ACTEURS
L'INRAE et l’Agence de l’eau Adour-Garonne renforcent leur partenariat
Dans un bassin marqué par une forte ruralité, une empreinte agricole structurante et des milieux naturels remarquables, des Pyrénées au littoral atlantique, les effets du changement climatique – étiages sévères, tensions sur la ressource en eau, évolution des écosystèmes aquatiques – imposent de renforcer les liens entre science, expertise et action publique. À travers cette signature, l'INRAE et l’Agence de l’eau Adour-Garonne ambitionnent de produire et mobiliser des connaissances scientifiques robustes pour éclairer puis accompagner les décisions, soutenir l’innovation et accroître ainsi la résilience des territoires du bassin face aux défis de l’eau.
La convention renouvelée s’inscrit dans le cadre du 12ème programme d’intervention de l’Agence (2025-2030) et de la feuille de route stratégique INRAE 2030 récemment révisée. Elle s’articule autour de 3 axes structurants : 1. Connaissances et prospective : Mieux comprendre le fonctionnement des milieux aquatiques sous contraintes climatiques et face aux polluants émergents, développer des prospectives de la ressource à l’horizon 2030-2050-2100, et intégrer les approches socio-économiques (acceptabilité, équité, arbitrages entre usages) ; 2. Outils et méthodes pour l’action : Développer des modèles pression-impact, des diagnostics de vulnérabilité, des suivis de biodiversité (dont l’ADN environnemental) et explorer des solutions innovantes : sobriété et partage de l’eau, stockage, agriphotovoltaïsme, intelligence artificielle ; Évaluation et indicateurs d’impact : Renforcer l’évaluation des politiques publiques à travers des indicateurs de performance et d’efficience (coût-efficacité) et la robustesse des actions face aux incertitudes.
INRAE
L'INRAE et l’ONF créent un laboratoire partenarial associé pour la gestion durable des forêts de Guyane
Avec près de 8 millions d’hectares de forêt tropicale humide, dont 6 millions gérés par l’ONF, la Guyane abrite plus de la moitié de la surface forestière métropolitaine. Ces forêts jouent un rôle majeur dans le stockage du carbone, la conservation de la biodiversité et l’approvisionnement en bois pour la filière locale. Face au changement climatique, à l’évolution des usages et aux ambitions de développement d’une bioéconomie territoriale, la production de connaissances scientifiques et leur transfert vers les gestionnaires sont essentiels.
Le laboratoire partenarial associé GeFoG–Gestion des forêts de Guyane créé est adossé à l’UMR ECOFOG.
INRAE
Suez et Pyreg annonce une solution de pyrocarbonisation pour produire du biochar à partir des boues d’épuration
Suez et Pyreg, leader mondial des solutions de pyrolyse des déchets organiques, annoncent le déploiement de Pyrolis S2B, un nouveau procédé intégré de pyrocarbonisation. Cette innovation technologique transforme les boues d’épuration en biochar.
Environ 340 millions de tonnes d’effluents industriels et agricoles, et de boues d’épuration des eaux usées, sont produites en France chaque année. La gestion, le traitement et la valorisation de ces effluents sont un défi croissant pour préserver notre environnement. Le nouveau procédé de pyrocarbonisation combine dans une même unité séchage et pyrolyse des déchets organiques, afin de transformer les boues déshydratées en biochar. La technologie, adaptable à toutes les typologies d’infrastructures, apporte une solution pour réduire significativement le volume de déchets issus des eaux usées municipales et industrielles, et séquestrer durablement le CO2 présent dans ces déchets. Les boues déshydratées sont d’abord séchées par une technologie basse consommation énergétique pour atteindre 90 % de matière sèche. Ces boues séchées sont ensuite introduites dans un réacteur où elles subissent une pyrolyse (opération consistant à chauffer la matière à environ 600 °C dans un environnement pauvre en oxygène). Ce processus produit un biochar stable, riche en carbone et exempt de PFAS, et du gaz de pyrolyse. Ce dernier, riche en hydrocarbures, est ensuite intégralement oxydé à plus de 950 °C, ce qui permet de produire de la chaleur réutilisée pour les étapes de séchage basse consommation et de pyrolyse, optimisant ainsi l’efficacité énergétique de l’installation. L’oxydation à haute température permet également de détruire les PFAS éventuellement présents dans le gaz de pyrolyse.
Le biochar est une des solutions efficaces identifiées par le GIEC pour lutter contre le changement climatique grâce à sa capacité à séquestrer durablement le carbone. Riche en phosphore et dépourvu de polluants (PFAS, microplastiques, dioxines, composés pharmaceutiques…, il peut également être utilisé comme un amendement de sol. Il améliore la rétention des nutriments et de l’eau dans le sol, l’aération, le drainage et la vie microbienne. Il favorise ainsi la régénération des sols et rend plus efficace le recours aux engrais. Mais le biochar est aussi un atout dans le secteur de la construction : intégré au béton, au ciment ou à l’asphalte, il améliore les performances des matériaux, tout en réduisant significativement leur empreinte carbone. Enfin, le caractère durable de la séquestration du carbone par le biochar permet sa reconnaissance dans les mécanismes de crédits carbone.
MOBILISATIONS
Nestlé devant la justice : plongée dans une pollution hors norme
Du 23 au 27 mars, le tribunal judiciaire de Nancy va consacrer 5 jours de procès à l’affaire des décharges illégales, laissées à l’abandon par Nestlé Waters Supply Est autour de ses usines d’embouteillages dans les Vosges. L’ampleur de cette affaire donne le vertige : plus de 360 000 m3 de déchets, soit 140 piscines olympiques, répartis sur 4 décharges, et des quantités extrêmement inquiétantes de microplastiques qui se décomposent depuis des dizaines d’années. C’est ce que révèle une expertise judiciaire indépendante. France Nature Environnement, Lorraine Nature Environnement et Vosges Nature Environnement seront parties civiles et porteront la voix de l’environnement pour rappeler à Nestlé Waters ses anciens engagements à dépolluer ces zones.
FNE
Action contre BASF Agri-Production
Générations Futures, Alerte Planète et Extinction Rebellion font appel à la justice concernant l’affaire des pesticides interdits retrouvés sur un site de BASF. Le 23 juin dernier, les Faucheurs volontaires d’OGM se sont introduits sur le site de BASF Agri-Production, situé dans la ville de Genay près de Lyon. Leur visite a permis de révéler la présence de Fastac, un produit pesticide, ainsi que de sa substance active : l’alpha-cyperméthrine. Suite à cette action, un contrôle de l’inspection des installations classées, diligenté par la DREAL Auvergne Rhône-Alpes, a confirmé la présence de Fastac et de sa substance active mais aussi dévoilé la présence de formulations à base de chlorfénapyr, une autre substance interdite. Ce rapport estime les quantités de Fastac destinées à l’export vers des pays hors UE à plusieurs dizaines de milliers de litres.
Générations Futures
Nouvelles de Wikie et Keijo
Paul Watson s’oppose au projet de refuge pour les baleines de la Nouvelle-Écosse
Une initiative lancée par un groupe américain visant à transférer les deux orques du Marineland d'Antibes (France) vers un refuge côtier proposé en Nouvelle-Écosse (Canada) a fait l'objet de nouvelles critiques de la part de Paul Watson. Le militant s'est prononcé à l'occasion d'une réunion à Paris qui a rassemblé des représentants du gouvernement et des experts en baleines, ainsi que des représentants du Whale Sanctuary Project de Nouvelle-Écosse et du zoo espagnol Loro Parque, situé dans les îles Canaries. Il a déclaré que le Whale Sanctuary Project manquait de financement, en plus d'un calendrier irréaliste. L'endroit lui-même serait trop froid pour permettre aux deux baleines de s'acclimater. Mais le temps presse pour Wikie et Keijo : le bassin menace de s'effondrer, fragilisé par les mouvements du sous-sol. Si cela se produisait, l’absence de solution de transfert vers un autre parc ou un sanctuaire pourrait conduire à l'euthanasie des deux cétacés. Alors que le destin est scellé pour les douze dauphins encore en captivité au Marineland, puisqu'ils seront transférés au Zoo de Beauval au printemps 2027, les parties prenantes (représentants du parc, associations et experts), se réuniront à nouveau au ministère de la transition écologique en mars pour décider du sort de Wikie et de Keijo.
VRAI-FAUX
Irrigation : Le vrai-faux de FNE
Sécheresses, inondations… ces phénomènes se répètent et s’intensifient. À chaque crise, on entend comme un écho les mêmes demandes de la part de la profession agricole irrigante : stocker davantage d’eau douce et construire des retenues. Pour justifier ces choix économiques, les mêmes arguments sont martelés : "l’irrigation prélève peu !" ou "elle est nécessaire à la souveraineté alimentaire !", sans jamais mentionner les conséquences sur le cycle de l’eau et les impacts sur les milieux naturels. Pourtant, surexploiter une ressource qui se raréfie ne peut être une stratégie durable. France Nature Environnement passe au crible les approximations et lieux communs qui circulent à ce sujet.
FNE
SEINE-NORMANDIE
Le SIAAP et l’AESN renforcent leur partenariat historique
Le président du SIAAP, François-Marie Didier, et la directrice générale de l’Agence de l’eau Seine-Normandie (AESN), Sandrine Rocard, accompagnée de Vincent Graffin, directeur territorial Seine francilienne, ont signé officiellement le cinquième contrat de territoire liant les deux institutions pour la période 2025-2030, en présence de la préfète secrétaire générale aux politiques publiques de la préfecture de la région d’Île-de-France, Marie Gautier-Melleray. Cette signature marque une nouvelle étape d’un partenariat historique, engagé depuis plus de vingt-cinq ans. Ce nouveau contrat de territoire repose sur trois axes prioritaires : 1. Le renforcement de la performance de l’assainissement, afin d’atteindre les objectifs de la DCE (directive cadre sur l’eau) dans un contexte de changement climatique et d’adapter progressivement le système d’assainissement aux exigences de la révision de la DERU (directive Eaux résiduaires urbaines) ; 2. La réduction de la pression anthropique sur les masses d’eau, notamment à travers le plan eau : désimperméabilisation, gestion à la source des eaux pluviales, réutilisation des eaux traitées, diminution des prélèvements et protection des captages ; 3. La préservation de la biodiversité. Le contrat identifie 421 millions d'euro d’opérations prioritaires que le SIAAP s’engage à réaliser entre 2025 et 2030 : 387 millions d'euros pour le renforcement des performances du système d’assainissement ; 22 millions d'euros pour la sobriété et l’adaptation au changement climatique ; 10 millions d'euros en faveur de la biodiversité ; 2 millions d'euros dédiés à l’animation territoriale. De son côté, l’AESN s’engage à prioriser l’instruction technique et financière de ces opérations, qui sont par ailleurs inscrites dans le plan pluriannuel d’investissement (PPI) du SIAAP.
ÎLE-DE-FRANCE
Eau de Paris inaugure son nouveau siège
Lundi 16 février, Eau de Paris s'est installée dans son nouveau siège, 14 rue Fernand Braudel dans le XIIIe arrondissement. Il s'agit d'un bâtiment datant du début des années 2000 mais qui a été entièrement réhabilité et dont la régie est désormais propriétaire. Ce projet immobilier ambitieux symbolise la manière dont Eau de Paris conçoit sa mission de service public.
En devenant propriétaire de son siège, l’entreprise fait un choix de gestion rationnel et patrimonial : jusqu’à présent locataire, elle consacrait plus de 5 millions d’euros par an à des loyers. L’investissement global – acquisition, rénovation et aménagement – représente environ 100 millions d’euros et permettra de stabiliser les charges, d’optimiser les coûts sur la durée, "sans impact sur la facture d’eau des usagers" précise-t-on. Ce siège traduit également une exigence écologique forte. Le bâtiment récupère les eaux de pluie grâce à une cuve de 160 mètres cubes, qui serviront aux sanitaires et à l'entretien notamment des terrasses. Alors que la réhabilitation du bâtiment a permis de réemployer 180 tonnes de matériaux dans le cadre du chantier ou pour être mis dans le circuit de l'économie circulaire (à l'exemple des vitrages ou des moquettes), les consommations énergétiques sont réduites de 60 % par rapport à la situation précédent la rénovation, atteignant dès aujourd’hui les objectifs réglementaires fixés pour 2050.
Le nouveau siège renforce aussi la résilience du service public de l’eau. Il abrite le centre de pilotage intégré de la régie, qui supervise en temps réel 7 usines de traitement, 5 réservoirs stratégiques et 2 000 kilomètres de canalisations, garantissant la continuité du service 24h/24 et 7j/7. Le nouveau siège accueillera 450 collaborateurs de la régie – sur les 900 qu'elle totalise – avec des espaces différenciés selon leurs besoins de chacun (bureau attribué, bureau partagé ou bureau flexible).
Enfin, Eau de Paris rouvrira ici même très prochainement son Pavillon de l’eau. Une idée de sortie pour les scolaires en semaine et les familles en week-end, à deux pas de la Seine et du Port de la Gare.
Projet Green Dock
La mairie de Gennevilliers refuse le permis de construire
Par arrêté du 20 février, la Ville de Gennevilliers a refusé le permis de construire déposé par la société Goodman France pour le projet Green Dock.
Cette décision fait suite à l’avis défavorable de la commission d’enquête publique émis en janvier et portant à la fois sur la demande d’autorisation environnementale et sur la demande de permis de construire. La commission a estimé que ce bâtiment (600 mètres de long sur 35 mètres de haut) n’était pas assorti des garanties suffisantes en matière de protection de la biodiversité, de santé publique et de concertation avec les habitants. Parmi les insuffisances relevées figurent l’absence de démonstration de l’absence d’impact environnemental significatif, notamment au regard de la proximité du site Natura 2000 et de la dérogation "espèces protégées" ; un déficit de transparence sur les incidences sonores, lumineuses et atmosphériques pour les riverains ; une prise en compte insuffisante des contributions du public et des collectivités.
Ce sont désormais quatre communes voisines du port de Gennevilliers – Épinay-sur-Seine, L’Île-Saint-Denis, Saint-Ouen et donc Gennevilliers – qui s’opposent à ce projet.
Projet Green Dock – Collectif Stop Greendock
OCCITANIE
Territoire Engagé pour la Nature : Ouverture des candidatures 2026
Les collectivités d’Occitanie sont invitées à candidater au dispositif Territoire Engagé pour la Nature (TEN), jusqu'au 8 juillet prochain.
Ce programme national, inscrit dans le Plan Biodiversité, valorise les communes et intercommunalités qui s’engagent concrètement en faveur de la biodiversité. Déployé en région par l’Agence régionale de la biodiversité Occitanie, en partenariat avec la Région Occitanie, l’Office français de la biodiversité, la DREAL et les Agences de l’eau, TEN reconnaît les collectivités qui s’engagent à mettre en œuvre, sur trois ans, trois actions concrètes et significatives pour la biodiversité. Être TEN, c’est rejoindre un réseau régional dynamique (87 collectivités déjà engagées), accéder à des ressources et retours d’expérience, valoriser ses actions et faciliter l’accès à certains financements.
Dépôt des dossiers – 8 juillet 2026
ADOUR-GARONNE
L'Agence de l'eau et l'INRAE renouvellent leur partenariat
À l'occasion du Salon International de l'Agriculture, Élodie Galko, directrice générale de l’Agence de l’eau Adour-Garonne, et Philippe Mauguin, président-directeur général d’INRAE, ont signé le renouvellement de leur partenariat jusqu’en 2030. Dans un bassin marqué par une forte ruralité, une empreinte agricole structurante et des milieux naturels remarquables, des Pyrénées au littoral atlantique, les effets du changement climatique imposent de renforcer les liens entre science, expertise et action publique. La convention renouvelée s’inscrit dans le cadre du 12ème programme d’intervention de l’Agence (2025-2030) et de la feuille de route stratégique INRAE 2030 récemment révisée. Elle se décline en trois axes : 1. Connaissances et prospective : mieux comprendre le fonctionnement des milieux aquatiques sous contraintes climatiques et face aux polluants émergents, développer des prospectives de la ressource à l’horizon 2030-2050-2100, et intégrer les approches socio-économiques ; 2. Outils et méthodes pour l’action : développer des modèles pression-impact, des diagnostics de vulnérabilité, des suivis de biodiversité (dont l’ADN environnemental) et explorer des solutions innovantes : sobriété et partage de l’eau, stockage, agriphotovoltaïsme, intelligence artificielle ; 3. Évaluation et indicateurs d’impact : renforcer l’évaluation des politiques publiques à travers des indicateurs de performance et d’efficience (coût-efficacité) et la robustesse des actions face aux incertitudes.
Adour-Garonne
Label Ports propres : Un élan sur la façade Sud-Atlantique
En 2026, l’Agence de l’eau Adour-Garonne, l’ADEME Nouvelle-Aquitaine et la DIRM Sud-Atlantique renforcent leur partenariat pour accompagner les ports de plaisance de la façade Sud-Atlantique dans leur transition écologique, via la certification européenne "Ports propres". Déjà trois ports de la façade sont labellisés et 17 sont engagés dans la démarche, avec pour objectif une généralisation d’ici 2028.
Adour-Garonne
APPELS À PROJETS DES AGENCES
Rhin-Meuse
Trame verte et bleue Grand Est
Les projets associent un ou plusieurs partenaires pour mettre en œuvre un ensemble d’actions concrètes de restauration de la trame verte et bleue en respectant les grands critères suivants : être bâtis sur un diagnostic écologique du territoire suffisant ; permettre de restaurer la fonctionnalité écologique des milieux ; agir sur les trames les plus prioritaires du territoire ; être composés majoritairement d’actions concrètes ; intégrer les enjeux "eau" du territoire ; programmer une animation et une communication territoriale adaptées à la réalisation et à la valorisation du projet.
Dépôt des dossiers – 31 mars 2026 et 30 septembre 2026
Rhin-Meuse
Projets d’aménagement urbains
Deux appels concomitants : l’un réservé aux bailleurs sociaux, le second aux associations et aménageurs privés ou publics.
S'agissant des bailleurs sociaux, les projets éligibles sont : des études (missions d’appui technique, missions d’assistance à maîtrise d’ouvrage…) ; des travaux (opérations de désimperméabilisation, de gestion intégrée des eaux pluviales, de récupération en eau, de sobriété…) ; des actions de sensibilisation et de communication.
S'agissant des autres acteurs de l’aménagement urbain, parties prenantes, sont éligibles les études et les travaux qui visent des opérations : de désimperméabilisation, de gestion intégrée des eaux pluviales (GIEP) et de la végétalisation associée ; d’économies d’eau (cuves de récupération d’eau de pluie, réutilisation…) ; de gestion écologique des espaces associés à ces opérations pour la reconquête de la biodiversité, de renaturation et recréation des milieux naturels fonctionnels.
Dépôt des dossiers – 31 octobre 2026
Rhône-Méditerranée Corse
Expérimentation de paiements pour services environnementaux (PSE)
L’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée Corse ouvre un appel à manifestation d’intérêt (AMI) pour déployer, sur des territoires volontaires, des paiements pour services environnementaux (PSE) à destination des exploitations agricoles. L’objectif est de soutenir, à l’échelle des systèmes d’exploitation, le déploiement de pratiques agricoles à faible impact sur la ressource en eau, les milieux humides et la biodiversité qui leur est liée. Doté de 50 millions d'euros, cet AMI s’adresse aux opérateurs territoriaux (collectivités, syndicats de rivières, établissements publics, syndicats d’eau potable) désireux de déployer des PSE ambitieux à l’échelle de leur territoire.
Plus de 700 exploitations sur 21 territoires ont déjà été accompagnées par l’agence de l’eau en 2020 et 2021 grâce à une première expérimentation de paiements pour services environnementaux, mise en place lors de son 11ème programme, pour une période de 5 ans. Forte de cette expérience, et en phase avec les objectifs du Plan eau et de la Stratégie nationale pour la biodiversité, l’agence de l’eau lance un nouvel appel à manifestation d’intérêt pour poursuivre cette expérimentation. Cette nouvelle édition couvre un périmètre d’objectifs plus large que la première qui était centrée sur la réduction des pollutions sur les aires d’alimentation de captage et les ressources stratégiques pour l’eau potable et sur la préservation de la biodiversité. Les projets attendus devront concourir à 2 objectifs parmi les suivants : sobriété en eau, reconquête de la biodiversité, restauration de la qualité de l’eau, amélioration du fonctionnement des zones humides, ou encore amélioration de l’infiltration de l’eau dans les sols. Les opérateurs territoriaux sont en première ligne de cet appel à manifestation d’intérêt. Collectivités (communes, départements) et leurs groupements (établissements publics de coopération intercommunale), syndicats de rivières, établissements publics, syndicats d’eau potable, peuvent se porter candidats. Il est attendu des projets portant une ambition de changement de pratiques agricoles à l’échelle d’un territoire. Pour engager l’implication du porteur territorial ainsi que la pérennité de la démarche sur le territoire, les aides de l’agence couvriront 80 % de la rémunération des services environnementaux rendus par les exploitations, le reste relevant de l’opérateur ou d’autres financeurs intéressés par la démarche.
Présélection – en cours. Les candidats retenus à l’issue de cette première phase, jusqu’au 30 avril 2027 pour le dépôt des projets PSE intégrant les engagements des agriculteurs.
Artois-Picardie
Cours d'eau et de nature, des écoles pour le climat
Nos cours d’écoles, au cœur de la vie des communes, lieux de passage incontournables pour chaque citoyen, n’ont pas été épargnées par cette imperméabilisation massive. À ce titre, elles constituent des lieux "vitrines" privilégiés pour mettre en œuvre un renouvellement urbain rendant sa place à l'eau et à la nature, qui permettra de préserver la ressource en eau, adapter les villes et villages aux effets du dérèglement climatique et préserver la biodiversité. Il s’agit de rendre nos cours d’écoles maternelles et primaires plus vertes et plus agréables, et de proposer un espace pédagogique grandeur nature où les enfants sont sensibilisés, prennent conscience de l’eau, de son cycle et de la nature qui est à leur portée. C’est aussi améliorer le confort de tous lors des périodes de fortes chaleurs.
L'appel à projets propose d’attribuer des participations financières pour mener, dans le cadre d’un projet concerté et éducatif global, des travaux ambitieux de réaménagement de cours d’écoles publiques maternelles et primaires pour les rendre perméables et végétalisées, résilientes face au changement climatique : désimperméabilisation, végétalisation des espaces (plantation de haies, arbres, couvre-sol…) voire de jardins pédagogiques, création d’îlots de fraîcheur, intégration de matériaux poreux.
Dépôt des dossiers – 31 août 2027
Artois-Picardie
Politique Jeunesse 2026-2027
La place des 15-25 ans dans le débat pour l'eau
Les jeunes ont besoin de connaissances sur l’eau et le changement climatique, mais également de connaissances relevant des sciences humaines pour comprendre la manière dont la politique publique de l’eau s’est construite en France et comment ce modèle français de gestion de l’eau se transmet à l’international. La responsabilité des acteurs de l’eau est de transmettre des valeurs et des compétences pour que les 15-25 ans comprennent les enjeux et soient capables de participer au débat pour l’eau. En reconnaissant l’importance de la place de la jeunesse dans les instances de débat pour l’eau, l’Agence de l’eau Artois-Picardie s’inscrit dans cette orientation. Depuis 2003 et la création du Parlement des Jeunes pour l’Eau du bassin Artois-Picardie, elle porte une politique orientée vers les jeunes afin d’intégrer leur contribution à l’évolution du modèle français de gestion de l’eau.
L'appel vise à faire émerger des projets sur les sujets de la politique de l’eau, permettant l’implication de jeunes âgés de 15 à 25 ans. Les projets doivent être durables et poursuivre les objectifs suivants : 1. Partager la connaissance sur au moins l’un des sujets suivants : l’eau, le changement climatique, la biodiversité, la mer, la gouvernance de l’eau, la solidarité internationale pour l’eau ; 2. Comprendre les enjeux et agir en faveur de ces sujets ; 3. Faire connaître l’engagement des acteurs de l’eau, et celui des jeunes ; 4. Valoriser les initiatives prises par les jeunes pour participer au débat pour l’eau, et mettre en place une dynamique permettant de partager et de capitaliser sur leur expérience.
Dépôt des dossiers – 15 octobre 2027
SUISSE
Les terres rares polluent les eaux zurichoises
Une étude menée dans le canton de Zurich a montré que certains éléments des terres rares peuvent être rejetés dans les eaux via les stations d'épuration à des concentrations qui présentent un risque pour les organismes aquatiques : le gadolinium, qui provient de produits de contraste utilisés dans les établissements de santé, ainsi que le lanthane et le cérium, qui sont utilisés dans certaines stations d'épuration pour éliminer le phosphore.
EAWAG
Hydroélectricité : La Suisse revoit ses prévisions
Les estimations de la quantité supplémentaire d’hydroélectricité que les centrales pourraient produire si les dispositions sur les débits résiduels n’étaient pas appliquées divergent fortement et se fondaient jusqu’à présent sur des données insuffisantes. Une équipe composée de chercheurs du WSL, de l'Université de Berne et de l'EAWAG montre, à l'aide d'une nouvelle base de données et de simulations, que la perte supplémentaire de production due aux débits résiduels à partir de l’année actuelle ne s’élèverait qu’à 2 % de la production attendue en 2050, ce qui est beaucoup moins qu'initialement craint.
EAWAG
CONGRÈS DE L'AAEA
Le Congrès de la maturité
Le 23ème Congrès international et exposition de l'Association africaine de l'eau et de l'assainissement (AAEA), tenu sur le thème "Eau et assainissement pour tous : des actions fortes pour l'Afrique" a pris fin, jeudi 12 février 2026, à Yaoundé au Cameroun. Durant quatre jours, le Congrès a rassemblé 2 000 participants dont 500 délégués officiels issus d'environ 52 pays et 338 organisations publiques, privées, académiques et partenaires techniques et financiers. Figuraient au programme : 2 séances plénières, 60 sessions de travail, 250 communications scientifiques et professionnelles. Selon le directeur exécutif de l'AAEA, Olivier Gosso, les débats ont mis en évidence l'urgence d'accélérer la performance des services d'eau potable. Les opérateurs sont ainsi appelés à intensifier la lutte contre les eaux non facturées, à moderniser les réseaux à travers la digitalisation et à garantir une qualité d'eau irréprochable, notamment dans les zones rurales, périurbaines et vulnérables.
Blaise Moussa, président de l'AAEA, a rappelé la nécessité d'un engagement endogène, plus fort et plus affirmé, pour la cause de l'eau et de l'assainissement en Afrique. "Il nous revient d'assumer pleinement notre leadership, de mobiliser nos ressources, de valoriser nos expertises et de porter nous-mêmes l'ambition de transformation de notre secteur", a-t-il souligné. Il a ajouté que ce congrès a révélé la nécessité d'une reconnaissance institutionnelle accrue de l'AAEA comme organe d'exécution du Conseil des ministres africains chargés de l'eau (AMCOW) et de l'Union africaine car l'AAEA dispose d'une expertise technique reconnue, d'un ancrage opérationnel auprès des opérateurs et d'un réseau continental structuré.
Les prochaines éditions se tiendront au Sénégal en 2028 et en Afrique du Sud en 2030.
Fleur Birba, Sidwaya (Ouagadougou) – AllAfrica
Le continent appelé à un sursaut pour l'eau et l'assainissement
À quatre ans de l'échéance des Objectifs de développement durable (ODD), le constat reste préoccupant : des millions d'Africains restent privés de services essentiels. Selon Dr Cheikh Tidiane Dieye, ministre de l'Hydraulique et de l'Assainissement du Sénégal et président du Conseil des Ministres africains chargés de l'eau (AMCOW), "cette situation impose une mobilisation collective des États, du secteur privé, des partenaires techniques et financiers, ainsi que des collectivités territoriales". De son côté Blaise Moussa, président de l'Association africaine de l'eau et de l'assainissement (AAEA), a appelé les États africains à "changer d'échelle" dans la gouvernance du secteur de l'eau et de l'assainissement. "Face à la croissance démographique rapide et à l'urbanisation accélérée du continent, l'Afrique ne peut plus subir son destin hydrique, elle doit désormais le maîtriser, l'anticiper et le gouverner", a-t-il insisté avant d’appeler les chefs d'État et de gouvernement à une reconnaissance institutionnelle renforcée de l'AAEA, à son intégration effective dans les cadres stratégiques continentaux, ainsi qu'à des financements permanents et résolus pour accompagner ses missions.
Plus de 400 millions d'Africains n'ont toujours pas accès à un service d'eau potable géré en toute sécurité. Plus de 800 millions sont privés de services d'assainissement de base.
Moussa Thiam, Sud Quotidien (Dakar) – AllAfrica
Appel à un sursaut financier des bailleurs
À quelques mois de la table ronde des bailleurs prévue en juin 2026, le gouvernement de Côte d’Ivoire a lancé un appel solennel à la mobilisation de 4 000 milliards de francs CFA (soit plus de 6 milliards d’euros) pour accélérer le financement de l'Objectif de développement durable 6 (ODD-6), consacré à l'eau potable et à l'assainissement. Cet appel a été formulé à l'occasion d'un atelier de présentation de la plateforme des bailleurs de fonds, tenu le 3 février à Abidjan, réunissant partenaires techniques et financiers, institutions publiques et acteurs du secteur privé.
S’agissant de la Côte d’Ivoire s’agit de financer le Programme d'appui à la sécurité de l'eau et de l'assainissement (PASEA) et de consolider la plateforme de financement de l'État à l'horizon 2050, dans une logique de résultats durables. Au nom du ministre des Eaux et Forêts, Zouzou Epse Mailly Elvire Joëlle, directrice de cabinet, a expliqué : "Une baisse de 10 % des pluies peut entraîner jusqu'à 30 % de réduction des écoulements de surface dans certains bassins", pointant les effets combinés du changement climatique, de la pollution et de l'orpaillage illégal. Elle a également rappelé les réformes structurelles engagées, notamment l'adoption du Code de l'eau et la création du Comité de lutte contre la pollution des eaux.
Pour Renaud Seligmann, directeur des opérations du pôle Planète du Groupe de la Banque mondiale, la sécurité hydrique est un enjeu central de développement. "D'ici 2030, notre ambition est d'améliorer la sécurité hydrique de 400 millions de personnes, afin qu'elles ne dépendent plus du transport manuel de l'eau", a-t-il déclaré. Il a insisté sur la mise en place de pactes nationaux sur l'eau, articulés autour de trois piliers l'eau pour les populations, l'eau pour la nourriture et l'eau pour la planète et sur la nécessité d'une coalition forte entre États, partenaires et secteur privé.
Patrick N'Guessan, Fratmat.info (Abidjan) – AllAfrica
UNION AFRICAINE
Le continent adopte une vision historique sous l'impulsion du Sénégal
Réunis à Addis-Abeba les 14 et 15 février à l'occasion de la 39ème session ordinaire de l'Assemblée, placée sous le thème "Garantir un accès durable à l'eau et à des systèmes d'assainissement sûrs pour atteindre les objectifs de l'Agenda 2063", les dirigeants africains ont adopté la nouvelle Vision et Politique africaines de l'eau. Cette décision est présentée un tournant majeur en consacrant l'eau et l'assainissement comme priorités stratégiques du continent, érigées au rang de droit humain fondamental et de levier essentiel de transformation économique, de résilience climatique et de prospérité partagée. Cette adoption intervient dans un contexte de pressions croissantes sur les ressources hydriques, aggravées par le changement climatique, la croissance démographique et l'urbanisation rapide. En plaçant l'eau au cœur de son agenda politique pour 2026, l'organisation continentale affiche sa volonté de structurer une réponse collective, coordonnée et ambitieuse face aux défis hydriques.
Pour le Sénégal, cette avancée revêt une dimension diplomatique particulière puisque c’est sous sa présidence du Conseil des Ministres africains chargés de l'eau (AMCOW) que le processus consultatif a permis de fédérer les États membres, les partenaires techniques et financiers ainsi que la communauté scientifique.
Sud Quotidien (Dakar) – AllAfrica
Abdoulaye Sène : Sans des mécanismes techniques, financiers et de solidarité, il n'y aura pas d'accès universel à l'eau
L'ingénieur hydraulicien et président du Partenariat régional sur l'eau en Afrique de l'Ouest, Abdoulaye Sène, craint que l'objectif de développement durable (ODD) relatif à l'eau et à l'assainissement ne soit pas atteint à l'horizon de 2030, un scénario que les États et leurs partenaires peuvent éviter en mettant en place des mécanismes techniques, financiers et de solidarité. "Dans plusieurs pays, si les tendances que nous constatons aujourd'hui se maintiennent, il y aura un repli en 2030, c'est-à-dire que le pourcentage de personnes ayant accès à l'eau en 2030 risque d'être inférieur à la situation de départ de l'échéance", prévient M. Sène dans une interview accordée à l'APS.
Agence de Presse Sénégalaise (Dakar) – AllAfrica
Conférence des Nations unies sur l'eau
Abdoulaye Sène suggère aux dirigeants africains d'y aller avec des ambitions claires
Les dirigeants africains doivent aller à la prochaine conférence des Nations unies sur l'eau, prévue en décembre prochain aux Émirats arabes unis, avec des ambitions claires, soutient l'expert, ingénieur hydraulicien et président du Partenariat régional sur l'eau en Afrique de l'Ouest, Abdoulaye Sène, en proposant en même temps que des "mécanismes" soient mis en place pour la matérialisation des mesures à prendre.
Agence de Presse Sénégalaise (Dakar) – AllAfrica
Le Lesotho appelle à faire de la sécurité hydrique une priorité continentale
En marge de la 48ème session ordinaire du Conseil exécutif de l'Union africaine, les ministres du Lesotho et de la Côte d'Ivoire ont réaffirmé que la sécurité de l'eau et l'assainissement constituent des piliers incontournables du développement durable en Afrique.
Lejone Mpotjoana, ministre des Affaires étrangères du Lesotho, a souligné le caractère stratégique des ressources hydriques pour son pays, principal fournisseur d'eau en Afrique australe. Il a plaidé pour un renforcement des consultations et de la coopération avec les pays voisins, notamment l'Afrique du Sud, le Botswana et la Namibie, ainsi qu'avec les partenaires internationaux spécialisés dans la gestion de l'eau. Insistant sur l'importance du multilatéralisme, il a mis en avant l'engagement de son pays au sein de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC) et sa coopération avec l'Union européenne. Selon lui, seule une action collective permettra aux petites économies de faire entendre leur voix et de réduire la dépendance extérieure, source potentielle d'instabilité.
Ethiopian News Agency (Addis Ababa) – AllAfrica
MAROC
Plus de 140 000 personnes évacuées suite aux inondations
Les autorités marocaines ont évacué 143 164 personnes de provinces touchées par des inondations vers d'autres endroits, rapporte Maghreb Arabe Presse (MAP), l'agence officielle d'information du royaume. Sur la base de données fournies par le ministère de l'Intérieur, la MAP affirme que ces personnes ont été évacuées en une semaine. La province d'Arraich, celle de Kenitra, et celle de Sidi Kassem sont les trois principales provinces concernées.
Le Maroc est confronté, depuis plusieurs semaines, à des inondations dévastatrices, qui touchent surtout les régions de Tanger, Tétouan et Al Hoceïma. Le 15 décembre déjà, des inondations ont causé la mort de 37 personnes à Safi, sur la côte atlantique, et engendré beaucoup de dégâts.
Agence de Presse Sénégalaise (Dakar) – AllAfrica
L'évacuation de la population de Ksar El Kébir en dit long
Début février, Ksar El Kébir est devenue l'épicentre d'une crise hydrométéorologique inédite. Face à des précipitations exceptionnelles et à la montée rapide des eaux de l'oued Loukkos, consécutive au remplissage critique du barrage Oued El Makhazine (qui a dépassé 140 % de sa capacité), les autorités ont déclenché une série de mesures d'urgence culminant dans la décision d'évacuer la quasi-totalité de la ville.
Dans un premier temps, les opérations avaient ciblé les personnes sinistrées ou directement menacées, avant d'être étendues à l'ensemble de la ville. Sur le terrain, l'appareil étatique a été fortement mobilisé. Cette séquence, qui est le produit d'un cumul pluviométrique hors norme, met néanmoins en évidence un dilemme classique de la gestion des barrages en période de dérèglement climatique : garantir la sécurité hydrique du pays en maximisant le stockage, tout en préservant des marges de manœuvre suffisantes pour absorber les épisodes extrêmes. L'épisode de Ksar El Kébir ne peut cependant être lu comme un simple accident météorologique. Il s'inscrit dans un continuum de phénomènes extrêmes observés depuis plusieurs mois (pluies intenses, chutes de neige importantes en décembre 2025) et révèle les fragilités d'un modèle d'aménagement qui a parfois sous-estimé l'urbanisation de zones inondables, la dépendance à quelques grands ouvrages hydrauliques et l'insuffisante préparation des populations aux scénarios de crue majeure.
Hassan Bentaleb, Libération (Casablanca) – AllAfrica
Région de Fès-Meknès : L'ONEE mobilise 16,4 MDH pour renforcer l’AEP
La direction régionale de production Fès-Meknès de l'Office national de l'électricité et de l'eau potable (ONEE) vient de lancer un projet relatif au renforcement de l'alimentation en eau potable de la ville d'El Hajeb à partir du barrage Driss 1er, pour un coût global estimé à 16,4 millions de dirhams. Financé par la Banque allemande de développement KfW, ce projet s'inscrit dans le cadre des efforts continus déployés pour sécuriser et améliorer l'approvisionnement en eau potable au niveau de la région de Fès-Meknès, notamment face à la pression croissante sur les ressources hydriques et à l'augmentation de la demande. Les travaux prévus concernent essentiellement des ouvrages de génie civil destinés à renforcer la capacité de stockage et de distribution de l'eau
Libération (Casablanca) – AllAfrica
TUNISIE
Un financement européen majeur en faveur de l’assainissement
La station d'épuration de Sud-Milienne à Radès fait l'objet d'un vaste projet de réhabilitation et d'extension d'un montant de 40 millions d'euros dans le cadre du programme Dépoll Med, financé par l'Agence française de développement (AFD), la Banque européenne d'investissement et l'Union européenne, en partenariat avec l'Office national de l'assainissement (ONAS). L'opération vise à moderniser une infrastructure mise en service dans les années 1980 afin d'améliorer la qualité du traitement des eaux usées dans le sud de Tunis, une zone caractérisée par une forte densité urbaine et la présence d'activités industrielles. Le projet poursuit trois objectifs majeurs : réduire les rejets polluants dans les milieux récepteurs ; renforcer la production d'eaux traitées destinées à l'irrigation agricole ; créer une unité de digestion des boues permettant la production de biogaz.
La coopération entre l'AFD et l'ONAS représente un engagement cumulé de 425 millions d'euros à travers une dizaine de projets d'assainissement en Tunisie, dont quatre sont actuellement en cours.
La Presse (Tunis) – AllAfrica
Projet tuniso-japonais pour le stockage et la valorisation des eaux de pluie
Majdi Frihi, responsable de projets au sein du Programme des Nations unies pour les établissements humains (ONU-Habitat), a annoncé que l'organisation travaille activement sur des solutions pour valoriser les eaux de pluie en Tunisie. Cette initiative intervient dans un contexte de pénurie d'eau, de changements climatiques et de sécheresse persistante, alors qu'une part importante des précipitations est aujourd'hui perdue. Dans un entretien accordé à la Radio Nationale, Majdi Frihi a notamment recommandé de revenir à certaines méthodes traditionnelles éprouvées, telles que l'installation de citernes domestiques dans les habitations et complexes résidentiels. Un programme soutenu par le Japon accompagne cette démarche.
La Presse (Tunis) – AllAfrica
Dépôt clandestin d'eau minérale
Les agents de la surveillance économique de l'Administration régionale du commerce et du développement des exportations de Manouba ont découvert dans cette banlieue nord-ouest de Tunis un dépôt clandestin d'eau minérale. Plus de 50 000 litres d'eau conditionnée en bouteilles plastiques ont été saisis.
La Presse (Tunis) – AllAfrica
FLEUVE SÉNÉGAL
Partage d'expériences sur la mise en œuvre des projets transfrontaliers
Une initiative menée par des ONG, à savoir Le Partenariat, Ados (Association Ardèche Drôme Ourossogui Sénégal) et le GRDR (Groupe de recherche et de réalisations pour le développement rural), a réuni plusieurs représentants de la Mauritanie et du Sénégal autour d'un atelier de partage d'expériences sur la mise en œuvre des projets transfrontalier de gestion intégrée des ressources en eau (GIRE) sur le bassin du fleuve Sénégal.
Dans un contexte où les initiatives transfrontalières (portées par des programmes nationaux ou par des organisations internationales) en faveur de la GIRE et de l'accès aux services sociaux de base se multiplient, plusieurs obstacles persistent, compromettant parfois leur mise en œuvre efficace. Ces difficultés sont parfois liées à des divergences de législation qui peuvent subsister entre les pays, à la complexité du déploiement des ressources humaines ou encore à des défis liés à la mobilisation de financements. Les ONG jugent qu’il est "nécessaire de capitaliser les expériences entre acteurs et territoires du bassin afin d'en identifier les freins et par la même de dégager les perspectives de mutualisation de pratiques/méthodes". Les travaux ont porté sur trois thématiques : la création, la conception et le financement d'un projet GIRE transfrontalier ; l'animation, le pilotage et la pérennisation d'un dispositif de gouvernance autour de la GIRE et la mise en œuvre des initiatives pour l'amélioration des services EHA ; la protection et la gestion de la ressource en eau exécutée conjointement ou de manière similaire par les acteurs des deux territoires.
Pape Moctar Ndiaye, Sud Quotidien (Dakar) – AllAfrica
SÉNÉGAL
Le pays proche de l'accès universel
Dans l'optique d'atteindre les Objectifs de développement durable (ODD), le Sénégal réalise des progrès jugés remarquables dans la fourniture d'eau potable. Selon l'Agence nationale de la statistique et de la démographie, le pays affiche des progrès remarquables dans l'accès à l'eau potable avec un taux national passé de 92,6 % en 2015 à 98,2 % en 2023, frôlant ainsi l'accès universel. Le Rapport d'analyse des résultats de l'indice de suivi des Objectifs de développement durable venant d’être publié souligne toutefois que cette performance, portée par d'importants investissements dans les infrastructures hydrauliques, masque des défis persistants en matière de qualité et de pérennité du service. La salinité élevée dans les régions de Diourbel, Kaolack, Kaffrine et Fatick, ainsi que les problèmes de débit à Dakar et à Touba rappellent que l'accès quantitatif ne suffit pas ; la qualité de l'eau reste un enjeu critique pour la santé publique et le développement. Par ailleurs, dans le domaine de l'assainissement, les avancées sont tout aussi significatives, mais partielles. Le taux d'accès global a grimpé de 49,6 % en 2015 à 77 % en 2023, avec une amélioration spectaculaire en milieu rural (de 36,7 % en 2015 à 64 % en 2023). Cependant ce rattrapage rapide, essentiellement dû aux autoréalisations des ménages et à des approches communautaires, pourrait s’avérer fragile. Aussi, pour l’Agence, la question de la qualité, de la maintenance des infrastructures et de l'assainissement collectif (réseaux de collecte et traitement des eaux usées) constitue le prochain défi à relever pour garantir un impact durable sur la santé et l'environnement.
Ndiol Maka Seck, Le Soleil (Dakar) – AllAfrica
Les autoroutes de l'eau vont diversifier les sources d'approvisionnement du pays
Le recours aux autoroutes de l'eau permettra de diversifier les sources d'approvisionnement en eau du pays et de soutenir la "résilience" de son réseau d'ouvrages hydrauliques, assure Abdoulaye Sène. Avec les autoroutes de l'eau, la ressource ne se limitera plus au lac de Guiers, mais profitera du barrage de Sambangalou sur le fleuve Gambie et d’autres sources. "Les autoroutes de l'eau, c'est le développement d'une stratégie de résilience", explique Abdoulaye Sène dans une interview accordée à l'APS.
En novembre 2024, le Fonds souverain d'investissements stratégiques (FONSIS) du Sénégal et l'entreprise chinoise Sinohydro ont signé un partenariat marquant le lancement officiel du projet de Grand Transfert d'eau (GTE) du lac de Guiers (nord) vers Dakar, Mbour, Thiès (ouest) et Touba (est). Cette initiative relevant de la promotion des autoroutes de l'eau fournira de l'eau potable à plusieurs millions de personnes. Le GTE est en même temps une initiative de promotion de l'agriculture irriguée, selon le FONSIS et le ministère de l'Hydraulique et de l'Assainissement.
Agence de Presse Sénégalaise (Dakar) – AllAfrica
GABON
Eau rare, électricité instable : le peuple est à bout
Au Gabon, la crise de l'eau potable et des coupures d'électricité atteint un niveau alarmant. Dans plusieurs quartiers, les populations vivent sans eau pendant des jours, tandis que les délestages répétés plongent foyers et entreprises dans l'incertitude permanente. Ce qui devait être un service public essentiel est devenu une épreuve quotidienne et la Société d'Énergie et d'Eau du Gabon (SEEG) est aujourd'hui au cœur d'une contestation croissante.
Gabonews (Libreville) – AllAfrica
MADAGASCAR
L'État reprend la main sur l'eau, l'assainissement et l'hygiène, affirme la ministre
Depuis son arrivée à la tête du ministère de l'Eau, de l'Assainissement et de l'Hygiène, la Dr Anjaratiana Elia Razafindrianiaina prend à bras-le-corps une crise de longue date, entre infrastructures vieillissantes, accès limité à l'eau pour des millions de Malagasy et gouvernance défaillante. Dans une interview à Midi Madagasikara, elle explique comment l'État reprend enfin le contrôle et transforme les promesses en résultats concrets.
Interview par José Belalahy, Midi Madagasikara (Antananarivo) – AllAfrica
Néanmoins… les sources d'eau se tarissent
L'accès à l'eau devient de plus en plus difficile, alors que la crise s'étend à plusieurs régions. Si autrefois le Sud était considéré comme la seule région touchée par ces difficultés, aujourd'hui, l'Ouest, le Nord et le Sud sont tous confrontés au problème.
Miangaly Ralitera, L'Express de Madagascar (Antananarivo) – AllAfrica
Des femmes victimes de violence aux points d'eau
Les difficultés d'accès à l'eau constituent une violence silencieuse pour les femmes, à Antananarivo. Elles affectent leur santé, leur sécurité et leurs revenus, en particulier pour les groupes les plus vulnérables. C'est ce que révèle une étude rapide menée en 2025. "Les femmes sortent chercher de l'eau entre 22h et 1h, puis à 3h du matin, parfois même en dormant près des bornes-fontaines, dans un contexte d'insécurité", montrent les résultats présentés par Mathieu Narendra, d'Alternative Madagascar, lors d'une réunion de restitution multi-acteurs.
Miangaly Ralitera, L'Express de Madagascar (Antananarivo) – AllAfrica
IRAK
Thi Qar : Une zone humide pour lutter contre la pollution et la sécheresse
L'Organisation internationale pour les migrations (OIM), le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) et les autorités nationales irakiennes ont officiellement inauguré un projet de zone humide artificielle visant à lutter contre la pollution et la sécheresse à Thi Qar, une région du sud de l'Irak soumise à un stress thermique. Ce projet bénéficie à 30 000 habitants grâce à un traitement efficace des eaux usées et offre une solution durable et naturelle pour l'adaptation au changement climatique, la gestion de la pollution, la préservation de la biodiversité et la protection de l'environnement.
PNUE
CHINE
Bassin du Yantsé
L'impressionnante évolution d'un géant de la chimie
Le groupe Chuyuan est installé sur le fleuve Yangtsé à Shishou, dans la municipalité de Jingzhou, dans la province du Hubei (centre de la Chine). C'était autrefois le plus grand fabricant mondial d'intermédiaires de colorants réactifs. Son développement ne s'est pourtant pas déroulé sans heurts : en 2016, en raison de rejets illégaux d'eaux usées, le groupe s'est vu infliger une énorme amende environnementale de plus de 27 millions de yuans, établissant un "record historique" d'amendes environnementales dans le bassin du fleuve Yangtsé. Il est vrai que début de cette année 2016, le secrétaire général Xi Jinping avait présidé à Chongqing un symposium sur la promotion du développement de la ceinture économique du fleuve Yangtsé, et déclaré : "la restauration de l'environnement écologique du fleuve Yangtsé doit occuper une place prépondérante et que nous devons travailler ensemble pour protéger le fleuve Yangtsé et ne pas nous engager dans un développement à grande échelle". À cette époque, Chuyuan était l'une des 100 plus grandes entreprises privées de la province, avec plus de 4 000 employés, réalisant 11,99 % du PIB de la ville de Shishou et environ 60 % de ses recettes fiscales. "Quand vous avez tant contribué à la région, ne pouvait-on pas espérer un peu de clémence ?", s'étaient interrogé les dirigeants, avant de se résigner. De 2016 à 2022, Chuyuan a investi un total d'environ 200 millions de yuans dans la rénovation de la protection de l'environnement, et la consommation d'énergie de l'entreprise a chuté de 59 %, faisant d'elle le premier groupe d'entreprises pilotes nationales d'échange de carbone dans la province du Hubei. En mai 2025, le parc a obtenu la certification la plus élevée en matière de normes de risque de sécurité. Plus récemment, Chuyuan a encore investi 50 millions de yuans pour traiter les déchets de production et les déchets liquides et entrer dans l'économie circulaire ; le groupe a également arrêté son produit phare dont les gaz d'échappement étaient difficiles à traiter et a investi 60 millions de yuans pour lancer une nouvelle ligne de production d'acide chlorosulfonique.
People Daily
CANADA
Bassin versant de la rivière Saint-François
Améliorer la qualité de l’eau en s’appuyant sur les savoirs locaux
L'organisme de bassin versant du fleuve Saint-Jean (OBVFSJ) lance un projet majeur pour améliorer la qualité de l'eau et la santé du bassin versant de la rivière Saint-François (Bas-Saint-Laurent, Québec). Le projet vise à mieux comprendre comment fonctionne ce bassin versant qui va du lac Saint-François, à Saint-Hubert-de-Rivière-du-Loup, passe par le lac Pohénégamook et se rend jusqu'au Beau Lac dans le sud du Témiscouata. La particularité du projet est le recours, dès le début, aux savoirs locaux pour coconstruire et enrichir la démarche scientifique. Le projet, porté par l’Association des riverains du lac Saint-François, s’inscrit dans le Plan d’action sur l’eau douce du gouvernement du Canada.
Le fleuve Saint-Jean est une voie d'eau internationale et interprovinciale qui s'écoule sur 673 kilomètres à travers le Maine, le Québec et le Nouveau-Brunswick. Son bassin versant est l'un des plus grands bassins de la côte est du Canada avec une superficie d'environ 55 000 km2. Il a, à ce titre, été désigné comme un écosystème d'importance vitale par le gouvernement fédéral.
Radio-Canada
ÉTATS-UNIS
Donald Trump démolit la réglementation fédérale sur les émissions de gaz à effet de serre
L’Agence de protection de l’environnement américaine (EPA) a abrogé, jeudi 12 février, un texte capital qui permettait notamment d’imposer des normes d’émissions pour les véhicules thermiques ou les centrales électriques."Le président Trump et l'administrateur Zeldin prennent la plus grande mesure de déréglementation de l'histoire des États-Unis", titre le communiqué. "L'administration Trump supprime la conclusion de mise en danger de l'ère Obama et toutes les normes d'émissions de gaz à effet de serre des véhicules, permettant aux Américains d'économiser plus de 1 300 milliards de dollars. Cette mesure met également fin à tous les off-cycle credits [permettant aux constructeurs automobiles de respecter les normes fédérales en matière d'émissions de gaz à effet de serre avec l’ajout de fonctionnalités], y compris la fonction Start & Stop". Le communiqué précise : "Ce processus de déréglementation majeur a donné lieu à une consultation publique approfondie et à une analyse rigoureuse de la loi à la suite des décisions de la Cour suprême des États-Unis dans les affaires Loper Bright Enterprises c/ Raimondo et West Virginia c/ EPA3."
Ce texte, l’Endangerment finding (constat de mise en danger) était la pierre angulaire de l’ensemble du dispositif réglementaire ayant permis, depuis 2009, à l’EPA de réguler les émissions de dioxyde de carbone, de méthane et de quatre autres gaz à effet de serre. C’est grâce à lui que l’État fédéral, sur le fondement d’une loi de 1970 sur la qualité de l’air (dite Clean Air Act) a été habilité à établir et à imposer des normes restrictives d’émissions de gaz à effet de serre pour les véhicules thermiques, les centrales électriques, etc., sur l’ensemble du territoire des États-Unis.
EPA
Abrogation de l’Endangerment finding : Des associations poursuivent l’administration Trump
Une large coalition d'associations américaines attaquent en justice l'administration Trump pour avoir abrogé un texte qui servait de fondement à la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre (GES) aux États-Unis. Le 18 février, plus de 15 autres associations environnementales ou de santé, comme l'American Lung Association, le Clean Air Council, le Sierra Club, ou le Center for Biological Diversity ont déposé une plainte dans la capitale Washington. Dans leur plainte, les associations assurent que les arguments utilisés par l'administration Trump pour justifier cette abrogation ne tiennent pas la route et qu'ils avaient déjà été examinés et rejetés dans le passé par la justice. Démentant cette accusation, l'EPA a assuré de son côté avoir examiné avec soin la question et réévalué le fondement juridique du texte en question à la lumière des évolutions juridiques ultérieures et des décisions de justice. Cette plainte devrait être suivie par d'autres, le gouverneur démocrate de Californie, Gavin Newsom, virulent opposant de Donald Trump, ayant également promis de contester ce revirement en justice. L'affaire pourrait remonter jusqu'à la Cour suprême.
Radio-Canada
Plan d’action sur les PFAS
Lee Zeldin, administrateur de l'Agence américaine de protection de l'environnement (EPA), a publié une liste des principales mesures prises par l'agence au cours de la première année de l'administration Trump pour lutter contre les risques liés à la contamination par les substances per- et polyfluoroalkylées (PFAS) – EPA
Premiers résultats du plan d'action sur les PFAS – EPA
La bataille judiciaire autour de la réglementation PFAS se transforme en conflit procédural
L'American Water Works Association (AWWA) et l'Association of Metropolitan Water Agencies (AMWA) s'opposent à la division des litiges concernant la réglementation PFAS de l'Agence américaine de protection de l'environnement (EPA) sur l'eau potable, arguant que cela créerait des inefficacités et risquerait d'entraîner des décisions incohérentes. Les associations professionnelles soulignent qu'une affaire unifiée favorise l'efficacité judiciaire et la cohérence des décisions, ce qui est crucial pour les services publics confrontés à des défis complexes en matière de conformité.
L'AWWA et l'AMWA ont toujours soutenu que, bien qu'elles appuient les efforts visant à lutter contre les PFAS dans l'eau potable, la régulation décidée par l'EPA (PFAS National Primary Drinking Water Regulation, évoquée dans les précédentes éditions) soulève d'importantes préoccupations en matière de mise en œuvre et de coûts pour les réseaux publics d'approvisionnement en eau.
WaterWorld
Réouverture de la pêche commerciale dans une zone protégée de l’Atlantique
Le président Donald Trump a autorisé la reprise de la pêche commerciale dans des eaux protégées au large de la côte atlantique des États-Unis, dans une vaste zone connue pour sa riche biodiversité. La zone concernée, qui se trouve dans le monument national marin de Northeast Canyons and Seamounts, s'étend sur quelque 13 000 kilomètres carrés, selon l'annonce présidentielle publiée sur le site de la Maison-Blanche. Le monument avait été créé en 2016 par l'ancien président Barack Obama, qui avait attiré l'attention sur les menaces de la surpêche et du changement climatique. Donald Trump avait ensuite rouvert le monument à la pêche durant son premier mandat, avant que cette décision ne soit annulée par le président Joe Biden. (source : Radio-Canada)
FLEUVE COLUMBIA
Mégaprojet d'énergie renouvelable sur un site sacré
Les autorités fédérales de régulation de l'énergie ont récemment donné leur feu vert à un mégaprojet d'énergie renouvelable d'environ 2 milliards de dollars sur un site sacré de la nation Yakama surplombant le fleuve Columbia dans le comté de Klickitat (État de Washington). Si le projet voit le jour, la colline surplombant le fleuve deviendrait un gigantesque générateur hydroélectrique produisant suffisamment d'électricité pour alimenter 500 000 foyers pendant 12 heures. La décision fédérale intervient alors que le nord-ouest du Pacifique se dirige vers une crise énergétique, la consommation régionale d'électricité étant en hausse, en particulier celle des centres de données gourmands en énergie, ce qui fait exploser les anciennes projections de la demande et menace les objectifs climatiques de l'État de Washington et de l'Oregon.
Renewable Energy World
Meymac, France – Saur obtient le renouvellement de son partenariat
La commune de Meymac renouvelle sa confiance à Saur, son délégataire historique depuis 30 ans, en lui confiant pour les 12 années à venir la responsabilité de l’exploitation du service public d’eau potable et d’assainissement. Ce nouveau contrat, d’un chiffre d’affaires annuel de 330 000 euros, associe modernisation des installations, sécurisation durable de l’approvisionnement en eau et préparation de la transition écologique.
La signature, intervenue le 6 février, a réuni Philippe Brugère, maire de Meymac, François Hollande, ancien Président de la République, aujourd’hui député de la Corrèze, ainsi qu’Estelle Grelier, présidente de Saur France.
Funchal, Portugal – Aquapor débute la gestion des réseaux d’eau et d’assainissement
Aquapor, la filiale portugaise du groupe Saur, a débuté la gestion des équipements de pompage et les systèmes de traitement et d’élimination finale des eaux usées de Funchal, capitale de l'archipel de Madère.
Le projet comprend la gestion de 26 stations de pompage et de quatre stations d’épuration des eaux usées, y compris le traitement primaire à Vale do Lazareto, dans une municipalité qui dispose déjà d’une couverture d’environ 99 % en matière d’assainissement de base. Le contrat prévoit sur trois ans l’exploitation et la maintenance complètes des infrastructures, couvrant toutes les étapes du processus de traitement, ainsi que l’entretien des espaces verts et autres installations associées. Ce modèle de gestion intégrée vise à garantir des normes élevées d’efficacité opérationnelle, à contribuer à la protection de l’environnement et à améliorer la qualité de vie de la population locale.
La STEP de Funchal traite environ 30 000 m3 d’eaux usées par jour, avec une production d’environ 1,5 tonne de déchets et 32 tonnes de boues. Ces indicateurs soulignent l’ampleur et l’importance stratégique de cette infrastructure pour la région, ainsi que l’impact direct de son fonctionnement sur la durabilité environnementale.
Ras Al Khaimah, Émirats arabes unis – Saur, opérateur du premier projet de traitement des eaux usées
Le consortium composé d’Etihad Water and Electricity (EWE), Saur et TAQA Solutions a signé un accord commercial avec la Ras Al Khaimah Wastewater Authority (RAKWA) pour le développement du premier projet de partenariat public-privé (PPP) à grande échelle de l’Émirat. Ce projet, structuré sous le modèle DFBOMT (Conception, Financement, Construction, Propriété, Exploitation, Maintenance et Transfert), doit marquer une étape décisive dans la stratégie de transition de l’Émirat vers des services d’eau modernes et durables. Au sein du consortium, Saur agira en tant qu’actionnaire de référence et opérateur principal, responsable de l’exploitation et de la maintenance (O&M) sur toute la durée de la concession.
Qatar – Ashghal et Saur démarrent la phase opérationnelle des services d’eaux usées
Conformément à la Vision nationale 2030 du Qatar et à l’engagement du pays en faveur du développement durable, l’Autorité des Travaux publics du Qatar (Ashghal) et le groupe Saur ont démarré la phase opérationnelle des services d’eaux usées au Qatar dans le cadre du partenariat établi, après avoir finalisé les phases de préparation et de transfert opérationnel. Cela marque le début de la prestation opérationnelle sous la direction d’Ashghal et en conformité avec les cadres nationaux réglementaires, de sécurité et environnementaux. Le partenariat opérationnel couvre le traitement des eaux usées et la gestion du réseau d’assainissement dans la zone de captation désignée au Qatar Sud.
Salem, Inde – Suez remporte son plus grand contrat d’eau local
Suez annonce avoir remporté un contrat de concession de 25 ans pour assurer les services d’eau de plus d’un million d’habitants de Salem, dans l’État du Tamil Nadu. La lettre d’attribution accorde aux parties un délai de 45 jours pour signer le contrat de concession.
Ce contrat, d’un montant de 456 millions d’euros attribué par la Salem City Municipal Corporation, prévoit la modernisation des infrastructures d’eau de la ville et le déploiement de technologies de pointe afin de garantir l’approvisionnement continu d’une eau potable de qualité aux habitants de la ville. Ce contrat d’envergure prévoit la modernisation complète du système d’alimentation en eau de la ville : la réhabilitation des ouvrages de prise d’eau, usines de traitement et stations de pompage ; la construction de 26 nouveaux réservoirs et modernisation de 39 réservoirs existants ; le renouvellement de 1 800 km du réseau de distribution ; le renouvellement des compteurs et de leurs raccordements ; les services aux usagers (relève des compteurs, facturation et assistance) ; le déploiement de solutions digitales avancées. À l’issue de la concession, 234 634 foyers seront raccordés au réseau. Ces investissements seront accompagnés d’une amélioration de la performance opérationnelle, mesurée par des indicateurs de suivi, pour évaluer la qualité et la continuité du service : suivi de la qualité de l’eau, réduction de 20 % de l’eau non facturée (NRW) à horizon 5 ans, et 10 % à horizon 10 ans, traitement dans les délais de 90 % des réclamations, et généralisation du comptage des consommations d’eau, de la facturation et du recouvrement des factures. Le contrat débutera par une phase d’études et de travaux, de 5 ans, incluant la prise en charge de l’exploitation et la maintenance des actifs existants, puis se poursuivra par la phase d’exploitation et de maintenance, d’une durée de 20 ans. La propriété des infrastructures restera dans les mains de la municipalité.
Avec environ 10 % de parts de marché dans l’eau municipale, Suez figure parmi les leaders du secteur en Inde. Ses infrastructures assurent au quotidien l’accès à une eau potable et à des services d’assainissement de qualité pour 65 millions de personnes, soit 13 % de la population indienne.
Un deal de 1,4 milliard USD
Netafim (Israël) pourrait être racheté par un milliardaire chinois
Netafim, pionnier et leader mondial dans les solutions d'irrigation au goutte-à-goutte, pourrait être racheté par un milliardaire chinois.
Fondé en 1965, Netafim est détenu majoritairement (80 %) par le groupe mexicain Orbia (anciennement Mexichem) depuis 2018. Le kibboutz Hatzerim, fondateur historique, conserve les 20 % restants de l’entreprise. Des informations récentes indiquent qu’Orbia envisage de vendre Netafim, avec des rumeurs d’acquisition par des intérêts chinois ou des fonds privés. Netafim est le plus grand fabricant mondial de composants de systèmes de micro-irrigation (MIS), avec une part de marché de 30 %. L'entreprise est fortement implantée en Chine, notamment via une usine de production certifiée ISO à Yinchuan (Ningxia).
Israel Valley
04-06 mars 2026, Grenoble – France
Congrès Eau & Intelligence artificielle
La Société Hydrotechnique de France est fière d'annoncer la tenue au World Trade Center de Grenoble de ce premier Congrès Eau & Intelligence artificielle dont l'objectif est de croiser, trois jours durant, les expertises en données, algorithmie et ingénierie hydraulique.
L’eau et l’intelligence artificielle se rencontrent aujourd’hui au cœur des défis environnementaux et climatiques. La collecte et l’analyse massive de données, couplées à des algorithmes avancés, permettent de prévoir les ressources, anticiper les sécheresses et inondations, optimiser la gestion des systèmes hydrauliques et surveiller la qualité de l’eau en temps réel. Le Congrès Eau & IA se positionne comme le premier rendez-vous national dédié à cette convergence, offrant un espace unique de dialogue et de collaboration entre chercheurs, industriels, startups et décideurs. Ce congrès permettra de favoriser l’innovation, partager les bonnes pratiques et imaginer des solutions concrètes et opérationnelles pour une gestion durable et intelligente de l’eau. Les thématiques principales abordées : Prévision des ressources en eau, sécheresses et inondations ; Surveillance de la qualité de l’eau ; Nouvelles approches IA dans le domaine de l’eau ; Gestion des systèmes et des aménagements ; Analyse de données et approches métrologiques ; Impact climatique et adaptation ; Équité, engagement citoyen et sensibilisation ; Exploitation des ressources documentaires.
En complément des conférences et des expositions, des ateliers thématiques interactifs seront organisés afin de favoriser l’échange d’expériences et la mise en pratique des solutions présentées. Ces ateliers permettront de présenter des cas concrets ou innovations technologique, d’expérimenter des outils numériques et de partager leurs retours terrain. Véritables espaces collaboratifs, ils offriront l’opportunité d’approfondir les enjeux scientifiques, techniques et opérationnels liés à l’eau et à l’IA.
Congrès Eau & IA
11-12 mars 2026, ENPC, Champs-sur-Marne – France
Colloque du programme OPUR
Des micropolluants aux solutions fondées sur la nature : la recherche OPUR au service de la gestion des eaux urbaines
Ce colloque a pour objectif de diffuser, auprès des acteurs scientifiques et opérationnels de l’eau et de l’assainissement, des connaissances acquises dans le cadre de la phase 5 (2019-2024) du programme de recherche OPUR. Les thématiques abordées porteront, d’une part, sur les enjeux environnementaux et sanitaires de la ville et de son système d’assainissement et, d’autre part, sur les solutions fondées sur la nature pour la gestion des eaux pluviales urbaines dans un contexte de changement. Les présentations scientifiques seront complétées par des tables rondes consacrées aux perspectives de recherche, ainsi que par une présentation de l’écosystème de recherche du programme OPUR.
LEESU – Inscriptions
16 mars 2026, Adour-Garonne – WEB
Préservation des milieux naturels face au changement climatique
L’Agence de l’eau Adour-Garonne organise ce webinaire à destination des gestionnaires de milieux aquatiques et humides du bassin Adour-Garonne. Ce webinaire propose un temps d’échange et d’expertise pour mieux comprendre les enjeux à l’échelle du bassin et accompagner l’évolution des stratégies territoriales. Les questions abordées seront : Quels sont les impacts du changement climatique à l’échelle du bassin Adour-Garonne ? Quels effets sont déjà observables sur les territoires ? Quelle est la vulnérabilité du bassin face aux évolutions à venir ? Y seront présentés les outils opérationnels pour intégrer l’adaptation au changement climatique dans les démarches locales.
Inscriptions
17 mars 2026, Paris – France
Plastiques, des acteurs essentiels de la crise écologique globale
La Fondation Maison des Sciences de l’Homme et la Fondation Tara Océan lancent un cycle de conférences "Plastiques : un poison systémique". La séance inaugurale accueillera Baptiste Monsaingeon, sociologue spécialiste des déchets, et Henri Bourgeois-Costa, directeur des affaires publiques de la Fondation Tara Océan et coconcepteur du cycle. Ensemble, ils mettront en lumière comment les plastiques sont devenus les piliers invisibles de notre modèle économique.
Inscriptions
24 mars 2026, Paris – France
20ème édition de TechInnov
Accueilli au Parc floral de Paris, Techinnov est le rendez-vous business dédié à l’innovation en France. Créateur de synergies et véritable carrefour de rencontres, l’évènement favorise les rencontres d’affaires et partenariales entre grands groupes, ETI, PME/PMI, structures de recherches, startups et investisseurs, clusters et territoires innovants. Le Cluster Eau Milieux Sols Paris Île-de-France y sera présent.
Techninnov
24 mars 2026 – Orléans + WEB
Environnement, Data & IA : levier de compétitivité pour les entreprises et les territoires
Les données environnementales et les jumeaux numériques offrent des outils concrets pour mieux comprendre, anticiper et piloter les enjeux environnementaux. Le projet JUNON, financé par la région Centre-Val de Loire et piloté par le BRGM, vise à développer un pôle de recherche et d’excellence spécialisé dans la création et l’exploitation de jumeaux numériques environnementaux focalisés sur la gestion durable des ressources naturelles (Eau, Sol, Air). Cette journée de présentation est organisée par le Pôle Aquanova.
Programme
24 mars 2026 – Bruxelles + WEB
Comment la directive cadre sur l'eau est la pierre angulaire de la résilience de l'UE
La Commission européenne prépare une révision de la directive cadre sur l'eau (DCE) en 2026. Alors que la triple crise planétaire s'aggrave, coûtant chaque année des vies et des milliards d'euros, et que l'instabilité géopolitique s'étend à travers le monde, la DCE est plus importante que jamais pour garantir la résilience des communautés et des entreprises face aux événements politiques et environnementaux extrêmes à venir. La protection de l'eau n'est pas seulement une question de justice sociale et de démocratie, mais aussi une question de résilience économique à long terme et d'autonomie stratégique pour préserver la paix sur notre continent.
Les députés européens Diana Riba, Vicent Marzà (Verts/ALE, ES) et César Luena (S&D, ES) proposent cet échange qui sera précédé de contributions d'experts du Bureau européen de l'environnement, Ingénieurs Sans Frontières et ClientEarth.
Inscriptions
26 mars 2026 – WEB
Les droits humains à l’épreuve de la crise climatique
Dans le cycle Conversations de recherche de l'AFD
S'appuyant sur des recherches menées par les institutions nationales des droits humains de Colombie, Gambie, Honduras, Kenya, Namibie et Sierra Leone avec l'appui du Danish Institute for Human Rights (DIHR) et de l'AFD, cette Conversation de recherche présentera les impacts du changement climatique sur les droits humains et les mesures d'atténuation recommandées dans les six pays en revenant sur la valeur ajoutée de l'approche fondée sur les droits humains dans les politiques climatiques. La discussion portera sur les réponses apportées par les pouvoirs publics aux résultats des études dans les pays concernés, et en particulier au Kenya, en vue de renforcer l'efficacité, l'équité et la légitimité des politiques d'adaptation, de réduction des risques et de réponse aux impacts climatiques. Le débat sera également élargi à d'autres géographies, avec notamment le point de vue de l'agence de l'AFD au Bangladesh.
Programme et inscriptions
30 mars 2026 – Webinaire NEO Territoire apprenant #2
Pourquoi et comment renforcer la place des sols dans la fabrique de la ville ?
Le projet NEO poursuit en mars 2026 son cycle de webinaires "Territoire apprenant", en partenariat avec le PEPR VDBI (Ville durable et bâtiments innovants). Cette nouvelle édition accueillera Estelle Caudal, urbaniste spécialisée dans l'aménagement et la transition écologique, pour présenter les fonctions des sols en contexte urbain et interroger la posture et les compétences de l'urbaniste au regard des enjeux d'adaptation des villes au changement climatique.
Inscriptions
31 mars 2026 – Paris + WEB
Préparation à la Conférence Nations unies sur l'Eau
Réunion du groupe de travail du Partenariat Français pour l'Eau en vue de la préparation à la Conférence Nations unies sur l'Eau (Abu Dhabi, décembre 2026). Ceux qui ont la possibilité de se rendre à Paris sont les bienvenus à l'Hôtel de Ville de Paris, salle des commissions n° 3.
Inscriptions : WEB – Présentiel
31 mars 2026, Campus Condorcet Paris-Aubervilliers – France
Plénière du Programme d'études partenarial sur l'eau dans la ville
Piloté par la Direction de l'eau et de l'assainissement du Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis, le Programme d’études partenarial (PEP) vise à fédérer les acteurs du territoire autour d’une production de connaissances sur les enjeux de l’eau dans la ville, et dont l’objectif est la mise en œuvre des ambitions portées par le Manifeste "La Seine-Saint-Denis, territoire d’eau".
Cette plénière sera l'occasion de présenter, d'une part, la restitution de l'étude intitulée "Eaux de surface : des eaux non conventionnelles pour repenser nos modèles techniques et les rapports à l’eau", conduite par l'atelier professionnel du Master 2 aménagement et urbanisme de l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, encadré par Sabine Barles ; d'autre part, les liens entre gestion à la source des eaux pluviales et le retrait-gonflement des argiles (RGA). Le phénomène RGA soulève de nombreux enjeux techniques, financiers et sociaux et le territoire de la Seine-Saint-Denis y est particulièrement exposé. Après une présentation de l'état des connaissances sur le sujet par le CEREMA, la plénière souhaite entamer une réflexion collective.
Le grand témoin de cette édition sera Emmanuel Bellanger historien, spécialiste des banlieues et du Grand Paris.
L'exposition "Arbres, Eau et Climat", conçue par la Coordination Eau Île-de-France, sera sur place.
Inscriptions
09 avril 2026, Paris – France
Innover par la chimie pour relever le défi des PFAS
Colloque organisé par la Fondation de la Maison de la Chimie
Les per- ou poly-fluoroalkyls (PFAS) constituent une famille de produits dont la présence, même à l’état de traces dans les sols et les eaux, représente un enjeu important pour l’environnement et la santé humaine. Du fait de la solidité de la liaison carbone-fluor, ces produits sont stables et parfois difficiles à détruire. Comment la Chimie peut-elle répondre aux défis que pose ce sujet ? Deux rapports récents de l’Académie des sciences et de l’Académie des technologies ont commencé à répondre à cette question.
Programme et inscriptions
28 avril 2026, Maidières (Meurthe-et-Moselle) – France
Les défis de l'industrie face au stress hydrique
Dans le secteur de l’industrie et de l’artisanat, l’Agence de l’eau Rhin-Meuse, en partenariat avec l’agence de développement économique Lorr’up, œuvre pour promouvoir la sobriété, l’efficacité des usages et le recyclage. Les solutions fondées sur la nature nécessitent également d’être développées et adaptées pour soutenir les activités économiques. Ces thématiques seront au cœur du colloque "Eau et Industrie, les défis de l’industrie face au stress hydrique".
Programme et inscriptions
28-30 avril 2026, La Rochelle Université – France
Colloque de lancement de la Chaire UNESCO Océan et littoral durable
La relation entre l’humanité et le système océanique connaît une transformation profonde. Le changement climatique, la perte de biodiversité, les pressions croissantes sur les zones côtières et les inégalités socio-écologiques grandissantes redéfinissent à la fois les écosystèmes marins et les sociétés humaines. Parallèlement, les cadres de gouvernance, les connaissances scientifiques et les représentations sociétales peinent à suivre le rythme et la complexité de ces transformations. Dans ce contexte, le colloque de lancement de la Chaire UNESCO Océan et littoral durable vise à créer un espace structuré de réflexion, de dialogue et de co-construction autour de l’avenir des relations humanité-océan.
Programme
15-18 juin 2026, Champs-sur-Marne – France
Colloque SHF : Sécheresse 2026
De 1976 à aujourd'hui, quelles avancées dans la connaissance et la gestion des sécheresses pour mieux s’adapter aux crises futures ?
Cinquante ans après la sécheresse de 1976, où en est-on de la connaissance de ces phénomènes, de leurs caractéristiques et de leurs impacts ? Dans quelle mesure a-t-on progressé dans leur anticipation et leur gestion pour en limiter les conséquences ? Que sait-on de leur évolution à long terme dans un contexte de changement climatique et comment les acteurs de l’eau, les usagers et les territoires se préparent-ils aux crises de l’eau du XXIe siècle ? Cette conférence se veut être un lieu d’échange d’expériences et de connaissances interdisciplinaires sur ces questions, en croisant les perspectives scientifiques, techniques, opérationnelles, sociétales et institutionnelles. Plus spécifiquement, les communications attendues s’inscriront dans un ou plusieurs des champs suivants : Connaissance des sécheresses et de leurs impacts ; Gestion des sécheresses et retours d’expérience ; Analyses prospectives et adaptation aux sécheresses futures.
Une session spéciale sera organisée en clôture de ce colloque par le réseau "Les Sciences humaines et sociales et les enjeux de l’eau" de la SHF et de l’Académie de l’eau.
Projets de communications attendus pour le 5 septembre 2025.
Détails
09-10 juin 2026, Rennes – France
URBATREE : L’arbre urbain, du gène au paysage
L’arbre est aujourd’hui au cœur du dispositif d’adaptation aux changements climatiques des territoires urbains, par l’offre de services écosystémiques qu’il rend à nos sociétés : bien-être, stockage de carbone, rafraîchissement, etc. Ces bienfaits sont cependant dépendants de sa vitalité et de sa capacité de récupération face aux perturbations intrinsèques aux systèmes urbains (artificialisation des sols, travaux, pollutions, etc.) et/ou liées à la variabilité climatique, avec une intensité et une occurrence croissantes des événements extrêmes. Si de nombreux travaux scientifiques sont actuellement en cours sur le sujet, il reste encore de nombreux verrous à lever pour accompagner les territoires et les gestionnaires fonciers dans leurs stratégies d’adaptation. L’idée de ce colloque, organisé par l’UMR LETG (Littoral - Environnement - Télédétection - Géomatique), est de réunir scientifiques, experts, praticiens et collectivités afin de dresser un état des lieux des connaissances et de questionner une feuille de route partagée dans le cadre de la stratégie nationale pour la ville durable.
URBATREE
15-18 juin 2026, Nancy – France
Congrès de l'ASTEE
Inventons ensemble les services Eau et Déchets de demain
Les services de l’eau et des déchets sont des composantes essentielles de nos territoires et de leur organisation. Ils doivent faire face et répondre à des enjeux majeurs : surveillance des eaux usées (DERU-2), PFAS, pesticides, nitrates et autres polluants, transition énergétique, atténuation et adaptation au changement climatique (infrastructures, équipements…), maîtrise des coûts, etc. Dans ce contexte, plusieurs questions s’imposent : comment préserver l’eau en quantité et qualité face aux tensions croissantes ? Comment mieux gérer, collecter, trier, recycler les déchets dans une perspective d’économie circulaire ? Comment garantir des services résilients tout en maîtrisant les coûts avec des modèles économiques à bout de souffle ? Enfin, quels leviers peuvent être mobilisés pour impliquer conjointement citoyens et acteurs locaux ? Ces sujets seront au cœur des présentations & échanges du 105ème congrès de l’ASTEE qui réunira plus de 600 experts, élus et chercheurs pour imaginer collectivement les services de demain et échanger sur des solutions mises en œuvre.
Programme
16-17 juin 2026, Lyon – France
Forum Eau & Climat, la réponse des territoires
Le Comité de bassin Rhône-Méditerranée, avec l’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée Corse et la DREAL de bassin, organise un forum "Eau & Climat, la réponse des territoires", sur deux jours pour : partager les expériences et débattre entre élus, décideurs économiques des secteurs industriels, tertiaires et agricoles, gestionnaires, aménageurs, scientifiques, représentants des services de l’État, associations ; découvrir les solutions d’adaptation au changement climatique en fonction des vulnérabilités de vos territoires ; rencontrer les opérateurs qui faciliteront les démarches.
Programme à venir
03 juillet 2026, Toulouse – France
Lab'Eau 2026
Dans un contexte de fortes mutations économiques, environnementales et territoriales, l’eau est au cœur des grands enjeux régionaux. Lab’Eau crée un espace de rencontres, de débats et d’opportunités business, pour accélérer les initiatives et faire émerger des solutions concrètes autour de la gestion de l’eau.
Lab'Eau
22-23 septembre 2026 – Paris
Prochain colloque annuel de restitution du PIREN-Seine
Le colloque se déroulera au Centre international des conférences de Sorbonne Université (CICSU), place Jussieu à Paris. Information à venir.
30 septembre-02 octobre 2026, Rouen – France
Colloque SHF : Continuums fluviaux et littoraux
Aménagements et Biodiversité des continuums fluviaux et littoraux
En novembre 2022, la Société Hydrotechnique de France organisait un premier colloque sur les interactions entre les aménagements implantés sur ou en bordure des cours d’eau et la qualité des écosystèmes qui les entourent. Trois années se sont écoulées, marquées par une succession d’épisodes de fortes sécheresses ou de fortes pluviométries, la SHF vous propose de faire le point sur ces sujets dans une nouvelle manifestation pour laquelle le choix a été fait d’étendre les milieux naturels à l’ensemble du continuum Terre-Mer, des cours d’eaux aux milieux littoraux et leurs interfaces que constituent les estuaires et les deltas.
Le colloque couvrira de façon non limitative les nombreuses démarches d’intégration environnementale d’aménagements situés dans les corridors fluviaux et littoraux
Projets de communications attendus pour le 30 novembre 2025.
Détails
12-17 octobre 2026, Marseille – France
Eau et résilience de l’agriculture face au défi climatique
Ce 26ème Congrès International ICID (International Commission on Irrigation and Drainage) ambitionne de marquer une nouvelle étape dans la réflexion collective sur l’avenir de l’agriculture irriguée face aux défis globaux. Il engagera la réflexion sur l’utilisation de l’intelligence artificielle dans l’agriculture irriguée, et permettra de découvrir les possibilités offertes aujourd’hui par les dernières innovations et technologies, telles que la réutilisation des eaux et le dessalement.
Près des deux tiers des terres agricoles dans le monde dépendent de l’eau de pluie, ce qui fait du climat le facteur principal influençant la productivité des cultures. Le changement climatique représente donc une contrainte majeure, impactant l’agriculture à la fois directement et indirectement. C’est pourquoi faire face à cette crise climatique exige des changements radicaux et une restructuration profonde de nos systèmes agricoles traditionnels. Il ne fait aucun doute que garantir la sécurité en eau et en alimentation passera par une agriculture irriguée moderne et innovante. Dès lors, nous devons nous poser la question suivante : comment l’irrigation moderne et une bonne gestion des systèmes de drainage peuvent-elles contribuer à cette transition agroécologique ?
Site de l'évènement
02-04 décembre 2026 – Émirats arabes unis
Conférence des Nations unies sur l'eau 2026
La réalisation de l'Objectif de développement durable relatif à l'eau propre et à l'assainissement (ODD-6) est une fin essentielle en soi et est également indispensable pour faire progresser l'Agenda 2030 dans son ensemble. Alors que nous entrons dans les cinq dernières années de l'Agenda 2030 et de ses ODD, le monde doit faire affluer les investissements, l'innovation, la volonté politique et l'esprit de solidarité vers l'ODD-6. La Conférence des Nations unies sur l'eau de 2026, organisée conjointement par les Émirats arabes unis et le Sénégal, et convoquée aux Émirats arabes unis du 2 au 4 décembre 2026, souhaite donner vie à cet esprit de solidarité et contribuer à construire un avenir sûr en matière d'eau pour tous.
2026 UN Water Conference
Les villes hôtes des Congrès et Expositions mondiaux de l'eau 2028 et 2030 de l'IWA
L'IWA a le plaisir d'annoncer que Kuching, en Malaisie, a été choisie pour accueillir le Congrès mondial de l'eau et l'Exposition de l'IWA en 2028, et São Paulo, au Brésil, pour l'édition de 2030. Des propositions remarquables soutenues par des délégations de haut niveau ont été reçues des deux candidats, la candidature malaisienne étant menée par l'Association malaisienne de l'eau et la candidature brésilienne par l'ABES, Association brésilienne de l'ingénierie sanitaire et environnementale.
Agriculture : La formation des ingénieurs à l’heure des transitions
Bioplastiques à base de plantes, biogaz à partir de déchets organiques… les innovations biosourcées participent aujourd’hui à la "dépétrolisation" de l’économie. Cette évolution impose de réfléchir aux compétences dont les ingénieurs en agronomie et agro-industries ont besoin et de faire évoluer les formations.
Derrière ces nouveaux besoins, il y a le développement de la bioéconomie, l’économie basée sur le vivant. Les agroécosystèmes à construire doivent fournir à la fois des services écosystémiques (par exemple en restituant les matières organiques au sol) mais également assurer la production des bioressources dans un contexte d’accélération de changement climatique et de perte de biodiversité. Le marché représentée s’élève déjà à 326 milliards d’euros de chiffre d’affaires, soit près de 15 % du PIB et 2 millions de salariés en France. Le pays compte d’ailleurs doubler la masse annuelle de biomasse exploitée hors finalités alimentaires d’ici 2050. L’objectif est de générer de 50 000 à 100 000 nouveaux emplois par année dans ce secteur. Dans ce contexte, les enjeux clés pour l’agronomie et ses praticiens sont : l’allocation des sols en fonction des usages, la conception et l’optimisation des procédés de transformation, l’organisation des filières agricoles, et le développement de compétences nouvelles.
Cela impose d’anticiper les métiers et les besoins d’expertise et de formation. Ce constat a amené certaines écoles d’ingénieurs à adapter, voire réinventer la formation des ingénieurs en agronomie et agro-industries. C’est notamment le cas à l’Institut polytechnique UniLaSalle qui nous présente trois profils : l’ingénieur agroécologue, le bioingénieur de la transformation, l'agronome des territoires.
The Conversation
EN LIGNE
Santé globale, une seule santé : État des lieux de la recherche actuelle
Les rendez-vous de l'IRD présentent : "Santé globale, une seule santé : état des lieux de la recherche actuelle". Ce cycle de web-conférences est composé d’une conférence introductive suivie de 16 mini-conférences regroupées sous quatre thèmes : 1. La nature est-elle à notre service ? 2. Allons-nous vers de nouvelles épidémies en zone méditerranéenne ? 3. Peut-on toujours parler d'individu ? 4. Nous ne sommes pas seuls ! Ces rendez-vous de l’IRD sont élaborés en partenariat avec l'Inspection académique des Sciences de la vie et de la Terre et l'École académique à la formation continue (EAFC) de l'académie de Montpellier.
Canal U
Rennes, France – Programme 2025-2028 de la Chaire Biodiversité et Changement climatique
Après un premier programme de recherche 2022-2025 très prolifique, la chaire Biodiversité et Changement climatique est reconduite pour 3 ans, en partenariat avec le Fonds Christian Roulleau, le Fonds de dotation Crédit Mutuel Arkéa, le Fonds de dotation Roullier et Groupama Loire Bretagne. Les travaux de la chaire s’attacheront à évaluer la valeur écologique et économique des services rendus par la nature afin d’accompagner la transition écologique dans nos territoires.
Ce nouveau projet a été présenté à l'Observatoire des sciences de l'environnement de Rennes le 12 décembre.
Observatoire des sciences de l'environnement de Rennes
Arras, France – Premier campus de Terra Academia
École et accélérateur de la transformation écologique
Créée par Veolia, entreprise fondatrice, Terra Academia ambitionne de former plus de 60 000 personnes et mobiliser 100 000 jeunes dans des parcours de découverte des métiers de l'environnement d’ici 2030. Elle a inauguré son premier campus à Arras (Pas-de-Calais). Sa vocation est de s'inscrire dans les territoires. Sa méthode consiste à fédérer les acteurs économiques, académiques, publics et associatifs pour étudier les besoins en compétences, et créer, développer, rendre attractives les formations locales, en s'appuyant sur un diagnostic territorial. Après Arras, un prochain campus est prévu à Paris, avant un déploiement international et une présence dans toutes les régions françaises.
Veolia
Strasbourg, France – L’ENGEES fixe son cap pour 2024-2027
L’ENGEES, l’École nationale du génie de l’eau et de l’environnement de Strasbourg, accueille à chaque rentrée de septembre près de 130 nouveaux élèves-ingénieurs et une vingtaine d'élèves en licence professionnelle. Pour sa rentrée 2024-2025, l’établissement a accueilli 500 étudiants sur ses formations initiales. Parmi eux, 45 élèves internationaux de 10 nationalités différentes dont 7 élèves anglophones, accueillis dans la voie d’approfondissement "hydrosystème" ayant basculé totalement en anglais. Cette rentrée fait également état de 37 nouveaux apprentis ingénieurs en première année et 8 apprentis en licence professionnelle. Une nouveauté puisque cette formation habituellement sous statut étudiant accueille désormais une partie de sa promotion en alternance. De même, 7 élèves de 3ème année d’ingénieur effectueront, pour la première fois, une partie de leur cursus en entreprise avec l’arrivée du contrat de professionnalisation, mis en place à la demande des élèves.
En parallèle, l’école, dont l’amélioration continue de la qualité de vie au travail et étudiante est primordiale, vient d’élaborer son nouveau projet d’établissement. Ce dernier, mis en place pour les quatre prochaines années, se décline autour de 3 axes : gouvernance, recherche et formation. Le document, qui concentre l’ensemble des objectifs et actions à mener, a été réalisé avec toutes les parties prenantes (personnel, enseignants, élèves et partenaires). Son objet est de proposer des enseignements permettant aux étudiants de répondre efficacement aux défis d’aujourd'hui et de demain.
Communiqué
Marne-la-Vallée, France – CEREMA-Hydrasol-École des Ponts ParisTech
Thèse CIFRE Optimiser les bienfaits de la nature en ville
Le CEREMA, la société Hydrasol (TPE spécialisée dans la culture végétale urbaine) et l’École des Ponts ParisTech étudient des solutions fondées sur la nature pour la régulation des eaux pluviales et lutter contre les îlots de chaleur urbains dans le cadre d’une thèse CIFRE. En première partie, la thèse s'attache à étudier comment les arbres d'alignement ou "arbres de pluie" contribuent au cycle de l'eau urbain. Un second volet de la thèse aborde les enjeux sociotechniques de la diffusion du système d’arbre de pluie à l’aide des méthodes issues des sciences humaines et sociales (SHS).
CEREMA
Paris, France – Chaire Lab Recherche Environnement
Conception durable des ensemble bâtis et des infrastructures
En partenariat avec AgroParisTech et Mines Paris-PSL, l’École des Ponts ParisTech renouvelle sa collaboration avec Vinci, engagé dans un mécénat scientifique conséquent à hauteur de 6 millions d’euros jusqu’en 2028.
La chaire réunit quatre acteurs majeurs du monde économique et de l’enseignement supérieur et de la recherche afin de trouver des solutions concrètes pour améliorer la performance environnementale des bâtiments, des quartiers et des infrastructures. Les thématiques de recherche couvrent trois ambitions liées à l’anticipation et la réduction des impacts sur l’environnement : 1. la réduction de l'impact environnemental des projets de bâtiments et d’infrastructures ; 2. le développement de l’intelligence artificielle au service de la décarbonation des bâtiments et mobilités et 3. l'amélioration du bien-être, du confort et de la santé des usagers, via les travaux sur l’atténuation des effets des îlots de chaleur urbains et le cycle de l’eau en ville.
Depuis son lancement en 2008, ce sont plus de 30 projets qui ont été conduits notamment dans le cadre de doctorats et plus de 150 publications académiques qui ont été réalisées.
Chaire Lab Recherche Environnement
Paris, France – EIVP/ENGEES
Mastère spécialisé URBEAUSEP Gestion des eaux usées et pluviales
Proposé par l'EIVP (École des ingénieurs de la Ville de Paris) et l'ENGEES (École nationale du génie de l'eau et de l'environnement de Strasbourg), le mastère spécialisé URBEAUSEP est destiné à former des professionnels experts des eaux usées et des eaux pluviales à la fois au plan national et international pour répondre à la complexité croissante des technologies disponibles et à l'exigence accrue de la réglementation. Cette formation de haut niveau, d'une durée d'un an, prépare aux métiers de managers et d'experts dans la gestion des eaux urbaines. Elle s'adresse aux ingénieurs ou aux titulaires d'une formation universitaire de niveau master ou équivalent et/aux titulaires d'un diplôme de niveau Bac+5 ou Bac+4 justifiant d'un minimum de 3 ans d'expérience professionnelle dans le domaine de la gestion de l'eau. Labellisé par la Conférence des Grandes Écoles, le mastère spécialisé URBEAUSEP se compose de deux parties : 1. Une première partie à vocation théorique, coordonnée par une équipe pédagogique conjointe de l'EIVP et de l'ENGEES. Cette partie englobe les modules : Principes de base ; Gouvernance, réglementation, finances et gestion des services d'assainissement ; Techniques d'assainissement ; Métrologie et suivi de la qualité ; Développement durable ; Gestion des risques sanitaires, professionnels et industriels ; L'eau usée et pluviale dans le monde ; Projet tutoré. 2. Une seconde partie du cursus est dédiée à une thèse professionnelle en entreprise ou en collectivité.
Lieu de formation : EIVP Paris 19ème. Admission : de mars à septembre. Début des cours : octobre.
EIVP-Paris
Paris, France – CNAM
L’École des transitions écologiques et l’École de l’énergie
Pluridisciplinaires et accessibles sur tout le territoire, l’École des transitions écologiques et l’École de l’énergie associent la qualité des enseignements, en lien avec la recherche, et l’engagement dans une diffusion auprès d’un large public. Les formations proposées reposent sur une pédagogie innovante et accompagnent les mutations professionnelles. Au programme : plus de 100 modules de formations ; une modalité pédagogique en présentiel et/ou en distanciel, alliant théorie et cas pratiques ; la possibilité de mener des projets avec des entreprises et des enseignants-chercheurs, en lien étroit avec les laboratoires du CNAM ; l’obtention d'un diplôme de l’enseignement supérieur ; des formations certifiées Qualiopi.
École des transitions écologiques – École de l’énergie
Grenoble, France – Chaire MEDELIA
Améliorer la durabilité et la sûreté des ouvrages hydrauliques
La Fondation Grenoble INP lance la chaire d’enseignement et de recherche MEDELIA, avec le mécénat d’Artelia au profit de sa filiale SPRETEC. Elle vise à améliorer la durabilité et la sûreté des ouvrages hydrauliques. La chaire focalise son activité sur l’étude des organes de vantellerie (portes d’écluses, vannes) des ouvrages d’ingénierie hors-norme (centrales hydrauliques, barrages…). Ces organes, parties mobiles soumises à des poussées de centaines de tonnes, présentent parfois des signes de fatigue importants, accentués par le changement climatique (variations importantes des niveaux d’eau, crues, sécheresses). L’objectif est de réaliser des estimations d’endommagement et de durée de vie plus précises. Les gestionnaires d’ouvrage pourront ainsi mieux choisir entre différents scénarii : prolongement de la durée de vie à l’identique, réparations, renforcements, ou remplacement complet. Les enjeux financiers sont très importants, compte tenu des coûts de fabrication, de chantier et des pertes d’exploitation durant les arrêts.
Chaire MEDELIA
Montpellier, France – Chaire partenariale Eau, Agriculture et Changement climatique
L’Institut Agro et l'INRAE ont lancé la chaire partenariale Eau, Agriculture et Changement climatique (EACC) rassemblant instituts de recherche et de formation, entreprises, acteurs publics et représentants du monde agricole. L’objectif des 11 partenaires est d’explorer ensemble pendant 4 ans des solutions concrètes pour une meilleure gestion de l’eau à l’échelle des territoires.
L'agriculture, stratégique tant pour l’autonomie alimentaire que pour l’économie et l’aménagement des territoires, représente en France environ 10 % des prélèvements d’eau annuels, mais plus de 50 % – et localement jusqu’à 90 % – de l'eau consommée en période estivale. La tension sur la ressource en eau en été est déjà importante, et va s'aggraver à l’avenir. Les débits naturels des cours d’eau et la recharge des nappes souterraines vont diminuer. Dans le même temps, les besoins en eau des plantes vont augmenter, avec une évapotranspiration maximale pouvant atteindre +30 % d’ici la fin du siècle selon les régions et les scénarios climatiques. De plus, ce besoin en eau concernera également des cultures traditionnellement non irriguées. Face à ce constat, il est nécessaire d’explorer et d'actionner tous les leviers d’adaptation et de transformation possibles pour une gestion et un partage durables des ressources en eau, grâce à des approches territoriales concertées, intégrées et respectueuses des écosystèmes : repenser des systèmes de production agricole, des filières et des systèmes alimentaires plus sobres et moins vulnérables vis-à-vis des aléas climatiques ; poursuivre les efforts en matière d’économie d’eau en agriculture irriguée par l’amélioration technique et l’accompagnement des acteurs pour des pratiques plus efficientes ; développer le recyclage et la réutilisation des eaux et des nutriments dans une logique d’économie circulaire ; stocker davantage d’eau, dans les sols et le sous-sol grâce des solutions fondées sur la nature, ainsi que dans de nouvelles retenues dans les meilleures conditions environnementales et de concertation territoriale possibles. La mise en œuvre de ces solutions nécessite la mobilisation de l'ensemble des acteurs impliqués : agriculteurs, aménageurs, collectivités et puissance publique, entreprises privées, citoyens, recherche et enseignement. C’est l’objectif de la chaire EACC, qui structure un réseau d'acteurs et de territoires de recherche, d'innovation et de pédagogie sur la gestion de l'eau en agriculture face au changement climatique dans le Grand Sud de la France (Occitanie, Sud PACA, Auvergne Rhône-Alpes).
Chaire Eau, Agriculture et Changement climatique
Montpellier, France – Chaire AgroParisTech Suez "Eau pour Tous"
Portée par un partenariat renouvelé entre AgroParisTech, Suez et la Fondation Suez et l’Agence française de développement et à leurs côtés, depuis 2020, l’ESSEC Business School, la Chaire a formé depuis 2009 plus de 300 managers et dirigeants, venus d’Asie, d’Afrique et des Caraïbes, au sein de l’International Executive Master OpT, de séminaires DG ou de formations courtes, à Montpellier, en France, et dans de grandes villes d’Asie et d’Afrique. Développant des partenariats académiques et pédagogiques avec des universités et des services du Sud, à Dakar (Sénégal) et à Koumasi (Ghana), elle propose un enseignement stratégique unique animé par des professionnels de l’eau. Les formations qu'elle propose sont construites pour répondre aux problématiques spécifiques des grands services urbains d’eau et d’assainissement, dans la situation environnementale et démographique des pays émergents et en développement. Dans des environnements en pleine croissance, ces services doivent développer une vision stratégique à plus de 5 et 10 ans, prenant en compte les grands défis que sont le dérèglement climatique, la raréfaction des ressources en eau, l’urbanisation extrêmement rapide associée à la croissance de la population.
Chaire AgroParisTech "Suez – Eau pour Tous"
Nantes, France – IMT Atlantique
La transformation écologique et sociétale intègre les cursus
Rattaché au Ministère de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, l'IMT Atlantique est partie prenante de la stratégie nationale France 2030. Le plan stratégique de l’école à l’horizon 2027 accorde une place importante à la transformation écologique et sociétale, désormais inscrite dans toutes ses formations à travers des thématiques "consommation énergétique" ou "sobriété numérique" ; s’y ajoute le développement de compétences dans les sciences humaines et sociales pour traiter de sujets tels l’acceptabilité sociale ou la place de l’humain dans les organisations. L’école est aussi nouvellement lauréate du programme doctoral européen COFUND SEED (Training the next generation of research engineers to train Societal, Energy, Environmental, industrial and Digital transitions) de 5 ans qui financera 40 thèses en faveur de spécialisations intelligentes des territoires.
IMT Atlantique, qui totalise plus de 2 000 étudiants répartis entre ses 3 campus (Brest, Nantes, Rennes), s’apprête à augmenter ses effectifs de 25 % à l’horizon 2027 en diversifiant ses admissions au-delà du traditionnel concours commun Mines-Ponts.
IMT Atlantique – dossier de presse
Québec, Canada – Deux nouvelles chaires de recherche
L’Institut national de la recherche scientifique (INRS) créée deux chaires de recherche institutionnelles : la Chaire de recherche en monitoring géophysique pour l’adaptation aux changements climatiques et la Chaire sur les nouvelles biotechnologies pour l’élimination des PFAS, qui seront dirigées respectivement par les professeurs Bernard Giroux et Tarek Rouissi, tous deux basés au Centre Eau Terre Environnement, à Québec.
INRS
Québec, Canada – Nouvelle Chaire municipale en gestion durable de l’eau
Le projet, dirigé par l’Institut national de la recherche scientifique (INRS), est issu d’un partenariat avec la Fédération québécoise des municipalités (FQM), qui s’associe pour la première fois avec une chaire de recherche. Son objectif est de renforcer et structurer le partenariat de l’INRS avec les municipalités québécoises, afin que les projets de recherche répondent efficacement aux besoins les plus criants des municipalités. Cette chaire partenariale permettra aux municipalités de se réunir pour identifier leurs priorités de recherche communes liées aux infrastructures municipales en eau. Collectivement, elles identifieront les priorités qui mèneront à des projets de recherche conjoints pour lesquels des demandes de financement seront déposées. Grâce à cette communauté de pratique, les municipalités pourront échanger sur leurs succès et leurs bonnes pratiques en matière de gestion de l’eau.
INRS
Afrique – Formations à distance
Le MAREMA intégré au catalogue des formations ouvertes et à distance de l’AUF
Le Master régional Ressources en eau et Risques environnementaux dans les Métropoles africaines (MAREMA) dispensé par l'Université d’Abidjan sera intégré au catalogue international des formations ouvertes et à distance (FOAD) de l'Agence universitaire francophone (AUF) à compter de la rentrée 2024-2025. Depuis la première promotion, 40 étudiants ivoiriens qui ont bénéficié de la formation.
Fratmat.info (Abidjan) – AllAfrica