étude d'envergure sur la présence de PFAS dans les eaux récréatives, démontrant la présence massive de ces polluants sur l'ensemble des sites testés. Le milieu marin, encore trop peu étudié est largement contaminé, à des concentrations non suspectées, déclare l'ONG.
Les constats sont alarmants et mettent en évidence les limites du cadre réglementaire actuel. Aussi Surfrider appelle, sans délais, la Commission européenne à : se saisir des conclusions de l'ECHA d'ici à la fin de l'année afin d'adopter au plus vite une restriction universelle des PFAS, couvrant tous les usages et tous les secteurs, y compris les secteurs industriels ; renforcer les réseaux de surveillance de la qualité de nos masses d'eau, plus particulièrement dans le milieu marin qui doivent être accompagnés d'actions concrètes d'identification des sources de pollution, de remédiation des sites contaminés et de mise en œuvre effective du principe du pollueur-payeur ; établir des protocoles de surveillance des PFAS dans les eaux de baignade et récréatives harmonisés dans les États membres, accompagnés d'études complémentaires visant à pallier le manque de données concernant la pollution de ces zones et permettant in fine d'établir des normes de suivi européennes officielles de la qualité chimique des eaux de baignade.
Surfrider

 

NOTE DE L'AEE
Espèces exotiques envahissantes
L'UE enregistre des progrès dans la lutte, mais leur propagation se poursuit
Plus de 300 actions d'éradication rapide ont été menées dans toute l'UE, dont près des deux tiers se sont avérées fructueuses ; pourtant, les espèces exotiques envahissantes continuent de se propager et de nouvelles introductions restent probables, témoigne une note d'information de l'Agence européenne pour l'environnement (AEE).
AEE


FRANCE
HAUT CONSEIL POUR LE CLIMAT
Dangers climatiques : La France face à ses responsabilités
Le Haut Conseil pour le climat (HCC) publie son 8ème rapport annuel

Alors que la France a vécu deux canicules en mai et juin 2026 [ajoutons un mois de juillet caniculaire, le mot "épisode" devenant même de trop], et une flambée des prix du pétrole et du gaz, le HCC alerte sur l'urgence de changer d'échelle dans les politiques climatiques pour protéger la population française face au changement climatique et à la dépendance vis-à-vis des énergies fossiles. Afin que la France puisse atteindre ses objectifs de neutralité carbone et puisse protéger sa population, le rapport formule des recommandations pour renforcer l'efficacité des politiques climatiques actuelles, ainsi que des orientations pour engager une nouvelle génération de politiques publiques favorables à l'action climatique à l'horizon 2030/2035.
HCC

Focus sur la TRACC
L'IGEDD présente un focus sur la mise en œuvre de la trajectoire de réchauffement de référence pour l'adaptation au changement climatique (TRACC).
IGEDD 

 

MINISTÈRE
Publication du premier bilan annuel des impacts du changement climatique
Le ministère de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat et la nature a publié le premier bilan annuel des impacts du changement climatique en France. Réalisé par la Direction générale de l'énergie et du climat (DGEC), ce rapport répond à une recommandation du Haut Conseil pour le climat. Il dresse un état des lieux inédit des conséquences déjà observables du dérèglement climatique sur notre territoire et a vocation à être actualisé chaque année afin de suivre l'évolution des impacts et d'éclairer les politiques publiques.
L'année 2025 illustre l'accélération du changement climatique en France : 4ème année la plus chaude jamais enregistrée, deux vagues de chaleur majeures ayant concerné 80 % de la population, 78 départements soumis à des restrictions d'usage de l'eau, plus de 30 500 hectares brûlés par les feux de forêt [montant par ailleurs déjà dépassé au 14 juillet 2026] et un coût des événements naturels estimé à 5,2 milliards d'euros. À travers ce rapport, le ministère rappelle que l'adaptation est désormais un impératif complémentaire à la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Ce travail s'inscrit dans la mise en œuvre du troisième Plan national d'adaptation au changement climatique (PNACC-3) et sera prolongé par la mise en ligne, d'ici fin 2026, d'un portail national des impacts du changement climatique.
Bilan

 

SÉCHERESSE
Le dispositif de gestion locale de la ressource en eau est activé par les préfets 
La France connaît un épisode de sécheresse particulièrement précoce et intense. Au 14 juillet, la situation est comparable à celle de 2022 et apparaît même plus préoccupante pour les sols et les cours d'eau. En l'absence de précipitations significatives et avec des prévisions annonçant un été plus chaud et plus sec que la normale, le gouvernement renforce son dispositif de suivi, d'anticipation et de gestion de la ressource en eau.
Les indicateurs suivis par les services de l'État confirment une aggravation de la sécheresse sur l'ensemble du territoire. La sécheresse des sols est désormais généralisée en métropole et en Corse. Le Massif central, véritable château d'eau de la France, est particulièrement touché dès le début de l'été, comme lors des grands épisodes historiques de sécheresse. La situation des cours d'eau est aujourd'hui la plus préoccupante. Depuis le début du mois de juin, les débits diminuent rapidement sur l'ensemble du territoire. Près d'un tiers des stations de mesure enregistrent des niveaux inférieurs aux minima observés sur les vingt dernières années à la même période, tandis qu'un quart des petits cours d'eau sont désormais à sec, une situation inédite depuis le début du suivi national en 2012. Les débits naturels de la Loire atteignent des niveaux historiquement bas pour un mois de juillet, conduisant à un déclenchement anticipé du soutien d'étiage. Les nappes phréatiques poursuivent également leur baisse. Elles demeurent toutefois dans une situation plus favorable qu'en 2022 ou 2023 grâce à une recharge satisfaisante au printemps. Les nappes les plus réactives, notamment en Auvergne, dans le Limousin et le Grand Est, font l'objet d'une vigilance renforcée et pourraient connaître une baisse marquée dans les prochaines semaines. Cette situation confirme le dérèglement du cycle de l'eau : les épisodes de pluies intenses observés ces derniers mois ne suffisent plus à prévenir les périodes de sécheresse durable. Les barrages-réservoirs ont pu constituer leurs réserves (74 % de remplissage pour EDF et 70 % pour Voies navigables de France), mais leur mobilisation a débuté plus tôt que les années précédentes afin de soutenir les débits des cours d'eau tout au long de l'été.
La sécheresse entraîne déjà des tensions sur l'alimentation en eau potable dans certains territoires. Et les premiers impacts économiques apparaissent également, avec des restrictions affectant certaines activités industrielles dans les territoires les plus touchés. Les milieux aquatiques subissent des conséquences importantes : mortalités de poissons liées à l'élévation de la température des eaux, difficultés pour la conchyliculture, notamment sur le pourtour méditerranéen, et fortes pertes dans les élevages piscicoles, particulièrement en Bretagne, dans le Sud-Ouest et en Normandie. La biodiversité est également fortement affectée. Les centres de soins pour la faune sauvage enregistrent une hausse importante des prises en charge d'oiseaux, de chauves-souris et de mammifères sauvages victimes des fortes chaleurs.
Le dispositif national de gestion de la sécheresse est pleinement activé. Il repose sur le Guide sécheresse adopté en 2023, qui harmonise les mesures de restriction des usages de l'eau autour de quatre niveaux de gravité, sous l'autorité des préfets. Afin d'anticiper l'aggravation de la situation, une instruction interministérielle signée le 3 juillet par Monique Barbut, ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat et la nature, et Stéphanie Rist, ministre de la Santé, des Familles, de l'Autonomie et des Personnes handicapées de la Santé, renforce encore ce dispositif. Elle prévoit notamment la réunion des comités "ressource en eau" dans chaque département, une prise rapide des arrêtés de restriction dès le franchissement des seuils, des contrôles renforcés et un suivi hebdomadaire de la situation à l'échelle des bassins hydrographiques.
Au 14 juillet, 97 départements font l'objet de mesures de restriction des usages de l'eau, dont 41 au niveau de crise. Au total, 201 arrêtés préfectoraux sont actuellement en vigueur. La Nouvelle-Aquitaine est la région la plus touchée, avec 11 départements sur 12 placés en crise. Selon le niveau de gravité de la situation locale, ces arrêtés peuvent prévoir des restrictions sur l'irrigation agricole, le remplissage des piscines privées, le lavage des véhicules, l'arrosage des jardins ou encore certains usages industriels. Ces mesures permettent de préserver la ressource en eau pour les usages essentiels et de limiter les impacts sur les milieux naturels.

  

PROJET DE LOI D'URGENCE AGRICOLE
Le 2 juillet, le Sénat a adopté en première lecture le projet de loi avec modifications
Retenues à usage agricole, zones humides, concurrence déloyale des produits importés, protection des terres, protection des élevages, statut du loup… Le projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles (UPSA) entend répondre au malaise des agriculteurs. Il vient compléter des textes agricoles adoptés ces dernières années en particulier la loi du 24 mars 2025 d'orientation pour la souveraineté alimentaire et le renouvellement des générations en agriculture et la loi dite "Duplomb" du 11 août 2025 visant à lever les contraintes à l'exercice du métier d'agriculteur. Mais que contient le projet de loi concernant la gestion des ressources en eau ?
Le projet de loi vise à faciliter les projets hydrauliques (agricoles ou multi-usages) et à sécuriser l'accès à l'eau des agriculteurs. La procédure de participation du public pour les projets de stockage d'eau intégrés à un projet de territoire pour la gestion de l'eau (PTGE) est allégée.  Les organismes uniques de gestion collectives (OUGC), structures désignées par l'État pour gérer collectivement l'eau utilisée par les irrigants à l'échelle d'un territoire, devront élaborer une stratégie d'irrigation pour adapter l'agriculture au changement climatique et un plan annuel de répartition du volume d'eau autorisé par les irrigants. Le préfet pourra se substituer à un OUGC défaillant. De plus, si un juge annule une autorisation unique de prélèvement délivrée à un OUGC, le préfet pourra autoriser des prélèvements à titre provisoire jusqu'à la délivrance d'une nouvelle autorisation, et ce pour 2 ans au maximum. Il devra tenir compte de plusieurs éléments, comme la nature et la portée de l'illégalité en cause. En outre, le préfet pourra déroger exceptionnellement à certaines règles des schémas d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) pour des projets de stockage d'eau validés localement au sein des PTGE. Ainsi, le préfet pourra demander au préfet coordonnateur de bassin une dérogation exceptionnelle pour autoriser le projet.
Le texte s'intéresse aux zones humides, qui contribuent notamment à limiter les inondations, à restituer de l'eau en cas de sécheresse et à stocker le carbone. La compensation exigée des porteurs de projets en zone humide sera proportionnelle au degré de dégradation de ces zones. 
L'action de l'État, en matière de protection des captages d'eau potable, sera priorisée sur les captages les plus pollués.
Concernant les projets hydrauliques, l'examen du texte à l'Assemblée nationale a défini un délai-couperet de 6 mois pour le jugement en première instance des recours formés contre les actes autorisant un ouvrage de stockage d'eau. Une telle disposition existe déjà en matière d'urbanisme et d'énergies renouvelables. La stratégie concertée d'irrigation élaborée par l'OUGC devra être rendue publique, de même qu'un bilan annuel des volumes prélevés. La présence des acteurs économiques, dont les agriculteurs, dans les commissions locales de l'eau (CLE) a été renforcée. Un nouveau principe a été posé : les prescriptions d'un SAGE réduisant de façon substantielle les volumes prélevables agricoles ne seront pas opposables aux irrigants tant que les ouvrages de stockage compensatoires ne sont pas réalisés. Un nouvel article vient garantir un juste partage de la ressource en eau en montagne en favorisant l'implantation de retenues collinaires multi-usages.
Au Sénat, l'accès à l'eau est devenu "explicitement" un facteur essentiel de la production agricole, le texte précisant que les dispositifs permettant sa mobilisation et son stockage sont nécessaires à l'adaptation aux effets du changement climatique, que ces dispositifs participent à la protection de l'agriculture, à la pérennité des exploitations agricoles et au renouvellement des générations agricoles. La mention suivante est également introduite : "l'État se fixe comme objectif le doublement des volumes de stockage d'eau pour les usages agricoles d'ici à 2035". L'obligation d'organiser des réunions publiques pour l'autorisation environnementale des ouvrages de stockage d'eau sera supprimée pour tous les projets de construction. La composition des commissions locales de l'eau (chargées de définir le SAGE) sera revue en réservant la moitié des sièges aux représentants des organisations professionnelles agricoles dans le collège des représentants des usagers, des propriétaires fonciers, des organisations professionnelles et des associations. Enfin, les sénateurs ont allégé les prescriptions qui s'appliquent aux projets qui affectent une zone humide : il pourra ainsi être dérogé au principe de compensation des zones humides en cas d'impératif de développement économique local et de création d'emplois.
Les autres mesures du PL en résumé – Vie Publique
Projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles

Projet de loi d'urgence agricole
Les collectivités appellent à retirer le volet "eau" du projet de loi 
Elles demandent un véritable débat national sur l'avenir de la ressource en eau
À l'occasion d'une conférence de presse organisée le 7 juillet, les élus des collectivités réunis au sein de France Eau Publique ont alerté sur les risques majeurs que font peser les dispositions relatives à l'eau du projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles (UPSA), actuellement examinée par le Parlement, sur la gouvernance en place depuis des décennies.

LE COMMUNIQUÉ
À l'approche de la commission mixte paritaire (CMP), ils appellent solennellement le gouvernement, les parlementaires et les membres de la CMP à supprimer l'ensemble des dispositions relatives à l'eau élaborées dans l'urgence, sous le seul prisme de l'agriculture. Ces sujets concernent l'ensemble de la société et des générations et méritent un projet de loi spécifique, permettant un débat global, serein et de long terme sur la gestion de la ressource et des milieux humides.
Alors que les positions exprimées par les ministres chargés de l'Agriculture et de l'Écologie apparaissent elles-mêmes insuffisamment convergentes, il est indispensable de reprendre ce débat dans un cadre dédié associant l'ensemble des acteurs concernés.
Un texte inadapté pour traiter un enjeu aussi stratégique – Les débats au Sénat ont montré à quel point les questions liées à l'eau sont complexes. Ils ont malheureusement souvent été marqués par des oppositions caricaturales qui ne reflètent pas la réalité des territoires. Partout en France, les collectivités construisent depuis de nombreuses années des partenariats avec les agriculteurs pour protéger les captages d'eau potable tout en sécurisant les revenus agricoles. De même, les instances locales de gouvernance de l'eau démontrent chaque jour qu'un dialogue entre les différents usages est possible même s'il est exigeant. Ces expériences montrent qu'il est possible de concilier agriculture, protection de la ressource, partage de l'eau et besoins des habitants et autres usages, y compris ceux des milieux naturels. Elles démontrent surtout qu'un sujet aussi structurant ne peut être traité dans le cadre d'un texte d'urgence centré sur les seules questions agricoles.
Des conséquences concrètes pour les habitants et les collectivités – Le maintien des dispositions actuelles ferait peser des risques importants sur la gestion durable de l'eau. Pour les usagers de l'eau potable, cela pourrait se traduire par des tensions accrues sur le partage de la ressource, une multiplication des restrictions d'usage, voire des coupures d'eau dans certains territoires, une dégradation de la qualité de l'eau potable nécessitant des traitements plus coûteux. Faute d'application effective du principe responsable payeur, l'augmentation des coûts sera entièrement supportée par les ménages et les autres usagers des services publics d'eau potable. L'affaiblissement de la protection des zones humides accentuerait également les risques d'inondation et réduirait la capacité naturelle des sols à épurer et stocker gratuitement l'eau.
Pour les collectivités, responsables du service public de l'eau, ces évolutions rendraient plus difficile la garantie de la continuité du service, de la conformité sanitaire de l'eau distribuée et de l'équilibre économique des services d'eau et d'assainissement. Avec l'accroissement des sécheresses, la fermeture de nouveaux captages pour cause de pollution n'est plus envisageable (alors que 14 000 captages ont déjà été fermés depuis 1980 dont un tiers en raison de problèmes de qualité). Les difficultés techniques et économiques seraient même insupportables dans les territoires ruraux menaçant le service public de l'eau lui-même.
Les collectivités demandent une mobilisation immédiate – Les organisateurs de la conférence de presse appellent l'ensemble de leurs adhérents à se mobiliser sans délai. Ils les invitent à interpeller leurs parlementaires, en particulier les membres de la commission mixte paritaire, ainsi que le gouvernement et les préfets, afin d'obtenir la suppression des dispositions relatives à la gouvernance de l'eau, à la gestion quantitative de la ressource, aux zones humides et à la protection des captages. À défaut de cette suppression, ils demandent aux parlementaires de ne pas adopter le texte comportant ces dispositions, même si elles étaient partiellement modifiées. Enfin, si une évolution de la législation sur la gouvernance ou la gestion de l'eau devait être engagée, celle-ci devrait faire l'objet d'un projet de loi spécifique, non sectoriel, permettant un véritable débat démocratique sur l'ensemble des usages de l'eau dans un contexte de changement climatique.
Les territoires montrent qu'un autre chemin est possible pour concilier partage de l'eau, protection de la ressource et la souveraineté alimentaire
Au cours de cette conférence de presse, plusieurs témoignages d'élus locaux ont rappelé que de nombreuses collectivités, qu'elles soient urbaines ou rurales, démontrent déjà qu'il est possible de concilier les enjeux agricoles avec la préservation de la ressource en eau grâce au dialogue, aux contrats territoriaux et à une gouvernance partagée. Ces expériences doivent inspirer les politiques publiques plutôt que d'être fragilisées.

CITATIONS

Alors que la politique du gouvernement s'inscrivait dans le Plan eau, ce projet de loi est venu en quelques semaines détricoter beaucoup de choses. […] Notre opposition à ce projet n'est pas un refus d'un débat sur l'eau puisqu'on le voit dans les territoires, ce débat s'impose, mais un débat qui inclut tous les usages de l'eau.
Nicolas JUILLET, agriculteur, maire de Saint-Lupien dans l'Aube, président du Syndicat des eaux de l'Aube (SDDEA), président du Comité de bassin Seine-Normandie

Localement, nous sommes à travers les CLE en capacité de gérer en commun la préservation et la gestion de la ressource. C'est un long et patient travail de compromis que le projet de loi met à mal.
Patrick BARBIER, maire de Muttersholtz dans le Bas-Rhin, vice-président du Syndicat des eaux et de l'assainissement (SDEA) Alsace-Moselle

Ce projet de loi est une déconstruction de la réglementation environnementale, et une déconstruction de la démocratie locale. […] Ce projet ne s'intéresse pas à ce qui peut être développé pour adapter notre agriculture. Il ne s'intéresse qu'aux filières déjà en place et qui, malheureusement, ne sont pas toujours les plus efficientes.
Ludovic BROSSARD, conseiller municipal à la Ville de Rennes, président du syndicat Eau du Bassin Rennais

Ce débat parlementaire la loi UPSA est en train de nous enfermer dans un clivage opposant l'agriculture et la protection de la ressource.
Alice TIMSIT, adjointe au maire de Paris, présidente d'Eau de Paris

Le réseau France Eau Publique (FEP) réunit, au sein de la Fédération nationale des collectivités concédantes et régies (FNCCR), des opérateurs publics (régies et services publics locaux) et des collectivités organisatrices de services d'eau et d'assainissement en gestion publique. Il vise à favoriser la mise en relation et les échanges directs entre acteurs publics de l'eau et à promouvoir la gestion publique. À ce jour, le réseau regroupe plus d'une centaine de membres, desservant plus de 17,5 millions d'habitants en eau potable et plus de 12 millions d'habitants en assainissement collectif.
France Eau Publique 

La consommation d'espaces naturels, agricoles et forestiers sur 2011-2025
Dans un contexte où les politiques publiques visent à préserver les espaces naturels et agricoles, la question de la consommation de l'espace et de son optimisation interroge de nombreux acteurs. La connaissance des tendances en matière de consommation du foncier permet d'alimenter la réflexion et de s'appuyer sur des données objectives au niveau local comme national. Chaque année, le CEREMA exploite les données fiscales pour étudier l'évolution de la consommation d'espaces naturels, agricoles et forestiers (ENAF). L'analyse expose les principales tendances de la consommation d'ENAF sur la période du 1er janvier 2011 au 1er janvier 2025.
Analyse du CEREMA

 

ALGUES VERTES EN BRETAGNE
Les insuffisances de l'État pointées du doigt dans un nouveau rapport
Cinq ans après son premier rapport sur la prolifération des algues vertes, la Cour des comptes, avec la Chambre régionale des comptes, s'apprête à livrer un bilan très mitigé des politiques publiques menées depuis 2021 pour lutter contre ce phénomène, dévoile le quotidien Ouest-France. Malgré la hausse des moyens financiers et des outils, les préconisations n'ont pas toutes été suivies d'effet.
Le nouveau rapport atteste une fois encore que les travaux scientifiques ne laissent aucun doute sur les causes de la prolifération des algues vertes. Elle est la conséquence directe de concentrations excessives de nitrates dans les cours d'eau, issus à plus de 90 % de l'activité agricole. Réduire les apports azotés constitue le seul levier d'action efficace. Selon les modélisations les plus récentes, il est noté qu'il faudrait ramener les concentrations entre 10 et 25 mg/l selon les cours d'eau, pour observer un recul significatif des échouages. Or, le rapport dit que la moyenne actuelle dans les huit baies concernées par les plans de lutte, dépasse encore 33 mg/l. Pourtant, les magistrats soulignent l'importance des moyens financiers consacrés à la lutte. Entre le premier plan lancé en 2011 et le troisième en cours jusqu'en 2027, les crédits sont passés de 56 millions d'euros à 128,6 millions d'euros. Les dépenses publiques consacrées à la prévention des fuites d'azote ont quasiment doublé en dix ans, passant de 42,70 euros par hectare et par an à 80,80 euros. De nouveaux outils ont également été déployés : les paiements pour service environnementaux (PSE, qui permet aux exploitants de contracter avec l'agence de l'eau pour 5 ans et sont rémunérés chaque année en fonction des résultats obtenus) concernent 245 exploitations dans les six baies bretonnes. Les mesures agro-environnementales et climatiques (MAEC) touchent près de 15 % des exploitants et les zones sous contrainte environnementale (ZSCE) ont été instaurées dans les huit baies en 2022, avec une phase réglementaire contraignante attendue pour septembre 2026.
Sur le plan réglementaire, un septième programme d'actions régional sur les nitrates a été adopté en mai 2024, dont la gouvernance s'est structurée autour des préfets des Côtes-d'Armor et du Finistère. Signe que la politique porte ses fruits quand elle est appliquée avec rigueur : trois des huit baies, La Lieue de Grève (Côtes-d'Armor), la Forêt-Fouesnant et Douarnenez (Finistère), enregistrent une baisse effective des échouages.
En 2024, la Bretagne concentrait encore 93 % des surfaces nationales d'échouage d'algues vertes. C'est plus de 2 000 hectares de plages et de vasières envahis par ces marées verdâtres.
Ouest-France [accès restreint]

 

HYDROÉLECTRICITÉ
La loi visant à relancer les investissements parue au JO
La loi destinée à doper l'investissement hydraulique, deuxième source d'électricité du pays, a été publiée le 30 juin au Journal officiel, au lendemain de sa promulgation.
Le texte change le cadre applicable aux grandes installations, en substituant un régime d'autorisation à celui des concessions pour les barrages et centrales de plus de 4,5 MW. L'État demeure propriétaire des ouvrages, mais il rachètera les concessions existantes et indemnisera les exploitants, lesquels s'acquitteront ensuite d'un droit d'occupation pour une durée pouvant aller jusqu'à 70 ans, selon les analyses parlementaires. L'entrée en vigueur interviendra à une date fixée par décret et au plus tard le 1er septembre 2026. Le gouvernement présente cette ré-architecture comme la condition pour relancer des investissements jugés nécessaires dans un parc par endroits vieillissant, dont les décisions étaient freinées par l'insécurité juridique. Le seuil de 4,5 MW, historiquement déterminant pour distinguer autorisation et concession, devient ainsi le point de bascule du nouveau dispositif pour la "grande hydroélectricité".
L'hydroélectricité constitue la deuxième source de production électrique française et la première filière renouvelable. La puissance installée atteignait 25,7 GW fin 2025, pour 11,4 % de la production annuelle en 2025 en France métropolitaine, selon RTE.
Connaissance des énergies

Sur la vallée de la Dordogne, la course d'EDF pour créer des "machines à cash"
L'énergéticien étudie des projets de retenues d'eau permettant de stocker l'électricité lors des épisodes de surproduction, et de la revendre lors des pics de demande. À proximité des grands barrages de la Dordogne, des collectifs s'opposent aux ardeurs de cette nouvelle course nationale.
La fin du conflit entre la France et l'Europe autour des concessions hydroélectriques va déjà permettre d'augmenter les capacités de production des barrages. Mais c'est insuffisant pour les appétits du groupe. Les fortes fluctuations des prix de l'électricité et les objectifs de la dernière programmation énergétique nationale font naître un grand regain d'intérêt pour les STEP [stations de transfert d'énergie par pompage]. En France, EDF exploite seulement six stations pour 5 gigawatts de puissance installée. D'ici le début des années 2030, 1,7 gigawattheure (GW) supplémentaire pourrait être érigé grâce à des bassins de taille plus modeste. C'est loin du gigantisme des STEP alpines, mais tout de même. Pour les communes, l'arrivée des stations serait synonyme de retombées financières non négligeables. Mais cela se ferait uniquement au détriment de la biodiversité. Dans le schéma d'aménagement du bassin Adour-Garonne 2016-2021, le projet a fait l'objet d'une évaluation environnementale. Il est ainsi promis "des impacts négatifs sur la majorité des thématiques environnementales abordées […] en raison des très fortes modifications qu'il implique sur les écosystèmes en amont et en aval de l'ouvrage. L'eau, la biodiversité, les sols et le sous-sol ainsi que les paysages sont particulièrement touchés." 
La Tribune [accès restreint] 

 

RECHERCHE
Le MNHN et le CNRS lancent Dynabiod, un programme de recherche dédié à la biodiversité terrestre
Face à l'effondrement du vivant, la France lance un programme de recherche scientifique sans précédent dédié à la biodiversité terrestre. Porté par l'agence de programmes Climat, biodiversité et sociétés durables (CBSD) et co-piloté par le CNRS et le Muséum national d'Histoire naturelle, Dynabiod ambitionne de comprendre comment plantes et invertébrés – piliers de nos écosystèmes – sont affectés par les activités humaines et les changements environnementaux, afin d'agir plus vite et de manière plus juste pour la conservation des espèces et la préservation des bénéfices de leurs rôles écosystémiques.
CNRS

Restitution du projet ANR MUFFINS
Modèles de nouvelle génération pour la prévision multi-échelle des crues, ruissellements et inondations

Financé par l'Agence nationale de la recherche et coordonné par l'INRAE RECOVER, le projet MUFFINS (MUltiscale Flood Forecasting with INnovating Solutions) s'est achevé en 2026 après quatre années de recherche. Les résultats ont été présentés le 9 juin, lors d'un séminaire de clôture.
Le projet a permis de développer des chaînes intégrées météo–hydrologie–hydraulique–dommages, combinant modélisation physique multi-échelle, intelligence artificielle et assimilation de données multi-sources. Ces travaux ont conduit à l'émergence de codes de calcul différentiables et apprenables (physique–IA) de nouvelle génération, ainsi qu'à de premières métamodélisations hydrauliques rapides des inondations et aux premiers modèles hydrologiques et hydrauliques spatialement distribués à l'échelle nationale. Ces avancées ouvrent la voie à des jumeaux numériques hydrologiques et hydrauliques haute résolution, offrant de nouvelles capacités de simulation, d'anticipation et d'aide à la décision pour la gestion des risques à l'échelle nationale.
Supports de présentation – CEREMA  

 

REPLAYS
Webinaires du réseau R3 NAÏDES
Réseau régional de recherche sur l'eau de la Région Nouvelle-Aquitaine
Comprendre les sources et l'écodynamique des PFAS – replay
Ce que l'IA change dans les pratiques de recherche – replay
Trajectoires des communautés de poissons dans des habitats restaurés en estuaire – replay

Eau et végétalisation des toitures
Enjeux techniques, intégration urbaine et retours d'expérience

La végétalisation des toitures est une solution pour relever les défis liés à la gestion des eaux pluviales, à la préservation de la biodiversité et à l'amélioration du confort thermique en milieu urbain. Le webinaire, coorganisé par l'Agence de l'eau Rhin-Meuse, l'ADIVET et l'ADOPTA, le 29 juin, a abordé les enjeux de l'eau et du végétal en ville et propose un focus technique sur les performances hydriques et les outils d'évaluation, ainsi que des retours d'expérience concrets et des solutions adaptées aux collectivités. 
Replay et documents

 

PUBLICATIONS
Ruée vers les data centers : la souveraineté au détriment des sobriétés ?
Attirant des milliards d'euros d'investissements, les data centers se multiplient. Une tendance soutenue par le gouvernement. Les collectivités oscillent entre promesses économiques et réalités environnementales.
Publiée au Journal officiel le 26 mai, la loi de simplification de la vie économique autorise désormais à qualifier certains data centers de "projet d'intérêt national majeur". Cette distinction permet de passer outre plusieurs étapes réglementaires pour accélérer l'installation de ces infrastructures parfois géantes, sur décision du préfet. En autorisant, par exemple, des dérogations d'urbanisme sur leur hauteur, le texte rappelle que le monde virtuel s'installe sur des milliers de mètres carrés et que stocker, sécuriser et diffuser des données numériques peuvent transformer les paysages. Si la France n'est pas la première à prendre ce chemin dans l'Union européenne, elle n'est pas non plus la première à mobiliser des résistances. Ainsi, à Amsterdam (Pays-Bas), un moratoire a stoppé le développement des plus grands data centers, après des années de prolifération. Pour l'heure, l'­Hexagone compte plus de 350 centres de données actifs (dont les deux tiers en Île-de-France) et une soixantaine de projets en cours. Mais les collectivités tirent-elles leur épingle du jeu en accueillant de telles infrastructures ?
La Gazette des Communes [accès sur inscription]

Dossier DERU-2 dans L'EAU magazine
L'EAU magazine, publié par l'Union des industries et entreprises de l'eau (UIE), consacre son dernier numéro à la nouvelle réglementation européenne sur l'assainissement (DERU-2). La revue consacre par ailleurs son dossier "Territoire" au bassin Seine-Normandie, confronté aux effets du changement climatique et aux pressions croissantes sur la ressource en eau. 
L'EAU magazine

 

OUTILS
PIREN-Seine annonce la mise en ligne de deux nouvelles ressources destinées à valoriser les connaissances produites par le programme et à en faciliter l'accès.

  • Une cartographie interactive du PIREN-Seine
    Cette cartographie rassemble et valorise de nombreux résultats produits dans le cadre du programme. L'outil permet d'explorer le bassin de la Seine à différentes échelles et de visualiser, de manière simple et intuitive, de nombreuses données, sites d'étude, outils et productions scientifiques issus de plus de 35 ans de recherches interdisciplinaires. Il sera progressivement enrichi au fil des nouveaux travaux et constitue un point d'entrée vers les connaissances produites par le PIREN-Seine.
    Cartographie interactive
  • Un nouveau poster : Évolution des usages et impacts de la Seine
    Ce poster propose une lecture synthétique des grandes transformations de la Seine au cours des derniers siècles. Cette frise retrace l'histoire des relations entre les sociétés et la Seine, en illustrant l'évolution des usages du fleuve, des perceptions qu'il suscite, ainsi que des transformations de son fonctionnement au fil du temps. Il constitue ainsi un support pédagogique permettant d'appréhender les trajectoires du fleuve à travers les travaux du PIREN-Seine.
    Poster

Géoréférencement des réseaux d'eau : Suez s'associe à Avineon Tensing 
À l'occasion de la 105ème édition du Congrès de l'ASTEE, Suez et Avineon Tensing, spécialiste de la gestion des données spatiales, ont annoncé leur partenariat pour proposer aux collectivités une solution de géoréférencement aérien de leurs réseaux d'eau et d'assainissement.
Depuis le 1er janvier 2026, les gestionnaires des services de l'eau et de l'assainissement ont l'obligation de fournir une cartographie des réseaux de  précision centimétrique (classe A) sur tout le territoire. La solution proposée par Suez et Avineon Tensing permettra de localiser de manière précise, fiable et rapide les réseaux souterrains, à un prix compétitif. Un premier contrat a été signé sur le territoire de la Communauté d'agglomération d'Épinal. 

 

ACTEURS
Mathieu Boche, nouveau DGA de l'Agence de l'eau Adour-Garonne
Mathieu Boche prend ses fonctions à la direction générale de l'agence de l'eau, au poste d'adjoint d'Élodie Galko, directrice générale. Agro-économiste diplomé d'AgroParisTech, Mathieu Boche est ingénieur en chef des ponts, des eaux et forêts (ICPEF) et docteur en économie du développement. Après une thèse au CIRAD sur les questions foncières, il a occupé des fonctions au ministère de l'Europe et des Affaires étrangères puis à l'Agence française de développement depuis 2017 sur le financement des politiques agricoles, de la gestion intégrée des ressources en eau et de la préservation de la biodiversité. Il a notamment travaillé dans des territoires sous forte contrainte de stress hydrique et affectés par le changement climatique en Afrique et en Amérique du Sud. Dans les quatre dernières années, Mathieu Boche occupait le poste de responsable du pôle Eau Climat Agriculture de l'AFD au Sénégal où il supervisait un portefeuille d'investissement de 700 millions euros sur les enjeux du petit et du grand cycle de l'eau (eau potable, assainissement, agriculture irriguée, gestion des zones côtières, préservation des écosystèmes).
Adour-Garonne

Nicolas Richard est élu président de France Nature Environnement
Nicolas Richard était vice-président et représentant de FNE au CESE depuis 5 ans. Il succède à Antoine Gatet arrivé à la fin de son mandat. France Nature Environnement, c'est 50 fédérations territoriales et associations nationales, plus de 8 000 associations et d'un million d'adhérents.
FNE

 

MOBILISATION
Le SEDIF engage deux recours pour soumettre les producteurs au principe pollueur-payeur
Deux recours juridiques ont été engagés le 18 juin par le Syndicat des Eaux d'Île-de-France (SEDIF), représenté par son président Richard Dell'Agnola, qui a chargé le cabinet Huglo Lepage Avocats de défendre le service public de l'eau. Le premier recours, auprès du Premier ministre, et le second, auprès de la Commission européenne, demandent que les producteurs et fabricants industriels de produits phytopharmaceutiques contribuent au financement de la dépollution des eaux. À ce jour, cette charge repose exclusivement sur les collectivités, les gestionnaires de l'eau et les agriculteurs utilisateurs, à l'exclusion des industriels qui mettent ces substances sur le marché. Le SEDIF estime anormal que cette charge ne soit pas au moins pour partie mise à la charge des producteurs de pesticides, seule catégorie de pollueurs à être exonérés de toute participation financière.
Le premier recours, adressé au Premier ministre sous la forme d'un recours préalable et gracieux, demande la modification de l'article R. 543-228 III du code de l'environnement. Il s'agit de supprimer le terme "ménagers" accolé aux produits biocides et phytopharmaceutiques, afin que la filière de responsabilité élargie du producteur (REP) couvre également les produits professionnels et agricoles, aujourd'hui exclus. Le recours démontre une triple insuffisance des dispositifs existants : la filière REP des déchets dangereux spécifiques est limitée aux seuls produits à usage non professionnel ; la filière volontaire ADIVALOR n'a aucune force contraignante et ne couvre que les emballages et déchets solides, jamais les résidus de substances actives dans l'eau ; la redevance pour pollutions diffuses pèse exclusivement sur les agriculteurs utilisateurs, exonérant structurellement les producteurs et fabricants. Le recours s'appuie notamment sur le précédent de la redevance instaurée pour les PFAS par la loi du 27 février 2025, qui confirme que la logique du pollueur-payeur peut et doit s'appliquer aux substances polluantes d'origine industrielle.
Le second recours, adressé à la présidente de la Commission européenne, constitue une invitation préalable à agir fondée sur l'article 265 du Traité sur le fonctionnement de l'Union européenne (recours en carence). Il vise la directive (UE) 2024/3019 relative aux eaux résiduaires urbaines, adoptée dans le cadre du Pacte vert et du plan "zéro pollution". Cette directive instaure un régime de responsabilité élargie des producteurs : ceux qui mettent sur le marché les produits listés à son annexe III devront financer au moins 80 % du coût du traitement destiné à éliminer les micropolluants. Or, cette annexe ne vise aujourd'hui que les médicaments à usage humain et les produits cosmétiques, à l'exclusion des produits phytopharmaceutiques, alors même que les milieux aquatiques sont fortement affectés par les résidus de pesticides. La Commission, titulaire du pouvoir d'initiative législative, est invitée à proposer une modification de l'annexe III pour y intégrer les produits phytopharmaceutiques. À défaut de prise de position dans un délai de deux mois, la saisine de la Cour de justice de l'Union européenne est envisagée.
SEDIF

 

VICTOIRES
Le projet géant de Green Dock abandonné
"On a gagné ! Green Dock tombe à l'eau et ne verra pas le jour", se réjouit le collectif Stop Green Dock annonçant la mort de ce projet de construction d'une plateforme logistique de stockage et de distribution de 90 000 m2 sur une parcelle du port à Gennevilliers. Le collectif, rassemblant une quinzaine d'associations qui luttent contre le projet depuis cinq ans, salue une victoire inédite ainsi qu'une décision juste et courageuse.
Trois raisons majeures justifiaient cette opposition : le gigantisme du bâtiment de 650 mètres de long et 35 mètres de haut ; sa situation en bord de Seine à 80 mètres d'une zone Natura 2000 ; une logistique en réalité très majoritairement routière, contrairement aux annonces des promoteurs du projet. La Ville de Gennevilliers, d'abord favorable au projet, a refusé de signer le permis de construire, après les avis défavorables de la MRAe en avril 2025 puis de la Commission d'enquête publique en janvier 2026.  

La justice rappelle que la transition énergétique doit aussi protéger le vivant
Le tribunal correctionnel de Vannes a rendu le 7 mai, sa décision dans l'affaire opposant France Nature Environnement et Bretagne Vivante CEN Bretagne et les promoteurs du plus grand parc photovoltaïque de Bretagne, mis en service en 2022 dans le Morbihan. Les entreprises étaient prévenues d'avoir passé sous silence la présence d'animaux protégés, en l'espèce des tritons, salamandres et couleuvres, et de ne pas avoir mis en place les travaux nécessaires pour les préserver, tout en ayant fourni à l'administration préfectorale des documents incomplets, voire trompeurs. Si finalement elles sont relaxées des faits d'escroquerie, elles ont en revanche été jugées coupables pour partie d'infractions au droit de l'environnement, notamment de manquements aux arrêtés préfectoraux et de dégradation des habitats d'espèces.
Le TélégrammeFNE 

Relaxe de Julien Le Guet dans le procès en diffamation
Le tribunal a prononcé la relaxe de Julien Le Guet, co-porte-parole de Bassines Non Merci, poursuivi pour diffamation par Emmanuelle Dubée, préfète des Deux-Sèvres au moment de la mobilisation de Sainte-Soline du 25 mars 2023. Tout au long de l'audience, ce dossier a posé la question de la responsabilité des autorités ayant organisé et assumé un dispositif de maintien de l'ordre dont les conséquences humaines ont profondément marqué le pays et même au-delà. Pour rappel, les propos reprochés à l'encontre de Julien Le Guet avaient été prononcés le 30 mars 2023, dans un contexte où deux manifestants étaient toujours hospitalisés dans un état grave à l'issue de la manifestation de du 25 mars. Depuis ces événements, de nombreuses organisations de défense des droits humains, des observateurs indépendants et des instances internationales ont dénoncé le caractère disproportionné du dispositif de maintien de l'ordre déployé à Sainte-Soline et alerté sur les atteintes graves aux libertés fondamentales qui s'y sont produites. En prononçant la relaxe de Julien Le Guet, le tribunal rappelle que la liberté d'expression protège le droit de dénoncer, avec force, des faits d'une exceptionnelle gravité et d'interpeller les responsables publics sur leurs décisions.
Cette relaxe ne referme pas le dossier de Sainte-Soline, puisque des procédures engagées par les victimes sont toujours en cours. Julien Le Guet reste également sous le coup de lourdes condamnations dans d'autres procédures représentant notamment 9 mois d'emprisonnement avec sursis, 6 mois de détention à domicile sous surveillance électronique, dont l'exécution est prévue cet été, plus de 20 000 euros d'amendes, de dommages et intérêts et de frais de justice, 3 ans d'interdiction de paraître sur les communes de Vanzay, Sainte-Soline et Mauzé-sur-le-Mignon, plus une interdiction de détenir une arme pour une durée de 5 ans.
La mobilisation se poursuit, associé à d'autres organisations le collectif Bassines Non Merci donne rendez-vous : du 9 au 12 juillet pour la grande mobilisation Le Méga Canal prend l'eau ! ! qui se déroulera vers Cambrai pour enterrer le canal Seine-Nord Europe ; le 26 septembre pour une grande mobilisation nationale Stop Pesticides autour d'un site majeur de production.

 

OCCITANIE
Mission d'appui au projet d'extension du réseau hydraulique régional
Cette mission d'appui de l'IGEDD au préfet de la région Occitanie, en lien avec les préfets des départements de l'Aude, de l'Hérault et des Pyrénées-Orientales, s'est attachée à proposer une méthode afin d'envisager l'extension du réseau hydraulique régional, dans un contexte d'adaptation du territoire aux conséquences du changement climatique.
Il s'agit ainsi d'inscrire le projet d'infrastructure hydraulique dans une politique globale d'aménagement et de développement du territoire, intégrant de manière centrale la sobriété hydrique. Une solution collective qui vise à enclencher une dynamique associant l'ensemble des acteurs. La réussite de cette politique intégrée passe inévitablement par la mise en place, par la Région, d'une gouvernance du projet élargie à l'ensemble des collectivités territoriales, des acteurs économiques et non économiques impactés par le projet. Aux côtés de la Région, l'État devra accompagner le territoire dans la mise en œuvre de politique locale d'adaptation. Il veillera également à mettre en cohérence avec ces objectifs les actions dont il assure le pilotage, en jouant à la fois un rôle de garant de grands équilibres liés à la ressource en eau mais aussi de la cohésion économique et sociale des territoires. Les outils juridiques de gouvernance et de gestion du futur réseau doivent s'articuler efficacement afin de servir et garantir les objectifs politiques poursuivis. Le principe de réciprocité entre la fourniture d'eau et des engagements vertueux des utilisateurs directs et indirects de cette eau devra être intégré à chaque étape du projet. La mise en place d'un modèle économique soutenable pour les finances publiques et les modèles économiques des usagers finaux sera également un élément déterminant pour la suite du projet. Celui-ci réinterroge profondément la manière de vivre dans les territoires déjà fortement touchés par les conséquences du changement climatique, aussi la mobilisation des habitants lors de la phase de débat public sera centrale pour l'appropriation des enjeux et la réussite durable du projet.
IGEDD

 

ADOUR-GARONNE
Projet R'Garonne : Première expérimentation de recharge maîtrisée d'une nappe alluviale
D'ici 2030, le bassin Adour-Garonne figurera parmi les plus affectés par le changement climatique en France, avec un débit divisé par deux. À cette pression environnementale s'ajoute une croissance démographique estimée à 1,5 million de personnes, accentuant la pression sur les ressources en eau. Le déficit futur pourrait ainsi dépasser 2 milliards de mètres cubes par an. Face à ce défi sans précédent, la recharge maîtrisée des aquifères s'impose comme une solution clé.
Le vendredi 29 mai a marqué la fin de la recharge de la nappe alluviale de la Garonne dans le cadre de l'expérimentation scientifique R'Garonne, menée à Cazères-sur-Garonne par le BRGM en collaboration avec le Syndicat mixte de l'eau et de l'assainissement de Haute-Garonne (Réseau31). Ce projet expérimental à caractère scientifique et technique a été lancé en 2023, dans le but de soutenir les étiages du fleuve Garonne et de préserver les milieux aquatiques. Il consiste à recharger la nappe alluviale de la Garonne à partir de l'eau du canal Saint-Martory, en période de hautes eaux (novembre à mai), quand le débit de la Garonne est important. L'eau est dérivée gravitairement via le canal secondaire du Tuchan, puis le ruisseau naturel de l'Aygossau afin de l'acheminer vers le dispositif d'infiltration pour alimenter la nappe alluviale. L'eau sera restituée à la Garonne quelques mois plus tard, de façon différée, en période estivale et d'étiage.
Le projet R'Garonne constitue un démonstrateur à grande échelle, conçu pour lever les verrous scientifiques associés à ce type d'expérimentation, en vue de développer à terme des dispositifs opérationnels. Le caractère innovant de ce démonstrateur de recharge maîtrisée de la nappe alluviale réside dans le fort débit d'infiltration concerné (allant jusqu'à 350 l/s, soit de l'ordre de 1 million de m3 par mois). 
Vue du site accueillant les installations d'infiltration R'Garonne – BRGM

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LOIRE-BRETAGNE 
Qualité de l'eau aux stations
L'Agence de l'eau Loire-Bretagne met à disposition la plateforme "Qualité de l'eau aux stations" qui permet de consulter, station par station, les résultats annuels de la surveillance de la qualité de l'eau sur le bassin. La plateforme propose à un large public une datavisualisation claire et accessible, destinée à mieux comprendre l'état des eaux de surface continentales et des eaux souterraines. Contrairement aux documents de planification (État des lieux, SDAGE), qui proposent une lecture pluriannuelle à l'échelle des masses d'eau, cet outil offre une lecture plus fine, à la fois : spatiale (par station) et temporelle (par année).
Loire-Bretagne

S'y ajoute l'outil "Rapport trimestriel de surveillance", qui permet de visualiser tous les trois mois l'avancement des campagnes de surveillance de la qualité de l'eau sur l'ensemble du bassin. Initialement conçu pour un usage interne, il est aujourd'hui ouvert à tous, dans une logique de transparence sur la politique de surveillance et les données produites –  Rapport trimestriel de surveillance

 

Appel à projets PSE 2026 : 12 projets retenus
Le conseil d'administration de l'agence de l'eau, lors de sa séance plénière du 24 juin, a sélectionné 12 projets de paiements pour services environnementaux (PSE) dans le cadre de la première phase de sélection de l'AAP. Ces projets couvrent trois délégations territoriales : 7 projets en Armorique, 4 en Maine-Loire Océan, 1 en Poitou-Limousin. Ils se répartissent entre renouvellements de PSE initiés en 2021 (2 projets), déploiements de PSE lancés en 2025 (4 projets) et nouveaux PSE 2026 (6 projets). 
Loire-Bretagne

 

L'Établissement public Loire publie son rapport d'activité 2025
Cette édition retrace une année marquée par l'ouverture d'un nouveau mandat et d'une gouvernance renouvelée, dans un contexte où les enjeux liés à l'eau, aux inondations et à l'adaptation au changement climatique renforcent la nécessité d'une action collective à l'échelle du bassin ligérien. Un des objectifs de l'EPTB est de trouver d'ici fin 2027 un modèle de financement équilibré et soutenable pour l'ensemble des collectivités membres. Une motion a été adressée au gouvernement et aux partenaires, pour demander une réforme du financement des EPTB qui prenne en compte les missions portées.
Rapport

 

ARTOIS-PICARDIE
L'Agence de l'eau Artois-Picardie a publié son rapport d'activité 2025
Artois-Picardie

RHIN-MEUSE
PFAS : L'agence de l'eau renforce son soutien aux collectivités
Réuni le 26 juin, le conseil d'administration de l'Agence de l'eau Rhin-Meuse a adopté de nouvelles modalités d'intervention pour aider les collectivités confrontées à la présence de PFAS dans l'eau potable. En renforçant ses taux d'aide et en ouvrant un dispositif spécifique pour les situations d'urgence, l'agence de l'eau apporte des réponses concrètes aux enjeux auxquels sont confrontés les services d'eau. Le conseil d'administration a également examiné plusieurs mesures relatives au financement des investissements environnementaux et au soutien à la transition agricole.
Rhin-Meuse

 

RHÔNE-MÉDITERRANÉE
Bilan à 2 ans du plan d'adaptation au changement climatique : Changer de braquet et amplifier massivement l'action
Deux ans après l'adoption par le comité de bassin du Plan de bassin d'adaptation au changement climatique 2024-2030, les premiers résultats sont encourageants. Les territoires se mobilisent face aux défis climatiques. Mais il faut désormais accélérer et amplifier massivement l'action pour maîtriser collectivement les besoins en eau et redonner vie aux rivières et zones humides pour qu'elles résistent mieux aux aléas climatiques. Le constat scientifique est sans appel : le réchauffement climatique s'accélère. Depuis les années 1970, la température moyenne de l'eau du fleuve Rhône a déjà augmenté de +2,2 °C au nord et de +4,5 °C au sud. Depuis 1960, les sols sont en moyenne annuelle plus secs de +18 % à +37 % selon les secteurs. Et en 60 ans, les chutes de neige ont baissé de 10 %. Les glaciers régressent et disparaitront d'ici la fin du siècle.
"L'adaptation au changement climatique n'est plus une option technique, c'est une responsabilité politique majeure", martèle Martial Saddier, président du comité de bassin Rhône-Méditerranée. "Dans un bassin qui rassemble 15 millions d'habitants, du sommet du mont Blanc au littoral méditerranéen, la solidarité entre l'amont et l'aval est notre bouclier. Si nous ne décidons pas aujourd'hui de la manière dont nous partageons chaque litre d'eau, nous condamnons nos territoires à des conflits d'usage insolubles. Anticiper, c'est refuser la fatalité. Les décisions audacieuses que nous prenons aujourd'hui sont les fondations du monde que nous léguerons en 2100." "Tous nos territoires doivent adapter leur gestion de l'eau", souligne Étienne Guyot, préfet de la région Auvergne-Rhône-Alpes, préfet coordonnateur de bassin Rhône-Méditerranée. "En tant que décideurs, il est de notre responsabilité d'agir dès aujourd'hui pour une transition écologique au bénéfice du plus grand nombre. Notre objectif est de bâtir des territoires résilients, offrant à chacun un cadre de vie sûr et de qualité. Pour relever ce défi, la préservation et le fonctionnement de nos milieux aquatiques sont nos meilleurs atouts."
Déjà précurseur en 2014 avec son premier plan d'adaptation au changement climatique, le bassin Rhône-Méditerranée a adopté un 2ème plan fin 2023 assorti de 30 défis à relever dans le domaine de l'eau, d'ici 2030. Aujourd'hui, l'heure est au premier bilan.
Rhône-Méditerranée Corse

 

Palmarès 2026 de la distinction "Rivière en bon état"
L'Agence de l'eau Rhône-Méditerranée Corse récompense tous les 2 ans les acteurs des territoires engagés dans la préservation de leurs milieux aquatiques en décernant la distinction "Rivière en bon état" aux cours d'eau des bassins Rhône-Méditerranée et de Corse. Vingt-deux cours d'eau rejoignent la centaine de rivières déjà primées pour la qualité de leurs eaux : le torrent de l'Eau Noire (Haute-Savoie), l''llemogne (Ain), le Boisseson (Gard), l'Eysse amont, le Pradal, l'Escoutay, la Glueyre médiane (Ardèche) et 15 ruisseaux situés sur le bassin Orb Libron (Hérault). 
Rhône-Méditerranée Corse

 

APPELS À PROJETS DES AGENCES
Rhin-Meuse
Trame verte et bleue Grand Est

Les projets associent un ou plusieurs partenaires pour mettre en œuvre un ensemble d'actions concrètes de restauration de la trame verte et bleue en respectant les grands critères suivants : être bâtis sur un diagnostic écologique du territoire suffisant ; permettre de restaurer la fonctionnalité écologique des milieux ; agir sur les trames les plus prioritaires du territoire ; être composés majoritairement d'actions concrètes ; intégrer les enjeux "eau" du territoire ; programmer une animation et une communication territoriale adaptées à la réalisation et à la valorisation du projet.
Dépôt des dossiers – 30 septembre 2026

Rhin-Meuse
Projets d'aménagement urbains
Deux appels concomitants : l'un réservé aux bailleurs sociaux, le second aux associations et aménageurs privés ou publics.
S'agissant des bailleurs sociaux, les projets éligibles sont : des études (missions d'appui technique, missions d'assistance à maîtrise d'ouvrage…) ; des travaux (opérations de désimperméabilisation, de gestion intégrée des eaux pluviales, de récupération en eau, de sobriété…) ; des actions de sensibilisation et de communication.
S'agissant des autres acteurs de l'aménagement urbain, parties prenantes, sont éligibles les études et les travaux qui visent des opérations : de désimperméabilisation, de gestion intégrée des eaux pluviales (GIEP) et de la végétalisation associée ; d'économies d'eau (cuves de récupération d'eau de pluie, réutilisation…) ; de gestion écologique des espaces associés à ces opérations pour la reconquête de la biodiversité, de renaturation et recréation des milieux naturels fonctionnels.
Dépôt des dossiers – 31 octobre 2026 

Artois-Picardie
Cours d'eau et de nature, des écoles pour le climat
Nos cours d'écoles, au cœur de la vie des communes, lieux de passage incontournables pour chaque citoyen, n'ont pas été épargnées par cette imperméabilisation massive. À ce titre, elles constituent des lieux "vitrines" privilégiés pour mettre en œuvre un renouvellement urbain rendant sa place à l'eau et à la nature, qui permettra de préserver la ressource en eau, adapter les villes et villages aux effets du dérèglement climatique et préserver la biodiversité. Il s'agit de rendre nos cours d'écoles maternelles et primaires plus vertes et plus agréables, et de proposer un espace pédagogique grandeur nature où les enfants sont sensibilisés, prennent conscience de l'eau, de son cycle et de la nature qui est à leur portée. C'est aussi améliorer le confort de tous lors des périodes de fortes chaleurs.
L'appel à projets propose d'attribuer des participations financières pour mener, dans le cadre d'un projet concerté et éducatif global, des travaux ambitieux de réaménagement de cours d'écoles publiques maternelles et primaires pour les rendre perméables et végétalisées, résilientes face au changement climatique : désimperméabilisation, végétalisation des espaces (plantation de haies, arbres, couvre-sol…) voire de jardins pédagogiques, création d'îlots de fraîcheur, intégration de matériaux poreux.
Dépôt des dossiers – 31 août 2027

Artois-Picardie
Politique Jeunesse 2026-2027
La place des 15-25 ans dans le débat pour l'eau

Les jeunes ont besoin de connaissances sur l'eau et le changement climatique, mais également de connaissances relevant des sciences humaines pour comprendre la manière dont la politique publique de l'eau s'est construite en France et comment ce modèle français de gestion de l'eau se transmet à l'international. La responsabilité des acteurs de l'eau est de transmettre des valeurs et des compétences pour que les 15-25 ans comprennent les enjeux et soient capables de participer au débat pour l'eau. En reconnaissant l'importance de la place de la jeunesse dans les instances de débat pour l'eau, l'Agence de l'eau Artois-Picardie s'inscrit dans cette orientation. Depuis 2003 et la création du Parlement des Jeunes pour l'Eau du bassin Artois-Picardie, elle porte une politique orientée vers les jeunes afin d'intégrer leur contribution à l'évolution du modèle français de gestion de l'eau.
L'appel vise à faire émerger des projets sur les sujets de la politique de l'eau, permettant l'implication de jeunes âgés de 15 à 25 ans. Les projets doivent être durables et poursuivre les objectifs suivants : 1. Partager la connaissance sur au moins l'un des sujets suivants : l'eau, le changement climatique, la biodiversité, la mer, la gouvernance de l'eau, la solidarité internationale pour l'eau ; 2. Comprendre les enjeux et agir en faveur de ces sujets ; 3. Faire connaître l'engagement des acteurs de l'eau, et celui des jeunes ; 4. Valoriser les initiatives prises par les jeunes pour participer au débat pour l'eau, et mettre en place une dynamique permettant de partager et de capitaliser sur leur expérience.
Dépôt des dossiers – 15 octobre 2027  

 

PAYS-BAS/ALLEMAGNE
Une province néerlandaise s'oppose au projet allemand d'approfondissement de l'Ems

La province néerlandaise de Groningue s'oppose au projet du chancelier allemand Friedrich Merz visant à approfondir d'un mètre le chenal de navigation de l'Ems, a rapporté la chaîne régionale néerlandaise RTV Noord. Ces projets suscitent des inquiétudes depuis plusieurs années en raison du risque d'une nouvelle détérioration de la qualité de l'eau dans l'estuaire de l'Ems-Dollard.
Selon RTV Noord, lors d'une récente visite dans la région de Moormerland, juste de l'autre côté de la frontière allemande, M. Merz a réitéré son souhait de longue date d'approfondir le chenal de navigation. Les industries situées le long de l'Ems, telles que Volkswagen et les chantiers navals, dont Meyer Werft, seraient dès lors accessibles à des navires de plus grande taille. Environ 90 % du commerce mondial s'effectue par voie fluviale, a souligné le chancelier, ajoutant que le nord de l'Allemagne avait donc "tout intérêt à ce que ces voies soient bien développées"
Water News

 

DANEMARK
L'accès au réseau électrique des data centers : non prioritaire

Le Danemark prévoit d'établir une hiérarchie d'accès au réseau électrique, fortement contraint, qui classera en dernier les raccordements des centres de données.
Un projet de loi sera présenté à la rentrée pour classer les demandes d'accès au réseau en quatre catégories, selon l'exécutif. La première regroupera "les besoins protégés et fonctions essentielles pour la société" et la moins prioritaire visera "certains grands consommateurs d'énergie", identifiés par plusieurs responsables de la majorité comme les grands centres de données. L'objectif du ministère est d'appliquer ces règles dès le prochain traitement des demandes de raccordement au réseau de grande envergure, prévu à l'automne. Le ministère du Climat et de l'énergie justifie la mesure par la tension croissante sur un réseau qui n'absorbe plus toutes les demandes. "Historiquement, le Danemark disposait d'un réseau électrique suffisant. Ce n'est plus le cas aujourd'hui", a-t-il indiqué. La ministre Samira Nawa affirme qu'il existe un large soutien en faveur "d'un plan d'urgence qui garantisse que la capacité disponible soit utilisée pour ce qui est le plus important pour le Danemark". Elle précise que "les ménages, le secteur de la santé, la défense, les transports, le chauffage urbain, les entreprises et les énergies renouvelables ne doivent pas être relégués au second plan, tandis que des projets de très grande envergure et peu flexibles accaparent la capacité limitée".
Connaissance des énergies

 

 

Afrique

 

Transformation bleue : L'avenir de l'alimentation se joue dans l'eau
TRIBUNE de Maurizio Martina, directeur général adjoint de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO)
Des côtes aux grands lacs, le continent africain dispose des ressources nécessaires pour combler le déficit alimentaire : pour la FAO, une transformation durable des systèmes aquatiques peut devenir un levier majeur de développement, de nutrition et de résilience. Un changement silencieux mais profond est en train de redessiner les systèmes agroalimentaires mondiaux. Il ne se joue pas sur la terre, mais dans l'eau. Entre océans, fleuves et lacs, la FAO identifie l'une des clés pour nourrir une population mondiale en croissance. C'est ce qu'elle appelle la "Transformation bleue" : un processus visant non seulement à produire davantage d'aliments aquatiques, mais aussi à le faire mieux, de manière durable, inclusive et résiliente. La dernière édition du rapport sur la situation mondiale des pêches et de l'aquaculture, rapport phare connu sous le nom de SOFIA montre que cette transformation est déjà en cours. En 2024, la production mondiale de la pêche et de l'aquaculture a atteint 235 millions de tonnes, un niveau record, tandis que le commerce international du secteur s'élevait à 184 milliards de dollars. Aujourd'hui, près de 90 % de la production est destinée à la consommation humaine, contribuant à fournir des protéines essentielles à plus de trois milliards de personnes.
AllAfrica

 

TUNISIE
Gestion des ouvrages hydrauliques : Les barrages mis à rude épreuve
En Tunisie, la question de la sécurité des ouvrages hydrauliques s'impose aujourd'hui comme un enjeu central de la politique hydrique nationale, à mesure que les phénomènes climatiques extrêmes mettent sous pression les infrastructures existantes. L'objectif est d'inscrire la sécurité des barrages dans une logique proactive, fondée sur la prévention plutôt que sur la gestion de crise.
Le parc hydraulique tunisien est soumis à des pressions inédites et subit une fatigue structurelle accrue. Le remplacement des vannes anciennes et la modernisation des mécanismes de vidange nécessitent des investissements colossaux pour garantir la continuité du stockage et limiter les pertes économiques. En plus des barrages, les programmes de maintenance et de réhabilitation des autres composantes de l'infrastructure hydraulique (canaux de transport, réseaux de distribution d'eau potable et d'irrigation) constituent un véritable défi pour la préservation et la sauvegarde du patrimoine hydraulique durant les années à venir.
Najoua Hizaoui, La Presse (Tunis) – AllAfrica

 

Lancement d'une plateforme nationale pour valoriser les eaux vertes
Une nouvelle plateforme nationale dédiée à la collecte, à l'organisation et au partage des données relatives aux "eaux vertes" (part de l'eau issue des précipitations atmosphériques qui est stockée dans le sol et la biomasse) a été lancée à l'occasion d'un atelier organisé les 9 et 10 juin par l'Agence allemande de coopération internationale (GIZ). Cette initiative vise à renforcer les stratégies d'adaptation au changement climatique et à favoriser l'intégration de cette ressource, qui représente près de 85 % des ressources hydriques disponibles, dans les politiques climatiques et sectorielles.
La plateforme permettra de centraliser, gérer et valoriser les données liées aux eaux vertes, tout en assurant le suivi des indicateurs qui leur sont associés. Elle contribuera ainsi à améliorer la circulation de l'information entre les institutions, à garantir la disponibilité de données fiables, cohérentes et facilement accessibles, et à soutenir le suivi des politiques climatiques et agricoles. L'outil a également pour objectif de renforcer les capacités d'analyse, d'aide à la décision et de préparation des rapports nationaux relatifs au climat. Cette démarche constitue une première étape vers la mise en place d'un système structuré de suivi des eaux vertes, en cohérence avec les objectifs de la troisième contribution déterminée au niveau national (CDN 3.0) et avec les politiques tunisiennes d'adaptation aux changements climatiques.
La plateforme a été développée en partenariat avec la Direction générale de l'aménagement et de la conservation des terres agricoles (DGACTA), l'Agence de promotion des investissements agricoles (APIA) et le Bureau de la planification et des équilibres hydrauliques du ministère de l'Agriculture.
La Presse (Tunis) – AllAfrica

 

SÉNÉGAL
Les enfants plaident pour un meilleur accès à l'eau dans les écoles

Le conseil municipal des enfants de la ville de Tambacounda (est du Sénégal) a plaidé pour une amélioration des conditions d'accès à l'eau au niveau des établissements scolaires du département.
"Nous sollicitons un renforcement de l'accès à l'eau potable dans les écoles et au sein des communautés, une amélioration des infrastructures d'assainissement, une promotion des bonnes pratiques hygiéniques et une implication des enfants dans les initiatives liées à l'accès à l'eau et à l'hygiène", a déclaré Assy Diallo, présidente du conseil municipal des enfants de la ville de Tambacounda. Elle s'exprimait en marge de la célébration de la 36ème édition de la Journée de l'enfant africain portant sur le thème "Assurer l'accès à l'eau, à l'assainissement et à l'hygiène pour chaque enfant". La manifestation commémore la mémoire des enfants de Soweto, qui se sont levés en juin 1976 pour revendiquer leurs droits à une éducation de qualité. Selon Assy Diallo, les difficultés liées à l'accès aux services sociaux de base persistent toujours à Tambacounda surtout en milieu rural. "Dans certaines localités, les point d'eau sont éloignés, les structures sanitaires sont insuffisantes et les conditions d'hygiènes restent précaires. Ces difficultés ont des conséquences directes sur notre santé, notre éducation et notre épanouissement", a-t-elle dit. Elle a plaidé, au nom du conseil municipal, pour une attention particulière aux enfants du monde rural, à ceux en situation de vulnérabilité ou de handicap.
Le préfet du département de Tambacounda, Alioune Badara Mbengue, a salué "la volonté collective" des autorités administratives, locales, éducatives ainsi que l'ensemble des acteurs de la région de placer l'intérêt supérieur des enfants au cœur de leurs centres d'intérêts. Dans son allocation, Alioune Badara Mbengue a insisté sur les fléaux qui menacent l'épanouissement des enfants du département de Tambacounda. Il s'agit, dit-il, des violences faites aux enfants, des abus d'exploitation de toutes formes, de la mendicité forcée, des mariages précoces, des grosses en milieu scolaire et des mutilations génitales féminines. Parmi ces menaces, le préfet a également cité le travail des enfants, la consommation de substance nocives, les phénomènes de délinquance juvénile, l'évolution du numérique et la prolifération des jeux de hasard.
Agence de Presse Sénégalaise (Dakar) – AllAfrica

 

MALI
Tombouctou privée d'électricité et d'eau et de carburant
Au Mali, les habitants de Tombouctou sont dans l'épreuve. La "ville aux 333 saints" n'est plus desservie ni en électricité ni en eau depuis fin juin. En cause : le manque de carburant. Les stations-service sont à sec depuis environ un mois et le marché noir lui-même est de moins en moins bien fourni. La ville dispose bien de quelques forages accessibles aux habitants, généralement construits par des ONG, mais ils sont pris d'assaut. L'hôpital de la ville continue toutefois de fonctionner grâce à l'énergie solaire et à des groupes électrogènes. Sollicités par RFI, ni le gouvernorat, ni la délégation spéciale – qui tient lieu d'équipe municipale en l'absence d'élections – n'ont souhaité commenter.
David Baché, Radio France Internationale – AllAfrica

 

CONGO-BRAZZAVILLE
La France poursuit son appui aux chantiers de Pointe-Noire et Brazzaville

Reçue par le ministre de l'Énergie et de l'Hydraulique, Bruno Jean Richard Itoua, le 25 juin à Brazzaville, l'ambassadrice de France au Congo, Claire Bodonyi, a réaffirmé l'engagement de son pays à accompagner le Congo dans les secteurs de l'eau et de l'énergie. Elle a notamment insisté sur deux projets structurants en cours à Pointe-Noire et à Brazzaville, dont l'achèvement est attendu dans les prochains mois.
La coopération franco-congolaise dans le secteur de l'eau se poursuit à travers deux projets majeurs en cours d'exécution à Pointe-Noire et à Brazzaville. Claire Bodonyi a rappelé que ces investissements répondent à des besoins prioritaires de la population. À Pointe-Noire, le projet concerne le renforcement de l'adduction d'eau potable. À Brazzaville, les interventions portent principalement sur l'assainissement, avec des travaux d'aménagement et de canalisation des cours d'eau destinés à réduire les risques d'inondation dans plusieurs quartiers de la capitale.
Fiacre Kombo, Les Dépêches de Brazzaville (Brazzaville) – AllAfrica

 

CONGO-KINSHASA
Privés d'eau, les habitants de Kananga se rabattent sur les puits et forages

L'accès à l'eau potable est devenu une préoccupation majeure pour les habitants de Kananga, chef-lieu de la province du Kasaï-Central. Depuis plus de deux semaines, les robinets de la REGIDESO restent désespérément à sec dans plusieurs quartiers de la ville, obligeant la population à chercher des solutions alternatives pour s'approvisionner en eau. Selon des sources locales, cette situation est consécutive à un arrêt inexpliqué de la desserte en eau assurée par la REGIDESO. En l'absence d'une communication officielle de la société publique, les habitants sont contraints de se tourner vers les puits traditionnels et les forages pour satisfaire leurs besoins quotidiens. Au-delà des difficultés d'approvisionnement, les habitants s'inquiètent également de la qualité de l'eau consommée. Plusieurs sources locales affirment que l'eau provenant de certains puits et forages est souvent impropre à la consommation.
Radio Okapi (Kinshasa) – AllAfrica

 

MADAGASCAR
La sécheresse persiste à Madagascar

L'Observatoire mondial de la sécheresse du service de gestion des urgences de Copernicus a récemment publié un rapport d'analyse sur la situation à Madagascar. Ce rapport montre que le pays a été touché par la sécheresse au cours du premier semestre 2026, en particulier dans le sud… En image, l'aggravation de la situation entre les premières décades de mars et de juin. 
Copernicus

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Asie

 

CHINE
Importantes inondations dans le Sud
Début juillet, des pluies torrentielles provoquées par le typhon Maysak, le dixième de l'année, ont causé de graves inondations dans certaines parties de la région autonome Zhuang du Guangxi (sud de la Chine), au sein du bassin de la rivière des Perles. 


Évacuation des sédiments du fleuve Jaune
Le 5 juillet, le niveau des eaux du réservoir de Xiaolangdi, à Luoyang, dans la province du Henan (centre de la Chine), est descendu à environ 215 mètres, le niveau requis pour procéder à la régulation des sédiments du fleuve Jaune. La concentration en sédiments dans les tunnels d'évacuation a atteint 150 kg/m3, marquant ainsi le début de l'opération de régulation des eaux et des sédiments du fleuve.
Photo Xinhua – China.org

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Un pont dédié à la faune sauvage sur le canal Pinglu
Le passage des animaux sur le canal Pinglu est situé dans le comté de Lingshan, à Qinzhou, dans la région autonome Zhuang du Guangxi (sud de la Chine). Long de 240 mètres, il enjambe la voie navigable. Ni les piétons ni les véhicules n'y ont accès : il est exclusivement réservé à la migration de la faune sauvage.
Photo Zhou Hua, Xinhua – People Daily
 
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NOUVELLE-CALÉDONIE
Les impacts de l'exploitation intensive du nickel
Une étude menée par des scientifiques de l'IFREMER, de l'IRD, des universités de Bretagne occidentale (UBO) et de Bordeaux, du CNRS et de l'Université de Tartu (Estonie) révèle l'impact de l'exploitation minière du nickel sur les écosystèmes côtiers de Nouvelle-Calédonie. Publiés dans la revue Communications Earth & Environment, ces travaux montrent qu'à partir des années 1950, la mécanisation de l'exploitation des mines a entraîné une forte augmentation des apports de sédiments dans le lagon de Thio et un bouleversement des communautés microbiennes, qui perdure aujourd'hui. Si les mesures environnementales mises en place depuis les années 1975 ont permis de réduire les apports de sédiments directement liés à l'extraction du minerai de nickel dans ce lagon, l'importante érosion des sols à l'échelle du bassin versant continue d'impacter aujourd'hui l'écosystème du lagon de Thio.
CNRS

 

 

Amériques

 

CANADA 
Les orages ont causé plus de 728 millions de dollars de dégâts dans les Prairies
Selon le Bureau d'assurance du Canada, les violents orages et tempêtes qui ont frappé le Manitoba et la Saskatchewan en juin ont causé plus de 728 millions de dollars de dégâts couverts par les assurances. Le Bureau précise que ces coûts sont dus à la grêle, aux vents violents et aux pluies torrentielles qui ont provoqué des inondations dans plusieurs localités. L'assurance publique du Manitoba indique que la tempête qui a touché la province dans la soirée du 9 au 10 juin a entraîné un nombre record de déclarations de sinistres pour un seul événement météorologique, avec plus de 30 000 dossiers ouverts. L'organisme précise que le précédent record était de 24 000 dossiers, établi lors d'une tempête de grêle qui s'était produite en 1996.
Radio-Canada

 

Une nouvelle maladie affecte des loutres dans le lac Bras d'Or
Une nouvelle maladie de la peau affecte des loutres dans le lac Bras d'Or, au Cap-Breton, en Nouvelle-Écosse. La vétérinaire Laura Bourque, qui travaille au Réseau canadien pour la santé de la faune et au Collège vétérinaire de l'Atlantique, étudie depuis l'hiver dernier le cas de deux loutres atteintes découvertes dans la région de Soldiers Cove. Dans cette région, des loutres ont été observées atteintes d'une maladie de la peau qui se manifestait par des zones de perte de poils assez étendues, et la peau à nu apparaissait très rouge et irritée, explique Mme Bourque.  Des signalements  semblent indiquer que la maladie pourrait être plus répandue dans toute la région du lac.
Laura Bourque demande aux gens qui remarqueraient des signes de maladie chez des loutres de communiquer avec le Réseau canadien pour la santé de la faune ou avec leur bureau régional du ministère des Ressources naturelles de la Nouvelle-Écosse.
Radio-Canada 

 

Des jeunes partagent leurs craintes face à la crise climatique
Des adolescents de tout le pays se sont rassemblés à Ottawa afin de formuler 13 recommandations environnementales destinées au ministère de l'Environnement du Canada. 
Radio-Canada

 

Le gouvernement Carney est poursuivi pour son plan climat "voué à l'échec"
Trois jeunes Canadiennes, appuyées par des groupes écologistes et l'Association canadienne des médecins pour l'environnement, poursuivent le gouvernement fédéral pour dénoncer le plan climat, qu'elles jugent inefficace. Les émissions de GES du pays ont diminué de seulement 10 % entre 2005 et 2024, loin des cibles établies. Le cabinet de la ministre de l'Environnement affirme que le Canada vise toujours la carboneutralité d'ici 2050. 
Le Devoir

 

QUÉBEC
Vers des pénuries d'eau au Québec ?
Pendant longtemps, la province s'est crue à l'abri des pénuries d'eau. Pourtant, en Montérégie, des puits s'assèchent, des agriculteurs doivent renoncer à certaines cultures et les nappes phréatiques peinent à se recharger. Devant cette réalité, des élus et des experts réclament la tenue d'un BAPE (Bureau d'audience publique sur l'environnement) afin de réfléchir à ce qui pourrait devenir l'un des grands défis environnementaux des prochaines décennies.
Entrevue avec la mairesse de Mercier, Lise Michaud – Radio-Canada

 

Laval aménage des conduites souterraines géantes pour stocker les eaux de pluie
Un chantier visant à installer des conduites d'eau géantes, d'un diamètre de 2,4 mètres, est en cours dans la troisième ville du pays. Ces tuyaux six fois plus grands que les conduites souterraines existantes – et d'autres aménagements, comme des parcs éponges – vont stocker l'équivalent de sept piscines olympiques lors de pluies diluviennes comme celles qui surviennent presque chaque année depuis quatre ans. Le Devoir

 

La présence de moules zébrées suspectée dans le Grand lac Macpès
Le ministère de la Faune poursuit sa lutte contre les espèces exotiques envahissantes, notamment la moule zébrée, présente au Bas-Saint-Laurent depuis 2022. Tout l'été, des biologistes du ministère effectuent des opérations de détection de ce petit mollusque nuisible dans quelques plans d'eau de la région.
Le reportage de Lisa-Marie Bélanger – Radio-Canada

 

Un collectif réclame une politique québécoise pour accroître l'accès aux lacs et cours d'eau
S'appuyant sur une récente étude qui confirme l'infime accès aux eaux du Québec, un regroupement d'organisations réclame des modifications au Code civil et des états généraux pour que "l'accès à la nature ne soit pas un privilège, mais un droit collectif".
Dans 74 % des municipalités, le taux d'accès libre à l'eau est inférieur à 1 %, selon l'étude "L'accès aux eaux publiques du Québec. Un état des lieux". André Bélanger, de l'Alliance pour l'accès à la nature, soutient que des changements législatifs pour faciliter l'accès aux berges sont nécessaires. "S'il y a des blocages, ce n'est pas parce que les municipalités ne veulent pas, c'est parce que c'est trop compliqué et trop contraignant", ajoute l'interlocuteur qui est également directeur général de la Fondation Rivières. Selon l'étude, 40 % des lacs sont complètement inaccessibles, car ils sont enclavés par des propriétés privées. Pour ce qui est des rives analysées par l'étude, 70 % d'entre elles sont privées. 
Le Devoir

 

ÉTATS-UNIS
À Washington, des rescapés climatiques sont venus demander des comptes
"Mais que fait notre gouvernement ?" À l'approche du 250ème anniversaire des États-Unis, des dizaines de rescapés d'inondations, canicules, incendies ou encore d'ouragans extrêmes des quatre coins du pays sont venus à Washington dénoncer l'impréparation de la première puissance mondiale à une menace climatique de plus en plus présente. Venus d'une vingtaine d'États, dont Hawaï, la Louisiane ou encore le Vermont, ces quelque 70 Américains rassemblés par l'association Extreme Weather Survivors détonnent par leur caractère hétéroclite. Certains votent républicain, d'autres démocrate, plusieurs sont retraités, d'autres à peine majeurs ou encore venus avec leurs jeunes enfants, mais tous ont été marqués par de récentes catastrophes naturelles, dans lesquelles ils ont perdu des proches ou encore des biens.
Le Devoir

 

CALIFORNIE DU SUD
L'EPA annonce de nouveaux investissements dans la lutte contre les PFAS
L'Agence américaine de protection de l'environnement (EPA) annonce de nouveaux investissements dans plusieurs projets de traitement des PFAS dans le sud de la Californie. Ce financement d'un montant total de 15,7 millions de dollars concerne sept nouveaux projets venant s'ajouter aux 77,257 millions de dollars récemment annoncés pour soutenir les efforts des communautés californiennes dans la lutte contre les PFAS. Le financement est réalisé dans le cadre de l'initiative PFAS OUTreach – ou PFAS OUT – qui s'adresse aux petites localités, zones rurales et communautés défavorisées.
Cette annonce survient aussi peu de temps après l'octroi de 4 milliards de dollars alloués à l'échelle nationale au titre des Drinking Water State Revolving Funds pour lutter contre les PFAS et les contaminants émergents, ainsi que de l'allocation de plus de 6,5 milliards de dollars réalisée dans le cadre du programme de prêts Water Infrastructure Finance and Innovation Act (WIFIA) de l'EPA.
EPA

 

NOUVEAU-MEXIQUE
Food & Water Watch réclame un moratoire sur les centres de données
Une note d'information de Food & Water Watch exhorte les législateurs du Nouveau-Mexique à imposer un moratoire sur la construction de nouveaux centres de données, invoquant les risques pour les ressources en eau, l'augmentation de la pollution et les menaces pesant sur l'agriculture dans un contexte de sécheresse persistante.
La note affirme que les projets de méga data centers proposés par des entreprises telles qu'Oracle, OpenAI et Meta pourraient aggraver la pénurie d'eau, accroître la pollution atmosphérique et menacer les communautés agricoles. Elle souligne que 94 % du territoire du Nouveau-Mexique était touché par la sécheresse en juin 2026 et cite les prévisions de l'État selon lesquelles les ressources en eau disponibles pourraient diminuer de 25 % au cours des 50 prochaines années. Elle met en évidence les besoins en eau liés aux centres de données basés sur l'IA, estimant que les centres de données américains pourraient consommer jusqu'à 720 milliards de gallons d'eau par an (plus de 3,4 milliards de m3) d'ici 2028 rien que pour le refroidissement. Elle souligne également qu'environ 71 % de l'empreinte hydrique globale du secteur est liée à la production d'électricité nécessaire à l'alimentation des installations.
Food & Water Watch

 

GOLFE DU MEXIQUE
Des progrès dans la réalisation des objectifs de réduction de la pollution
L'Agence américaine de protection de l'environnement (EPA), en tant que coprésidente du Groupe de travail sur l'hypoxie du golfe d'Amérique [NDLR. golfe du Mexique], a rendu compte des progrès accomplis dans la réalisation des objectifs volontaires intermédiaires visant à réduire les nutriments excédentaires susceptibles de pénétrer dans le bassin hydrographique du Mississippi et de l'Atchafalaya et de se déverser dans le golfe. L'une des principales conclusions de ce rapport est que les mesures prises par les États ont permis d'atteindre et même de dépasser l'objectif de réduction de l'azote fixé pour 2025. "Le golfe d'Amérique est un trésor national et un moteur économique essentiel pour les États côtiers. La réduction des nutriments excédentaires afin d'améliorer la qualité de l'eau dans le golfe renforce la prospérité économique tout en protégeant les ressources aquatiques", a déclaré Jessica Kramer, administratrice adjointe de l'EPA chargée de l'eau et coprésidente fédérale du groupe de travail sur l'hypoxie. "La diminution de la pollution par l'azote que nous observons est un pas important dans la bonne direction, mais il nous reste encore du travail à accomplir pour réduire la taille de la zone morte du golfe. Je me réjouis de poursuivre l'engagement de l'EPA en faveur d'un fédéralisme coopératif et de soutenir le leadership des États qui est le moteur du progrès."
Les objectifs de réduction des nutriments – appelés "objectifs intermédiaires pour 2025" – visent à réduire de 20 % les charges totales d'azote et de phosphore provenant du bassin des fleuves Mississippi et Atchafalaya vers le golfe du Mexique. Ces objectifs intermédiaires ont été élaborés pour mesurer les progrès accomplis vers l'objectif côtier plus large fixé pour 2035, tel que défini dans le Plan d'action contre l'hypoxie du golfe. L'annonce faite met en avant les données de l'US Geological Survey (USGS) pour 2025, qui montrent que les charges totales d'azote ont diminué de 28 % par rapport au niveau de référence. Les données de l'USGS indiquent néanmoins que les charges totales de phosphore provenant du bassin ont augmenté de 13 % par rapport au niveau de référence. Un facteur important à l'origine de cette situation est le décalage temporel entre la réduction des apports en phosphore et l'observation des résultats en aval. La recherche sur la façon dont le phosphore se déplace et persiste dans l'environnement continue d'évoluer, et nous comprenons désormais que d'importants stocks de phosphore "hérités" – accumulés au fil des années d'apports passés – sont retenus dans des puits de captage du bassin versant tels que les sols, les eaux souterraines et les sédiments des lacs et des cours d'eau. Ces puits peuvent libérer du phosphore des mois ou des années plus tard, maintenant les charges mesurées en aval même là où les pratiques de conservation ont déjà réduit les apports actuels vers le bassin versant.
Les 12 États du bassin versant du Mississippi et de l'Atchafalaya font partie du groupe de travail sur l'hypoxie. Ces États sont l'Arkansas, l'Illinois, l'Indiana, l'Iowa, le Kentucky, la Louisiane, le Minnesota, le Mississippi, le Missouri, l'Ohio, le Tennessee et le Wisconsin. Ensemble, ils s'efforcent de réduire la vaste zone hypoxique (également appelée "zone morte") où la teneur en oxygène de l'eau est très faible en raison des effets d'un excès de nutriments. 
EPA


 

Économie

 

Sénégal – Suez et TotalEnergies investissent dans l'énergie solaire pour accélérer la transition énergétique des services d'eau potable
3 600 panneaux solaires seront installés sur deux infrastructures d'eau potable dans la région de Thiès (Méouane) et dans la région de Louga (Keur Momar Sarr), pour une capacité installée cumulée de 21 MW, pour couvrir jusqu'à 32 % des besoins énergétiques de ces sites. Le projet d'investissement conduit dans le cadre du Plan Sénégal 2050, vise à maîtriser les coûts énergétiques et réduire l'empreinte carbone du secteur de l'eau potable au Sénégal avec 27 700 tonnes de CO2/an évitées, tout en sécurisant l'alimentation en eau potable de plus de 8,4 millions de Sénégalais. 

 

Oman – Suez remporte son plus grand contrat au Moyen-Orient
À l'occasion de la visite d'État du Sultan d'Oman Haitham bin Tariq en France, Suez et ses partenaires omanais, National Trading Company LLC et National Energy Center SAOC, ont signé le contrat de gestion des services d'eau et d'assainissement de la capitale Mascate et des gouvernorats de Sharqiyah Nord et Sharqiyah Sud, auprès de la société nationale Oman Water and Wastewater Services Company SAOC (NAMA Water Services). Ce contrat de performance de 2 milliards d'euros sur 15 ans couvre la gestion et la maintenance des services d'eau potable et d'assainissement pour 2,3 millions d'habitants, soit 43 % de la population du Sultanat d'Oman. Il comprend également un objectif de réduction des pertes en eau visant à atteindre les plus hauts standards internationaux. 
Le contrat englobe, sur le volet eau potable : l'exploitation et la maintenance de 240 puits et de 10 700 km de canalisations pour distribuer 470 000 m3 d'eau potable par jour. Le contrat comprend également la modernisation de 4 usines de dessalement, ainsi que la gestion de plus de 400 000 compteurs intelligents ; sur le volet assainissement : l'exploitation et la maintenance de 22 stations d'épuration pour une capacité totale de traitement de 280 000 m3 par jour, de près de 3 000 km de réseaux d'assainissement et de 400 km de réseaux d'eau traitée. Le contrat inclut également la réutilisation d'eaux usées traitées, et l'installation et l'exploitation de nouveaux raccordements domestiques au réseau d'assainissement. 

 

France – Le Bassin de Pompey confie la gestion de l'eau potable à Saur
La Communauté de communes du Bassin de Pompey (Meurthe-et-Moselle) a confié à partir du 1er juillet 2026, la gestion du service public de l'eau potable à Saur pour les douze prochaines années. Ce nouveau contrat, issu d'une procédure de mise en concurrence, permettra d'unifier progressivement la gestion de l'eau sur les 13 communes du territoire, avec une intégration échelonnée entre le 1er juillet 2026 et le 1er janvier 2028. 

 

 

Évènements

 

03 juillet 2026, Toulouse France
Lab'Eau 2026
Dans un contexte de fortes mutations économiques, environnementales et territoriales, l'eau est au cœur des grands enjeux régionaux. Lab'Eau crée un espace de rencontres, de débats et d'opportunités business, pour accélérer les initiatives et faire émerger des solutions concrètes autour de la gestion de l'eau.
Lab'Eau

 

06-10 juillet 2026, Sète – France
École Ouverte OneWater 2026

Organisée par le programme national OneWater – Eau Bien Commun, cette école est dédiée à la formation et à la construction partagée d'une culture de l'eau comme bien commun, dans une approche résolument interdisciplinaire. Elle s'adresse en priorité aux jeunes chercheurs (doctorants et post-doctorants) et constitue une opportunité de participer aux actions du programme national OneWater – Eau Bien Commun et de contribuer à ses défis scientifiques.
Le programme comprendra notamment : l'acquisition de nouvelles connaissances sur les dimensions quantitatives et qualitatives des eaux de surface et souterraines, les eaux douces et salées et leurs interfaces ; une expérimentation concrète de l'interdisciplinarité et de la transdisciplinarité ; des approches de co-construction associant chercheurs et acteurs des territoires ; une réflexion sur les interdépendances des socio-hydrosystèmes en lien avec la biodiversité, les usages et les modes de gestion ; des bases pour comprendre les enjeux autour des données (observations, mesures…), leur gestion et leur FAIRisation ; des mises en pratique sur le terrain, sur le site d'observation et d'étude du bassin de Thau.
Inscriptions dans la limite des places disponibles 

 

08 juillet 2026, Paris – France
Sauver l'eau : les territoires face à la menace des polluants émergents
Colloque AMORCE en partenariat avec les agences de l'eau et la Banque des Territoires

Les polluants émergents sont au cœur de l'actualité et des inquiétudes. Que ce soit en captages, dans les eaux destinées à la consommation humaine, ou dans les eaux usées, l'omniprésence des polluants émergents dans toutes les matrices et sur tous les territoires se confirme au rythme de l'amélioration des techniques de surveillance. La pollution de l'eau, d'origine variée, cause la fermeture de 100 captages d'eau potable par an et la dégradation globale des ressources en eau.
Les PFAS, pesticides, nitrates, et autres micropolluants posent aujourd'hui des défis techniques aux services d'eau pour définir la meilleure stratégie à adopter. Comment choisir entre préventif et curatif, alors que la connaissance sur les substances, leurs impacts et les technologies de traitement est en constante évolution ? Au-delà des risques pour la santé, c'est la menace d'une augmentation conséquente de la facture d'eau pour absorber le coût de la gestion des pollutions en captage et en assainissement, évalué à 4 milliards d'euros par an selon les premières estimations du réseau AMORCE.
À l'heure où, au niveau national les décisions cruciales sur la définition et la stratégie de protection des captages ou sur la transposition de la DERU-2 se dessinent, ce colloque mettra en avant les retours d'expérience des collectivités qui ont déjà mis en place des stratégies efficaces. 
Information et inscriptions

 

09 juillet 2026 – WEB
Sobriété et services d'eau : quels impacts sur leur modèle économique ?

Webinaire CONCERT'EAUX #3 organisé par le réseau régional de recherche sur l'eau de la Région Nouvelle-Aquitaine (R3 NAÏDES), avec Bénédicte Rulleau, chargée de recherches en sciences économiques au sein de l'UR ETTIS (INRAE), Kevin Caillaud, chargé de recherches en sociologie au sein de l'UR ETTIS (INRAE) et Françoise Goulard, de la Régie de L'Eau Bordeaux Métropole.
Inscriptions

 

Septembre-octobre 2026 –Seine-Normandie
Forums territoriaux des acteurs de l'eau 2026
Les Forums territoriaux des acteurs de l'eau du bassin Seine-Normandie ont pour objectif de partager des expertises et des actions inspirantes pour faire progresser la qualité de l'eau sur le bassin. Destinés aux élus, collectivités, agriculteurs, industriels, chambres consulaires, associations et partenaires de l'agence de l'eau, ces espaces d'échanges offrent un débat sur les enjeux et solutions liés à la protection de l'eau, de la biodiversité et à l'adaptation au changement climatique. Organisés par l'agence de l'eau, ces événements, conçus comme des colloques, sont devenus des rendez-vous annuels incontournables. Figureront au programme : les enjeux de protection de la ressource en eau potable et de la ressource agricole, ainsi que les démarches de sobriété en eau ; des tables rondes et interventions d'experts et d'acteurs de terrain autour des enjeux de sobriété, d'économies d'eau et de préservation de la ressource ; des retours d'expérience de collectivités et acteurs engagés, illustrant des actions concrètes en faveur de la sobriété en eau et de l'efficacité des usages de l'eau.
Dates 

 

03 septembre 2026 – WEB
Déchets post-inondation : anticiper pour mieux les gérer

Alors que les catastrophes climatiques se multiplient et s'intensifient, l'ASTEE et le CEPRI (Centre européen de prévention du risque d'inondation) ont réuni leurs forces pour créer un groupe de travail conjoint sur la gestion des déchets post-inondations. Cette webconférence sera l'occasion de vous présenter le guide "Anticiper la gestion des déchets post-inondation" élaboré par le GT et de faire une démonstration des outils associés. Ces outils ont été créés spécifiquement pour aider les collectivités à identifier les fragilités de leur système de gestion des déchets face à une inondation : une méthode actualisée de caractérisation et de quantification des déchets produits par une inondation, accessible via une calculatrice simplifiée en ligne ou un tableur Excel détaillé téléchargeable ; un tableau de bord de gestion des déchets ; une checklist des questions essentielles à se poser.
ASTEE

 

09-10 septembre 2026, Dijon – France
5ème édition du Carrefour des Gestions Durables de l'Eau

Conçu comme un espace d'échanges et de démonstration, le CGDE propose un programme structuré autour de parcours thématiques sur : la performance des infrastructures ; la résilience et la sobriété ; les solutions fondées sur la nature ; l'urbanisme et le pluvial; l'assainissement non collectif.
Information

 

22 septembre 2026, Arras – France
8ème Académie de l'eau : L'empreinte eau
Comment repenser nos usages à partir de l'impact invisible de nos choix de vie ?

L'empreinte eau offre une vision globale des pressions exercées sur la ressource en eau, en intégrant les notions d'eau bleue, verte et grise pour refléter fidèlement l'impact des activités humaines. L'hydrologue Daniel Zimmer sera le grand témoin de cette édition. 
Programme et inscriptions

 

22-23 septembre 2026 – Paris
Colloque annuel de restitution du PIREN-Seine

Le colloque se déroulera au Centre international des conférences de Sorbonne Université (CICSU), place Jussieu à Paris. 
Pré-programme et inscriptions

 

24 septembre 2026, ENS Paris-Saclay – Gif-sur-Yvette
Mystic : Quand l'aménagement rencontre l'hydrologie
Restitution d'une décennie de recherche sur le campus du Moulon

Le CEREMA, l'Université Gustave Eiffel et l'EPA Paris-Saclay organisent ce séminaire de restitution du partenariat de recherche Mystic.
Le projet a été l'occasion pendant presque une décennie d'observer et analyser les interactions entre l'aménagement du campus urbain du Moulon et l'hydrologie superficielle. La gestion des eaux pluviales a été mise en œuvre sur le quartier en suivant les principes de gestion à la source à l'aide d'ouvrages multifonctionnels végétalisés, et ceci malgré un contexte hydrogéologique peu favorable (sol peu perméable et nappe phréatique affleurante). La journée sera consacrée à la présentation des résultats de recherche, à une visite des solutions mises en œuvre et étudiées sur le quartier, ainsi qu'à une table ronde rassemblant les acteurs opérationnels et scientifiques du partenariat. La journée s'adresse autant à des acteurs opérationnels de l'aménagement et de la gestion des eaux pluviales, en particulier ceux du territoire, qu'à des scientifiques.
La journée est prévue uniquement en présentiel et gratuite sur inscription (ouverte à partir du 1er juin, avec un nombre limité de participants) – Inscriptions

 

24 septembre 2026 – WEB
Sobriété hydrique à l'échelle territoriale

Le Comité 21 organise un webinaire consacré à la sobriété hydrique et aux coopérations territoriales face aux tensions croissantes sur la ressource en eau.
La sobriété hydrique s'impose comme un enjeu majeur pour les territoires. Si les industriels sont parmi les premiers concernés par ces contraintes, la préservation de la ressource ne peut se concevoir qu'à l'échelle territoriale, en mobilisant l'ensemble des acteurs autour de stratégies collectives. Ce webinaire proposera d'explorer les enjeux de la sobriété hydrique en partant des contraintes physiques et réglementaires qui s'imposent aux industriels, pour montrer comment celles-ci conduisent à renforcer les coopérations entre entreprises, collectivités et acteurs du territoire. À cette occasion, Élodie Singlande, fondatrice d'EauRhéa, apportera un éclairage sur les évolutions réglementaires récentes et partagera des exemples concrets de démarches de sobriété hydrique mises en œuvre par les entreprises. Emmanuel Soyeux (Veolia) complétera cette approche par son retour d'expérience et illustrera les leviers ainsi que les conditions de réussite des démarches de coopération territoriale autour de la ressource en eau. La séance s'ouvrira par une revue des principales actualités de la transition écologique, avec un décryptage des évolutions récentes en matière de climat, de ressources et de vivant. 
Inscriptions

 

24 septembre 2026, Courbevoie – France
La gestion durable et intégrée des eaux de pluie sur le bassin Seine-Normandie

L'ASTEE et l'Agence de l'eau Seine-Normandie organisent une matinée d'échanges sur la gestion durable et intégrée des eaux de pluie sur le bassin Seine-Normandie. Cet événement sera conclu par la signature de la Charte qualité nationale des ouvrages et aménagements de gestion durable et intégrée des eaux pluviales par l'Agence de l'eau Seine-Normandie. Au programme : Présentation de la charte et de la commission "Eaux pluviales & Aménagement" de l'ASTEE avec Didier Moers, animateur du GT Chartes Qualité de l'ASTEE (SIARP) et Guillaume Barjot, président de la commission Eaux pluviales & aménagement (Artelia) ; Retours d'expériences et démarches exemplaires de maîtres d'ouvrages du bassin Seine-Normandie. 
ASTEE

 

29 septembre-02 octobre 2026, Rome – Italie
OneWater – EuroMediterranean Water Forum

À destination des décideurs politiques, de la société civile, du monde universitaire et des entreprises, le Forum associe une plateforme d'échanges à une exposition mettant en avant les innovations technologiques et procédurales dans le secteur de l'eau. Sa mission est de favoriser la coopération et l'action commune, en impliquant non seulement les pays méditerranéens, mais aussi la Commission européenne, les États membres de l'UE, les Balkans et le Moyen-Orient.
OneWater

Forum alternatif
Le Forum Italiano dei Movimenti per l'Acqua (FIMA, Forum italien des mouvements pour l'eau), en collaboration avec le Mouvement européen pour l'eau et le People's Water Forum, appelle à la mobilisation à travers la tenue d'un Forum populaire. 
European Water Movement

 

30 septembre-02 octobre 2026, Rouen – France
Colloque SHF : Continuums fluviaux et littoraux
Aménagements et Biodiversité des continuums fluviaux et littoraux

En novembre 2022, la Société Hydrotechnique de France organisait un premier colloque sur les interactions entre les aménagements implantés sur ou en bordure des cours d'eau et la qualité des écosystèmes qui les entourent. Trois années se sont écoulées, marquées par une succession d'épisodes de fortes sécheresses ou de fortes pluviométries, la SHF vous propose de faire le point sur ces sujets dans une nouvelle manifestation pour laquelle le choix a été fait d'étendre les milieux naturels à l'ensemble du continuum Terre-Mer, des cours d'eaux aux milieux littoraux et leurs interfaces que constituent les estuaires et les deltas.
Le colloque couvrira de façon non limitative les nombreuses démarches d'intégration environnementale d'aménagements situés dans les corridors fluviaux et littoraux
Projets de communications attendus pour le 30 novembre 2025.
Détails

 

05–07 octobre 2026, Campus de la Transition, Forges – France
12èmes Journées Doctorales en Hydrologie Urbaine

Organisées par le laboratoire Eau, Environnement et Systèmes Urbains (LEESU) de l'École nationale des ponts et chaussées et l'équipe Transferts et interactions liés à l'eau en milieu construit (TEAM) du CEREMA, ces Journées Doctorales en Hydrologie Urbaine (JDHU) offrent aux doctorants, post-doctorants et jeunes chercheurs dont les travaux portent sur des thématiques en lien avec l'hydrologie urbaine l'opportunité de présenter leurs travaux, d'échanger avec des chercheurs et praticiens du domaine, de s'exercer à l'animation de sessions scientifiques et d'élargir leur réseau professionnel. Elles ont également pour ambition de favoriser les collaborations scientifiques entre jeunes chercheurs et de promouvoir des approches multidisciplinaires, à l'interface entre sciences de l'ingénieur et sciences humaines et sociales. 
JDHU

 

06-07 octobre 2026 – Paris + WEB
Comment et jusqu'où pouvons-nous encore nous adapter ?

Organisée par le groupe AFD dans le cadre de la présidence française du G7 et de sa série "Savoirs et sociétés face aux défis de l'adaptation", cette conférence internationale de haut niveau réunira chercheurs, décideurs publics, praticiens du développement et acteurs de la société civile autour des enjeux d'adaptation au changement climatique.
Pendant deux jours, les échanges porteront notamment sur : les villes face aux défis de l'adaptation ; l'adaptation conduite localement (Locally Led Adaptation, LLA) ; la mesure des progrès de l'adaptation ; les limites de l'adaptation ; imaginer les futurs de l'adaptation (Envisioning Adaptation) ; les nouveaux horizons de l'adaptation ; macroéconomie et finances publiques. Chaque session mettra en dialogue résultats de recherche, retours d'expérience de terrain et perspectives de politique publique, afin de mieux comprendre comment les connaissances sur l'adaptation peuvent être traduites en décisions, en pratiques et en coopérations concrètes. Les sessions feront également dialoguer expériences issues des pays partenaires de l'AFD, recherches internationales et enjeux rencontrés en France et en Europe, afin de favoriser des apprentissages croisés entre territoires confrontés aux impacts climatiques.
Inscriptions

 

14-16 octobre 2026, Dunkerque – France
36ème Convention des Intercommunalités de France

Pré-programme

 

12-17 octobre 2026, Marseille – France
Eau et résilience de l'agriculture face au défi climatique

Ce 26ème Congrès International ICID (International Commission on Irrigation and Drainage) ambitionne de marquer une nouvelle étape dans la réflexion collective sur l'avenir de l'agriculture irriguée face aux défis globaux. Il engagera la réflexion sur l'utilisation de l'intelligence artificielle dans l'agriculture irriguée, et permettra de découvrir les possibilités offertes aujourd'hui par les dernières innovations et technologies, telles que la réutilisation des eaux et le dessalement.
Près des deux tiers des terres agricoles dans le monde dépendent de l'eau de pluie, ce qui fait du climat le facteur principal influençant la productivité des cultures. Le changement climatique représente donc une contrainte majeure, impactant l'agriculture à la fois directement et indirectement. C'est pourquoi faire face à cette crise climatique exige des changements radicaux et une restructuration profonde de nos systèmes agricoles traditionnels. Il ne fait aucun doute que garantir la sécurité en eau et en alimentation passera par une agriculture irriguée moderne et innovante. Dès lors, nous devons nous poser la question suivante : comment l'irrigation moderne et une bonne gestion des systèmes de drainage peuvent-elles contribuer à cette transition agroécologique ?
Site de l'évènement

 

02-04 décembre 2026 – Émirats arabes unis
Conférence des Nations unies sur l'eau 2026
La réalisation de l'Objectif de développement durable relatif à l'eau propre et à l'assainissement (ODD-6) est une fin essentielle en soi et est également indispensable pour faire progresser l'Agenda 2030 dans son ensemble. Alors que nous entrons dans les cinq dernières années de l'Agenda 2030 et de ses ODD, le monde doit faire affluer les investissements, l'innovation, la volonté politique et l'esprit de solidarité vers l'ODD-6. La Conférence des Nations unies sur l'eau de 2026, organisée conjointement par les Émirats arabes unis et le Sénégal, et convoquée aux Émirats arabes unis du 2 au 4 décembre 2026, souhaite donner vie à cet esprit de solidarité et contribuer à construire un avenir sûr en matière d'eau pour tous.
2026 UN Water Conference

 


11-22 janvier 2027
Première COP Océans

La première réunion formelle (COP-1) des États ayant ratifié le traité historique pour protéger la haute mer aura lieu du 11 au 22 janvier 2027, le porte-parole de l'ONU Stéphane Dujarric.
Après des années d'attente pour les défenseurs des océans, le traité, désormais ratifié par 87 pays et signé par 144, est entré en vigueur, sur le papier, fin janvier. Mais la plupart des instruments qu'il prévoit auront besoin de décisions spécifiques des COP successives pour prendre vie, en particulier les futures aires marines protégées. Alors que les écosystèmes marins sont menacés par le changement climatique, les pollutions et la surpêche, la science a prouvé l'importance de protéger ces océans foisonnant d'une biodiversité souvent microscopique, qui fournissent la moitié de l'oxygène que nous respirons et limitent le réchauffement en absorbant une partie importante du CO2 émis par les activités humaines. Aujourd'hui, environ 1 % seulement de la haute mer, qui représente près de la moitié de la planète et 60 % des océans, fait l'objet de mesures de conservation.

 

13-15 janvier 2027, Nairobi – Kenya
Conférence Éducation au Développement durable
Organisée par l'UNESCO en collaboration avec le gouvernement du Kenya, la conférence réunira des ministres, des jeunes leaders et des parties prenantes mondiales afin de mener un dialogue stratégique sur l'avenir de l'Éducation au Développement durable (EDD).
Conférence EDD

 

Les villes hôtes des Congrès et Expositions mondiaux de l'eau 2028 et 2030 de l'IWA
L'IWA a le plaisir d'annoncer que Kuching, en Malaisie, a été choisie pour accueillir le Congrès mondial de l'eau et l'Exposition de l'IWA en 2028, et São Paulo, au Brésil, pour l'édition de 2030. Des propositions remarquables soutenues par des délégations de haut niveau ont été reçues des deux candidats, la candidature malaisienne étant menée par l'Association malaisienne de l'eau et la candidature brésilienne par l'ABES, Association brésilienne de l'ingénierie sanitaire et environnementale. 

 

 

Formations

 

Assainissement non collectif
1996–2026 : 30 ans d'engagement, et maintenant ?

En 1996, les arrêtés fondateurs de l'assainissement non collectif (ANC) ont marqué un tournant majeur pour la gestion des eaux usées en France. Trente ans plus tard, la filière n'a jamais été aussi dynamique. Les acteurs qui font vivre et évoluer l'ANC au quotidien seront réunis pour une webconférence exceptionnelle pour partager les expériences de terrain, confronter les visions, valoriser les innovations et ouvrir le débat sur les grands défis à venir : la transition écologique, l'adaptation réglementaire, la performance des installations, l'attractivité des métiers, la place de l'ANC dans les politiques publiques de l'eau. Au-delà d'un anniversaire, ce rendez-vous a été un moment de dialogue et de reconnaissance pour une filière engagée, technique, innovante et essentielle aux territoires.
REPLAY

 

CNAM Innovation
MASTER 2 Innovation Entreprise et société
Le Conservatoire national des arts et métiers (CNAM, Paris) ouvre à la rentrée 2026 un MASTER 2 Innovation Entreprise et Société avec deux parcours : l'un pour le privé (Prospective innovation transformation des organisations privées), l'autre pour le public (Prospective, innovation et management public). 
CNAM Innovation

 

CANAL U
Adapter l'IA à la complexité des hydrosystèmes pour mieux apprendre l'hydro(géo)logie aux machines

Par Anne Johannet, professeure à l'École des Mines d'Alès.
Les travaux d'Anne Johannet portent sur l'utilisation des réseaux de neurones pour la modélisation de systèmes physiques dynamiques non linéaires, avec des applications majeures en hydrologie. Elle explore notamment comment adapter les approches d'intelligence artificielle à la complexité des hydrosystèmes afin d'améliorer leur compréhension et leur prédiction. 
Vidéo

Impact des précipitations extrêmes sur la vulnérabilité aux glissements de terrain superficiels
Par Séverine Bernardie, ingénieure de recherche au BRGM.
Spécialiste des risques naturels, Séverine Bernardie s'intéresse aux conditions de déclenchement des glissements de terrain superficiels sous l'effet des pluies extrêmes. Ses recherches analysent en particulier les dynamiques des eaux souterraines et contribuent à l'évaluation de la résilience des vallées montagneuses face à ces aléas.
Vidéo

Faire des arbres une infrastructure hydraulique
Dans cet épisode d'1 mois, 1 labo, Hayat ZIME YERIMA, docteure en Sciences et Techniques de l'Environnement de l'École nationale des ponts et chaussées et ingénieure Eau et Environnement, explique le rôle des arbres de pluie dans la gestion des eaux pluviales en ville. 
Vidéo

 

MOOC S'adapter au changement climatique avec les SfN
Les Solutions fondées sur la Nature (SfN) proposent une approche concrète pour s'adapter aux effets du changement climatique en mobilisant la nature et ses dynamiques. Elles permettent de renforcer la résilience des territoires, de soutenir les activités et de concilier enjeux économiques, environnementaux et sociaux. Afin d'accompagner leur appropriation et leur mise en œuvre, l'Office français de la biodiversité (OFB), dans le cadre du projet LIFE ARTISAN, lance le MOOC "S'adapter au changement climatique avec les Solutions fondées sur la Nature".
Ce MOOC gratuit, propose un apprentissage progressif et flexible, fondé sur des exemples concrets et des retours d'expérience, en Hexagone comme en Outre-mer. Il a été conçu pour apporter des contenus directement exploitables et s'adresse à un large public : techniciens de collectivités, élus, entreprises, bureaux d'études, associations, étudiants, universités et professionnels des différentes filières et toute personne ayant le désir face au changement climatique.
MOOC à paraître le 16 septembre 2026 – Inscriptions ouvertes

 

Agriculture : La formation des ingénieurs à l'heure des transitions
Bioplastiques à base de plantes, biogaz à partir de déchets organiques… les innovations biosourcées participent aujourd'hui à la "dépétrolisation" de l'économie. Cette évolution impose de réfléchir aux compétences dont les ingénieurs en agronomie et agro-industries ont besoin et de faire évoluer les formations.
Derrière ces nouveaux besoins, il y a le développement de la bioéconomie, l'économie basée sur le vivant. Les agroécosystèmes à construire doivent fournir à la fois des services écosystémiques (par exemple en restituant les matières organiques au sol) mais également assurer la production des bioressources dans un contexte d'accélération de changement climatique et de perte de biodiversité. Le marché représentée s'élève déjà à 326 milliards d'euros de chiffre d'affaires, soit près de 15 % du PIB et 2 millions de salariés en France. Le pays compte d'ailleurs doubler la masse annuelle de biomasse exploitée hors finalités alimentaires d'ici 2050. L'objectif est de générer de 50 000 à 100 000 nouveaux emplois par année dans ce secteur. Dans ce contexte, les enjeux clés pour l'agronomie et ses praticiens sont : l'allocation des sols en fonction des usages, la conception et l'optimisation des procédés de transformation, l'organisation des filières agricoles, et le développement de compétences nouvelles.
Cela impose d'anticiper les métiers et les besoins d'expertise et de formation. Ce constat a amené certaines écoles d'ingénieurs à adapter, voire réinventer la formation des ingénieurs en agronomie et agro-industries. C'est notamment le cas à l'Institut polytechnique UniLaSalle qui nous présente trois profils : l'ingénieur agroécologue, le bioingénieur de la transformation, l'agronome des territoires.
The Conversation

 

EN LIGNE
Santé globale, une seule santé : État des lieux de la recherche actuelle
Les rendez-vous de l'IRD présentent : "Santé globale, une seule santé : état des lieux de la recherche actuelle". Ce cycle de web-conférences est composé d'une conférence introductive suivie de 16 mini-conférences regroupées sous quatre thèmes : 1. La nature est-elle à notre service ? 2. Allons-nous vers de nouvelles épidémies en zone méditerranéenne ? 3. Peut-on toujours parler d'individu ? 4. Nous ne sommes pas seuls ! Ces rendez-vous de l'IRD sont élaborés en partenariat avec l'Inspection académique des Sciences de la vie et de la Terre et l'École académique à la formation continue (EAFC) de l'académie de Montpellier.
Canal U

 

Rennes, France – Programme 2025-2028 de la Chaire Biodiversité et Changement climatique
Après un premier programme de recherche 2022-2025 très prolifique, la chaire Biodiversité et Changement climatique est reconduite pour 3 ans, en partenariat avec le Fonds Christian Roulleau, le Fonds de dotation Crédit Mutuel Arkéa, le Fonds de dotation Roullier et Groupama Loire Bretagne. Les travaux de la chaire s'attacheront à évaluer la valeur écologique et économique des services rendus par la nature afin d'accompagner la transition écologique dans nos territoires.
Ce nouveau projet a été présenté à l'Observatoire des sciences de l'environnement de Rennes le 12 décembre.
Observatoire des sciences de l'environnement de Rennes

 

Arras, France – Premier campus de Terra Academia
École et accélérateur de la transformation écologique
Créée par Veolia, entreprise fondatrice, Terra Academia ambitionne de former plus de 60 000 personnes et mobiliser 100 000 jeunes dans des parcours de découverte des métiers de l'environnement d'ici 2030. Elle a inauguré son premier campus à Arras (Pas-de-Calais). Sa vocation est de s'inscrire dans les territoires. Sa méthode consiste à fédérer les acteurs économiques, académiques, publics et associatifs pour étudier les besoins en compétences, et créer, développer, rendre attractives les formations locales, en s'appuyant sur un diagnostic territorial. Après Arras, un prochain campus est prévu à Paris, avant un déploiement international et une présence dans toutes les régions françaises.
Veolia 


Strasbourg, France – L'ENGEES fixe son cap pour 2024-2027
L'ENGEES, l'École nationale du génie de l'eau et de l'environnement de Strasbourg, accueille à chaque rentrée de septembre près de 130 nouveaux élèves-ingénieurs et une vingtaine d'élèves en licence professionnelle. Pour sa rentrée 2024-2025, l'établissement a accueilli 500 étudiants sur ses formations initiales. Parmi eux, 45 élèves internationaux de 10 nationalités différentes dont 7 élèves anglophones, accueillis dans la voie d'approfondissement "hydrosystème" ayant basculé totalement en anglais. Cette rentrée fait également état de 37 nouveaux apprentis ingénieurs en première année et 8 apprentis en licence professionnelle. Une nouveauté puisque cette formation habituellement sous statut étudiant accueille désormais une partie de sa promotion en alternance. De même, 7 élèves de 3ème année d'ingénieur effectueront, pour la première fois, une partie de leur cursus en entreprise avec l'arrivée du contrat de professionnalisation, mis en place à la demande des élèves.
En parallèle, l'école, dont l'amélioration continue de la qualité de vie au travail et étudiante est primordiale, vient d'élaborer son nouveau projet d'établissement. Ce dernier, mis en place pour les quatre prochaines années, se décline autour de 3 axes : gouvernance, recherche et formation. Le document, qui concentre l'ensemble des objectifs et actions à mener, a été réalisé avec toutes les parties prenantes (personnel, enseignants, élèves et partenaires). Son objet est de proposer des enseignements permettant aux étudiants de répondre efficacement aux défis d'aujourd'hui et de demain.
Communiqué

 

Marne-la-Vallée, France – CEREMA-Hydrasol-École des Ponts ParisTech
Thèse CIFRE Optimiser les bienfaits de la nature en ville
Le CEREMA, la société Hydrasol (TPE spécialisée dans la culture végétale urbaine) et l'École des Ponts ParisTech étudient des solutions fondées sur la nature pour la régulation des eaux pluviales et lutter contre les îlots de chaleur urbains dans le cadre d'une thèse CIFRE. En première partie, la thèse s'attache à étudier comment les arbres d'alignement ou "arbres de pluie" contribuent au cycle de l'eau urbain. Un second volet de la thèse aborde les enjeux sociotechniques de la diffusion du système d'arbre de pluie à l'aide des méthodes issues des sciences humaines et sociales (SHS).
CEREMA  


Paris, France – Chaire Lab Recherche Environnement
Conception durable des ensemble bâtis et des infrastructures
En partenariat avec AgroParisTech et Mines Paris-PSL, l'École des Ponts ParisTech renouvelle sa collaboration avec Vinci, engagé dans un mécénat scientifique conséquent à hauteur de 6 millions d'euros jusqu'en 2028.
La chaire réunit quatre acteurs majeurs du monde économique et de l'enseignement supérieur et de la recherche afin de trouver des solutions concrètes pour améliorer la performance environnementale des bâtiments, des quartiers et des infrastructures. Les thématiques de recherche couvrent trois ambitions liées à l'anticipation et la réduction des impacts sur l'environnement : 1. la réduction de l'impact environnemental des projets de bâtiments et d'infrastructures ; 2. le développement de l'intelligence artificielle au service de la décarbonation des bâtiments et mobilités et 3. l'amélioration du bien-être, du confort et de la santé des usagers, via les travaux sur l'atténuation des effets des îlots de chaleur urbains et le cycle de l'eau en ville.
Depuis son lancement en 2008, ce sont plus de 30 projets qui ont été conduits notamment dans le cadre de doctorats et plus de 150 publications académiques qui ont été réalisées.
Chaire Lab Recherche Environnement

 

Paris, France – EIVP/ENGEES 
Mastère spécialisé URBEAUSEP Gestion des eaux usées et pluviales
Proposé par l'EIVP (École des ingénieurs de la Ville de Paris) et l'ENGEES (École nationale du génie de l'eau et de l'environnement de Strasbourg), le mastère spécialisé URBEAUSEP est destiné à former des professionnels experts des eaux usées et des eaux pluviales à la fois au plan national et international pour répondre à la complexité croissante des technologies disponibles et à l'exigence accrue de la réglementation. Cette formation de haut niveau, d'une durée d'un an, prépare aux métiers de managers et d'experts dans la gestion des eaux urbaines. Elle s'adresse aux ingénieurs ou aux titulaires d'une formation universitaire de niveau master ou équivalent et/aux titulaires d'un diplôme de niveau Bac+5 ou Bac+4 justifiant d'un minimum de 3 ans d'expérience professionnelle dans le domaine de la gestion de l'eau. Labellisé par la Conférence des Grandes Écoles, le mastère spécialisé URBEAUSEP se compose de deux parties : 1. Une première partie à vocation théorique, coordonnée par une équipe pédagogique conjointe de l'EIVP et de l'ENGEES. Cette partie englobe les modules : Principes de base ; Gouvernance, réglementation, finances et gestion des services d'assainissement ; Techniques d'assainissement ; Métrologie et suivi de la qualité ; Développement durable ; Gestion des risques sanitaires, professionnels et industriels ; L'eau usée et pluviale dans le monde ; Projet tutoré. 2. Une seconde partie du cursus est dédiée à une thèse professionnelle en entreprise ou en collectivité.
Lieu de formation : EIVP Paris 19ème. Admission : de mars à septembre. Début des cours : octobre.
EIVP-Paris

 

Paris, France – CNAM
L'École des transitions écologiques et l'École de l'énergie
Pluridisciplinaires et accessibles sur tout le territoire, l'École des transitions écologiques et l'École de l'énergie associent la qualité des enseignements, en lien avec la recherche, et l'engagement dans une diffusion auprès d'un large public. Les formations proposées reposent sur une pédagogie innovante et accompagnent les mutations professionnelles. Au programme : plus de 100 modules de formations ; une modalité pédagogique en présentiel et/ou en distanciel, alliant théorie et cas pratiques ; la possibilité de mener des projets avec des entreprises et des enseignants-chercheurs, en lien étroit avec les laboratoires du CNAM ; l'obtention d'un diplôme de l'enseignement supérieur ; des formations certifiées Qualiopi.
École des transitions écologiquesÉcole de l'énergie  

 

Grenoble, France – Chaire MEDELIA
Améliorer la durabilité et la sûreté des ouvrages hydrauliques
La Fondation Grenoble INP lance la chaire d'enseignement et de recherche MEDELIA, avec le mécénat d'Artelia au profit de sa filiale SPRETEC. Elle vise à améliorer la durabilité et la sûreté des ouvrages hydrauliques. La chaire focalise son activité sur l'étude des organes de vantellerie (portes d'écluses, vannes) des ouvrages d'ingénierie hors-norme (centrales hydrauliques, barrages…). Ces organes, parties mobiles soumises à des poussées de centaines de tonnes, présentent parfois des signes de fatigue importants, accentués par le changement climatique (variations importantes des niveaux d'eau, crues, sécheresses). L'objectif est de réaliser des estimations d'endommagement et de durée de vie plus précises. Les gestionnaires d'ouvrage pourront ainsi mieux choisir entre différents scénarii : prolongement de la durée de vie à l'identique, réparations, renforcements, ou remplacement complet. Les enjeux financiers sont très importants, compte tenu des coûts de fabrication, de chantier et des pertes d'exploitation durant les arrêts.
Chaire MEDELIA

 

Montpellier, France – Chaire partenariale Eau, Agriculture et Changement climatique
L'Institut Agro et l'INRAE ont lancé la chaire partenariale Eau, Agriculture et Changement climatique (EACC) rassemblant instituts de recherche et de formation, entreprises, acteurs publics et représentants du monde agricole. L'objectif des 11 partenaires est d'explorer ensemble pendant 4 ans des solutions concrètes pour une meilleure gestion de l'eau à l'échelle des territoires.
L'agriculture, stratégique tant pour l'autonomie alimentaire que pour l'économie et l'aménagement des territoires, représente en France environ 10 % des prélèvements d'eau annuels, mais plus de 50 % – et localement jusqu'à 90 % – de l'eau consommée en période estivale. La tension sur la ressource en eau en été est déjà importante, et va s'aggraver à l'avenir. Les débits naturels des cours d'eau et la recharge des nappes souterraines vont diminuer. Dans le même temps, les besoins en eau des plantes vont augmenter, avec une évapotranspiration maximale pouvant atteindre +30 % d'ici la fin du siècle selon les régions et les scénarios climatiques. De plus, ce besoin en eau concernera également des cultures traditionnellement non irriguées. Face à ce constat, il est nécessaire d'explorer et d'actionner tous les leviers d'adaptation et de transformation possibles pour une gestion et un partage durables des ressources en eau, grâce à des approches territoriales concertées, intégrées et respectueuses des écosystèmes : repenser des systèmes de production agricole, des filières et des systèmes alimentaires plus sobres et moins vulnérables vis-à-vis des aléas climatiques ; poursuivre les efforts en matière d'économie d'eau en agriculture irriguée par l'amélioration technique et l'accompagnement des acteurs pour des pratiques plus efficientes ; développer le recyclage et la réutilisation des eaux et des nutriments dans une logique d'économie circulaire ; stocker davantage d'eau, dans les sols et le sous-sol grâce des solutions fondées sur la nature, ainsi que dans de nouvelles retenues dans les meilleures conditions environnementales et de concertation territoriale possibles. La mise en œuvre de ces solutions nécessite la mobilisation de l'ensemble des acteurs impliqués : agriculteurs, aménageurs, collectivités et puissance publique, entreprises privées, citoyens, recherche et enseignement. C'est l'objectif de la chaire EACC, qui structure un réseau d'acteurs et de territoires de recherche, d'innovation et de pédagogie sur la gestion de l'eau en agriculture face au changement climatique dans le Grand Sud de la France (Occitanie, Sud PACA, Auvergne Rhône-Alpes). 
Chaire Eau, Agriculture et Changement climatique 

 

Montpellier, France – Chaire AgroParisTech Suez "Eau pour Tous" 
Portée par un partenariat renouvelé entre AgroParisTech, Suez et la Fondation Suez et l'Agence française de développement et à leurs côtés, depuis 2020, l'ESSEC Business School, la Chaire a formé depuis 2009 plus de 300 managers et dirigeants, venus d'Asie, d'Afrique et des Caraïbes, au sein de l'International Executive Master OpT, de séminaires DG ou de formations courtes, à Montpellier, en France, et dans de grandes villes d'Asie et d'Afrique. Développant des partenariats académiques et pédagogiques avec des universités et des services du Sud, à Dakar (Sénégal) et à Koumasi (Ghana), elle propose un enseignement stratégique unique animé par des professionnels de l'eau. Les formations qu'elle propose sont construites pour répondre aux problématiques spécifiques des grands services urbains d'eau et d'assainissement, dans la situation environnementale et démographique des pays émergents et en développement. Dans des environnements en pleine croissance, ces services doivent développer une vision stratégique à plus de 5 et 10 ans, prenant en compte les grands défis que sont le dérèglement climatique, la raréfaction des ressources en eau, l'urbanisation extrêmement rapide associée à la croissance de la population.
Chaire AgroParisTech "Suez – Eau pour Tous" 

 

Nantes, France – IMT Atlantique
La transformation écologique et sociétale intègre les cursus
Rattaché au Ministère de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, l'IMT Atlantique est partie prenante de la stratégie nationale France 2030. Le plan stratégique de l'école à l'horizon 2027 accorde une place importante à la transformation écologique et sociétale, désormais inscrite dans toutes ses formations à travers des thématiques "consommation énergétique" ou "sobriété numérique" ; s'y ajoute le développement de compétences dans les sciences humaines et sociales pour traiter de sujets tels l'acceptabilité sociale ou la place de l'humain dans les organisations. L'école est aussi nouvellement lauréate du programme doctoral européen COFUND SEED (Training the next generation of research engineers to train Societal, Energy, Environmental, industrial and Digital transitions) de 5 ans qui financera 40 thèses en faveur de spécialisations intelligentes des territoires.
IMT Atlantique, qui totalise plus de 2 000 étudiants répartis entre ses 3 campus (Brest, Nantes, Rennes), s'apprête à augmenter ses effectifs de 25 % à l'horizon 2027 en diversifiant ses admissions au-delà du traditionnel concours commun Mines-Ponts. 
IMT Atlantique – dossier de presse 

 

Québec, Canada – Deux nouvelles chaires de recherche
L'Institut national de la recherche scientifique (INRS) créée deux chaires de recherche institutionnelles : la Chaire de recherche en monitoring géophysique pour l'adaptation aux changements climatiques et la Chaire sur les nouvelles biotechnologies pour l'élimination des PFAS, qui seront dirigées respectivement par les professeurs Bernard Giroux et Tarek Rouissi, tous deux basés au Centre Eau Terre Environnement, à Québec.
INRS 

 

Québec, CanadaNouvelle Chaire municipale en gestion durable de l'eau
Le projet, dirigé par l'Institut national de la recherche scientifique (INRS), est issu d'un partenariat avec la Fédération québécoise des municipalités (FQM), qui s'associe pour la première fois avec une chaire de recherche. Son objectif est de renforcer et structurer le partenariat de l'INRS avec les municipalités québécoises, afin que les projets de recherche répondent efficacement aux besoins les plus criants des municipalités. Cette chaire partenariale permettra aux municipalités de se réunir pour identifier leurs priorités de recherche communes liées aux infrastructures municipales en eau. Collectivement, elles identifieront les priorités qui mèneront à des projets de recherche conjoints pour lesquels des demandes de financement seront déposées. Grâce à cette communauté de pratique, les municipalités pourront échanger sur leurs succès et leurs bonnes pratiques en matière de gestion de l'eau.
INRS 

 

Afrique – Formations à distance
Le MAREMA intégré au catalogue des formations ouvertes et à distance de l'AUF
Le Master régional Ressources en eau et Risques environnementaux dans les Métropoles africaines (MAREMA) dispensé par l'Université d'Abidjan sera intégré au catalogue international des formations ouvertes et à distance (FOAD) de l'Agence universitaire francophone (AUF) à compter de la rentrée 2024-2025. Depuis la première promotion, 40 étudiants ivoiriens qui ont bénéficié de la formation.
Fratmat.info (Abidjan) – AllAfrica