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Instantanés décembre 2025

Mots clés : actualité, eau, h2o, monde, Europe, Afrique, Amérique, Asie, recherche, innovation, initiatives, publications, ouvrages, évènements, conférences, formations

Monde

 
 

Rapport de l'ONU
Investir dans la santé planétaire permettrait d’augmenter le PIB, de réduire la mortalité et de faire reculer la pauvreté

La 7ème édition du rapport sur l’avenir de l’environnement mondial – Un avenir que nous choisissons (GEO-7), publiée lors de la session de l'Assemblée des Nations unies pour l'environnement à Nairobi, est le fruit du travail de 287 scientifiques multidisciplinaires issus de 82 pays. Le rapport du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) constate que les changements climatiques, la perte de biodiversité, la dégradation des terres, la désertification ainsi que la pollution et les déchets ont eu des conséquences lourdes sur la planète, les populations et les économies – coûtant déjà des milliers de milliards de dollars chaque année. Poursuivre les voies de développement actuelles ne fera qu'intensifier ces conséquences. Cependant, des approches impliquant l'ensemble de la société et de tous les gouvernements pour transformer les systèmes économiques et financiers, les matériaux et déchets, l'énergie, l'alimentation et l'environnement pourraient générer des bénéfices macroéconomiques mondiaux pouvant atteindre 20 000 milliards de dollars US par an d'ici à 2070, avec une croissance continue par la suite. Un facteur clé de cette approche consiste à s'éloigner du PIB pour se tourner vers des indicateurs qui prennent également en compte le capital humain et naturel – incitant ainsi les économies à évoluer vers la circularité, la décarbonation du système énergétique, l'agriculture durable, la restauration des écosystèmes, et bien plus encore.
Global Environment Outlook 7

 

PALUDISME ET CLIMAT
Les événements météorologiques extrêmes contribuent à la multiplication des flambées de paludisme
Selon le Rapport 2025 sur le paludisme dans le monde publié par l’OMS, l’utilisation plus large de nouveaux outils contre le paludisme, notamment les moustiquaires imprégnées d’insecticide à double principe actif et les vaccins recommandés, a permis d’éviter environ 170 millions de cas et 1 million de décès en 2024. Les outils recommandés par l’OMS sont de plus en plus intégrés dans des systèmes de santé plus larges. Depuis l’approbation par l’OMS des premiers vaccins antipaludiques au monde en 2021, 24 pays ont introduit ces vaccins dans leurs programmes de vaccination systématique. La chimioprévention du paludisme saisonnier a également été étendue et est désormais mise en œuvre dans 20 pays ; 54 millions d’enfants en ont bénéficié en 2024, contre 0,2 million environ en 2012.
Le rapport de cette année souligne que plusieurs facteurs risquent de remettre en cause les efforts d’élimination du paludisme, en plus de la menace que représente la résistance aux antipaludiques. Entre autre et au-delà des menaces biologiques, les événements météorologiques extrêmes contribuent notamment à la multiplication des flambées de paludisme. Les variations de température et de précipitations modifient les habitats des moustiques et donc les schémas de transmission.
OMS 

 

HYPOTHÈSE MONDIALE
sur l’emploi de phytosanitaires durables
Une protection des plantes avec moins de produits chimiques aurait des effets globalement positifs

Que se passerait-il si les agriculteurs du monde entier passaient à une protection phytosanitaire durable ? Une étude internationale publiée dans Nature Communications s'est penchée sur cette question. La plupart des plus de 500 experts interrogés partent du principe que les conséquences seraient positives à long terme, même d'un point de vue économique. Mais les effets prédominants varient selon les régions du monde.
Selon les estimations, sans protection des plantes, plus d'un tiers des récoltes mondiales seraient détruites année après année par des maladies ou des parasites. "D'autre part, les produits phytosanitaires chimiques peuvent mettre en danger la santé humaine et endommager les écosystèmes", souligne le responsable de l'étude, le professeur Niklas Möhring de l'Université de Bonn. En collaboration avec 13 collègues de six continents, Möhring s'est penché sur la question.
EAWAG

 

JOURNÉE MONDIALE DES SOLS
Des sols sains pour des villes plus résilientes et plus vertes
Nos villes grandissent à toute allure : alors qu’elles concentrent déjà environ 55 % de la population mondiale, l’on s’attend à voir ce chiffre grimper à 68 % d’ici à 2050. À mesure que les zones urbaines s’élargissent, le besoin de les approvisionner en aliments frais, salubres et nutritifs et de construire des espaces qui résistent aux effets du changement climatique se fait plus pressant. La clé, pour y parvenir, se trouve sous nos pieds : les sols, la fondation même sur laquelle elles sont construites, trop souvent négligée.
Les sols des villes font bien plus que simplement supporter bâtiments, routes et autres infrastructures, ils sont le terreau des villes résilientes et vertes. Une bonne connaissance de ce lien peut nous permettre à l’avenir de concevoir et de construire des maisons et des quartiers plus adaptés. Cela va également dans le sens de l’approche "Une seule santé", qui affirme que la santé des sols contribue à la santé des personnes, des animaux, des plantes et de l’environnement. Cette année, à l’occasion de la Journée mondiale des sols (5 décembre), l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) nous rappelle que la santé des villes repose sur celle des sols, lesquels sont au fondement du développement agricole, de la sécurité alimentaire, des fonctions écosystémiques, de la biodiversité et de la résilience face au changement climatique. Voici quatre liens importants entre les sols et les villes : 1. Les sols fournissent de la nourriture aux populations urbaines et périurbaines ; 2. es sols peuvent réduire la pollution, les effets des phénomènes météorologiques extrêmes et les températures en ville ; 3. Les sols contribuent à améliorer la santé et le bien-être des populations ; 4. La santé des sols est un bon levier pour améliorer la gestion des déchets en ville.
FAO



RECHERCHE
Plages de sable et de gravier mixtes anthropiques
Les matériaux artificiels pourraient représenter jusqu'à la moitié de certaines plages écossaises
Une nouvelle étude a révélé que le sable naturel des plages le long du Firth of Forth (estuaire du fleuve écossais Forth) est mélangé à des quantités importantes de matériaux artificiels tels que des briques, du béton, du verre et des déchets industriels. Une étude détaillée de six plages menée par une équipe de l'Université de Glasgow a montré que ces matériaux minéraux, appelés géomatériaux anthropiques, représentent désormais une part beaucoup plus importante de la surface des plages qu'on ne le pensait auparavant. Ainsi, jusqu'à la moitié des sédiments grossiers de la plage de Granton, près d'Édimbourg, est constituée de matériaux anthropiques ; et une moyenne de 22 % sur les six plages étudiées. L'équipe affirme que la modification de la composition naturelle des plages est suffisamment importante pour justifier une nouvelle classification scientifique, suggérant qu'elles soient appelées "plages de sable et de gravier mixtes anthropiques", ou plages MSG-A, dans les années à venir.
La recherche a été financée par le China Scholarship Council, l'UK Research and Innovation et la Scottish Alliance for Geoscience, Environment and Society (SAGES).
"How natural are the sediments on our beaches? Characterising urban anthropogenic mixed beaches in Scotland" – revue Sedimentology 

 

Nanoplastiques
Des impacts sur la santé digestive en fonction du régime alimentaire
Une équipe de recherche de l'INRAE, du CNRS et de l’Université de Lille a étudié l’impact des nanoplastiques à faible dose dans l’alimentation chez la souris. Les scientifiques ont étudié les effets de 3 doses de nanoplastiques ajoutés à l’eau de boisson, sous un régime alimentaire équilibré et un régime occidental riche en graisses et en sucres. Leurs résultats, publiés dans Environmental Science: Nano, montrent qu’une exposition aux nanoplastiques à faible dose entraine des altérations de la barrière et du microbiote intestinal ainsi que des perturbations du fonctionnement du foie. Ces effets étaient fortement modulés par le régime alimentaire.
INRAE

 

Plastiques indestructibles ?
Deux percées pour transformer le polystyrène et le polyéthylène

Des chimistes du Laboratoire de chimie des polymères organiques (CNRS/Bordeaux INP/Université de Bordeaux) et du Laboratoire Biodiversité et biotechnologies fongiques (INRAE/Aix Marseille Université) sont parvenus à transformer deux des plastiques les plus utilisés mais aussi les plus difficiles à recycler chimiquement : le polystyrène et le polyéthylène. Grâce à des procédés doux, sans métaux et peu énergivores, ils ouvrent la voie à une nouvelle ère du recyclage et de la revalorisation des déchets plastiques. Les deux études sont parues dans Angewandte Chemie International Edition.
CNRS

 

Quand l’IA débusque les zones critiques pour les nitrates
Des scientifiques de l’EAWAG ont cartographié la contamination des eaux souterraines suisses par les nitrates à l’aide de l’apprentissage machine. Cette approche permet de combler les lacunes entre les mailles du réseau de mesures et d’identifier les causes d’excès de nitrates. Cette étude s’inscrit dans un projet plus large dédié à l’analyse du cycle de l’azote en Suisse.
En Suisse, 15 % des stations de mesure présentent un dépassement du seuil de 25 milligrammes par litre (mg/L) fixé pour les nitrates dans l’eau souterraine. Dans les régions dominées par les grandes cultures et le maraîchage, ces dépassements concernent même presque 50 % des stations. Toutefois, ces valeurs fournies par l’Office fédéral de l’environnement (OFEV) sont des valeurs ponctuelles qui ne reflètent que les teneurs en nitrates au niveau des captages. Jusqu’à présent, on ignorait l’état de la situation à quelques kilomètres de là. "Avec notre méthode fondée sur l’intelligence artificielle, nous pouvons éclairer les zones d’ombre entre les points de mesure", annonce Lenny Winkel, cheffe de groupe au département Ressources aquatiques et Eau potable de l’EAWAG et professeure à l’EPF de Zurich. L’objectif est d’identifier les zones à risque afin d’y effectuer ultérieurement des prélèvements pour pouvoir prendre des mesures contre la pollution. Les résultats ont été publiés dans la revue Aqua & Gas.
EAWAG

 

Vers une gouvernance territoriale pour protéger la qualité des sols
Alors qu’aucune politique publique française ne protège encore la qualité des sols, à l’image de l’eau ou de l’air, Adrien Baysse-Lainé, chercheur au sein du PACTE, Laboratoire de sciences sociales (CNRS/Université Grenoble Alpes), propose un cadre inédit pour penser leur gouvernance à l’échelle territoriale. Dans un article à paraître dans les Annales de géographie, il identifie les conditions nécessaires à une telle gestion : agir de façon transversale sur les différents types de sols (agriculture, forêt, ville et espaces naturels) ; articuler les actions publiques et privées à des échelles cohérentes avec les usages et les fonctions écologiques  de ces sols ; créer des entités locales dédiées à une telle gouvernance ; et lever si besoin les freins liés à la propriété privée des terres, qui limitent aujourd’hui la protection de cette ressource.
CNRS 

 

L’anthropisation globale impacte la biodiversité
Face à l’impact des activités humaines sur les milieux et la biodiversité, beaucoup d’espèces végétales exotiques s’acclimatent et s’installent durablement dans de nouvelles aires géographiques, sans être envahissantes. Une étude publiée dans la revue Nature Communications montre que ces espèces sont, dans le même temps, de plus en plus répandues dans leur région d’origine.
CNRS

 

Lacs de montagne : Petits poissons, grands impacts
Le projet de recherche européen FishME montre comment les poissons introduits par l'homme affectent les lacs de haute montagne – et pourquoi beaucoup de gens sous-estiment encore les conséquences profondes de cette pratique.
Les rives du lac sont aussi arides que les hauts sommets montagneux qui l'entourent, et sa surface est aussi lisse que du verre. Mais soudain, une truite jaillit pour attraper un insecte aquatique à la surface du lac. Comment pensez-vous que ce poisson ait pu se retrouver à cette altitude ? C'est la question que des chercheurs ont posée à 1 318 personnes en ligne en Autriche, en Roumanie et en France. Environ deux tiers d'entre elles pensent que c'est le résultat de l'action humaine. Ce sondage s'est inscrit dans le cadre du projet de recherche européen FishME, qui vise à étudier l'impact des poissons introduits par l'homme sur les lacs de haute montagne et leurs écosystèmes, ainsi que la rapidité avec laquelle ceux-ci peuvent se rétablir lorsque ces créatures sont retirées. Ruben Sommaruga, limnologue à l'Université d'Innsbruck, et ses collègues ont étudié les populations de poissons dans les lacs de montagne et de haute montagne d'Autriche, Italie, Roumanie, France et Espagne. Ils ont également réexaminé des échantillons d'eau et de matériaux prélevés au cours des 20 dernières années dans 101 lacs alpins et de haute montagne en Autriche, Italie et France. Avec le concours de l'Université de Parme, ils ont également prélevé des échantillons dans des lacs des Apennins. Les données ont montré que les poissons introduits par l'homme sont déjà très répandus. Ils ont été trouvés dans 54 des 101 lacs analysés, même si la plupart d'entre eux étaient situés dans des zones protégées.
Scilog – Austrian Science Fund (FWF)

 

Les façades urbaines, source invisible mais persistante de pollution urbaine
En quantifiant pour la première fois les émissions de biocides provenant des peintures de façades à l’échelle d’une ville entière, une étude met en lumière un impact environnemental largement sous-estimé. Publiée dans la revue Environmental Pollution, cette étude propose un nouveau modèle intégrant des données climatiques, urbaines et hydrologiques, afin de simuler le devenir de ces polluants dans la ville de Strasbourg. Les résultats révèlent une pollution chronique des sols urbains et soulignent l’urgence d’adopter des peintures sans biocides et des infrastructures s'inspirant du concept de "ville éponge".
CNRS

 

SCIENCE PARTICIPATIVE
La Polynésie au cœur d’un réseau d’observation mondial sur la ponte des coraux
En janvier 2025, l’association Tama nō te Tairoto (Les Enfants du Lagon, fondée pour promouvoir la connaissance et la préservation des écosystèmes lagonaires) a orchestré la plus grande campagne d’observation participative de la ponte du corail Porites rus, via le projet Connected by the Reef – Te Firi A’au, soutenu par l’IFRECOR (Initiative française pour les récifs coralliens), l’ICRI (International Coral Reef Initiative) et les Nations unies (Ocean Decade). Pour la première fois, la ponte d’un corail a été observée le même jour dans deux océans (Pacifique et Indien) de la Polynésie à la Tanzanie, soit sur plus de 18 000 kilomètres, et dans les deux hémisphères, de la Réunion au sud jusqu'au Maldives au nord. Grâce l'application mobile de Tama nō te Tairoto, plus de 400 observateurs issus de 20 pays ont pu enregistrer et transmettre en temps réel les données de ce phénomène fascinant qui suit une précision remarquable : il a lieu exactement cinq jours après la pleine lune et en moyenne 1h30 après le lever du soleil, entre novembre et avril, avec un pic d’intensité en décembre et en janvier. Le 18 janvier 2025, à Tahiti, la ponte a été enregistrée 1h22 après le lever du soleil ; à Chumbe Island (Tanzanie), 1h23 après le lever du soleil, révélant une synchronisation parfaite, minutieusement calée sur la lune et le lever de l’astre solaire. Des observations similaires ont été faites en Nouvelle-Calédonie, à Maurice, à La Réunion, en Indonésie, aux Maldives, etc.
Charlotte Moritz (CMOANA Consulting) et dix co-auteurs issus de la recherche scientifique, du secteur privé et du secteur associatif polynésien ont publié un article paru dans Global Ecology and Biogeography sous l'intitulé "Shining a Light on Daytime Coral Spawning Synchrony Across Oceans".
Photo Vetea Liao – Tama nō te Tairoto

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INNOVATION
Les technologies numériques et robotiques au service de l’agroécologie
L'objectif est de développer des agroéquipements et des robots capables de travailler de façon autonome en milieux naturels pour réaliser des travaux agricoles, ainsi que des systèmes d’information pour collecter des données pour suivre les pratiques. Les recherches s'orientent sur des algorithmes permettant aux technologies de s’adapter aux différentes conditions de sol, de typologie de champs ou encore de conditions climatiques.
Entretien avec Roland Lenain, directeur, ainsi que Frédéric Chabot et François Pinet, directeurs adjoints de l’unité Technologies et systèmes d'information pour les agrosystèmes – INRAE

 


PUBLICATIONS
Sept enseignements tirés des Perspectives de l'urbanisation mondiale des Nations unies
L'urbanisation remodèle le monde à un rythme qui a dépassé les prévisions initiales, modifiant le mode de vie des populations et la manière dont les sociétés planifient le logement, les transports et les services essentiels. Une nouvelle analyse tirée du rapport "Perspectives mondiales de l'urbanisation 2025" des Nations unies, qui s'appuie sur les données harmonisées relatives aux établissements humains à l'échelle mondiale issues des ensembles de données "Global Human Settlement Layer" du service de gestion des urgences Copernicus, révèle une série de changements qui remettent en question des hypothèses de longue date. Tokyo n'est plus la plus grande ville du monde, la proportion d'urbains a été largement sous-estimée, et cinq autres conclusions inattendues bouleversent notre compréhension des lieux où vivent les populations aujourd'hui.
Cette nouvelle édition de l'Observer explore 7 enseignements clés tirés du rapport et leur signification pour l'avenir urbain de la planète.
OBSERVER Copernicus

 

Adapter la ville aux changements climatiques : des expérimentations de concertation
Comment préparer nos villes aux aléas climatiques ? Que signifie réellement "adapter" un quartier aux pluies intenses, aux vagues de chaleur ou aux vulnérabilités sociales qu’elles exacerbent ? L'ouvrage Adapter la ville aux changements climatiques : des expérimentations de concertation, publié aux Presses de l’Université Laval, propose des pistes de réflexion et des actions concrètes pour répondre à ces enjeux. Il est codirigé par la professeure Sophie L. Van Neste et la postdoctorante Hélène Madénian, de l’Institut national canadien de la recherche scientifique (INRS), toutes deux basées au centre Urbanisation Culture Société.
INRS 

 

ANALYSES
Peut-on réparer ailleurs la nature détruite ici ?
La compensation écologique, qui consiste à restaurer des écosystèmes ailleurs pour compenser une perte de biodiversité ici, a le vent en poupe auprès des décideurs. Elle n’a pourtant rien d’une solution miracle : son efficacité réelle reste très débattue dans la communauté scientifique. Surtout, elle dépend de rapport de force où s’opèrent des arbitrages entre développement économique et protection de la nature. Une plus grande prise en compte des sciences sociales permettrait une meilleure appropriation de ces influences qui pèsent sur les politiques environnementales.
L'article de Stéphanie Barral, Ritwick Ghosh et Esteve Corbera. 

 

L’adaptation au changement climatique ne suffira pas, l’atténuation reste indispensable
De retour de la COP-30 et à l’occasion des 10 ans de l’Accord de Paris, Thierry Caquet, vice-président de l'INRAE à l’International, analyse les enseignements de cet accord de référence et les priorités de la recherche face à l’intensification du changement climatique.
INRAE 

 


ACTEURS
STARMUS fête les 10 ans de la médaille scientifique Stephen Hawking en lançant la médaille de la Terre Jane Goodall
Réunis à la Royal Society de Londres, les membres du conseil d'administration du festival scientifique et musical STARMUS (Garik Israelian, Sir Brian May, Peter Gabriel, Lord Michael Hintze et Lord Martin Rees) se sont joints aux membres de la famille de Jane Goodall et à Mary Lewis, vice-présidente de l'Institut Jane Goodall, pour annoncer STARMUS VIII et la création de la médaille de la Terre Jane Goodall. La médaille sera décernée pour la première fois lors du festival STARMUS VIII, qui se tiendra à Tenerife et La Palma en 2026. L'annonce a eu lieu exactement dix ans après le lancement conjoint par STARMUS et le professeur Stephen Hawking, à la Royal Society, de la médaille Stephen Hawking de la communication scientifique. Le directeur et cofondateur de STARMUS, Garik Israelian, a déclaré : "Il y a dix ans, Stephen Hawking s'est associé à nous pour créer une médaille qui a incité des millions de gens à regarder les étoiles. Aujourd'hui, avec l'aval de Jane Goodall et de sa famille, nous lançons une médaille qui nous appelle à protéger la Terre. STARMUS VIII réunira ces deux visions, cosmique et planétaire, dans un festival dédié à la recherche de la vérité." Stephen Hawking avait lui-même commenté : "Dans un monde assailli par tant de problèmes terribles, STARMUS fait naître une lueur d'espoir... et ouvre une chambre de débats unique pour l'avenir de la race humaine."
Sir Brian May, cofondateur de STARMUS, a déclaré : "Jane Goodall et Stephen Hawking ont changé notre façon d'appréhender le monde, l'un en regardant les étoiles, l'autre en nous rappelant de protéger la vie sur Terre. Il est profondément nécessaire à notre époque de réunir ces deux héritages."
STARMUS

 


EXPÉDITION
Jean-Louis Étienne et l’équipe du navire Persévérance entreprennent une campagne océanographique "Persévérance en Antarctique" qui partira le 20 janvier de Christchurch (Nouvelle-Zélande) avec un retour prévu le 15 mars à Hobart, en Tasmanie. La campagne ambitionne d'offrir une contribution scientifique sur l’état de la biodiversité de la mer de Ross, dix ans après sa création en aire marine protégée et d'établir un plaidoyer pour les AMP antarctiques et les enjeux de protection de la faune via la régulation de la pêche, notamment du krill. La campagne mettra également en lumière l’atout d’un navire océanographique à faible émission : propulsion vélique, consommation et émissions fortement réduites.
PolarPOD

 


EXPOSITIONS
Paris
Déserts, la grande exposition du Muséum
Le Muséum national d’Histoire naturelle de Paris invite à un voyage inédit au cœur des milieux désertiques de notre planète, de l'emblématique Sahara aux déserts polaires, en passant par les déserts de Sonora, d'Atacama, de Gobi… Le point commun à ces milieux : des conditions hors normes à priori hostiles à la vie. Et pourtant, animaux et végétaux y ont développé d’ingénieuses stratégies d’adaptation que le public découvre à travers les spécimens d’une biodiversité surprenante, issus de différentes régions du monde. L’exposition présente également les méthodes déployées par les humains pour vivre dans ces environnements contraignants, mais aussi les menaces qu’ils font peser sur ces milieux fragiles. L’occasion par ailleurs de faire découvrir l’expérience du désert comme terrain privilégié de recherche. À travers près de 200 spécimens et objets de natures variées, pour la plupart issus des riches collections du Muséum, ainsi que des dispositifs mécaniques et multimédias ou de grandes projections, l’exposition offre une approche scientifique, ludique et esthétique de ces milieux fascinants.
Dossier de presse

 

Londres
Antarctica: The Melting Silence

Une coalition de grandes organisations environnementales du monde entier dévoile Antarctica: The Melting Silence (Antarctique : la fonte silencieuse), une expérience cinématographique immersive révolutionnaire qui implante les lointaines étendues sauvages de l’Antarctique au cœur de Londres. L’installation, réalisée par Alex Wolf et présentée pour la première fois à l’Outernet London dans le cadre du Jour de la Terre, fusionne technologie de pointe et activisme environnemental pour appeler à la protection de 30 % de l’océan Austral d’ici 2030. L’installation pourra être vue jusqu’en avril 2026.
Outernet London

 

 

Europe

 

L'environnement européen en 2030
Les ministres de l'environnement de l'UE ont approuvé les conclusions sur "L'environnement européen en 2030 – Construire une Europe plus circulaire et plus résiliente".
S'appuyant sur l'examen à mi-parcours de 2024 du 8ème programme d'action pour l'environnement (EAP-8) et sur le dernier rapport sur l'état de l'environnement européen, publié par l'Agence européenne pour l'environnement, les ministres ont souligné l'urgence de faire progresser à la fois la résilience climatique et la transition vers une économie circulaire, reconnaissant l'interdépendance de ces deux questions dans la lutte contre les défis climatiques et environnementaux tels que la pollution, la perte de biodiversité et la raréfaction des ressources.
Texte des conclusions du Conseil
Environnement européen : le Conseil préconise une transition accélérée vers une Europe résiliente au changement climatique et circulaire d'ici 2030 – communiqué de presse 

 

La Commission européenne enchaîne les omnibus de simplification
La Commission européenne a présenté, le 10 décembre, un nouveau paquet de simplification comprenant de six textes relatifs aux émissions industrielles, à l'économie circulaire, aux évaluations environnementales et aux données géospatiales. Elle devrait en présenter un nouveau le 16 décembre sur la sécurité alimentaire. Ces initiatives déclenchent un véritable tir de barrage des organisations environnementales. Les ONG sont particulièrement en alerte sur la nouvelle "rationalisation des évaluations environnementales" pour l'octroi de permis aux "projets clés nécessaires à l'économie de l’UE", déjà à l'œuvre par ailleurs dans le paquet "réseaux" visant à moderniser les infrastructures énergétiques et présenté ce même 10 décembre par la Commission.
La révision de la directive-cadre sur l’eau (DCE), également annoncée à la conférence de presse, est dénoncée par le Mouvement européen de l’eau (EWM), auquel se sont associées de diverses organisations.
Paquet du 10 décembre présenté par la Commission
Réaction des ONG au sujet de la DCE

OMNIBUS VII
Les ONG mobilisées contre le projet Omnibus VII sur la sécurité des aliments
114 organisations exigent le retrait immédiat du projet "Omnibus VII" de la Commission européenne qui accorderait des autorisations illimitées à la grande majorité des pesticides.
Dans une tribune parue dans Le Monde le 1er décembre, les organisations de défense de l’environnement, de la santé publique, de l’agriculture paysanne, des associations de patients et d’usagers dénoncent la tentative de la Commission européenne de déréguler massivement les pesticides via le projet Omnibus VII sur la sécurité des aliments. De nombreuses mesures de ce texte à paraître officiellement le 16 décembre affolent les ONG, dont la suppression du réexamen systématique et périodique (tous les 10 ou 15 ans) des autorisations de mise sur le marché pour la très grande majorité des substances pesticides. Concrètement, si cette mesure était adoptée, des centaines de pesticides chimiques bénéficieraient d’une autorisation à vie, et il sera très difficile de prendre en compte les nouvelles données scientifiques démontrant leur dangerosité : "Sans cette procédure de réexamen, des substances aujourd’hui interdites comme le chlorpyriphos (neurotoxique), le mancozèbe (perturbateur endocrinien et toxique pour la reproduction), le chlorothalonil (qui contamine massivement les eaux) ou le phosmet seraient toujours autorisées en Europe", alertent les signataires. Générations Futures a recensé finalement au moins 31 substances non classées "candidates à la substitution" qui n’ont été interdites que grâce à ces réexamens depuis 2011. Cette proposition va à l’encontre de plusieurs décisions de justice récentes, dont un arrêt de la Cour administrative d’appel de Paris du 3 septembre 2025 qui pointe déjà le caractère lacunaire des évaluations actuelles des pesticides par les agences sanitaires. Les signataires appellent à une mobilisation citoyenne massive et demandent à la Commission européenne de retirer immédiatement ce projet qui "ferait reculer l’Europe de plus de 30 ans en matière de protection de la santé et de l’environnement".
Générations Futures

À la veille de la présentation officielle par la Commission européenne de son projet de règlement Omnibus VII  sur la sécurité des aliments, Générations Futures et PAN Europe ont publié un nouveau document alertant sur les risques que feraient courir pour la santé et l’environnement l’adoption de ce texte.
Générations Futures

 

COUR DES COMPTES
Publication d'un rapport spécial sur les projets stratégiques LIFE de l’UE
Les projets stratégiques financés par le programme LIFE de l’UE sont conçus pour aider les États membres à mettre en œuvre leurs plans et stratégies en matière d’environnement et de climat, en impliquant les principales parties prenantes – souvent au-delà des bénéficiaires directs. Au total, sur la période budgétaire 2014‑2020, 70 projets stratégiques ont reçu 701 millions d’euros au titre du programme LIFE (soit entre 7 et 16 millions d’euros chacun). De 2021 à avril 2025, 436 millions d’euros ont été alloués à 25 projets supplémentaires (soit entre 10 et 30 millions d’euros par projet).
La Cour des comptes européenne avait publié son premier rapport relatif au programme LIFE il y a 12 ans. Ce nouvel audit vise à expliquer les résultats des projets stratégiques LIFE. À cette fin, les auditeurs de l’UE ont examiné 22 projets stratégiques sur les 95 qui avaient été financés par LIFE au moment de l’audit. Et les conclusions sont sévères : il est difficile de déterminer dans quelle mesure les projets stratégiques LIFE contribuent à bâtir une Europe plus verte ; l’absence d’orientations claires et le manque de supervision de la part de la Commission européenne empêchent d’évaluer comment ces financements supplémentaires contribuent à la mise en œuvre des stratégies ; sans méthodologie standard pour suivre ces financements, il est difficile de déterminer le volume des investissements publics ou privés que les projets attirent. Par ailleurs : les projets ne répondent pas toujours aux besoins environnementaux ou climatiques les plus pressants des États membres ; l’efficacité de ces plans est limitée par l’absence d’orientations précises sur leur contenu et par des faiblesses dans leur conception ; les enseignements tirés et les bonnes pratiques sont rarement partagés sur des plateformes à l’échelle de l’UE ; enfin, il existe un risque que les plans post-LIFE, censés garantir que les avantages des projets stratégiques perdurent au-delà de la période de financement initiale, ne suffisent pas à assurer la durabilité des résultats une fois le financement LIFE terminé.
Cour des comptes – Rapport

 

FRANCE
Plan d’action cétacés
Bilan de la fermeture de la pêche dans le golfe de Gascogne en 2025

Depuis 2016, d’importants échouages de petits cétacés ont lieu sur les côtes du golfe de Gascogne, notamment pendant la période hivernale. Pour enrayer ce phénomène, le Gouvernement a mis en œuvre, en lien étroit avec les professionnels de la pêche, un plan national de réduction des captures accidentelles.
À la suite de décisions du Conseil d’État et de la Commission européenne, ce plan prévoit une fermeture pendant 30 jours de la pêche dans le golfe de Gascogne pour les années 2024, 2025 et 2026. Ainsi, une nouvelle fermeture a eu lieu entre le 22 janvier et le 20 février 2025 inclus, pour les navires utilisant des engins de pêche à risque pour les cétacés. Conformément aux demandes de la France à Bruxelles, cette fermeture s’est appliquée à l’ensemble des navires de l’Union européenne et à ceux des pays tiers. Comme en 2024, les premiers éléments du bilan de la fermeture spatio-temporelle de l’hiver 2025, établis par l’Observatoire Pelagis, montrent une diminution significative des mortalités par capture accidentelle, avec 60 % de mortalités en moins par rapport à la moyenne des hivers précédents. Cette diminution permet de ramener le niveau de captures accidentelles aux niveaux observés avant 2016. Le bilan complet des échouages et des mortalités de dauphins communs pendant l’hiver 2024-2025 et pendant la fermeture, établi par l’Observatoire Pelagis (CNRS/La Rochelle Université), est désormais disponible.
Cette fermeture a néanmoins un impact socio-économique significatif sur la filière avec une perte de chiffre estimée à environ 35 millions d’euros. Face à ces impacts, le Gouvernement a de nouveau mobilisé des dispositifs d’aide en faveur des professionnels. Le Gouvernement rappelle donc que la fermeture de la pêche dans le golfe de Gascogne n’est pas une solution de long terme. Les différents dispositifs d’effarouchement doivent continuer d’être testés activement afin d’analyser leur efficacité à grande échelle. La collecte de données doit également être renforcée. Les services de l’État sont donc pleinement mobilisés pour accompagner les professionnels et trouver collectivement des solutions qui permettront la continuité de l’activité de pêche dans le respect de la protection de l’environnement. Le ministère de la Mer et de la Pêche examine également l’ensemble des solutions pour permettre la cohabitation entre activités humaines (dont la pêche, mais également le transport maritime ou la course au large) et les cétacés. 

 

GAZ DE COUCHE
Le Conseil d’État met fin à l'exploitation éventuelle du gaz de couche en France
Le Conseil d’État vient d’annuler le décret accordant à la Française de l’Énergie le droit d’exploiter le gaz de couche en Lorraine. Cette décision fait suite à une longue bataille juridique. Répondant enfin à des années d’alerte et de mobilisation de la société civile, l’État avait fini par refuser le permis d’exploitation du gaz de couche en avril 2023, mais l’entreprise l’avait attaqué en justice et gagné en première instance au tribunal administratif ; l’État avait donc été contraint d’accorder la concession. Le décret avait alors été attaqué par le Collectif de défense des bassins miniers lorrains, l’Association pour la préservation de l’environnement local 57 (APEL 57), Lorraine Nature Environnement et les Amis de la Terre France. Le 16 décembre, le Conseil d’État a admis les arguments portés par les associations, jugeant que la Française de l’Énergie n’avait pas convaincu de sa capacité à extraire le gaz de couche sans porter atteinte à l’environnement et annulant donc le décret de la concession minière. La juridiction suprême a considéré qu’il existait un risque trop important d’atteinte aux ressources en eau et des incertitudes sur la technique utilisée pour exploiter le gaz.
Le permis d’exploitation englobait 40 communes de Moselle et aurait impliqué le forage de 400 puits sur un périmètre de 191 km2. La Française de l’Énergie avait obtenu une exclusion des gaz de couche de l’interdiction d’exploration et exploitation des hydrocarbures non conventionnels dans la loi Hulot en 2017. Cependant, au cours de la phase d’exploration, l’entreprise n'a pu démontrer la possibilité de techniques d'exploitation alternatives à la fracturation hydraulique, interdite en France.
Décision du Conseil d’État


PFAS
L'ANSES publie les résultats de la campagne nationale de mesure dans l'eau destinée à la consommation
La campagne nationale de mesure des composés émergents dans l’eau potable menée par l’ANSES de 2023 à 2025 s’est intéressée aux PFAS. La présence de substances appartenant à ce vaste groupe restait en effet jusqu’à présent insuffisamment documentée dans l’eau destinée à la consommation humaine. Sur les 35 PFAS recherchés, 20 ont été détectés dans des échantillons d’eau brute et 19 dans les échantillons d’eau distribuée au robinet. Certains ne sont présents que dans un seul prélèvement, tandis que d’autres sont plus fréquemment retrouvés, notamment le TFA, détecté dans 92 % des prélèvements d’eau distribuée comme d’eau brute. Les résultats de la campagne montrent que les concentrations des substances PFAS mesurées dans la grande majorité des prélèvements analysés sont inférieures aux limites règlementaires lorsqu’elles leur sont applicables. 
ANSES

 

RECHERCHE
Fonds Biodiversité
Huit lauréats pour le premier appel à projets Biodiversité marine et éolien en Manche

L’Agence de l’eau Seine-Normandie annonce la sélection de huit projets de recherche lauréats dans le cadre du premier appel à projets "Biodiversité marine et éolien en Manche", doté de 5 millions d’euros, mis en œuvre au titre du Fonds Biodiversité lié au Parc éolien en mer Manche Normandie, en zone Centre Manche. Les projets soutenus ont pour objectif de produire des connaissances scientifiques visant à mieux caractériser les incidences potentielles du développement de l’éolien en mer sur la biodiversité marine, afin d’éclairer la planification maritime et la gestion des projets sur la façade Manche Est–mer du Nord. Majoritairement portés par des équipes normandes, notamment l’Université de Caen Normandie et le CNAM-Intechmer à Cherbourg, les projets associent également des équipes nationales parmi lesquelles l’Université de Montpellier, le Muséum national d’Histoire naturelle à Paris, France Énergies Marines et l’INRAE. Ils portent sur les principaux enjeux scientifiques liés à l’éolien en mer, en lien avec les pressions déjà exercées sur le milieu marin. Les travaux retenus portent sur différentes thématiques visant à mieux caractériser les incidences potentielles du développement de l’éolien en mer sur la biodiversité marine.
Présentation des projets – Seine-Normandie

 

Un charbon actif végétal made in France pour le traitement des micropolluants dans l’eau
INNOV’EAU,  l'appel à projets lancé par l’État pour soutenir les innovations dans le secteur de l’eau, a sélectionné le projet Carb’eau, porté par le Groupe Bordet, Suez et le CNRS. L’objectif du projet Carb’eau est de développer un charbon actif végétal, produit en France, afin de réduire l’empreinte environnementale d’un matériau essentiel au traitement de l’eau.
Le traitement par charbon actif est aujourd’hui une solution éprouvée pour produire une eau conforme à la réglementation, en présence d’une ressource dégradée. Le projet Carb'eau vise à aller plus loin en proposant un charbon actif végétal densifié, garantissant une performance sanitaire optimale pour le traitement des micropolluants présents dans l’eau potable, les eaux usées municipales et industrielles : le charbon actif végétal densifié du Groupe Bordet se distingue par son efficacité (jusqu’à 99 % des micropolluants éliminés en 4 heures).  Développé à partir de bois français certifié PEFC, il bénéficie d’une empreinte carbone moindre que les charbons actifs traditionnels (charbon réactivé, charbon actif minéral et charbon actif issu de noix de coco).
Coordonné par le Groupe Bordet, le projet Carb’eau est également porté par l’Institut Jean Lamour (CNRS/Université de Lorraine), qui mène avec Bordet les études de caractérisation et de régénération du charbon actif, et Suez qui assure les tests de qualification des capacités d’adsorption du charbon actif en conditions réelles dans des stations d'épuration et des sites de production d'eau potable.  

 

LA RECHERCHE PARTAGÉE
Le projet Rivages normands 2100 mis en BD
La mer qui monte et menace les habitations. Des pluies fortes ou abondantes qui font déborder des rivières… Ces phénomènes provoqués ou accentués par le changement climatique sont bien connus. Mais c’est aussi à partir du sol que l’eau va remonter. Et impacter fortement nos territoires de vie, au cours des prochaines années. Avec quelles conséquences ? Que pouvons-nous faire pour les éviter ? Des chercheurs de l’Université de Rennes, autour de Luc Aquilina (Géosciences Rennes) et de Caen, réunis dans le projet Rivages normands 2100, ont mené l’enquête pendant plus de cinq ans, en Normandie. Ils ont récolté des données inédites, pour comprendre le phénomène, anticiper ses conséquences et agir. Pendant plusieurs mois, Simon Gouin, journaliste co-fondateur du magazine normand en ligne Grand-Format.net, les a accompagnés et a parcouru la région pour comprendre leur travail et documenter le phénomène. Avec le dessinateur Vincent Sorel, ils nous racontent aujourd’hui ce travail et ces enjeux dans une bande dessinée. La BD est publiée en ligne, en libre accès dans Grand-Format.
BD Quand les nappes montent

 

PUBLICATIONS
Fiches du CEREMA
Économie et partage des ressources en eau

Cette série de fiches présente aux collectivités des retours d'expériences, des outils et méthodes pour agir en faveur de la préservation de la ressource en eau, en termes quantitatifs et qualitatifs, notamment les dispositifs de réutilisation des eaux usées traitées.
CEREMA

 

REPLAYS & DOC.
La gestion des eaux pluviales
Retour sur la journée d'échanges consacrée aux aménagements pour la gestion intégrée des eaux pluviales, organisée le 6 novembre à Tomblaine (Meurthe-et-Moselle). Elle a permis d'aborder les enjeux techniques, environnementaux, réglementaires et financiers liés, tout en favorisant un partage d'expériences.
CEREMA

 

FRANCE 5
Eaux usées : ça déborde de partout
Nos réseaux d’eaux usées saturent et de lourds travaux de rénovation sont engagés, qui alourdissent les factures d'eau. Parcours inédit "Sur le front" des eaux usées : lundi 26 janvier à 21.05 sur France 5 et sur la plateforme France.TV
Replay (après la diffusion en prime)  

 

ACTEURS
Cérémonie nationale des prix de la résilience
La Journée nationale de la résilience (JNR) est une initiative gouvernementale visant à diffuser, à l’ensemble de la société, une véritable culture de la résilience et de la préparation aux risques. Inscrite dans la loi depuis 2023, elle consacre le principe du citoyen acteur de sa propre sécurité.
Un an après le passage du cyclone Chido, la France a été, une nouvelle fois cette année, éprouvée par des crises de grande ampleur (tempête Garance, épisodes d’inondations intenses, feux de forêt dans l’Aude, événements météorologiques d’une fréquence inédite…). À l’occasion de cette nouvelle édition, le ministère de l’Intérieur réaffirme son ambition : faire de la résilience un réflexe citoyen, pour que celui-ci devienne acteur de sa propre sécurité. Le 19 décembre 2025, à l’Hôtel de Beauvau, le ministère de l’Intérieur et le ministère de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat et la nature ont récompensé les projets les plus remarquables. Ces prix, nationaux, thématiques et territoriaux, distinguent des actions innovantes portées par des collectivités, des associations, des entreprises, des établissements scolaires, des acteurs du secours, des services de l’État…, qui contribuent à ancrer durablement dans les territoires une culture du risque. Plus de 15 000 actions ont été recensées cette année sur l’ensemble du territoire hexagonal et ultramarin.
Les initiatives sont consultables sur la Carte JNR

 

Centenaire Hydro 2025
Le 15 décembre, à l’École Grenoble INP-ENSE3, s’est tenue la cérémonie de clôture du Centenaire de l’Exposition internationale de la Houille Blanche et du Tourisme, un événement piloté tout au long de l'année 2025 par l'association Hydro 21 aux côtés de ses partenaires, Grenoble Alpes Métropole, la Communauté de Communes du Grésivaudan, de l’Oisans, la Maison Bergès, pour célébrer 100 ans d’histoire, d’innovation et d’avenir autour de l’hydroélectricité. Un ouvrage Spécial Centenaire Hydro 2025, est prévu pour ce printemps 2026.
L’hydroélectricité reste une composante majeure du mix énergétique français et un atout pour la souveraineté énergétique, la production bas carbone et la flexibilité du réseau. Avec un parc installé d’environ 25 684 MW et une production de 54,8 TWh, l’hydroélectricité couvre environ 12,5 % de la consommation électrique en France (source : Panorama de l’électricité renouvelable au 31 décembre 2023 par l’agence ORE, ENEDIS, RTE et le Syndicat des énergies renouvelables). La région Auvergne-Rhône-Alpes concentre près de 44 % de la puissance hydraulique installée en France, soit plus de 11 400 MW en 2023.
Centenaire Hydro  

 

Lauriers INRAE 2025
La cérémonie des Lauriers célèbre chaque année des parcours professionnels d’agents qui, par leurs travaux, renforcent la capacité de l’institut à répondre aux grands défis agricoles, alimentaires, climatiques et environnementaux. Placée sous la présidence de Philippe Mauguin, président-directeur général de l'INRAE, en présence de Philippe Baptiste, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace et avec le soutien d’Annie Genevard, ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Souveraineté alimentaire, cette 6ème édition des Lauriers INRAE salue des contributions scientifiques et techniques majeures, au meilleur niveau international, alliant créativité, impact et engagement collectif.
INRAE

 

Prématuration 2025 de l'IP de Paris
L’appel à projets Prématuration 2025 de l'Institut Polytechnique de Paris vise à soutenir l’innovation et à transformer les résultats de recherche des laboratoires en solutions concrètes au service de la société. Parmi les lauréats de cette édition 2025 figurent :
Arthur Guillot-Le Goff, jeune docteur de l’École des ponts ; son projet Otter, porté par porté par deux laboratoires de l’école – le LEESU et le LHSV, a pour objectif une exploitation automatisée de capteurs pour mesurer en temps réel des indicateurs de la contamination microbiologique de l’eau et fiabiliser la gestion des milieux aquatiques.
Guillaume Graciani, professeur associé à Télécom SudParis ; son projet RIPPLE 2.0 concerne la mise au point d’une cavité optique amplifiante pour détecter et caractériser polluants, bactéries et micro/nanoplastiques dans l’eau.
Lauréats Prématuration 2025

 

Jean-François Julliard est le nouveau directeur général de FNE
France Nature Environnement annonce l’arrivée de Jean-François Julliard à sa direction générale, à compter du 1er janvier 2026. Il succède à Bénédicte Hermelin, qui fait valoir ses droits à la retraite après 7 années à la tête de l’organisation. Jean-François Julliard est bien connu dans la grande famille de FNE. Après avoir dirigé Greenpeace France, membre de FNE, pendant 14 ans, il prend la tête de la fédération. Ainsi donc, après avoir alerté l’opinion via des actions médiatisées, il choisit désormais de s’appuyer sur le plus grand réseau associatif environnemental de France pour amplifier l’impact de l’écologie sur le terrain.
FNE

 

Grégory Bernard prend la direction du Pôle-relais tourbières et du PNA Chiroptères
Grégory Bernard est le nouveau directeur de l'établissement bisontin de la Fédération des Conservatoires d'espaces naturels, qui regroupe le Pôle-relais tourbières et le Plan national d'actions Chiroptères.
Cette prise de poste est la continuité d’un parcours déjà bien ancré au sein du Pôle-relais tourbières puisqu'il y exerce depuis quinze ans en tant que chargé de missions. Durant ces années, il a collaboré avec tous les acteurs (gestionnaires, associations, collectivités, chercheurs et services de l’État) pour faire avancer la connaissance, la préservation et la valorisation de ces milieux si particuliers que les politiques publiques nationales et européennes placent désormais au cœur des stratégies de protection et de restauration des écosystèmes. Dans ce contexte, le Pôle-relais tourbières joue un rôle essentiel  en accompagnant les acteurs de terrain, mutualisant les connaissances, favorisant les échanges d’expériences et en contribuant à la mise en œuvre des politiques publiques de protection et de restauration de ces écosystèmes.
Son édito

 

Ivoa Alavoine, nommée directrice générale d’Eau de Paris
Lors de sa séance du 11 décembre 2026, le conseil d’administration d’Eau de Paris a pris acte de la nomination par le président de ce conseil, monsieur Dan Lert, de Madame Ivoa Alavoine comme directrice générale. Cette nomination vient confirmer la désignation formulée par le Conseil de Paris, le 21 novembre dernier, sur proposition de la Maire de Paris.
Ivoa Alavoine a piloté, pour la Ville de Paris, la préparation et la livraison des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024, en qualité de déléguée générale. Elle a exercé au sein de la Ville des responsabilités transverses, comme directrice des affaires juridiques de 2017 à 2021 et, plus avant au sein des cabinets de Bertrand Delanoë, puis d’Anne Hidalgo, en tant que directrice adjointe. Diplômée de l’Institut d’études politiques (IEP) de Paris, de l’Institut des hautes études internationales de Paris (Paris II Panthéon Assas) et de l'Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, Ivoa Alavoine a exercé la profession d'avocate au barreau de Paris au sein d’un cabinet d’avocats au Conseil d’État et à la Cour de cassation de 2008 à 2012, après une première expérience professionnelle au sein de la direction des affaires juridiques du Réseau de Transport d'Électricité (Groupe EDF), de 2004 à 2008. En parallèle, elle a enseigné le droit public appliqué, de 2008 à 2010, à l’IEP de Paris. 

 

ACTIONS
FNE et Surfrider font retirer de la vente des produits en plastique interdits
Gobelets, couverts, assiettes, pailles en plastique à usage unique… Des articles toxiques pour la santé et l’environnement, interdits depuis la loi Anti-Gaspillage (AGEC) de 2020, et pourtant vendus par de grandes enseignes en ligne et en magasin. France Nature Environnement (FNE) et Surfrider Foundation Europe ont mis en demeure Amazon, TEMU, Metro, la Foir’fouille et la Boutique du Jetable de retirer les articles illégaux de la vente. Pour Anne Roques, juriste pour France Nature Environnement (FNE) : "Ces marques vendent en toute impunité ces produits jetables en plastique, et laissent croire aux consommateurs et consommatrices que cela est légal alors que ça ne l’est pas. Nous leur demandons donc de retirer ces produits polluants de la vente sous trois mois." Un constat partagé par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) chargée du contrôle de l’application de la loi AGEC. D’après plusieurs enquêtes, une entreprise sur cinq est en infraction avec l’interdiction de vente ou de mise à disposition de certains produits jetables en plastique. Malheureusement, l’impunité perdure et ces produits dangereux pour la santé demeurent accessibles en libre-service.
Dès cette mise en demeure, des premiers résultats ont été obtenus : le service juridique de Metro a indiqué avoir retiré de son site les produits signalés. Une réaction positive mais insuffisante si elle n’est pas généralisée à l’ensemble des produits interdits. Sans davantage de contrôles de la part de ces enseignes d’ici trois mois, FNE et Surfrider Foundation Europe agiront en justice.
FNE

 

SEINE-NORMANDIE
État des lieux 2025 de la qualité de l'eau
Réuni le 9 décembre 2025, le Comité de bassin Seine-Normandie a adopté l’état des lieux du bassin.
Un recul global de la qualité appelle à renforcer l'action : 24 % des cours d’eau atteignent aujourd’hui le bon état écologique, contre 32 % en 2019. Les eaux marines du littoral normand se dégradent également, avec notamment des déséquilibres croissants dans la chaîne alimentaire. Ces résultats traduisent les effets cumulatifs des pressions d’origine agricole, des rejets urbains et industriels, des altérations physiques et des impacts croissants du changement climatique. S'agissant des nappes souterraines, 26 % d'entre elles sont en bon état chimique. Toutefois, à règles d’évaluation constantes, 33 % le seraient contre 30 % en 2019. Quantitativement, 84 % de ces nappes sont en bon état, contre 93 % en 2019.
Cet état des lieux révèle cependant des évolutions encourageantes : 17 % des cours d’eau montrent une amélioration de leur état écologique entre 2019 et 2025, même si cela ne suffit pas toujours à atteindre le bon état tel que décrit par la directive cadre sur l’eau. Par ailleurs, 300 kilomètres de linéaire de cours d’eau supplémentaires sont accessibles aux poissons migrateurs depuis 2019, pour atteindre un total de 1 300 kilomètres. Enfin, des améliorations sont enregistrées sur certains paramètres de qualité depuis plusieurs décennies.
Seine-Normandie

 

L’Agence de l’eau et le Conservatoire du littoral renouvellent leur partenariat pour 2025-2030
L’Agence de l’eau Seine-Normandie et le Conservatoire du littoral ont signé, le 9 décembre, une nouvelle convention-cadre renforçant un partenariat historique engagé depuis près de vingt-cinq ans. Ce renouvellement marque une volonté commune d’intensifier l’action en faveur des milieux littoraux, humides et aquatiques, dans un contexte où le changement climatique impose d’accélérer l’adaptation des territoires.
Le cadre d'intervention 2025-2030

 

La Saâne est reconnectée à la mer !
L’ouverture du nouveau tracé de la Saâne, après plus de dix années de réflexions, de concertations, d’études et de travaux, marque une étape essentielle dans le déroulement du projet de territoire Basse Saâne 2050.
Prévenir les inondations terrestres et les submersions marines dans un contexte de changement climatique, conforter la sécurité des biens et des personnes, restaurer la continuité écologique du fleuve, retrouver des écosystèmes et des habitats estuariens fonctionnels… : tous ces objectifs ont dicté la décision innovante du territoire de reconnecter la Basse Vallée de la Saâne à la mer. Désormais, l’embouchure de la Saâne n’est plus artificielle et canalisée dans une buse qui faisait obstacle à la circulation des poissons migrateurs et empêchait un bon écoulement des crues avec une surinondation de la basse vallée. Le fleuve a retrouvé plus d’espace latéral, s’est allongé et il s’écoule librement sous un nouveau pont qui ne fait plus obstacle ni à la marée ni au cours d’eau. Cette reconquête du milieu estuarien a été rendue possible par la relocalisation de l’ancien camping municipal de Quiberville-sur-Mer en dehors de la basse vallée et par la maîtrise foncière du Conservatoire du littoral. Les travaux de terrassement et de construction du pont sont réalisés par l’entreprise Charier, sous maîtrise d’ouvrage du Syndicat mixte des bassins versants Saâne Vienne Scie. Ces travaux vont se poursuivre jusqu’au printemps 2026, où l’intégralité des aménagements sera réceptionnée.
Ce projet pionnier d’adaptation d’un territoire côtier au changement climatique est déjà, à ce stade, riche d’enseignements pour d’autres territoires confrontés aux mêmes problématiques, en Normandie et au-delà.
Reportage H2O – septembre 2024

 

ÎLE-DE-FRANCE
Eau de Paris sécurise l'aqueduc du Loing
Eau de Paris réalise actuellement des travaux de réhabilitation sur l'aqueduc du Loing, une infrastructure majeure pour l'approvisionnement en eau potable de la capitale et de la zone interconnectée. Cette intervention technique vise à traiter les risques d’infiltrations identifiées sur un tronçon de 750 mètres situé sur les communes de Lisses et Villabé (Essonne).
L'aqueduc du Loing est l'un des cinq vecteurs d'approvisionnement en eau potable de la capitale et l’un des quatre grands aqueducs historiques alimentant Paris. Mis en service le 11 juin 1900, cet aqueduc long de 95 kilomètres achemine gravitairement jusqu'au réservoir de Montsouris les eaux captées dans la vallée du Loing, du Lunain, de la Voulzie et dans un champ captant baptisé "Vals de Seine". Bien que discret, car très majoritairement enterré pour assurer une bonne protection thermique de l’eau, sa capacité hydraulique, liée à son diamètre intérieur de 2,50 mètres, en fait une installation particulièrement stratégique du schéma d’alimentation de la capitale, qu'il fournit à hauteur de 20 % des besoins. Bien que la structure maçonnée de l'ouvrage soit en très bon état général, ce secteur spécifique traverse une zone géologique instable (retrait et gonflement d’argile) et une nappe aquifère affleurante. La présence de microfissures est susceptible de provoquer des infiltrations d'eau extérieure non maîtrisées. Pour éviter tout risque et préserver durablement la qualité de l'eau transportée, Eau de Paris et le groupement prestataire déploient une solution technique nouvelle pour un aqueduc enterré : le tubage intégral de la section concernée par des tuyaux en PEHD à paroi structurée de 2,1 mètres de diamètre ; l'injection d'un coulis de ciment dans le vide annulaire pour solidariser l'ensemble. "Nous conjuguons respect du patrimoine historique atypique et innovation technique. Le tubage en polyéthylène haute densité à parois structurée que nous mettons en œuvre représente une solution à la fois efficace, durable et respectueuse de l'intégrité structurelle de cet ouvrage centenaire", explique Arnaud Lefort, directeur adjoint à la direction de l’ingénierie et du patrimoine
Ce chantier, d'un montant de 2,4 millions d'euros, se déroule durant l'arrêt technique programmé de l'aqueduc (entre août et décembre 2025) sans aucun impact sur la distribution d'eau dans la capitale. Une seconde phase de travaux est d'ores et déjà programmée sur la période 2027-2032 pour poursuivre la sécurisation de l'ouvrage sur la commune de Lisses.

 

Inondations du Grand Morin
Pistes pour l’adaptation du bassin versant au dérèglement climatique

La vallée du Grand Morin constitue un territoire doté d’une identité propre autour des "Venise vertes" de sa vallée, en contrebas de ses plateaux agricoles ; relativement isolée elle se distingue par son comportement hydrologique particulier. Le Grand Morin connait des montées des eaux rapides, notamment en cas d’averses intenses à caractère orageux et localisé. L’écoulement des eaux y a été géré, de longue date, avec des systèmes de drainage sur les plateaux agricoles et des biefs et seuils dans les vallées où se situent les bourgs. Cela n’empêche pas, voire aggrave, des inondations répétées qui ont conduit à une certaine acceptation, voire, à certains endroits comme la confluence avec la Marne, à une culture du risque qui favorise la mise en sécurité dans les maisons ou des évacuations bien organisées. Lors du passage de la tempête Kirk en octobre 2024, le bassin a connu trois jours en vigilance rouge pour inondation. Plusieurs secteurs inondés l’avaient déjà été à trois reprises dans l’année.
Rapport IGEDD

 

RHIN-MEUSE
Un soutien renforcé aux agriculteurs du Grand Est
Face à l’accélération des phénomènes climatiques et à leurs conséquences sur les territoires, la Région Grand Est et l’Agence de l’eau Rhin-Meuse renforcent le dispositif AXEO – Accès à l’économie et au pilotage de l’eau en agriculture. L'objectif du dispositif est de sécuriser l’accès à l’eau dans les zones les plus vulnérables en accompagnant les exploitations d’élevage et les productions sur herbe grâce à des solutions fondées sur la nature. Concrètement, AXEO permet de : restaurer l’infiltration naturelle de l’eau dans les sols ; créer ou réhabiliter mares, noues, zones humides ; mettre en place des systèmes d’économie d’eau, comme la récupération des eaux de toiture ; tester et expérimenter de nouvelles approches pour mieux résister aux pénuries d’eau et aux sécheresses.
Après deux ans de mise en œuvre et dans la dynamique du plan Eau, l’Agence de l’eau Rhin-Meuse optimise son dispositif : les projets intégrant des solutions fondées sur la nature pourront désormais être financés jusqu’à 60 % du montant total des investissements (contre 40 % précédemment).
Rhin-Meuse

 

État des lieux 2025 de la qualité de l'eau
Le Comité de bassin Rhin-Meuse a adopté à l’unanimité le 5 décembre, l’état des lieux, diagnostic complet de la santé environnementales des cours d’eau et des nappes d’eau souterraine.
Rhin-Meuse

 

RHÔNE-MÉDITERRANÉE CORSE
Point d'étape du Plan d'adaptation au changement climatique
Adopté par le Comité de bassin en décembre 2023, le Plan de bassin d'adaptation au changement climatique, outil de déclinaison du Plan eau de l'État, pose les enjeux sur lesquels agir en priorité d'ici 2030 pour réduire la vulnérabilité des territoires aux effets du changement climatique. Un premier suivi d'actions vient d'être réalisé pour le bassin Rhône-Méditerranée.
Fiche résumé

 

ADOUR-GARONNE
Agroécologie : où en est-on sur le bassin ?
Présenté au comité de bassin du 11 décembre, le rapport de mission Agroécologie dresse un état des lieux lucide et résolument constructif, de l’état de la transition agroécologique sur le bassin Adour-Garonne. Son message principal est clair : l’agroécologie progresse, mais lentement, et surtout de manière très hétérogène.
Les données analysées montrent des avancées tangibles : augmentation des surfaces en agriculture biologique, montée en puissance des mesures agroenvironnementales et climatiques (MAEC), diversification accrue des assolements, progression légère des légumineuses et baisse des achats d’engrais par exploitation. Ces évolutions confirment une trajectoire engagée depuis une dizaine d’années. Pour autant, certains indicateurs clés stagnent. L’usage global des produits phytosanitaires ne diminue pas significativement, même si leur nature évolue avec davantage de biocontrôle et moins de substances plus préoccupantes. L’agroécologie avance donc davantage par transformations progressives des pratiques que par ruptures franches. Le rapport met en lumière un point souvent sous-estimé : il n’existe pas une seule agroécologie, mais une diversité de trajectoires. Tous les acteurs interrogés s’accordent sur l’objectif – produire durablement en réduisant l’empreinte environnementale – mais divergent sur le rythme et l’ampleur des changements à opérer. Le rapport souligne également avec force un constat partagé par la profession agricole : le risque économique reste le principal frein à l’engagement. Dans un contexte de crises multiples – économiques, sanitaires et climatiques – changer de pratiques peut entraîner des surcoûts ou des pertes de rendement à court terme, alors même que les bénéfices environnementaux et agronomiques sont souvent différés. C’est pourquoi la mission insiste sur la nécessité d’un accompagnement, non pas pour subventionner indéfiniment des pratiques, mais pour sécuriser les phases de transition et permettre aux agriculteurs de tester, apprendre et ajuster.
Le rapport identifie plusieurs leviers structurants pour accélérer : le renforcement des démarches collectives territoriales, véritables moteurs de diffusion des pratiques ; la co-construction et la diffusion des connaissances, via des réseaux d’expérimentation et une meilleure capitalisation des résultats ; l’appui sur l’adaptation au changement climatique, qui rend de nombreuses pratiques agroécologiques incontournables ; le rôle clé des coopératives et des filières, capables de valoriser économiquement les pratiques vertueuses ; et enfin, des incitations financières ciblées, temporaires et orientées vers la prise de risque.
Adour-Garonne

 

LOIRE-BRETAGNE
État des lieux 2025 de la qualité de l'eau
À l'issue du comité de bassin Loire-Bretagne s'étant tenu le 10 décembre, Thierry Burlot, président du comité, nous fait part de ce compte rendu : 

L’atteinte du bon état des eaux oriente l’ensemble des choix et décisions des membres du comité de bassin. Au-delà de la directive cadre européenne (DCE) qui en fixe le principe, nous travaillons en permanence pour définir les enjeux et les objectifs qui doivent nous guider pour améliorer les masses d’eau superficielles, souterraines et littorales. Le comité de bassin du 10 décembre a approuvé le document stratégique concernant les enjeux du bassin, en tenant compte de la consultation du public menée sur six mois en 2024. Il a également approuvé l’état des lieux 2025 qui, à partir des données sur la qualité des masses d’eau, en donne une photographie. Cette photographie est décevante puisque l'état des masses d'eau continue de se dégrader malgré nos actions. Mais une analyse fine montre que les efforts paient et que l'inversion de la tendance est possible : elle dépend de nous.
Le comité de bassin a enfin approuvé la stratégie climat du bassin Loire-Bretagne, qui intègre la prise en compte du dérèglement climatique dans toutes nos actions.
Tous ces outils sont essentiels pour élaborer le prochain Schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux (SDAGE) 2028-2033. L’état des lieux 2025 s’envisage dans un double contexte : le dérèglement climatique qui affecte significativement nos modes de vie et les écosystèmes ainsi qu'une plus forte exigence sur la qualité de l'eau, à mesure que la connaissance progresse. Ces données donnent un éclairage sur les avancées et les limites en matière de protection de la ressource en eau. Ces résultats nous éclairent tous sur les efforts parfois récompensés et sur ceux à poursuivre collectivement.
Les politiques publiques de l’eau, de l’aménagement, de l’urbanisme, d’accompagnement des dynamiques économiques doivent intégrer les impacts que les activités humaines ont sur l'eau et les milieux aquatiques. Il est évident que le dérèglement climatique renforce l’urgence de cette prise en compte. Pour ma part ce n’est plus une option, c’est une exigence.

État des lieux 2025 – Stratégie Climat

 

MAINE-ET-LOIRE
Le Syndicat d’Eau de l’Anjou adopte le tarif unique
Le Syndicat d’Eau de l’Anjou (SEA) a voté le tarif unique de l’eau qui s’appliquera dès le 1er janvier 2026 à l’ensemble de son territoire. Cette décision marque l’aboutissement d’un chantier engagé en 2020 : l’harmonisation progressive des tarifs afin que chaque usager bénéficie d’une même qualité de service au même prix, quel que soit son lieu d’habitation. À partir de 2026, la facture d’eau reposera sur les éléments suivants : l’abonnement fixé à 86,68 euros par an et la part variable à 1,686 euro le mètre cube (auxquels viennent s’ajouter les redevances de l’agence de l’eau et la TVA à 5,5 %).
Ce nouveau tarif unique met fin aux 18 tarifs encore en vigueur en 2024, issus de l’histoire des anciens syndicats et de pratiques tarifaires très hétérogènes (parts fixes variables, tranches dégressives, tarifs spécifiques aux industriels), comme précisé par le directeur du Syndicat d’Eau de l’Anjou, Christophe Tripet. Cette harmonisation a été conduite entre 2020 et 2026 selon trois principes : 1. Limiter l’impact annuel sur les ménages (évolution <15 euros/an hors inflation pour une consommation type de 120 m3) ; 2. Converger vers une part fixe représentant 30 % d’une facture type de 120 m3 ; 3. Intégrer chaque année l’inflation du secteur eau, les variations tarifaires des délégataires et augmenter progressivement les recettes pour financer les investissements prévus dans le schéma directeur du SEA. Pour les usagers bénéficiant déjà d’un tarif élevé, l’année 2026 marquera une baisse du prix de l’eau ; pour ceux issus de secteurs historiquement sous-tarifés, l’effort de convergence se conclut cette année. Les très gros consommateurs, notamment industriels, auront porté une partie significative de l’ajustement, en raison de la suppression progressive des tranches dégressives, comme prévu dès 2020.
Depuis 2018, le SEA déploie une politique volontariste de modernisation de ses infrastructures avec : le renouvellement des réseaux à hauteur de 6,3 millions d’euros par an pour un maintien d’un rendement de 87 % sur un réseau de 5 000 kilomètres ; une nouvelle usine à Saint-Georges-sur-Loire ayant représenté un investissement de 10 millions d’euros ; des projets structurants visant à sécuriser l’approvisionnement et améliorer la qualité de l’eau. Le tarif unique 2026 s’inscrit dans la trajectoire financière nécessaire pour soutenir un programme pluriannuel d’investissements de 105 millions d’euros sur 10 ans, tout en maîtrisant l’endettement du syndicat, conformément à ses engagements initiaux. "Avec le vote de ce tarif unique, nous achevons un chantier essentiel pour garantir l’équité entre tous les usagers domestiques, agricoles et industriels. Ce tarif permettra de continuer à fournir une eau de qualité, de moderniser notre réseau et de préserver durablement la ressource, tout en assurant un prix juste et maîtrisé pour les habitants de notre territoire", a déclaré Thierry Gallard, président du Syndicat d’Eau de l’Anjou.
Le Syndicat d’Eau de l’Anjou est le premier gestionnaire de réseau d’eau en Maine-et-Loire et troisième des Pays de la Loire. Il couvre les communautés de communes Anjou Bleu Communauté, Anjou Loir & Sarthe, Loire Layon Aubance et Vallées du Haut-Anjou, totalisant 160 000 habitants répartis sur 63 communes. 

 

APPELS À PROJETS DES AGENCES
Rhône-Méditerranée Corse
Expérimentation de paiements pour services environnementaux (PSE)
L’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée Corse ouvre un appel à manifestation d’intérêt (AMI) pour déployer, sur des territoires volontaires, des paiements pour services environnementaux (PSE) à destination des exploitations agricoles. L’objectif est de soutenir, à l’échelle des systèmes d’exploitation, le déploiement de pratiques agricoles à faible impact sur la ressource en eau, les milieux humides et la biodiversité qui leur est liée. Doté de 50 millions d'euros, cet AMI s’adresse aux opérateurs territoriaux (collectivités, syndicats de rivières, établissements publics, syndicats d’eau potable) désireux de déployer des PSE ambitieux à l’échelle de leur territoire.
Plus de 700 exploitations sur 21 territoires ont déjà été accompagnées par l’agence de l’eau en 2020 et 2021 grâce à une première expérimentation de paiements pour services environnementaux, mise en place lors de son 11ème programme, pour une période de 5 ans. Forte de cette expérience, et en phase avec les objectifs du Plan eau et de la Stratégie nationale pour la biodiversité, l’agence de l’eau lance un nouvel appel à manifestation d’intérêt pour poursuivre cette expérimentation. Cette nouvelle édition couvre un périmètre d’objectifs plus large que la première qui était centrée sur la réduction des pollutions sur les aires d’alimentation de captage et les ressources stratégiques pour l’eau potable et sur la préservation de la biodiversité. Les projets attendus devront concourir à 2 objectifs parmi les suivants : sobriété en eau, reconquête de la biodiversité, restauration de la qualité de l’eau, amélioration du fonctionnement des zones humides, ou encore amélioration de l’infiltration de l’eau dans les sols. Les opérateurs territoriaux sont en première ligne de cet appel à manifestation d’intérêt. Collectivités (communes, départements) et leurs groupements (établissements publics de coopération intercommunale), syndicats de rivières, établissements publics, syndicats d’eau potable, peuvent se porter candidats. Il est attendu des projets portant une ambition de changement de pratiques agricoles à l’échelle d’un territoire. Pour engager l’implication du porteur territorial ainsi que la pérennité de la démarche sur le territoire, les aides de l’agence couvriront 80 % de la rémunération des services environnementaux rendus par les exploitations, le reste relevant de l’opérateur ou d’autres financeurs intéressés par la démarche.
Présélection – en cours. Les candidats retenus à l’issue de cette première phase, jusqu’au 30 avril 2027 pour le dépôt des projets PSE intégrant les engagements des agriculteurs.  

 

Artois-Picardie
Gestion de l'eau et de la biodiversité dans les parcs locatifs des bailleurs

Propriétaires d’un patrimoine bâti mais également souvent de l’ensemble des infrastructures associées, les bailleurs sociaux sont amenés à assurer la maîtrise d’ouvrage d’opérations de mise en œuvre d’aménagements de gestion durable et intégrée des eaux pluviales ainsi que de mise en conformité et de renouvellement de réseaux d’assainissement et d’eau potable parfois en préalable à une rétrocession à la collectivité compétente. Ils peuvent également porter des actions permettant d’accroître la sobriété dans les consommations en eau potable de leurs locataires. Cet appel à projets s’inscrit dans un partenariat inédit conclu entre l’Union régionale de l’habitat Hauts-de-France (organisme professionnel qui regroupe les 56 organismes de logement social sur les 5 départements de la région), la Banque des territoires, principal financeur du monde HLM et l’Agence de l’eau Artois-Picardie visant à accélérer la transition écologique dans les parcs locatifs des bailleurs sociaux permettant de tendre vers un urbanisme durable respectueux du cycle de l’eau.
Dépôt des dossiers – 31 juillet 2026 avec, dans l'intervalle, 6 dates limites de réception

Fenêtre sur l'eau
L'Agence de l'eau Artois-Picardie propose le dispositif "Fenêtre sur l'eau" qui permet d'accompagner des projets d'éducation issus du monde scolaire et périscolaires sur l'ensemble du bassin.
Dépôt des dossiers – 15 octobre 2026 pour les dernières soumissions  

Politique Jeunesse
L'Agence de l'eau Artois-Picardie poursuit à travers cet appel à projets sa politique visant à intégrer la voix de la jeunesse au débat public pour l'eau. Il s'agit de faire émerger des projets "eau, biodiversité, urgence climatique, gouvernance" permettant l'implication des 15-25 ans. Cette implication s'exprimera à travers la réalisation de projets ou l'exploitation des connaissances acquises.
Dépôt des dossiers – 30 novembre 2026 pour les dernières soumissions 

Cours d'eau et de nature, des écoles pour le climat
Nos cours d’écoles, au cœur de la vie des communes, constituent des lieux "vitrines" privilégiés pour mettre en œuvre un renouvellement urbain rendant sa place à l'eau et à la nature, qui permettra de préserver la ressource en eau, adapter les villes et villages aux effets du dérèglement climatique et préserver la biodiversité. Il s’agit de rendre ces cours d’écoles maternelles et primaires plus vertes et plus agréables, et de proposer un espace pédagogique grandeur nature où les enfants sont sensibilisés, prennent conscience de l’eau, de son cycle et de la nature qui est à leur portée. C’est aussi améliorer le confort de tous lors des périodes de fortes chaleurs. Mener à bien ce type de projet doit constituer un temps fort de partage et d’échanges associant les enseignants, les parents, les enfants, les élus et les services gestionnaires… pour concevoir le meilleur projet qui permettra de répondre à l’ensemble de ces enjeux.
L'appel à projets propose d’attribuer des participations financières pour mener, dans le cadre d’un projet concerté et éducatif global, des travaux ambitieux de réaménagement de cours d’écoles publiques maternelles et primaires pour les rendre perméables et végétalisées, résilientes face au changement climatique : désimperméabilisation ; végétalisation des espaces (plantation de haies, arbres, couvre-sol …) voire de jardins pédagogiques ; création d’îlots de fraicheur ; intégration de matériaux poreux.
Concomitamment à ces travaux dans les écoles, l'appel à projets pourra permettre d’attribuer des participations financières pour la mise en place de cuves de récupération des eaux pluviales, la mise en place de dispositifs hydro-économes ou encore la mise en conformité de l’assainissement. 
Dépôt des dossiers – 31 août 2027 pour les dernières soumissions 

 

MÉDITERRANÉE
Les pays méditerranéens créent un centre régional pour lutter contre la crise climatique
Lors la 24ème Conférence des Parties (COP-24) à la Convention de Barcelone, réunie au Caire du 2 au 5 décembre, en vue de mettre en œuvre le Plan d'action pour la Méditerranée du Programme des Nations unies pour l'environnement, un Centre d'activité régional sur les changements climatiques (CC/RAC, Regional Activity Centre on Climate Change) a été approuvé et rendu opérationnel. Le CC/RAC sera basé à Ankara, en Turquie. Saluant cette décision des Parties, l'organisation internationale de conservation marine OceanCare a appelé à l'élaboration urgente d'un plan régional ambitieux d'atténuation du changement climatique pour la région méditerranéenne.
La région est reconnue comme une zone climatique sensible : c'est la deuxième région la plus touchée par le réchauffement climatique au niveau mondial (seul l'Arctique connaît un réchauffement plus rapide). Le réchauffement y dépasse déjà 1,5 °C par rapport aux niveaux préindustriels ; la température à la surface de la mer Méditerranée a augmenté de 1,5 °C au cours des 40 dernières années, menaçant la stabilité climatique et le bien-être de toutes les formes de vie dans la région. Le budget carbone pour maintenir le réchauffement de la région en dessous des 2 °C sera épuisé dès 2035 si les émissions restent aux niveaux actuels. Les États riverains ont adopté le mandat du nouveau Centre d'activité régional sur les changements climatiques (CC/RAC) dans le cadre du Plan d'action pour la Méditerranée du PNUE. OceanCare a réagi à la création du CC/RAC en soulignant l'importance fondamentale de l'inclusion dans le mandat du Centre de la fourniture de conseils et d'un soutien aux pays dans leurs efforts d'atténuation.
Rapport Remaining Carbon Budget Allocation to Mediterranean Countries – Ocean Care/BC3 (Basque Centre for Climate Change)

 

 

Afrique

 

MAROC
L'eau, entre vision stratégique et effondrement de la gouvernance
Le XIXe Congrès mondial de l'eau, organisé à Marrakech, a replacé le Maroc devant une vérité qu'il ne peut se permettre d'appréhender avec légèreté : l'eau n'est plus un simple paramètre écologique ni un dossier technique pouvant être ignoré par l'administration. Elle est devenue un espace nécessitant un courage politique pour dire la vérité, un révélateur de la qualité de l'action de l'État, de la cohérence des choix publics et de la capacité du gouvernement à anticiper, protéger et décider.
Le Maroc dispose d'un capital hydraulique relativement exceptionnel, forgé depuis six décennies par une vision d'État continue et ambitieuse. Les infrastructures issues de cette vision – rares en Afrique –  auraient dû constituer un rempart durable face à la raréfaction des ressources. Toutefois, elle se trouve aujourd'hui fragilisée par des failles de gouvernance, des hésitations stratégiques et une exécution publique incapable de transformer cet héritage en véritable sécurité hydrique. Plus qu'un simple enjeu environnemental, l'eau est devenue un miroir sans indulgence : elle révèle le déficit de coordination, la lenteur décisionnelle, les contradictions politiques et même l'érosion de la confiance citoyenne. Elle constitue l'un des tests les plus fiables pour mesurer la capacité du pays à affronter les transformations climatiques, économiques et sociales qui redessinent son avenir.
Un héritage hydraulique majeur, mais une exécution gouvernementale défaillante ; une crise de l'eau devenue une crise économique, alimentaire et sociale ; le stress hydrique comme vérité scientifique, et défaite politique : l’article du quotidien du parti de l'Union socialiste des forces populaires ne fait aucun détour. L'eau peut devenir le moteur d'un Maroc résilient, sûr de lui et souverain. Le pays a tout pour transformer la contrainte hydrique en levier de puissance, comme l'ont fait l'Espagne et l'Australie. Mais cela suppose une rupture nette avec la gestion au jour le jour. Ce dont le Maroc a besoin aujourd'hui, ce n'est pas d'un slogan de plus, mais d'un État disposant d'une vision stratégique dans le domaine hydrique et capable de décider. La bataille de l'eau a déjà commencé. La gagner dépend désormais de notre capacité collective à faire de l'hydraulique non pas un secteur, mais une vision nationale.
Placée sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, la XIXe édition du Congrès mondial de l'eau, co-organisée par le ministère de l'Équipement et de l'Eau et l'Association internationale des ressources en eau (IWRA) était placée sous le thème "L'eau dans un monde qui change : Innovation et adaptation".
Mohamed Assouali, Libération (Casablanca) – AllAfrica

 

La stratégie de coopération Sud-Sud et triangulaire de l'ONEE 
La stratégie de coopération Sud-Sud et triangulaire de l'Office national de l'électricité et de l'eau potable (ONEE) a été mise en exergue à Marrakech dans le cadre du XIXe Congrès mondial de l'eau.
Lors d'une session spéciale sous le thème "Tirer parti des financements innovants pour renforcer la coopération Sud-Sud et triangulaire dans le secteur de l'eau", le directeur général de l'ONEE, Tarik Hamane, a indiqué que l'Office a développé une stratégie "solide" de coopération Sud-Sud et triangulaire, sous l'impulsion de la vision éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI. Ladite stratégie, a-t-il précisé, repose sur le partage d'expertise, l'assistance technique et le renforcement des capacités des opérateurs africains dans les domaines de l'eau potable, de l'électricité et de l'assainissement liquide. "Elle s'inscrit pleinement dans l'Initiative Royale visant à faciliter l'accès des pays du Sahel à l'océan Atlantique qui vise à favoriser l'intégration régionale et le développement durable dans cette zone stratégique pour l'avenir du continent", a-t-il ajouté. Et de souligner que l'ONEE, en capitalisant sur de nombreux partenariats réussis dans les domaines de l'eau potable et de l'assainissement liquide avec ses partenaires en Guinée-Conakry, Burkina Faso, Mali, Cameroun, Mauritanie, etc. est actuellement engagée dans plusieurs projets ambitieux de coopération qui s'appuient sur des financements innovants. Le fer de lance de la mise en œuvre de ces programmes est l'Institut international de l'eau et de l'assainissement (IEA) de l'ONEE, "un centre d'excellence reconnu dans le domaine du renforcement des capacités et de la recherche appliquée", a-t-il relevé.
Cette session spéciale, organisée conjointement par l'ONEE et la Banque islamique de développement, a été par ailleurs marquée par la signature de deux conventions. Un mémorandum de coopération a été signé entre l'ONEE et l'Agence française de développement qui lance le programme "Qualité de l'eau" avec les opérateurs d'eau en Afrique. Ce programme ciblé et multipays vise à renforcer les capacités techniques et managériales des opérateurs africains autour de la thématique du contrôle de la qualité de l'eau. Par ailleurs, une convention-cadre de coopération a été conclue entre l'ONEE et l'Office national et l'eau et de l'assainissement du Burkina Faso (ONEA) afin de consolider la coopération entre les deux offices, initiée en 2007. Il s'agit également d'ouvrir la voie à un accompagnement élargi dans la gestion des projets d'eau potable et d'assainissement, la formation des cadres et la génération de la qualité de l'eau au Burkina Faso.
Libération (Casablanca) – AllAfrica

 

SÉNÉGAL
Le nouveau Code de l'eau est fin prêt
Le ministre de l'Hydraulique et de l'Assainissement Cheikh Tidiane Dièye a déclaré lors de l'examen du projet de budget 2026 de son département, que le nouveau Code de l'eau est "fin prêt". Le nouveau Code se substituera à l’ancien, datant de 1985. Intervenant devant l’Assemblée nationale, le ministre a précisé : "Concernant l'autorité de régulation, nous avons élaboré tous les textes et cela va régler beaucoup de problèmes liés au secteur de l'eau. Il y aura également des changements suivant la réforme que le ministère est en train d'instituer." Ces changements au niveau de son département seront institutionnels, de même que des regroupements de services seront effectués, pour assurer "beaucoup plus de cohérence". L’objectif est aussi de tendre vers un rapprochement urbain-rural.
Agence de Presse Sénégalaise (Dakar) – AllAfrica

 

L'hydraulique rurale sera gérée par l'État, le secteur privé et les collectivités territoriales
Le gouvernement veut faire en sorte que la gestion de l'eau dans les zones rurales soit partagée entre l'État, le secteur privé et les collectivités territoriales, a expliqué le ministre de l'Hydraulique et de l'Assainissement, Cheikh Tidiane Dièye.
Une "nouvelle forme" de gestion de l'eau est nécessaire pour le monde rural, selon lui. "Pour y arriver, ce ne sera plus le secteur privé qui va gérer seul l'hydraulique rurale. L'État sera partie prenante de la gouvernance de l'eau dans les zones rurales", a-t-il dit, rappelant que c'est le cas dans les zones urbaines, avec la société SEN'EAU. Les collectivités territoriales seront-elles-mêmes impliquées dans la gouvernance. Cette démarche permettra de résoudre les problèmes auxquels le monde rural est confronté en matière d'approvisionnement en eau, car les responsabilités seront ainsi partagées, estime le ministre, qui précise que les manifestations ou altercations sont généralement liées à la gestion des forages.
Agence de Presse Sénégalaise (Dakar) – AllAfrica

 

Mbane : Des villages privés d'eau potable depuis neuf mois
Les habitants des villages de Thiago, Téméy, Niary, Médina Baidy, Ndoumbelène et Ndiack (dans la commune de Mbane) ont organisé une marche pacifique pour réclamer l'accès à l'eau potable. Ils dénoncent le paradoxe d'être privés d'eau alors que le lac de Guiers, situé à proximité, alimente de nombreuses grandes villes du Sénégal. Arborant des brassards rouges, les habitants ont exigé un accès urgent à l'eau potable. Depuis neuf mois, l'eau ne coule plus des robinets, plongeant des milliers de familles dans une situation de détresse. Le calvaire a débuté avec l'arrêt du fonctionnement de l'unique château d'eau qui alimente Thiago et les villages environnants. Construit pour approvisionner trois bornes fontaines à raison d'une pour 300 habitants, ce dispositif se retrouve aujourd'hui incapable de répondre aux besoins des 15 000 habitants de la zone.
Ibrahima Mbaye, Le Soleil (Dakar) – AllAfrica

Un député affligé par l'absence d'un accès équitable à l'eau dans toutes les localités du pays
Agence de Presse Sénégalaise (Dakar) – AllAfrica
Des parlementaires dénoncent la cherté du coût des branchements proposés par les structures de distribution
Agence de Presse Sénégalaise (Dakar) – AllAfrica

 

Des parlementaires suggèrent de recycler les eaux pluviales pour irriguer les terres en saison sèche
Les députés Fodé Mané et Oumar Bamba suggèrent le recyclage des eaux pluviales pour les réutiliser dans l'irrigation pendant la saison sèche. Ils ont fait cette proposition lors de la plénière de l'Assemblée nationale consacrée à l'examen du budget du ministère de l'Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l'Élevage pour l'exercice 2026. "Les eaux pluviales ont envahi Touba et d'autres localités durant l'hivernage. Pourquoi ne pas recycler ces eaux pour qu'elles servent à irriguer les terres en saison sèche", a proposé Fodé Mané, s'adressant au ministre. M. Diop a également mis en avant l'importance de l'innovations dans l'agriculture. "L'agriculture sous serre, l'expérimentation de nouvelles cultures, la valorisation de nos terres, sont des sujets importants", a-t-il déclaré.
Agence de Presse Sénégalaise (Dakar) – AllAfrica

 

L'État ne veut plus d’habitations dans les zones d'évacuation naturelle des eaux
L'État, par le biais de la collaboration de plusieurs ministères, veut faire en sorte que les populations n'aient plus accès aux espaces n'étant pas propices à l'habitat, a déclaré le ministre de l'Hydraulique et de l'Assainissement, Cheikh Tidiane Dièye, qui intervenait devant les députés réunis pour examiner le budget 2026 de son département ministériel. Le ministère de l'Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l'Aménagement des territoires collabore avec celui chargé de l'Hydraulique et de l'Assainissement à la réalisation de cette ambition, selon Cheikh Tidiane Dièye. Les habitants de ces zones d'évacuation naturelle seront relogés ailleurs, a-t-il promis aux députés.
Agence de Presse Sénégalaise (Dakar) – AllAfrica

 

BASSIN DU NIGER
L’Autorité de bassin en quête de dynamisation
Le ministre de l'Environnement, de l'Eau et de l'Assainissement, Roger Baro, a présidé, vendredi 5 décembre, à Ouagadougou, la 44ème session des ministres de l'Autorité du Bassin du Niger.
Les pays de l'Autorité du bassin du Niger (ABN) sont engagés dans une bonne gouvernance de l'organisation. C'est dans ce cadre qu'elle a organisé cette 44ème session des ministres afin de consolider la coopération régionale, d'améliorer la gestion concertée et durable des ressources en eau et des écosystèmes associés, pour un développement intégré, inclusif et résilient dans les portions nationales des neuf pays riverains du bassin du Niger. Le président du Conseil des ministres a indiqué que l'ABN n'est pas qu'un instrument technique mais un espace de solidarité, un cadre diplomatique et un levier de cohésion régionale, qui fait face à des défis majeurs. "Face à ces défis, nous devons agir de manière concertée et efficace. Il nous revient d'assurer une gestion intégrée, durable et souveraine des ressources en eau, de renforcer la résilience des communautés et de faire de notre bassin un véritable moteur de paix et de développement", a-t-il déclaré.
Yasmine Aïda, Sidwaya (Ouagadougou) – AllAfrica

 

CONGO-BRAZZAVILLE
De bonnes perspectives dans les domaines de l'assainissement et du développement local

Le ministre de l'Assainissement urbain, du Développement local et de l'Entretien routier, Juste Désiré Mondélé, et le directeur général adjoint de la Banque africaine de développement (BAD) pour l'Afrique centrale, Mohamed Chérif, ont évoqué le 2 décembre à Brazzaville des possibilités de collaboration et de financements entre les deux parties. Également directeur pays pour la République démocratique du Congo de la BAD, Mohamed Chérif et le ministre Juste Désiré Mondélé ont, entre autres, passé en revue les grands axes de la coopération existant entre cette institution et la République du Congo. "Je pense que Monsieur le ministre a bien mentionné que son département s'occupe de l'assainissement, du développement local et de l'entretien routier. Ce sont des secteurs extrêmement importants pour la population pour le pays. Nous avons parlé des possibilités de collaboration et de financements par la banque, nous avons également passé en revue certaines activités qui sont déjà en cours sur lesquelles nous avons promis de retourner à la BAD pour voir comment nous pourrons accélérer leur traitement", a expliqué le directeur général adjoint de la BAD pour l'Afrique centrale.
Parfait Douniama, Les Dépêches de Brazzaville (Brazzaville) – AllAfrica

 

ANGOLA
Un potentiel d'irrigation de 17 millions d'hectares
Le ministre de l'Agriculture et des Forêts, Isaac dos Anjos, a annoncé que les bassins hydrographiques de l'Angola possèdent un potentiel d'irrigation pouvant atteindre 17 millions d'hectares. Lors d'une conférence de presse à l'issue de la 11ème session ordinaire du Conseil national de l'eau (CNA), présidée par la vice-présidente de la République, Esperança da Costa, le ministre a précisé qu'une utilisation optimale des surfaces disponibles permettrait d'atteindre la superficie irriguée de trois millions d'hectares. Le ministre a souligné que ces informations ont conduit à une analyse de l'état actuel des périmètres irrigués, ainsi qu'à la volonté du gouvernement d'assurer une meilleure exploitation de ces zones. "Nous devons nous efforcer de transformer ces espaces en terres plus rentables, générant des ressources financières pour les producteurs et pour le pays", a-t-il insisté. De son côté, le ministre de l'Énergie et de l'Eau, João Baptista Borges, a révélé que, selon l'étude menée dans le cadre du Plan Irriga, environ 140 périmètres sont déjà irrigués, dont 40 ont fait l'objet de visites et d'analyses dans le rapport présenté. "L'objectif est de rendre irrigables environ cinq millions d'hectares, grâce à la mise en œuvre de mesures visant à améliorer la disponibilité et le pompage de l'eau vers les périmètres irrigués. Cela facilitera le regroupement de la population dans des zones bénéficiant d'un accès à l'eau, simplifiant ainsi la gouvernance", a déclaré João Baptista Borges.
L'Angola compte 47 grands bassins hydrographiques, dont 5 sont partagés avec les pays voisins.
Angola Press Agency (Luanda) – AllAfrica

 

MADAGASCAR
Le pays se dote d'une politique nationale EAH
La Grande Île dispose d'un cadre réglementaire clair devant lui permettre de faire face aux défis actuels et futurs en matière d'eau, assainissement et hygiène.
Vingt-huit ans après la Déclaration de politique sectorielle de 1997, Madagascar se dote enfin d'une politique nationale en matière d'eau, d'assainissement et d'hygiène (PNEAH). Née d'un processus participatif impliquant les diverses parties prenantes, dont le ministère de l'Eau, de l'Assainissement et de l'Hygiène, cette politique constitue une avancée et le témoignage d’une volonté de "contribuer au développement socio-économique du pays à travers la gestion durable et rationnelle des ressources en eau, à l'accès aux services d'alimentation en eau, aux services d'assainissement et hygiène, pérennes et résilients au changement climatique."
Le document ambitionne d'être le cadre stratégique qui permettra au pays de relever les défis du secteur et d’initier les actions à mener.  La PNEAH ainsi définie met désormais l'accent sur les composantes Assainissement et Hygiène, jusqu'ici moins prioritaires.
José Belalahy, Midi Madagasikara (Antananarivo) – AllAfrica

 

L’accompagnement de la Banque mondiale
La Banque mondiale accompagne Madagascar dans le processus de résolution des problématiques inhérentes à l'approvisionnement en eau dans la Grande Île.
Les points importants de l'approvisionnement en eau dans la capitale de Madagascar ont été discutés en marge d'un déjeuner de presse entre les équipes de la Banque mondiale conduites par son country manager, Atou Seck, et des représentants de la presse malgache. Dans la discussion, le représentant de l’institution a noté que la résolution des problèmes se fera via le Projet d'amélioration de l'accès à l'eau potable de Madagascar (PAAEP) qui devrait permettre de couvrir les 100 000 mètres cubes de déficit de production d'eau à Antananarivo. En effet, celle-ci a un besoin de 300 000 m3 tandis que la production est de 200 000 m3 seulement.
Les pertes physiques représentent 22 % de la production. Outre les pertes physiques causées par la vétusté des conduites, le country manager a également avancé des pertes commerciales importantes. Ensemble ces pertes représenteraient près de 164 milliards d'ariarys d'impayés cumulés. Le PAAEP devrait ainsi "donner 50 000 m3 additionnels cette année, d'ici mars sur les 100 000 de déficit". La couverture des 100 000 m3 de déficit devrait quant à elle se faire d'ici 2027. Outre Antananarivo, le projet PAAEP intervient également à Antsiranana, Antsirabe, Manakara, Mananjary, Fianarantsoa et Mahajanga.
José Belalahy, Midi Madagasikara (Antananarivo) – AllAfrica

 

Nouvelle station de traitement d'eau et réseau renforcé pour Antananarivo
Plus de 70 millions d'euros seront alloués au projet JIRAMA Water III, qui permettra de produire plus d'eau pour les habitants de la capitale et de renforcer le réseau de distribution.
La première pierre du projet a été posée à Amoronakona, marquant le lancement d'un chantier majeur pour la sécurisation de l'alimentation en eau potable d'Antananarivo. Selon ses promoteurs, ce projet vise à mettre fin aux pénuries récurrentes qui touchent des centaines de milliers de ménages de la capitale et de sa périphérie.
Financé à hauteur de 73,26 millions d'euros par la Banque européenne d'investissement (BEI) et l'Union européenne, le projet JIRAMA Water III est le fruit d'un long travail de préparation mené conjointement par le ministère de l'Économie et des Finances, le ministère de l'Eau, de l'Assainissement et de l'Hygiène, la JIRAMA et les partenaires techniques. Il s'inscrit parmi les projets structurants destinés à accompagner la croissance urbaine d'Antananarivo. À terme, le projet vise à améliorer l'accès à l'eau potable pour environ 800 000 habitants. La capacité de production sera accrue de 50 000 mètres cubes par jour, tandis que les capacités de stockage seront élargies de 1 500 m3. Au total, 140 kilomètres de nouvelles conduites seront installés et 40 km de réseau existant réhabilités, afin de réduire les pertes et d'optimiser la distribution.
Antsa R., Midi Madagasikara (Antananarivo) – AllAfrica

 

LA RÉUNION
Le BRGM et la Région signent un contrat d’objectifs, de moyens et de performance
À la suite de l’accord-cadre conclu il y a un an, Jean-Pierre Chabriat, conseiller régional délégué à l’enseignement supérieur, à la recherche et à la transition énergétique, et Ingrid Girardeau, directrice du BRGM Réunion, ont signé le16 décembre un contrat d’objectifs, de moyens et de performance pour la période 2025–2028. Ce contrat s’articule autour de deux axes prioritaires : d'une part, l’amélioration de la connaissance géologique profonde de l’île, afin de soutenir la souveraineté énergétique (géothermie) ; d'autre part, l’étude des risques naturels et des impacts des cours d’eau sur le littoral, pour la protection des populations et l’adaptation au changement climatique. Des objectifs transversaux complètent ces axes, en particulier la gestion durable de l’eau.
BRGM

 

MAURICE
Des habitants bloquent la route

Tôt le matin du lundi 8 décembre, la colère a éclaté au Morne, dans le Sud, où des habitants ont décidé de bloquer la route principale pour protester contre l'absence d'eau courante. Depuis plusieurs jours, pas une seule goutte ne sort du robinet, déplorent-ils. Une situation que les résidents décrivent comme "devenue insoutenable". En signe de protestation, ils ont placé une petite citerne d'eau au milieu de la route, symbole de leur exaspération face à un problème qui, selon eux, "dure depuis trop longtemps". La circulation a été paralysée pendant plusieurs minutes tandis que les policiers tentaient de rétablir le calme et d'ouvrir le dialogue avec la population. Les habitants réclament une intervention urgente des autorités et un retour à un approvisionnement normal. Sollicitée, la Central Water Authority (CWA) a confirmé que la pénurie d'eau dans la région découlait de l'arrêt de la CPS (l'unité mobile de traitement) de Baie-du-Cap, principale source d'alimentation du secteur.
Stewelderson Casimir, L'Express (Port Louis) – AllAfrica

 

BURUNDI
Le Groupe de la Banque mondiale élargit l'accès à l'eau potable et à l'assainissement

Une nouvelle usine de traitement d'eau potable à Bujumbura ajoutera bientôt 60 000 mètres cubes d'eau par jour à l'approvisionnement de la ville, améliorant ainsi l'accès fiable pour les familles et les entreprises.
Le projet d'accès à l'eau potable et à l'assainissement (PAEPA) approuvé, étendra l'accès à l'eau potable à 615 000 personnes dans tout le pays, dont environ 490 000 habitants de Bujumbura qui bénéficieront d'un approvisionnement en eau sûr et fiable directement à leur domicile. Le projet fournira également des services d'assainissement de base à 55 000 personnes vivant en zones rurales, contribuant à réduire les maladies hydriques et à améliorer la santé des communautés. "L'accès à l'eau potable et à l'assainissement est fondamental pour le développement de tout pays. Reconnaissant ce besoin essentiel, le Projet d'accès à l'eau potable et à l'assainissement (PAEPA) au Burundi est mis en œuvre selon une approche programmatique multi-phase (MPA), qui permet le partage des connaissances régionales", a déclaré Babacar Faye, directeur Pays du Groupe de la Banque mondiale pour le Burundi.
Le Burundi continue de faire face à des défis importants en matière d'accès à l'eau et à l'assainissement, particulièrement dans les zones rurales mal desservies, tandis que le changement climatique exerce une pression accrue sur des infrastructures existantes et fragiles. Les réformes en cours du gouvernement visent à transformer le secteur, à ouvrir la voie à une participation accrue du secteur privé et à mobiliser des investissements substantiels à l'avenir. Pour soutenir ces objectifs, le Groupe de la Banque mondiale a approuvé le PAEPA, financé par un don de 80 millions de dollars de l'Association internationale de développement (IDA/Groupe de la Banque mondiale). Cette opération marque la première intervention de la Banque dans le secteur de l'eau et de l'assainissement au Burundi depuis plus de 15 ans. Faisant preuve d'une forte appropriation et d'un leadership affirmé, le Gouvernement du Burundi apporte un financement de contrepartie de 10 millions de dollars pour investir dans des services d'eau, d'assainissement et d'hygiène (EAH) résilients. Au-delà des infrastructures, le projet contribuera à améliorer la performance de la Régie de production et de distribution d'eau et d'électricité du Burundi (REGIDESO), à réduire les pertes d'eau et à appuyer les opérateurs privés qui fournissent des services dans les communautés rurales. Il renforcera également la sécurité hydrique à long terme grâce à un plan de gestion d'un aquifère transfrontalier.
World Bank (Washington, DC) – AllAfrica

 

COMORES
Après la démission du directeur de la SONEDE, les usagers dénoncent des pénuries
Soundi Goulam, premier directeur de la Société nationale d'exploitation et de distribution des eaux (SONEDE), créée en 2019, a démissionné lundi 1er décembre. Il affirme n'avoir atteint que 35 % des objectifs fixés par le chef de l'État. Mais ce chiffre, comme son départ, est contesté. Beaucoup estiment qu'il a été poussé vers la sortie et que la situation sur le terrain est bien pire avec un réseau vétuste, des pénuries d'eau et un secteur à bout de souffle malgré les projets annoncés.
Beaucoup de Comoriens dépendent des vendeurs d'eau en jerricanes à 250 francs les 20 litres et des camions citernes. Et les projets annoncés se font toujours désirer. Si l'ex-patron de la SONEDE parle de 35 % des objectifs remplis au niveau national, à Moroni la capitale, de nombreux consommateurs dénoncent l'écart entre les annonces officielles et la réalité.
Al-Hamdi vit au nord de Moroni et sa frustration est immense. "Il aurait pu démissionner il y a très longtemps, juge cet usager. On ne peut pas faire sept années dans une société et ne pas atteindre au moins les 50 % des objectifs. En fait, on ne comprend pas parce que ça fait des années et des années qu'on nous parle d'investissement, mais rien de concret. Sur les papiers, peut-être, il atteint les 35 %, mais nous qui demandons à avoir de l'eau dans nos maisons, je pense qu'il n'a même pas atteint 5 % des objectifs." Nasra Mohamed Issa, présidente de la Fédération des consommateurs, dénonce une situation devenue intenable aux Comores. "Les ménages en souffrent pour une eau dont on n'est pas sûr de sa qualité", constate-t-elle. "Quand on est à la tête d'une entreprise, on essaie de trouver des solutions. On a entendu des subventions à droite à gauche qui sont arrivées, mais il n'y a jamais eu d'amélioration. Pour un directeur, je pense qu'il a 100 % de responsabilité. Là, il n'a pas assumé. Six ans, je pense que c'est un peu beaucoup quand même."
Le Fonds saoudien, la Banque mondiale, le Maroc, mais aussi le gouvernement : la SONEDE a bénéficié de multiples aides qui ont permis, selon son directeur sortant, d'engager plusieurs réformes. Mais pour les citoyens, l'essentiel se situe ailleurs.
Abdallah Mzembaba, Radio France Internationale – AllAfrica

 

MAGHREB MACHREK
État du climat dans la région arabe 2024
La hausse des températures s’accélère et les répercussions s’amplifient
Selon le premier rapport de l’Organisation météorologique mondiale (OMM) sur l’état du climat dans la région arabe, cette partie du monde a connu en 2024 son année la plus chaude jamais enregistrée et le rythme du réchauffement s’y est accéléré au cours des dernières décennies, parallèlement à l’intensification des vagues de chaleur et des sécheresses ainsi qu’à la survenue de tempêtes et de précipitations extrêmes.
Le rapport sur l’état du climat dans la région arabe en 2024 a été élaboré par l’OMM en partenariat avec la Commission économique et sociale pour l’Asie occidentale et la Ligue des États arabes afin d’éclairer la prise de décisions dans une région vulnérable au climat, qui compte 15 des pays les plus pauvres en eau du monde.
State of the Climate in the Arab Region 2024

 

 

Asie

 

ISRAËL

CHINE
Une usine de dessalement révolutionnaire

À Rizhao, dans le Shandong (province au sud de Beijing, l'une des plus peuplées du pays), un site industriel repense entièrement le dessalement pour produire de l'eau douce à bas coût, de l’hydrogène et en valorisant intégralement la saumure.
GEO
Plus de détails – H2mobile

 


Amériques

 

CANADA 
Pesticides
La fin des évaluations régulières de Santé Canada inquiète

Des chercheurs et des organisations non gouvernementales s'inquiètent de l'intention du gouvernement fédéral d'arrêter la réévaluation régulière des pesticides. Dans une lettre publiée le 18 décembre, ils demandent au Canada de "choisir la science et la santé plutôt que les lobbyistes". Ottawa assure que sa réforme renforcera la surveillance.
La trentaine de signataires, provenant de différentes provinces, exhortent le gouvernement fédéral à renoncer aux mesures annoncées dans le dernier budget, qui, selon eux, visent à affaiblir le processus canadien de réglementation des pesticides. Début novembre, Ottawa a déclaré vouloir changer la loi pour supprimer les réévaluations cycliques des pesticides et faciliter ainsi une surveillance moderne fondée sur le risque. Actuellement, Santé Canada réévalue chaque pesticide tous les 15 ans pour s'assurer qu'il continue de répondre aux normes en vigueur et ne pose pas de risques pour la santé humaine et l'environnement. Avec la réforme, le rendez-vous régulier de réévaluation n'existerait plus. Par exemple, en 2017, l'herbicide glyphosate a été réautorisé pour 15 ans après un de ces examens. Les signataires de la lettre rappellent que des controverses récentes sur les herbicides à base de glyphosate mettent en lumière des failles réglementaires. Santé Canada a reconnu avoir utilisé une étude frauduleuse qui concluait que le produit n'était pas dangereux.
Une semaine auparavant, d'autres chercheurs avaient publié une lettre dans le quotidien Le Devoir pour dénoncer la réforme. Ils rappelaient que plus de 7 000 pesticides sont enregistrés au Canada et que la réévaluation cyclique est la pierre angulaire du maintien de la sécurité.
Radio-Canada

 

QUÉBEC
Quand les garde-fous contre la pollution industrielle cèdent
Un ancien site d’enfouissement de la papetière Domtar en Estrie a contaminé la nappe phréatique.
En 2019, la papetière Domtar a financé le raccordement de plus d’une quarantaine de résidences de Val-Joli à l’aqueduc municipal de Windsor, condamnant au passage des dizaines de puits artésiens. La cause : des taux élevés d’arsenic et de manganèse dans la nappe phréatique, une contamination attribuée à un ancien site d’enfouissement de l’entreprise. Si cet événement avait fait peu de bruit à l’époque, il refait aujourd’hui surface à la lumière de récentes enquêtes soulevant des questions sur la pollution causée par l’industrie du papier.
Le département Enquête de Radio-Canada a voulu décortiquer ce dossier pour comprendre comment les garde-fous environnementaux et municipaux censés protéger les citoyens contre la pollution industrielle ne semblent pas avoir fonctionné.
Radio-Canada

 

Pas de répit pour la disparition des milieux humides
Le gouvernement a accordé des milliers d’autorisations de détruire malgré sa prétention à "aucune perte nette".
Près de dix ans après l’adoption de la loi censée freiner la disparition des milieux humides au Québec, l’échec semble évident. Les données fournies au Devoir par le ministère de l’Environnement démontrent que le gouvernement a accordé des milliers d’autorisations permettant de détruire ces écosystèmes essentiels, tout en accumulant plus de 270 millions de dollars en dédommagements. Malgré ce pactole, les compensations sont pour ainsi dire inexistantes.
Alexandre Shields – Le Devoir


ÉTATS-UNIS
L’administration Trump veut fermer un centre de recherche sur le climat
L'administration Trump a annoncé le 16 décembre son intention de démanteler le Centre national de recherche atmosphérique (NCAR) de Boulder, dans l'État du Colorado, accusant ce centre, en pointe sur les questions du réchauffement climatique, d'être alarmiste. "La Fondation nationale pour la science va démanteler le Centre national de recherche atmosphérique (NCAR) de Boulder, dans le Colorado", a écrit sur son compte X le directeur du Bureau du budget de la Maison-Blanche (OBM), Russ Vought. "Ce centre est l'une des principales sources d'alarmisme climatique aux États-Unis", a-t-il ajouté en précisant : "Un examen approfondi est en cours et toutes les activités essentielles, comme la recherche météorologique, seront transférées vers une autre entité ou un autre site."
Fondé en 1960, le NCAR mène des recherches et forme des scientifiques du monde entier sur les questions liées aux changements climatiques.
Radio-Canada


L'EPA, plus conciliante que jamais

L'Agence américaine de protection de l'environnement (EPA) a signé un accord à l'amiable et une ordonnance définitive (CAFO) avec E.L. Harvey & Sons, Inc., Trojan Recycling, Inc., Nauset Disposal Holdings, Inc. et Arrowhead Environmental Partners LLC, mettant fin aux poursuites engagées par l'EPA contre ces entreprises pour violation de la loi sur la qualité de l'eau (CWA, Clean Act Water) en matière de gestion des eaux pluviales. Au total, sept installations de traitement des déchets et de recyclage ainsi que d'entretien de véhicules situées dans le Massachusetts auraient rejeté des déchets industriels dans les eaux des États-Unis sans les permis requis par la CWA. Ces sociétés sont des filiales indirectes de Waste Connections U.S. Holdings, Inc.
"En vertu de la loi sur la qualité de l'eau, le gouvernement fédéral, les États et les tribus ont chacun un rôle essentiel à jouer dans la protection de la qualité des eaux de notre pays en examinant les demandes et en délivrant des permis relatifs aux polluants rejetés dans nos plans d'eau", a déclaré Mark Sanborn, administrateur de l'EPA pour la région Nouvelle-Angleterre, n’hésitant pas à ajouter : "Une eau propre est essentielle à notre santé, à notre environnement et à notre économie."
EPA

 

État de New York : 3,8 milliards de dollars investi en 2025
L'État de New York a annoncé avoir investi 3,8 milliards de dollars dans les infrastructures locales liées à l'eau au cours du dernier exercice financier. Parmi les centaines de projets qui ont été rendus possibles grâce à des subventions et des investissements figurent la modernisation des stations d'épuration, la construction et la réparation de conduites d'eau principales, l'inventaire et le remplacement des conduites de service en plomb, ainsi que l'acquisition de terrains pour la protection de la ressource.
Water Technology 

 

 

Économie

 

Chine – Suez signe de nouveaux partenariats majeurs
Suez annonce la signature de deux collaborations avec des acteurs locaux du Jiangsu et du Shandong, pour intensifier la coopération dans les secteurs de l’eau et des déchets.
Dans la province du Jiangsu, Suez s’associera à la zone de développement économique de Lianyun afin d’étudier conjointement un projet d’investissement pour la construction et l’exploitation d’une nouvelle unité de traitement des eaux industrielles. Avec un investissement d’environ 440 millions de RMB, l’installation sera dotée d’une capacité de production de 50 000 m3/jour d’eau industrielle et de 20 000 m3/jour d’eau déminéralisée.
Pôle économique régional de premier plan, la zone de développement économique de Lianyun rassemble plus de 1 000 entreprises, notamment dans les matériaux de nouvelle génération et la fabrication avancée, et fait face à une demande croissante en eau industrielle de qualité supérieure.
Dans la province du Shandong, Suez a signé un protocole d’accord avec Shandong Public Water Group. Ce partenariat, qui s’inscrit dans une collaboration de long terme entre les deux acteurs, pour l’approvisionnement en eau municipale et industrielle, vise à renforcer la coopération au niveau stratégique, plutôt que projet par projet. En conjuguant les ressources locales de Shandong Public et l’expertise mondiale de Suez, l’alliance élargira son périmètre au-delà des services d’eau pour inclure le développement des infrastructures et la gestion des déchets.
Depuis 2023, Shandong Public Water Group compte parmi les partenaires clés de Suez dans la province. Leur coopération a permis d’obtenir des résultats significatifs en matière de valorisation des ressources à la station d’épuration municipale de Qufu, tandis que dans le parc industriel de Jining, un projet "zéro rejet liquide" permet de fournir chaque année 3,6 millions de m3 d’eau de substitution – l’équivalent d’environ 1 500 piscines olympiques – et récupère 85 % de sel cristallin sous forme de sulfate de sodium, générant des bénéfices tangibles pour l’environnement et l’économie circulaire.

 

H2O Innovation s’associe à Fathom Water pour s'adresser marché des semi-conducteurs
H2O Innovation annonce la signature d’un contrat de partenariat exclusif avec Fathom Water Corporation qui leur permettra d’entreprendre, de proposer et de réaliser conjointement des projets de traitement et de réutilisation des eaux usées pour l’industrie nord-américaine des semi-conducteurs. Cette collaboration stratégique permet de mettre en commun le réseau de partenaires et la connaissance approfondie du secteur de Fathom Water avec le savoir-faire technique d’H2O Innovation en matière de conception et de fabrication de systèmes de traitement d’eau et des eaux usées utilisant des technologies membranaires. 
Fathom Water est la première entreprise au monde à se consacrer exclusivement aux logiciels destinés au secteur de l’eau afin de répondre aux exigences les plus strictes en matière de production. L'entreprise allie une expertise en ingénierie des procédés à une intelligence artificielle agentive pour concevoir, déployer et optimiser des systèmes hydrauliques qui alimentent les fabricants de semi-conducteurs et de batteries, les centres de données et d’autres industries de la nouvelle génération.  

 

 

Évènements

 

08 janvier 2026 – WEB
Vert, le fluvial

Voies navigables de France organise en matinée (10h-12h30) un webinaire consacré à la transition énergétique du secteur fluvial. Ce webinaire rassemblera la communauté des acteurs engagés dans la transition écologique du secteur fluvial pour faire le point sur les principales évolutions et réalisations en matière de carburants décarbonés : biogaz, méthanol, recharge électrique, fiscalité du carburant fluvial (IRICC) ou encore dresser le bilan pour la profession du guichet unique d’aides au verdissement du secteur fluvial. Un large panel d’experts interviendra lors de ce webinaire : VNF, ministère de l’Aménagement du territoire, ADEME, E2F, INE, CMA-CGM, GREENEA, IFPEN…
Programme

 

15 janvier 2026 – WEB
Regards croisés sur la qualité de l’eau

La Zone Atelier Loire (ZAL) et le Pôle Aquanova organisent ce webinaire à l'attention des chercheurs, opérationnels, collectivités et gestionnaires. L’objectif est de travailler au rapprochement des sphères académiques et opérationnelles au sens large, autour de la Loire, et de s’intéresser plus largement à la question des transferts de micropolluants, leurs impacts sur la qualité de l’eau et les enjeux sanitaires associés. Les enjeux scientifiques de ce type de rencontre sont multiples, pour promouvoir les échanges et les collaborations, faire immerger des innovations et/ou co-construire des actions de recherche et d’innovations.
Programme et inscriptions

 

21-22 janvier 2026, Rennes – France
Carrefour des gestions locales de l’eau

Le programme met en avant trois grandes priorités : la sobriété, la préservation des sols et l’adaptation des infrastructures. La plénière d’ouverture, portée par la Région Bretagne et l’Agence de l’eau Loire-Bretagne, mettra en lumière "l’importance des sols et du changement de pratiques" : captages, zones humides et qualité de l’eau. Le BRGM présentera l’étude hydrogéologique de l’Orne pour mieux anticiper les effets de la sécheresse. Sur le volet gestion des eaux pluviales, le CEREMA, le GRAIE et Adopta animeront une session commune sur les solutions de gestion intégrée des eaux pluviales. L’espace "Solutions fondées sur la Nature" occupera une place renforcée avec ateliers pratiques, retours d’expérience, serious games et animations interactives, mettant en avant des pratiques durables et inspirantes.
Enfin, le pôle Formation & Emploi, lancé en 2025, sera enrichi par la participation d’écoles et de filières post-bac spécialisées dans les métiers de l’eau et de l’environnement. Co-animé par des enseignants, l’OIEAU, la Fédération professionnelle des entreprises de l’eau (FP2E) et la Filière Française de l’Eau, il mettra en lumière les nouveaux métiers de la transition hydrique.
Carrefour des gestions locales de l'eau 

 

02 FÉVRIER
Journée mondiale des zones humides 2026

Chaque année, la Journée mondiale des zones humides est célébrée le 2 février, pour commémorer la signature de la convention sur les zones humides, le 2 février 1971, dans la ville iranienne de Ramsar. L’édition 2026 vous invite du 30 janvier au 1er mars 2026 à vous mobiliser en proposant : sorties nature, ateliers, expositions, projections, diaporamas, conférences/débats, chantiers et activités culturelles autour du thème (facultatif) "Zones humides et savoirs traditionnels : célébrer le patrimoine culturel".
JMZH 2026 

 

04-06 mars 2026, Grenoble – France
Congrès Eau & Intelligence artificielle
La Société Hydrotechnique de France est fière d'annoncer la tenue au World Trade Center de Grenoble de ce premier Congrès Eau & Intelligence artificielle dont l'objectif est de croiser, trois jours durant, les expertises en données, algorithmie et ingénierie hydraulique.
L’eau et l’intelligence artificielle se rencontrent aujourd’hui au cœur des défis environnementaux et climatiques. La collecte et l’analyse massive de données, couplées à des algorithmes avancés, permettent de prévoir les ressources, anticiper les sécheresses et inondations, optimiser la gestion des systèmes hydrauliques et surveiller la qualité de l’eau en temps réel. Le Congrès Eau & IA se positionne comme le premier rendez-vous national dédié à cette convergence, offrant un espace unique de dialogue et de collaboration entre chercheurs, industriels, startups et décideurs. Ce congrès permettra de favoriser l’innovation, partager les bonnes pratiques et imaginer des solutions concrètes et opérationnelles pour une gestion durable et intelligente de l’eau. Les thématiques principales abordées : Prévision des ressources en eau, sécheresses et inondations ; Surveillance de la qualité de l’eau ; Nouvelles approches IA dans le domaine de l’eau ; Gestion des systèmes et des aménagements ; Analyse de données et approches métrologiques ; Impact climatique et adaptation ; Équité, engagement citoyen et sensibilisation ; Exploitation des ressources documentaires.
En complément des conférences et des expositions, des ateliers thématiques interactifs seront organisés afin de favoriser l’échange d’expériences et la mise en pratique des solutions présentées. Ces ateliers permettront de présenter des cas concrets ou innovations technologique, d’expérimenter des outils numériques et de partager leurs retours terrain. Véritables espaces collaboratifs, ils offriront l’opportunité d’approfondir les enjeux scientifiques, techniques et opérationnels liés à l’eau et à l’IA.
Congrès Eau & IA

 

24 mars 2026, Paris – France
20ème édition de TechInnov

Accueilli au Parc floral de Paris, Techinnov est le rendez-vous business dédié à l’innovation en France. Créateur de synergies et véritable carrefour de rencontres, l’évènement favorise les rencontres d’affaires et partenariales entre grands groupes, ETI, PME/PMI, structures de recherches, startups et investisseurs, clusters et territoires innovants. Le Cluster Eau Milieux Sols Paris Île-de-France y sera présent.
Techninnov

 

15-18 juin 2026, Champs-sur-Marne – France
Colloque SHF : Sécheresse 2026
De 1976 à aujourd'hui, quelles avancées dans la connaissance et la gestion des sécheresses pour mieux s’adapter aux crises futures ?

Cinquante ans après la sécheresse de 1976, où en est-on de la connaissance de ces phénomènes, de leurs caractéristiques et de leurs impacts ? Dans quelle mesure a-t-on progressé dans leur anticipation et leur gestion pour en limiter les conséquences ? Que sait-on de leur évolution à long terme dans un contexte de changement climatique et comment les acteurs de l’eau, les usagers et les territoires se préparent-ils aux crises de l’eau du XXIe siècle ? Cette conférence se veut être un lieu d’échange d’expériences et de connaissances interdisciplinaires sur ces questions, en croisant les perspectives scientifiques, techniques, opérationnelles, sociétales et institutionnelles. Plus spécifiquement, les communications attendues s’inscriront dans un ou plusieurs des champs suivants : Connaissance des sécheresses et de leurs impacts ; Gestion des sécheresses et retours d’expérience ; Analyses prospectives et adaptation aux sécheresses futures.
Une session spéciale sera organisée en clôture de ce colloque par le réseau "Les Sciences humaines et sociales et les enjeux de l’eau" de la SHF et de l’Académie de l’eau.
Projets de communications attendus pour le 5 septembre 2025.
Détails

 

30 septembre-02 octobre 2026, Rouen – France
Colloque SHF : Continuums fluviaux et littoraux
Aménagements et Biodiversité des continuums fluviaux et littoraux

En novembre 2022, la Société Hydrotechnique de France organisait un premier colloque sur les interactions entre les aménagements implantés sur ou en bordure des cours d’eau et la qualité des écosystèmes qui les entourent. Trois années se sont écoulées, marquées par une succession d’épisodes de fortes sécheresses ou de fortes pluviométries, la SHF vous propose de faire le point sur ces sujets dans une nouvelle manifestation pour laquelle le choix a été fait d’étendre les milieux naturels à l’ensemble du continuum Terre-Mer, des cours d’eaux aux milieux littoraux et leurs interfaces que constituent les estuaires et les deltas.
Le colloque couvrira de façon non limitative les nombreuses démarches d’intégration environnementale d’aménagements situés dans les corridors fluviaux et littoraux
Projets de communications attendus pour le 30 novembre 2025.
Détails

 

12-17 octobre 2026, Marseille – France
Eau et résilience de l’agriculture face au défi climatique

Ce 26ème Congrès International ICID (International Commission on Irrigation and Drainage) ambitionne de marquer une nouvelle étape dans la réflexion collective sur l’avenir de l’agriculture irriguée face aux défis globaux. Il engagera la réflexion sur l’utilisation de l’intelligence artificielle dans l’agriculture irriguée, et permettra de découvrir les possibilités offertes aujourd’hui par les dernières innovations et technologies, telles que la réutilisation des eaux et le dessalement.
Près des deux tiers des terres agricoles dans le monde dépendent de l’eau de pluie, ce qui fait du climat le facteur principal influençant la productivité des cultures. Le changement climatique représente donc une contrainte majeure, impactant l’agriculture à la fois directement et indirectement. C’est pourquoi faire face à cette crise climatique exige des changements radicaux et une restructuration profonde de nos systèmes agricoles traditionnels. Il ne fait aucun doute que garantir la sécurité en eau et en alimentation passera par une agriculture irriguée moderne et innovante. Dès lors, nous devons nous poser la question suivante : comment l’irrigation moderne et une bonne gestion des systèmes de drainage peuvent-elles contribuer à cette transition agroécologique ?
Site de l'évènement

 

02-04 décembre 2026 – Émirats arabes unis
Conférence des Nations unies sur l'eau 2026
La réalisation de l'Objectif de développement durable relatif à l'eau propre et à l'assainissement (ODD-6) est une fin essentielle en soi et est également indispensable pour faire progresser l'Agenda 2030 dans son ensemble. Alors que nous entrons dans les cinq dernières années de l'Agenda 2030 et de ses ODD, le monde doit faire affluer les investissements, l'innovation, la volonté politique et l'esprit de solidarité vers l'ODD-6. La Conférence des Nations unies sur l'eau de 2026, organisée conjointement par les Émirats arabes unis et le Sénégal, et convoquée aux Émirats arabes unis du 2 au 4 décembre 2026, souhaite donner vie à cet esprit de solidarité et contribuer à construire un avenir sûr en matière d'eau pour tous.
2026 UN Water Conference

 

Les villes hôtes des Congrès et Expositions mondiaux de l'eau 2028 et 2030 de l'IWA
L'IWA a le plaisir d'annoncer que Kuching, en Malaisie, a été choisie pour accueillir le Congrès mondial de l'eau et l'Exposition de l'IWA en 2028, et São Paulo, au Brésil, pour l'édition de 2030. Des propositions remarquables soutenues par des délégations de haut niveau ont été reçues des deux candidats, la candidature malaisienne étant menée par l'Association malaisienne de l'eau et la candidature brésilienne par l'ABES, Association brésilienne de l'ingénierie sanitaire et environnementale.  

 

 

Formations

 

Agriculture : La formation des ingénieurs à l’heure des transitions
Bioplastiques à base de plantes, biogaz à partir de déchets organiques… les innovations biosourcées participent aujourd’hui à la "dépétrolisation" de l’économie. Cette évolution impose de réfléchir aux compétences dont les ingénieurs en agronomie et agro-industries ont besoin et de faire évoluer les formations.
Derrière ces nouveaux besoins, il y a le développement de la bioéconomie, l’économie basée sur le vivant. Les agroécosystèmes à construire doivent fournir à la fois des services écosystémiques (par exemple en restituant les matières organiques au sol) mais également assurer la production des bioressources dans un contexte d’accélération de changement climatique et de perte de biodiversité. Le marché représentée s’élève déjà à 326 milliards d’euros de chiffre d’affaires, soit près de 15 % du PIB et 2 millions de salariés en France. Le pays compte d’ailleurs doubler la masse annuelle de biomasse exploitée hors finalités alimentaires d’ici 2050. L’objectif est de générer de 50 000 à 100 000 nouveaux emplois par année dans ce secteur. Dans ce contexte, les enjeux clés pour l’agronomie et ses praticiens sont : l’allocation des sols en fonction des usages, la conception et l’optimisation des procédés de transformation, l’organisation des filières agricoles, et le développement de compétences nouvelles.
Cela impose d’anticiper les métiers et les besoins d’expertise et de formation. Ce constat a amené certaines écoles d’ingénieurs à adapter, voire réinventer la formation des ingénieurs en agronomie et agro-industries. C’est notamment le cas à l’Institut polytechnique UniLaSalle qui nous présente trois profils : l’ingénieur agroécologue, le bioingénieur de la transformation, l'agronome des territoires.
The Conversation

 

EN LIGNE
Santé globale, une seule santé : État des lieux de la recherche actuelle
Les rendez-vous de l'IRD présentent : "Santé globale, une seule santé : état des lieux de la recherche actuelle". Ce cycle de web-conférences est composé d’une conférence introductive suivie de 16 mini-conférences regroupées sous quatre thèmes : 1. La nature est-elle à notre service ? 2. Allons-nous vers de nouvelles épidémies en zone méditerranéenne ? 3. Peut-on toujours parler d'individu ? 4. Nous ne sommes pas seuls ! Ces rendez-vous de l’IRD sont élaborés en partenariat avec l'Inspection académique des Sciences de la vie et de la Terre et l'École académique à la formation continue (EAFC) de l'académie de Montpellier.
Canal U

 

Rennes, France – Programme 2025-2028 de la Chaire Biodiversité et Changement climatique
Après un premier programme de recherche 2022-2025 très prolifique, la chaire Biodiversité et Changement climatique est reconduite pour 3 ans, en partenariat avec le Fonds Christian Roulleau, le Fonds de dotation Crédit Mutuel Arkéa, le Fonds de dotation Roullier et Groupama Loire Bretagne. Les travaux de la chaire s’attacheront à évaluer la valeur écologique et économique des services rendus par la nature afin d’accompagner la transition écologique dans nos territoires.
Ce nouveau projet a été présenté à l'Observatoire des sciences de l'environnement de Rennes le 12 décembre.
Observatoire des sciences de l'environnement de Rennes

 

Arras, France – Premier campus de Terra Academia
École et accélérateur de la transformation écologique
Créée par Veolia, entreprise fondatrice, Terra Academia ambitionne de former plus de 60 000 personnes et mobiliser 100 000 jeunes dans des parcours de découverte des métiers de l'environnement d’ici 2030. Elle a inauguré son premier campus à Arras (Pas-de-Calais). Sa vocation est de s'inscrire dans les territoires. Sa méthode consiste à fédérer les acteurs économiques, académiques, publics et associatifs pour étudier les besoins en compétences, et créer, développer, rendre attractives les formations locales, en s'appuyant sur un diagnostic territorial. Après Arras, un prochain campus est prévu à Paris, avant un déploiement international et une présence dans toutes les régions françaises.
Veolia 


Strasbourg, France – L’ENGEES fixe son cap pour 2024-2027
L’ENGEES, l’École nationale du génie de l’eau et de l’environnement de Strasbourg, accueille à chaque rentrée de septembre près de 130 nouveaux élèves-ingénieurs et une vingtaine d'élèves en licence professionnelle. Pour sa rentrée 2024-2025, l’établissement a accueilli 500 étudiants sur ses formations initiales. Parmi eux, 45 élèves internationaux de 10 nationalités différentes dont 7 élèves anglophones, accueillis dans la voie d’approfondissement "hydrosystème" ayant basculé totalement en anglais. Cette rentrée fait également état de 37 nouveaux apprentis ingénieurs en première année et 8 apprentis en licence professionnelle. Une nouveauté puisque cette formation habituellement sous statut étudiant accueille désormais une partie de sa promotion en alternance. De même, 7 élèves de 3ème année d’ingénieur effectueront, pour la première fois, une partie de leur cursus en entreprise avec l’arrivée du contrat de professionnalisation, mis en place à la demande des élèves.
En parallèle, l’école, dont l’amélioration continue de la qualité de vie au travail et étudiante est primordiale, vient d’élaborer son nouveau projet d’établissement. Ce dernier, mis en place pour les quatre prochaines années, se décline autour de 3 axes : gouvernance, recherche et formation. Le document, qui concentre l’ensemble des objectifs et actions à mener, a été réalisé avec toutes les parties prenantes (personnel, enseignants, élèves et partenaires). Son objet est de proposer des enseignements permettant aux étudiants de répondre efficacement aux défis d’aujourd'hui et de demain.
Communiqué

 

Marne-la-Vallée, France – CEREMA-Hydrasol-École des Ponts ParisTech
Thèse CIFRE Optimiser les bienfaits de la nature en ville
Le CEREMA, la société Hydrasol (TPE spécialisée dans la culture végétale urbaine) et l’École des Ponts ParisTech étudient des solutions fondées sur la nature pour la régulation des eaux pluviales et lutter contre les îlots de chaleur urbains dans le cadre d’une thèse CIFRE. En première partie, la thèse s'attache à étudier comment les arbres d'alignement ou "arbres de pluie" contribuent au cycle de l'eau urbain. Un second volet de la thèse aborde les enjeux sociotechniques de la diffusion du système d’arbre de pluie à l’aide des méthodes issues des sciences humaines et sociales (SHS).
CEREMA  


Paris, France – Chaire Lab Recherche Environnement
Conception durable des ensemble bâtis et des infrastructures
En partenariat avec AgroParisTech et Mines Paris-PSL, l’École des Ponts ParisTech renouvelle sa collaboration avec Vinci, engagé dans un mécénat scientifique conséquent à hauteur de 6 millions d’euros jusqu’en 2028.
La chaire réunit quatre acteurs majeurs du monde économique et de l’enseignement supérieur et de la recherche afin de trouver des solutions concrètes pour améliorer la performance environnementale des bâtiments, des quartiers et des infrastructures. Les thématiques de recherche couvrent trois ambitions liées à l’anticipation et la réduction des impacts sur l’environnement : 1. la réduction de l'impact environnemental des projets de bâtiments et d’infrastructures ; 2. le développement de l’intelligence artificielle au service de la décarbonation des bâtiments et mobilités et 3. l'amélioration du bien-être, du confort et de la santé des usagers, via les travaux sur l’atténuation des effets des îlots de chaleur urbains et le cycle de l’eau en ville.
Depuis son lancement en 2008, ce sont plus de 30 projets qui ont été conduits notamment dans le cadre de doctorats et plus de 150 publications académiques qui ont été réalisées.
Chaire Lab Recherche Environnement

 

Paris, France – EIVP/ENGEES 
Mastère spécialisé URBEAUSEP Gestion des eaux usées et pluviales
Proposé par l'EIVP (École des ingénieurs de la Ville de Paris) et l'ENGEES (École nationale du génie de l'eau et de l'environnement de Strasbourg), le mastère spécialisé URBEAUSEP est destiné à former des professionnels experts des eaux usées et des eaux pluviales à la fois au plan national et international pour répondre à la complexité croissante des technologies disponibles et à l'exigence accrue de la réglementation. Cette formation de haut niveau, d'une durée d'un an, prépare aux métiers de managers et d'experts dans la gestion des eaux urbaines. Elle s'adresse aux ingénieurs ou aux titulaires d'une formation universitaire de niveau master ou équivalent et/aux titulaires d'un diplôme de niveau Bac+5 ou Bac+4 justifiant d'un minimum de 3 ans d'expérience professionnelle dans le domaine de la gestion de l'eau. Labellisé par la Conférence des Grandes Écoles, le mastère spécialisé URBEAUSEP se compose de deux parties : 1. Une première partie à vocation théorique, coordonnée par une équipe pédagogique conjointe de l'EIVP et de l'ENGEES. Cette partie englobe les modules : Principes de base ; Gouvernance, réglementation, finances et gestion des services d'assainissement ; Techniques d'assainissement ; Métrologie et suivi de la qualité ; Développement durable ; Gestion des risques sanitaires, professionnels et industriels ; L'eau usée et pluviale dans le monde ; Projet tutoré. 2. Une seconde partie du cursus est dédiée à une thèse professionnelle en entreprise ou en collectivité.
Lieu de formation : EIVP Paris 19ème. Admission : de mars à septembre. Début des cours : octobre.
EIVP-Paris

 

Paris, France – CNAM
L’École des transitions écologiques et l’École de l’énergie
Pluridisciplinaires et accessibles sur tout le territoire, l’École des transitions écologiques et l’École de l’énergie associent la qualité des enseignements, en lien avec la recherche, et l’engagement dans une diffusion auprès d’un large public. Les formations proposées reposent sur une pédagogie innovante et accompagnent les mutations professionnelles. Au programme : plus de 100 modules de formations ; une modalité pédagogique en présentiel et/ou en distanciel, alliant théorie et cas pratiques ; la possibilité de mener des projets avec des entreprises et des enseignants-chercheurs, en lien étroit avec les laboratoires du CNAM ; l’obtention d'un diplôme de l’enseignement supérieur ; des formations certifiées Qualiopi.
École des transitions écologiques – École de l’énergie  

 

Grenoble, France – Chaire MEDELIA
Améliorer la durabilité et la sûreté des ouvrages hydrauliques
La Fondation Grenoble INP lance la chaire d’enseignement et de recherche MEDELIA, avec le mécénat d’Artelia au profit de sa filiale SPRETEC. Elle vise à améliorer la durabilité et la sûreté des ouvrages hydrauliques. La chaire focalise son activité sur l’étude des organes de vantellerie (portes d’écluses, vannes) des ouvrages d’ingénierie hors-norme (centrales hydrauliques, barrages…). Ces organes, parties mobiles soumises à des poussées de centaines de tonnes, présentent parfois des signes de fatigue importants, accentués par le changement climatique (variations importantes des niveaux d’eau, crues, sécheresses). L’objectif est de réaliser des estimations d’endommagement et de durée de vie plus précises. Les gestionnaires d’ouvrage pourront ainsi mieux choisir entre différents scénarii : prolongement de la durée de vie à l’identique, réparations, renforcements, ou remplacement complet. Les enjeux financiers sont très importants, compte tenu des coûts de fabrication, de chantier et des pertes d’exploitation durant les arrêts.
Chaire MEDELIA

 

Montpellier, France – Chaire partenariale Eau, Agriculture et Changement climatique
L’Institut Agro et l'INRAE ont lancé la chaire partenariale Eau, Agriculture et Changement climatique (EACC) rassemblant instituts de recherche et de formation, entreprises, acteurs publics et représentants du monde agricole. L’objectif des 11 partenaires est d’explorer ensemble pendant 4 ans des solutions concrètes pour une meilleure gestion de l’eau à l’échelle des territoires.
L'agriculture, stratégique tant pour l’autonomie alimentaire que pour l’économie et l’aménagement des territoires, représente en France environ 10 % des prélèvements d’eau annuels, mais plus de 50 % – et localement jusqu’à 90 % – de l'eau consommée en période estivale. La tension sur la ressource en eau en été est déjà importante, et va s'aggraver à l’avenir. Les débits naturels des cours d’eau et la recharge des nappes souterraines vont diminuer. Dans le même temps, les besoins en eau des plantes vont augmenter, avec une évapotranspiration maximale pouvant atteindre +30 % d’ici la fin du siècle selon les régions et les scénarios climatiques. De plus, ce besoin en eau concernera également des cultures traditionnellement non irriguées. Face à ce constat, il est nécessaire d’explorer et d'actionner tous les leviers d’adaptation et de transformation possibles pour une gestion et un partage durables des ressources en eau, grâce à des approches territoriales concertées, intégrées et respectueuses des écosystèmes : repenser des systèmes de production agricole, des filières et des systèmes alimentaires plus sobres et moins vulnérables vis-à-vis des aléas climatiques ; poursuivre les efforts en matière d’économie d’eau en agriculture irriguée par l’amélioration technique et l’accompagnement des acteurs pour des pratiques plus efficientes ; développer le recyclage et la réutilisation des eaux et des nutriments dans une logique d’économie circulaire ; stocker davantage d’eau, dans les sols et le sous-sol grâce des solutions fondées sur la nature, ainsi que dans de nouvelles retenues dans les meilleures conditions environnementales et de concertation territoriale possibles. La mise en œuvre de ces solutions nécessite la mobilisation de l'ensemble des acteurs impliqués : agriculteurs, aménageurs, collectivités et puissance publique, entreprises privées, citoyens, recherche et enseignement. C’est l’objectif de la chaire EACC, qui structure un réseau d'acteurs et de territoires de recherche, d'innovation et de pédagogie sur la gestion de l'eau en agriculture face au changement climatique dans le Grand Sud de la France (Occitanie, Sud PACA, Auvergne Rhône-Alpes). 
Chaire Eau, Agriculture et Changement climatique 

 

Montpellier, France – Chaire AgroParisTech Suez "Eau pour Tous" 
Portée par un partenariat renouvelé entre AgroParisTech, Suez et la Fondation Suez et l’Agence française de développement et à leurs côtés, depuis 2020, l’ESSEC Business School, la Chaire a formé depuis 2009 plus de 300 managers et dirigeants, venus d’Asie, d’Afrique et des Caraïbes, au sein de l’International Executive Master OpT, de séminaires DG ou de formations courtes, à Montpellier, en France, et dans de grandes villes d’Asie et d’Afrique. Développant des partenariats académiques et pédagogiques avec des universités et des services du Sud, à Dakar (Sénégal) et à Koumasi (Ghana), elle propose un enseignement stratégique unique animé par des professionnels de l’eau. Les formations qu'elle propose sont construites pour répondre aux problématiques spécifiques des grands services urbains d’eau et d’assainissement, dans la situation environnementale et démographique des pays émergents et en développement. Dans des environnements en pleine croissance, ces services doivent développer une vision stratégique à plus de 5 et 10 ans, prenant en compte les grands défis que sont le dérèglement climatique, la raréfaction des ressources en eau, l’urbanisation extrêmement rapide associée à la croissance de la population.
Chaire AgroParisTech "Suez – Eau pour Tous" 

 

Nantes, France – IMT Atlantique
La transformation écologique et sociétale intègre les cursus
Rattaché au Ministère de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, l'IMT Atlantique est partie prenante de la stratégie nationale France 2030. Le plan stratégique de l’école à l’horizon 2027 accorde une place importante à la transformation écologique et sociétale, désormais inscrite dans toutes ses formations à travers des thématiques "consommation énergétique" ou "sobriété numérique" ; s’y ajoute le développement de compétences dans les sciences humaines et sociales pour traiter de sujets tels l’acceptabilité sociale ou la place de l’humain dans les organisations. L’école est aussi nouvellement lauréate du programme doctoral européen COFUND SEED (Training the next generation of research engineers to train Societal, Energy, Environmental, industrial and Digital transitions) de 5 ans qui financera 40 thèses en faveur de spécialisations intelligentes des territoires.
IMT Atlantique, qui totalise plus de 2 000 étudiants répartis entre ses 3 campus (Brest, Nantes, Rennes), s’apprête à augmenter ses effectifs de 25 % à l’horizon 2027 en diversifiant ses admissions au-delà du traditionnel concours commun Mines-Ponts. 
IMT Atlantique – dossier de presse 

 

Québec, Canada – Deux nouvelles chaires de recherche
L’Institut national de la recherche scientifique (INRS) créée deux chaires de recherche institutionnelles : la Chaire de recherche en monitoring géophysique pour l’adaptation aux changements climatiques et la Chaire sur les nouvelles biotechnologies pour l’élimination des PFAS, qui seront dirigées respectivement par les professeurs Bernard Giroux et Tarek Rouissi, tous deux basés au Centre Eau Terre Environnement, à Québec.
INRS 

 

Québec, Canada – Nouvelle Chaire municipale en gestion durable de l’eau
Le projet, dirigé par l’Institut national de la recherche scientifique (INRS), est issu d’un partenariat avec la Fédération québécoise des municipalités (FQM), qui s’associe pour la première fois avec une chaire de recherche. Son objectif est de renforcer et structurer le partenariat de l’INRS avec les municipalités québécoises, afin que les projets de recherche répondent efficacement aux besoins les plus criants des municipalités. Cette chaire partenariale permettra aux municipalités de se réunir pour identifier leurs priorités de recherche communes liées aux infrastructures municipales en eau. Collectivement, elles identifieront les priorités qui mèneront à des projets de recherche conjoints pour lesquels des demandes de financement seront déposées. Grâce à cette communauté de pratique, les municipalités pourront échanger sur leurs succès et leurs bonnes pratiques en matière de gestion de l’eau.
INRS 

 

Afrique – Formations à distance
Le MAREMA intégré au catalogue des formations ouvertes et à distance de l’AUF
Le Master régional Ressources en eau et Risques environnementaux dans les Métropoles africaines (MAREMA) dispensé par l'Université d’Abidjan sera intégré au catalogue international des formations ouvertes et à distance (FOAD) de l'Agence universitaire francophone (AUF) à compter de la rentrée 2024-2025. Depuis la première promotion, 40 étudiants ivoiriens qui ont bénéficié de la formation.
Fratmat.info (Abidjan) – AllAfrica