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Instantanés mai 2026

Mots clés : actualité, eau, h2o, monde, Europe, Afrique, Amérique, Asie, recherche, innovation, initiatives, publications, ouvrages, évènements, conférences, formations

Monde

 
 

CLIMAT
Philippe Drobinski
directeur de recherche CNRS au Laboratoire de Météorologie Dynamique, directeur du centre Energy4Climate et auteur principal du GIEC (AR7),
publie sur LinkedIn cette utile mise au point : 

Depuis quelques jours, beaucoup de commentaires médiatiques présentent le retrait du scénario le plus émissif (RCP8.5/SSP5-8.5) des scénarios de référence de CMIP7 comme une "preuve" que les climatologues – ou le GIEC – auraient été excessivement alarmistes. Cette lecture est profondément trompeuse, car elle repose sur une confusion majeure entre prévision et prospective.
Un scénario climatique n'est pas une prévision. Un scénario est un narratif exploratoire, construit pour analyser différents futurs possibles et éclairer la décision publique. Concrètement, un scénario combine des trajectoires d'émissions de gaz à effet de serre, des hypothèses socio-économiques, des évolutions d'occupation des sols, des choix technologiques… Les projections climatiques réalisées par les modèles reposent ensuite sur la physique du système climatique… mais leur résultat dépend du scénario choisi en entrée. Ainsi, lorsque les modèles aboutissaient à +4 °C ou davantage à la fin du siècle sous RCP8.5, cela ne signifiait pas : "les climatologues prédisent +4°C". Cela signifiait : "si le monde suit une trajectoire d'émissions très élevées, alors la physique du climat conduit à ce niveau de réchauffement".
Le scénario RCP8.5 a été élaboré dans le contexte des politiques climatiques et des tendances d'émissions observées au début des années 2010. Il représentait alors une trajectoire plausible dans un monde sans inflexion forte des politiques climatiques. Depuis, les politiques climatiques mises en œuvre, les transformations énergétiques et certaines évolutions technologiques ont contribué à réduire les trajectoires d'émissions attendues. Nous ne sommes malheureusement pas sur une trajectoire compatible avec 1.5 °C, ni même avec 2 °C. Mais les estimations actuelles nous situent plutôt autour de ~2.7-3 °C de réchauffement global d'ici la fin du siècle. Dans ce contexte, le retrait du RCP8.5 des scénarios centraux de CMIP7 peut se comprendre scientifiquement. Et d'une certaine manière, il faut aussi y voir un signal positif : cela ne signifie pas que les climatologues étaient "trop alarmistes". Cela signifie plutôt que les alertes scientifiques ont suffisamment contribué à faire évoluer les politiques publiques et les trajectoires d'émissions pour rendre ce futur moins probable.
Enfin, il est important de rappeler un point essentiel : le GIEC ne "choisit" pas les scénarios au sens politique du terme. Le GIEC évalue l'état de la littérature scientifique publiée. Il continuera donc à analyser les travaux explorant l'ensemble des trajectoires possibles – y compris les scénarios les plus émissifs – car ils restent utiles pour comprendre les risques, les vulnérabilités et les marges de manœuvre de nos sociétés.
La science du climat ne consiste pas à prédire un futur unique. Elle consiste à explorer les conséquences de différents choix collectifs afin d'éclairer l'action.

 

La crise climatique risque toujours de rendre le monde "méconnaissable"
Donald Trump a récemment affirmé que les projections les plus pessimistes des experts s'étaient révélées "fausses". Les scientifiques spécialistes du climat ont tenu à rappeler la gravité du réchauffement planétaire et l'ampleur des menaces qui pèsent sur l'avenir une l'humanité toujours dépendante des énergies fossiles, dans la foulée de la publication d'une étude dont les conclusions ont été détournées par des climato-négationnistes, dont Donald Trump.
Un comité international de scientifiques a publié le mois dernier un article de recherche mettant à jour les scénarios d'émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES) et de trajectoires de dérèglement du climat utilisés par les chercheurs et intégrés aux rapports du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC). Jusqu'à présent, le scénario le plus catastrophique pour l'humanité se basait sur un scénario dans lequel notre dépendance aux énergies fossiles demeurait aussi forte au cours des prochaines décennies. Comme ces énergies produisent 75 % des émissions mondiales de CO2, cela nous aurait menés vers un réchauffement qui aurait pu dépasser les 3,3 à 5,7 °C d'ici 2100, par rapport aux niveaux préindustriels (1850-1900), avec une projection médiane de 4,4 °C. Le scénario le plus optimiste prévoyait pour sa part une réduction très forte et rapide des émissions et un réchauffement limité à environ 1,5 °C, avec un léger dépassement temporaire. Ce scénario de dérèglement limité à un seuil jugé sécuritaire par la science est aujourd'hui assuré d'être dépassé d'ici 2030. Mais la nouvelle étude, qui sera intégrée dans la rédaction des prochains rapports du GIEC, estime que, grâce au développement des énergies renouvelables et aux politiques climatiques récentes, les niveaux d'émissions très élevés prévus dans le scénario le plus pessimiste "sont devenus peu plausibles". Le pire scénario, dans la version actualisée, prévoit une augmentation de température proche de 3,5 °C en 2100. Mais "ce nouveau scénario d'émissions élevées entraînerait toujours d'énormes dégâts climatiques", a tenu à souligner Detlef van Vuuren, auteur principal de l'étude et chercheur à l'agence néerlandaise d'évaluation environnementale PBL.
Le Devoir
The Scenario Model Intercomparison Project for CMIP7 (ScenarioMIP-CMIP7)Geoscientific Model Development

 


RECHERCHE
Les vagues de chaleur sous-marines se multiplient, mais sont rarement prises en compte par les modèles actuels
Les vagues de chaleur sous-marines sont souvent négligées, malgré les risques qu'elles font peser sur les écosystèmes sensibles. La modélisation du plateau continental du nord-ouest de l'Europe suggère que, sous l'effet du changement climatique, les vagues de chaleur augmenteront plus rapidement au fond de l'océan qu'en surface.  Selon un groupe de chercheurs britanniques et italiens, il est essentiel de comprendre l'impact du changement climatique sur les températures futures des fonds marins pour planifier les mesures de conservation. Pour mieux comprendre l'évolution des températures au fond de l'océan. Cette recherche – financée par Horizon Europe – a porté sur le plateau continental du nord-ouest de l'Europe, notamment la mer du Nord, les eaux côtières autour du Royaume-Uni et de l'Irlande, ainsi que le nord du golfe de Gascogne. Ces régions comptent parmi les plus exploitées au monde sur le plan de la pêche et fournissent également des services culturels et écologiques.
EU Environment

L'habitat de certains oiseaux marins se contracte avec les changements climatiques
Les changements climatiques réduisent l'aire de répartition de certains oiseaux marins, comme les albatros ou les pétrels, les poussant à voler toujours plus loin pour survivre, concluent des chercheurs dans une étude publiée dans la revue Nature Climate Change.
Les scientifiques basés au Chili et au Royaume-Uni ont étudié plus de 120 espèces d'oiseaux de l'ordre des Procellariiformes, qui comprend des oiseaux de mer comme les albatros, comparant leurs répartitions et leurs mouvements dans le passé avec l'évolution du climat et des températures océaniques. Ces oiseaux ne réagissent pas aux changements climatiques par une évolution de leur masse corporelle – contrairement à certaines espèces de poissons devenues plus petites. Mais ils répondent par des changements dans leur aire de répartition géographique. C'est donc la rapidité du changement climatique, dépassant les capacités d'adaptation des oiseaux, qui s'avère le facteur le plus déterminant. "L'évolution du climat excède les conditions climatiques que les oiseaux peuvent tolérer pour leur survie et leur reproduction", explique Jorge Avaria-Llautureo, de l'Université de Reading au Royaume-Uni, l'auteur principal de l'étude. "Les oiseaux survivants entreprennent des migrations risquées pour trouver de nouveaux habitats viables, mais les oiseaux marins diffèrent dans leur capacité à se disperser", souligne-t-il, avec une capacité de se disperser qui varie selon les espèces.
Radio-Canada

Les racines des arbres, un levier discret de stockage du carbone
On aurait tort de le sous-estimer : une partie de la lutte contre le changement climatique se joue sous terre. Des chercheurs de l'unité Eco&Sol (INRAE, IRD, CIRAD, Institut Agro Montpellier) montrent dans quelle mesure les racines d'arbres peuvent enrichir les sols profonds en carbone, un stockage difficile à estimer mais très certainement durable.
Quand on parle de stockage du carbone, on pense aux forêts, aux troncs et aux feuilles. Pourtant, une grande partie du carbone capté par les arbres descend dans le sol par les racines. Ces dernières libèrent des composés organiques et laissent derrière elles des résidus qui nourrissent la vie souterraine. Des scientifiques ont étudié ce phénomène en comparant plantation d'arbres et système agroforestier mêlant cultures et arbres sur les parcelles INRAE du dispositif agroforestier DIAMS au sein de l'unité expérimental DIASCOPE près de Montpellier. Pour ce faire ils ne se sont pas arrêtés aux 30 premiers centimètres du sol ; ils ont exploré jusqu'à 1,5 mètre de profondeur.
INRAE 

 

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Nouvelle méthode de surveillance de la recharge des nappes phréatiques
La réalimentation des nappes phréatiques est un moyen de se préparer à des périodes de sécheresse de plus en plus fréquentes. La durée de séjour dans le sol entre l'infiltration et le pompage est essentielle pour la qualité de l'eau extraite de ces systèmes. Une étude montre qu'il est possible d'utiliser des traceurs environnementaux qui parviennent dans les rivières via l'eau de refroidissement des centrales nucléaires pour déterminer ce temps de séjour. Van Rooyen et ses collègues de l'EAWAG et des universités de Bâle, Berne et Lausanne viennent de publier un article sur cette méthode dans la revue spécialisée Nature Water
EAWAG

Lutte contre les mégafeux de forêts
Une avancée majeure en matière de simulation pourrait révolutionner la formation des pompiers aériens
Un nouveau logiciel sophistiqué de simulation de vol, capable de modéliser avec précision les performances des hélicoptères de lutte contre les incendies, pourrait aider à former les pilotes à lutter plus efficacement contre les feux de forêt à l'avenir.
Des chercheurs de l'Université de Glasgow ont développé ce prototype de logiciel dans le cadre du cadre de simulation de vol Daedalus I, présenté dans un article publié dans le CEAS Aeronautical Journal. Le logiciel fonctionne sur des composants GPU grand public abordables afin de modéliser avec précision les interactions complexes entre les rotors des hélicoptères, les flammes au sol et l'eau larguée sur l'incendie depuis les airs.
A framework for aerial firefighting simulation CEAS Aeronautical Journal

La cellulose bactérienne pourrait contribuer à lutter contre les substances dangereuses présentes dans les eaux 
On continue de rechercher des approches efficaces pour atténuer les contaminations de l'eau. Les méthodes existantes comprennent l'utilisation de charbon actif pour absorber les polluants, l'échange d'ions et la filtration sur membrane. Cependant, ces approches ne répondent pas pleinement aux besoins. Elles sont également coûteuses, non sélectives et génèrent des flux de déchets secondaires. Une revue narrative a examiné les recherches sur la cellulose bactérienne (BC), un glucide complexe biodégradable produit par la bactérie Komagataeibacter. Cette substance s'est révélée efficace contre les métaux lourds, les colorants et les microplastiques ; son efficacité sur les PFAS, les perturbateurs endocriniens (EDC) et les nanoplastiques reste à explorer.
EU Environment

Des alternatives aux PFAS dans les textiles
Pour que les vêtements fonctionnels résistent à toutes les conditions météorologiques, une imprégnation chimique est nécessaire. Les vestes de pluie, maillots de bain et autres vêtements dotés d'un revêtement contenant des PFAS contribuent toutefois à la pollution de l'environnement avec des produits chimiques éternels contenant du fluor. Remplacer ce groupe de substances n'est pas une mince affaire, car elles possèdent d'excellentes propriétés : les PFAS sont hydrofuges, anti-salissures et anti-graisses. C'est pourquoi les chercheurs de l'EMPA travaillent en collaboration avec des partenaires industriels pour développer des technologies et des matériaux permettant de fabriquer de manière durable et économique des textiles sans PFAS présentant les propriétés souhaitées. Cette initiative innovante est née du réseau Subitex, fruit d'une collaboration de longue date entre des entreprises de l'association suisse du textile Swiss Textiles et l'EMPA. Le projet EC0Tex, soutenu par Innosuisse, a pour objectif de créer des revêtements hydrofuges pour les fils textiles en utilisant des substances sans fluor dans une installation de revêtement plasma spécialement développée à cet effet. Récemment, le projet a été récompensé par l'Innovation Award pour la durabilité et l'innovation lors du salon international Techtextil à Francfort-sur-le-Main.
EMPA

 

MA THÈSE EN 180 SECONDES
Une doctorante d'INRAE finaliste avec notre rapport au risque d'inondation
Comment les habitants perçoivent-ils réellement le risque d'inondation ? Pourquoi certaines recommandations institutionnelles sont-elles suivies… et d'autres non ? Ces questions sont au cœur des travaux de Marie Arragon, doctorante en psychologie sociale et environnementale, sélectionnée parmi les finalistes du concours "Ma thèse en 180 secondes" (MT180) 2026.
INRAE

 

INNOVATION
Grapheal reçoit 2,5 millions d'euros de l'EIC Accelerator pour un capteur PFAS
Grapheal, une startup grenobloise spécialisée dans les biocapteurs, annonce avoir obtenu une subvention de 2,5 millions d'euros dans le cadre du programme EIC Accelerator du Conseil européen de l'innovation. Ces fonds vont permettre de financer le développement de PFAST, le capteur graphène qui permet de détecter dans l'eau en temps réel les traces de PFAS. La technologie de Grapheal est le fruit d'une décennie de travaux de recherches sur le graphène. Elle est protégée par 8 familles de brevets et par plus de 50 brevets couvrant les matériaux, l'architecture des dispositifs et l'électronique embarquée. Grapheal maîtrise toute la chaîne de valeur, depuis le matériau, avec la synthèse et l'intégration du graphène, jusqu'à l'acquisition, l'interprétation, la gestion et le stockage des données. Le dispositif PFAST s'appuie sur les propriétés uniques du graphène : un film cristallin de carbone d'un seul atome d'épaisseur, flexible, transparent, robuste, conducteur et biocompatible. Il est aussi durable car il équivaut à 20 % de l'empreinte carbone de l'équivalent en silicium et ne fait pas appel à des matériaux critiques. Il permet d'obtenir des signaux rapides et stables dans des matrices aqueuses complexes. Selon le concepteur, l'outil est dix fois plus sensible que les systèmes portables de détection des PFAS du marché.
"La pression réglementaire accélère fortement l'adoption de systèmes portables de détection rapide des PFAS. Plusieurs industriels du secteur ont déjà montré un vif intérêt pour notre technologie. Cette subvention de l'EIC est à la fois un gage d'excellence et un moyen pour nous de peaufiner notre système PFAST et d'améliorer ses capacités", indique Vincent Bouchiat, président de Grapheal, qui ajoute que la startup reste ouverte à des partenariats pour industrialiser sa solution et développer ses capacités de production en vue de la mise sur le marché du dispositif, prévue pour 2027.
Le secteur de la surveillance des PFAS devrait représenter un marché global de 969,5 millions de dollars d'ici 2030, contre 487,1 millions de dollars en 2025, avec un taux de croissance annuel de 14,5 % entre 2025 et 2030. Le marché mondial de la détection des PFAS connaît une croissance rapide grâce au renforcement de la réglementation, aux projets environnementaux d'assainissement et à la prise de conscience accrue du grand public de la contamination globale aux PFAS.
Graphealcommuniqué

 


PUBLICATIONS
REUT : Veolia publie un livre blanc
Face à la raréfaction de la ressource, Veolia publie un livre blanc pour débloquer le potentiel économique et stratégique de la réutilisation des eaux usées traitées (REUT). 34 acteurs internationaux – économistes, industriels, assureurs et acteurs publics –, y proposent des actions pour accélérer le déploiement de solutions répondant à l'urgence et aux besoins critiques. Parmi les 10 propositions et engagements pour accélérer le déploiement de la REUT dans le monde notamment :

  • Une nouvelle approche de la "sécurité hydrique" : basée sur des solutions innovantes, elle repose sur un diagnostic intégrant les besoins des parties prenantes, les contraintes et les enjeux locaux pour définir un mix d'approvisionnement optimal et aligné avec la stratégie territoriale ;
  • Le partage en open source, d'ici la fin de l'année 2026, d'un outil permettant de calculer le coût anticipé d'un manque d'eau (cost of no water) afin de rendre le risque tangible pour les décideurs publics et économiques. Veolia y travaille avec plusieurs membres notamment Esther Crauser-Delbourg, économiste de l'eau, Susan Doering pour Aon Insurance et Laurie Chesné pour le groupe Natixis CIB ;
  • Un appel à la tenue d'une conférence mondiale récurrente de l'ONU sur l'eau, au même titre que celles sur le climat et la biodiversité, afin de replacer la question dans les priorités internationales et de promouvoir la réutilisation des eaux usées traitées comme l'une des composantes fondamentales de l'agenda hydrique mondial.
Livre blanc

Les eaux non conventionnelles : la REUT
Si elle n'impacte pas le débit des cours d'eau, la réutilisation des eaux usées traitées (REUT) est l'une des solutions possibles d'adaptation au changement climatique pour répondre aux tensions sur la ressource en eau. Elle permet notamment de substituer une ressource en eau à haute valeur ajoutée comme l'eau potable ou les eaux souterraines. Le Filin, fil d'actualité en santé environnementale fait un point sur les mises en œuvre.
Le Filin

À PARAÎTRE
La seconde édition du Baromètre Starfish sera publiée le 8 juin
Le Baromètre Starfish, initiative scientifique internationale consacrée à l'état de l'océan et à ses interactions avec les sociétés humaines, publiera sa deuxième édition le 8 juin 2026, à l'occasion de la Journée mondiale des océans. Présenté le 11 mai lors de la conférence officielle de la présidence chypriote du Conseil de l'Union européenne "Riding the Wave : Advancing the EU Ocean Pact through Science, Innovation and Cooperation", le Baromètre 2026 s'appuie sur un comité scientifique international renforcé réunissant 29 experts issus de 14 pays.
Publié chaque année, le 8 juin, dans la revue scientifique State of the Planet et accessible sur le site starfishbarometer.org, le Baromètre vise à rendre les connaissances scientifiques sur l'océan plus accessibles aux décideurs publics, aux acteurs économiques et au grand public. Placée sous la présidence scientifique de Dr Marina Lévy (directrice de recherche, CNRS) et la direction opérationnelle de Pierre Bahurel (directeur général de Mercator Ocean International), cette nouvelle édition mobilise des spécialistes en océanographie physique, biologie marine, écologie, climat, économie, anthropologie et sciences sociales, afin de proposer une lecture intégrée des transformations du système Océan–Humanité. Les principaux nouveaux thèmes de l'édition 2026 : l'accélération des transformations du système cryosphère–océan et le recul de la glace de mer ; l'aggravation des impacts économiques et sociétaux liés aux changements océaniques ; les tensions autour de la gouvernance de l'océan, notamment sur les subventions à la pêche et la pêche illégale ; les fragilités des systèmes d'observation de l'océan, essentiels au suivi du climat ; les nouvelles pressions liées à l'exploration minière des grands fonds ; la montée en puissance du financement durable des océans.
Baromètre Starfish

 

ANALYSES
Centres de données
Pourquoi leur refroidissement consomme autant d'eau (et pourquoi cela pose problème)
Imaginez la chaleur dégagée par 100 000 puces de calcul de dernière génération, entassées les unes sur les autres et tournant à plein régime, et ce, dans un complexe de plus de 26 kilomètres carrés soit environ 3 714 terrains de football. Placez ce grille-pain géant dans une région où la température est de 35 °C en moyenne et peut atteindre les 50 °C l'été, et vous voilà devant le projet Stargate UAE visant à construire jusqu'à 5 gigawatts de puissance de calcul installée dans un immense centre de données à Abu Dhabi. Ces projets de centres de données dits "hyperscale" visant à alimenter l'essor de l'intelligence artificielle se multiplient dans le monde, que ce soit aux États-Unis avec le projet Prometheus de Meta prévoyant la construction d'un centre de données de la taille de Manhattan, et même en France avec le Campus IA. Au-delà de leur importante consommation énergétique, ces mastodontes soulèvent d'autres problèmes. Pour fonctionner correctement, ils ne peuvent pas atteindre des températures trop élevées, et contiennent donc des systèmes de refroidissement qui permettent aux composants électroniques de fonctionner à plein régime tout en évitant qu'ils ne se détériorent sous la chaleur qu'ils dégagent.
Comment ces centres de données sont-ils refroidis ? Quel est l'impact de leur refroidissement sur l'environnement, et comment les rendre plus sobres ?
Thomas Le Goff, maître de conférences en droit et régulation du numérique, Institut Mines-Télécom – The Conversation

Datacenters : Quelles voies pour l'Europe ?
L'entreprise danoise Grundfos, leader mondial des systèmes de pompage de l'eau, vient de publier un livre
blanc qui s'intéresse à l'efficience énergétique des datacenters européens : "Powering Europe's Digital Sovereignty. Enabling scalable, efficient data centre growth to support Europe's digital economy and long‑term competitiveness" (Renforcer la souveraineté numérique de l'Europe. Favoriser une croissance évolutive et efficace des centres de données afin de soutenir l'économie numérique et la compétitivité à long terme de l'Europe).
Les centres de données sont devenus une infrastructure fondamentale pour les économies modernes, soutenant le cloud computing, l'intelligence artificielle, les services publics et les systèmes industriels. En Europe, ils constituent de plus en plus des atouts stratégiques qui recoupent la sécurité énergétique, la résilience hydrique, la compétitivité industrielle et la souveraineté technologique. Cependant, les centres de données sont très gourmands en ressources. Les systèmes de refroidissement représentent à eux seuls une part importante de la consommation d'électricité et sont à l'origine d'une forte consommation d'eau. Alors que la demande en capacité de calcul s'accélère, l'Europe est confrontée à un double défi : développer ses infrastructures numériques pour rester compétitive à l'échelle mondiale tout en gérant les pressions croissantes sur les réseaux électriques, les ressources en eau et les communautés locales. Les tendances mondiales indiquent que ces pressions vont s'intensifier. La demande en électricité des centres de données à l'échelle mondiale pourrait plus que doubler d'ici 2030, et la consommation d'eau augmenterait parallèlement.
Pourtant, ces contraintes constituent également une opportunité stratégique. La position de l'Europe, à la fois en tant que marché majeur et leader mondial en matière de réglementation, lui permet de définir des normes pour des infrastructures numériques durables. En donnant la priorité à l'efficacité énergétique, à la réutilisation de la chaleur et de l'eau, ainsi qu'à l'intégration des systèmes, l'Europe peut transformer les contraintes liées aux ressources en un avantage concurrentiel. Ce document identifie plusieurs pistes techniques éprouvées pour réduire l'intensité en ressources des centres de données : les technologies de refroidissement avancées, en particulier le refroidissement par liquide, réduisent considérablement la demande énergétique et permettent d'atteindre des densités de calcul plus élevées ; l'optimisation des circuits hydroniques et les systèmes de pompage intelligents peuvent permettre de réaliser des économies d'énergie de 20 à 60 % dans les infrastructures de refroidissement ; la circularité de l'eau et l'utilisation d'eau non potable réduisent la dépendance vis-à-vis des ressources en eau douce ; la réutilisation de la chaleur excédentaire permet aux centres de données de contribuer au chauffage urbain et aux systèmes énergétiques industriels. Ces solutions sont particulièrement efficaces lorsqu'elles sont mises en œuvre de manière holistique, optimisant à la fois les performances énergétiques et hydriques tout en permettant l'intégration à des systèmes énergétiques plus larges.
Livre blanc

 


EXPOSITION
Paris
Solarpunk : les Futurs de l'Espoir
Comment irait le monde si tout allait bien ? À l'heure où l'éco-anxiété gagne du terrain, une cinquantaine d'étudiants de l'Université PSL proposent d'imaginer un autre demain avec l'exposition "Solar Punk : les Futurs de l'Espoir", présentée au Centre de la vie étudiante Mazet dans le VIe arrondissement. À travers une collection d'œuvres inspirées des univers Solarpunk et Hopepunk, l'exposition invite à repenser notre rapport au futur : non plus comme une catastrophe annoncée, mais comme un horizon habitable, désirable et porteur d'espoir.
Jusqu'au 18 juin 2026 – Gratuit sur inscription

 

CONCOURS PHOTO
Resilient by Nature : concours photo 2026 de l'AEE
Quelle est la relation entre la nature et la société ? Tel est le thème central du concours photo 2026 de l'Agence européenne pour l'environnement (AEE), intitulé "Resilient by Nature", qui invite les citoyens de toute l'Europe à immortaliser les multiples façons dont la nature soutient la vie, réagit aux pressions et se régénère dans un monde en mutation.
L'édition propose trois catégories : Harmonie, Perturbation et Renouveau.
Soumission – 10 août 2026 

 

SÉRIE VIDÉO
KEDGE mobilise ses enseignants-chercheurs pour décrypter les grands défis des ODD
À l'occasion de la Journée mondiale de l'environnement portée par les Nations unies, le 5 juin, KEDGE Business School a mis en lumière l'expertise de ses enseignants-chercheurs sur les grands défis liés aux Objectifs de développement durable (ODD). À travers une série de vidéos pédagogiques, l'école propose des clés de lecture accessibles sur des sujets au cœur de l'actualité : transition écologique, consommation responsable, inclusion, transformation des modèles économiques, nouvelles formes de travail ou encore impact des technologies.
Série vidéo

 

LE COIN DES TÊTARDS
Tournée du Climat et de la Biodiversité à Paris
La Tournée du Climat et de la Biodiversité est une exposition itinérante portant sur deux sujets étroitement liés, le climat et la biodiversité. Elle sera présente les mardi 9 juin et mercredi 10 juin au Campus des Cordeliers. Une médiation par des scientifiques est prévue. Cette exposition est portée par l'association Météo et Climat. Parrainée par le Ministère de l'Éducation nationale et de la Jeunesse, elle accessible à partir du CM1.
Fondée en 1852 sous le nom de Société Météorologique de France, Météo et Climat est une association loi 1901, reconnue d'utilité publique, présidée par le climatologue Jean Jouzel depuis 2009.
InscriptionsVisite virtuelle

 

 

Europe

 

RÉVISION DE LA DCE
Orientations visant à clarifier l'application de la législation sur l'eau
La Commission européenne a publié le 22 mai des orientations visant à garantir une mise en œuvre plus simple et plus harmonisée de la législation de l'UE sur l'eau en réduisant les incertitudes quant à la conformité. "Ces orientations s'inscrivent dans le cadre des efforts déployés par la Commission pour soutenir la résilience globale de l'Europe en maintenant des normes élevées pour nos eaux afin de protéger la santé humaine et l'environnement, tout en garantissant l'accès aux matières premières critiques nécessaires à la transition propre", précise le communiqué. 
Les orientations apportent des éclaircissements sur la directive cadre sur l'eau, étayée par ses directives "filles", à savoir la directive sur les eaux souterraines et la directive sur les normes de qualité environnementale. Faisant partie du plan d'action RESourceEU, le document explique comment évaluer l'impact environnemental des nouveaux projets sur la qualité de l'eau. e document d'orientation explique comment évaluer l'impact environnemental des nouveaux projets sur la qualité de l'eau. Il se concentre sur les projets ayant une incidence sur l'état chimique des masses d'eau et sur les règles énoncées dans la législation de l'UE sur l'eau, qui permettent déjà de réduire les objectifs environnementaux. Il explique également les nouvelles exemptions introduites par les récentes modifications de la législation sur l'eau. Ces dernières permettent des procédures simplifiées pour les projets qui ne conduisent qu'à une détérioration à court terme ou à la délocalisation de la pollution sans augmentation nette. Le document fournit également des exemples de la manière dont les flexibilités peuvent être appliquées pour faciliter les projets d'exploitation minière, de transformation des métaux et d'autres matières premières critiques.
Si ces orientations se concentrent sur le secteur minier, les conclusions peuvent également s'appliquer à d'autres projets ou activités, y compris ceux liés à des secteurs stratégiques promus au titre de la directive sur les énergies renouvelables III, du règlement sur les semi-conducteurs ou du règlement pour une industrie "zéro net".
Détail et liens – EC.Europa 

Les mines contre tous
La Commission européenne s'apprête à présenter une proposition visant à adapter la directive-cadre sur l'eau (DCE) afin de faciliter les activités minières. Ce projet se heurte à une opposition généralisée et les appels à ne pas modifier la DCE récemment révisée se font de plus en plus pressants. Des députés européens, des organisations environnementales, des citoyens, des organisations faîtières du secteur de l'eau, un État membre et de nombreuses personnes expriment leurs inquiétudes.
Les entreprises minières plaident en faveur d'une réglementation plus souple en matière d'eau afin de faciliter l'obtention des autorisations. Dans son plan d'action ResourceEU, la Commission européenne affirme que l'Europe doit réduire sa dépendance vis-à-vis d'autres pays pour les matières premières critiques. Cela signifie que les activités minières en Europe devront se développer. Selon l'industrie minière, la DCE représente un obstacle majeur aux projets miniers. Le secteur réclame des dérogations, des prolongations de délais, des normes moins strictes et une définition plus pragmatique de la détérioration des masses d'eau, a déclaré l'organisation sectorielle Euromines à Water News.
Water News 

 

Deux initiatives citoyennes sur la protection de la biodiversité et des écosystèmes
La Commission européenne a enregistré deux initiatives citoyennes européennes (ICE) :

  • L'initiative "Droits de la nature : habiliter les citoyens à représenter et protéger les écosystèmes" invite la Commission à "reconnaître les droits de la nature dans le droit européen au moyen d'un acte juridique tel qu'une directive ou un règlement visant à renforcer la protection des écosystèmes". En particulier, les organisateurs "[cherchent] à passer du traitement de la nature en tant que propriété à la reconnaissance des écosystèmes en tant qu'entités vivantes dotées d'une valeur intrinsèque et jouissant de droits fondamentaux", y compris les "droits d'exister, de régénérer leurs biocapacités et leurs cycles vitaux, et d'être restaurés".
  • L'initiative "Reconnecter la nature grâce à la création de corridors européens pour la diversité" invite la Commission à présenter une proposition visant à "reconnecter la nature en Europe grâce à un cadre de coordination pour la connectivité écologique entre les écosystèmes terrestres et hydriques intérieurs" et à "surmonter la fragmentation des écosystèmes, en soutenant la biodiversité et la résilience". Les organisateurs cherchent à promouvoir des outils communs, à assurer la coordination transfrontalière et à renforcer Natura 2000.

EC.Europa

 

Nouvelle série de publications de l'AEE sur la résilience climatique
Afin d'aider les décideurs, les collectivités et les citoyens à comprendre et à faire face aux impacts croissants du changement climatique, l'Agence européenne pour l'environnement (AEE) a publié trois nouveaux documents consacrés à la résilience climatique :

  • Rapport "Résilience climatique en Europe, 2025 – progrès et défis" : ce nouveau rapport de l'AEE présente une évaluation exhaustive des politiques et mesures nationales d'adaptation au changement climatique dans 32 pays membres de l'AEE, en s'appuyant sur le dernier cycle de rapports au titre du règlement de l'UE sur la gouvernance.
  • Note d'information "Petites mais puissantes – la résilience climatique dans les petites communes européennes" : cette nouvelle note d'information de l'AEE met en lumière les petites communes européennes (qui abritent plus de 40 % de la population de l'UE) et constate que de nombreuses petites communes agissent déjà face aux risques climatiques malgré des ressources financières et humaines limitées, un accès restreint aux réseaux de connaissances et des responsabilités juridiques souvent floues. 
  • Plateforme interactive : Impacts climatiques et préparation en Europe : rassemblant l'ensemble des données de l'AEE sur les phénomènes météorologiques extrêmes liés au changement climatique, la plateforme couvre les vagues de chaleur, les inondations, les sécheresses et les feux de forêt – les aléas qui causent le plus de dommages aux populations, aux écosystèmes et aux économies à travers le continent.
Liens

 

L'Europe doit orienter l'IA et la numérisation pour soutenir sa transition écologique
Alors que l'intelligence artificielle transforme rapidement l'économie européenne, elle peut soit accélérer nos ambitions écologiques, soit les compromettre. Deux nouvelles notes d'information de l'Agence européenne pour l'environnement (AEE) examinent comment une orientation politique réfléchie peut garantir un double dividende et comment gérer les compromis liés au déploiement de ces technologies à un moment où les pressions sur l'environnement doivent diminuer.
AEE

 

FRANCE
Soutien des collectivités dans la prévention et la gestion des inondations
La loi n° 2026-381 du 19 mai 2026 vise à simplifier et améliorer la gestion des cours d'eau, pour prévenir des inondations futures. Elle clarifie les procédures applicables aux opérations d'entretien des cours d'eau, afin qu'elles puissent être déployées plus rapidement et efficacement. Les principaux changements introduits par la loi visent à : mieux intervenir après une inondation ou en anticipation d'une réitération à court terme ; donner une assise plus forte aux PAPI ; réduire des décalages entre procédures GEMAPI, environnementales, foncières et de prévention des risques naturels.
Legifrance

Projet de loi d'urgence agricole
Le 2 juin, l'Assemblée nationale a adopté en première lecture par 369 voix contre 178 le projet de loi pour la protection et la souveraineté agricoles. Le Sénat doit examiner à son tour le texte à partir du 29 juin. Bassins de rétention, zones humides, importations, foncier, élevages, statut du loup… : que contient le texte ?
Vie publique

 

CHIFFRE
Près de 60 % des surfaces bâties sont dédiées à l'habitat individuel
Le taux d'artificialisation des sols varie selon les départements. De moins de 3 % (Lozère, Alpes-de-Haute-Provence, Hautes-Alpes) à environ 20 % pour les départements avec une grande métropole (comme le Nord avec Lille), il atteint un maximum de 83 % à Paris et en Seine‑Saint‑Denis. À l'échelle nationale (hors Guyane), 9 % des sols sont concernés.
Étude INSEE

 

RAPPORT IGF/IGEDD
Évaluation des conséquences de la sobriété foncière sur l'économie de l'aménagement du territoire
La loi Climat et résilience constitue un texte majeur pour la préservation des sols, face aux impacts écologiques et socio-économiques de l'étalement urbain fixant une trajectoire nationale de sobriété foncière avec un objectif de "zéro artificialisation nette" (ZAN) en 2050 et un jalon intermédiaire en 2031 de réduction par deux de la consommation d'espaces naturels, agricoles et forestiers (ENAF). Aujourd'hui, au moins 43 % de l'activité de construction est d'ores-et-déjà réalisée en renouvellement urbain. La trajectoire de sobriété foncière implique d'atteindre, à terme, 100 % de production bâtie sur du foncier déjà urbanisé. Cette transition n'aura qu'un impact négligeable sur les recettes des collectivités territoriales. L'effort accru de renouvellement génèrera en revanche des coûts pour la puissance publique et en particulier pour les collectivités territoriales. La mission conjointe IGF/IGEDD a réalisé des scénarios de chiffrage de l'effort de renouvellement urbain supplémentaire – par rapport à ce qui est déjà fait aujourd'hui – nécessaire pour respecter le jalon intermédiaire de 2031 fixé par la loi Climat et résilience.
En multipliant cet effort par le déficit moyen des opérations en renouvellement actuellement observé (de l'ordre de 750 000 euros/ha), le coût de cet effort supplémentaire de renouvellement urbain serait ainsi compris entre 0 et 3,4 milliards d'euros par an jusqu'en 2031. Ces coûts supplémentaires s'inscrivent dans un contexte de disparités territoriales en termes de marchés immobiliers et de capacités d'ingénierie. Il est par conséquent nécessaire de mettre en place des outils visant à garantir l'équilibre économique du nouveau modèle de l'aménagement induit par le ZAN et à faciliter sa mise en œuvre sur l'ensemble du territoire. Les outils proposés par la mission sont à la fois de nature règlementaire, budgétaire et fiscale et visent quatre finalités : optimiser l'usage du stock de foncier ; conserver les usages et les services rendus par les espaces naturels, agricoles et forestiers ; soutenir l'absorption des coûts ; et renforcer le pilotage de la politique publique et de sa territorialisation. La mission a considéré que le bloc communal (communes et intercommunalités) devait être au cœur de la mise en œuvre de cette politique publique, afin d'en renforcer l'efficacité. Elle propose donc de le soutenir à travers un nouveau fonds dédié, le "fonds de soutien à la sobriété foncière". Ce fonds serait alimenté par les recettes fiscales nouvelles résultant des propositions de la mission. La densification des opérations d'aménagement constitue un levier déterminant pour limiter ces coûts supplémentaires : elle permet de répondre à plus de besoins sur une même surface. Un scénario central de doublement de la densité pour les opérations en extension et d'augmentation de 10 % pour celles en renouvellement représenterait un coût supplémentaire total d'environ 800 millions d'euros par an. S'agissant des recettes qui pourraient être affectées au fonds, la mise en œuvre de l'ensemble des propositions de la mission en matière fiscale permettrait de générer une ressource de l'ordre de 700 à 800 millions d'euros par an.
IGEDD

RAPPORTS IGEDD
L'évaluation environnementale des projets et la participation du public
L'évaluation environnementale des projets en France et la participation du public s'inscrivent dans un contexte marqué par une complexité croissante des procédures, une multiplication des réformes juridiques et une perception souvent négative des acteurs concernés jugeant lourdes, peu lisibles et peu efficaces les démarches pour obtenir une autorisation environnementale. Cette évaluation vise à prévenir les dommages environnementaux en considérant les impacts de projets dès leur phase de conception.
IGEDD

Interdiction des produits phytopharmaceutiques pour l'entretien des pelouses sportives
La mission s'est attachée à analyser les modalités d'encadrement de l'usage des produits phytopharmaceutiques (PPP) sur les pelouses sportives en Europe et à formuler des propositions pour faire évoluer le dispositif français dans un objectif de réduction progressive des risques pour la santé humaine et l'environnement. 
IGEDD

RAPPORT IGEDD/CGAAER
Engrais phosphatés et boues d'épuration
Effets prévisibles d'un abaissement de la teneur en cadmium sur les approvisionnements en matières fertilisantes

Les suivis de l'exposition au cadmium de la population traduisent des progressions inquiétantes, tant dans l'imprégnation des personnes que dans les teneurs des aliments consommés. Si l'enjeu de santé publique est avéré, certaines données restent néanmoins difficilement interprétables et il est important de continuer à rechercher toutes les causes possibles des évolutions constatées.
IGEDD

 

RECHERCHE
Quand une source sous‑marine absorbe l'eau salée et menace les eaux souterraines
Au fond de la lagune de Thau, en Occitanie, la source de la Vise est régulièrement sujette à un phénomène dit d'inversac, où la source d'eau douce se met soudainement à absorber l'eau saumâtre. Ce mécanisme, jusque-là peu connu, expose les ressources en eau douce des côtes à un risque de salinisation. Grâce à un dispositif expérimental unique, des chercheurs français ont pu l'observer en direct. De quoi expliquer au passage pourquoi certaines villes des alentours souffrent, lors de ces épisodes, d'inondations en l'absence de pluies.
BRGM

 

OUTILS
Jumeaux numériques des territoires
Dans le cadre de France 2030, Mathieu Lefevre, ministre chargé de la Transition écologique, Anne Le Henanff, ministre chargée de l'Intelligence artificielle et du Numérique, et Bruno Bonnell, secrétaire général pour l'Investissement, en charge de France 2030, ont annoncé l'investissement de l'État dans le cadre de France 2030 pour lancer le projet JUNN. Porté par l'IGN, le CEREMA et l'INRIA, ce programme vise à doter la France d'outils souverains, capables de croiser de multiples données hétérogènes pour visualiser le territoire et simuler ses évolutions, notamment dans un contexte de changement climatique.
Les étapes clés du déploiement de la plateforme – JUNN

Stratégie climat : Intégrer l'incertitude dans la gestion de l'eau
La météo change tous les jours. Le climat, lui, change notre quotidien pour les décennies à venir. Face à un dérèglement climatique qui bouleverse déjà les régimes hydrologiques, les acteurs de l'eau doivent composer avec des incertitudes croissantes. Entre intensification des sécheresses, variabilité croissante des précipitations et multiplication des événements extrêmes, une stratégie climat intégrant des évolutions permet de se projeter localement en termes de gestion de l'eau. Son objectif est de s'adapter aux conditions à venir.
Agence de l'eau Loire-Bretagne

Mettre en place une gestion durable des eaux pluviales
Face aux conséquences du changement climatique et à l'intensification des aléas climatiques, une nouvelle manière de gérer les eaux pluviales urbaines est nécessaire, en faisant appel aux solutions fondées sur la nature. Destinés à favoriser l'infiltration et le stockage de l'eau de pluie au plus près de là où elle tombe, ces aménagements sont présentés dans un centre de ressources pour l'hydrologie urbaine du CEREMA, en ligne depuis 2024. 
CEREMA

Milieux aquatiques et inondations : Modèles de cahiers des charges "Études"
La préservation et de la restauration des milieux naturels est l'une des priorités du 12ème programme d'intervention de l'Agence de l'eau Rhin-Meuse. Pour contribuer à cet objectif, et accompagner les acteurs dans leurs démarches, l'agence de l'eau met à leur disposition deux modèles de cahiers des charges à la réalisation d'études en matière de restauration des milieux aquatiques et prévention des inondations. 
Rhin-Meuse

 

AU REVOIR LÀ-HAUT PRÉSIDENT
André Santini, maire emblématique d'Issy-les-Moulineaux et jusqu'à peu (21 mai) président tout aussi emblématique du SEDIF duquel il était resté président d'honneur, est décédé ce 1er juin. Très affaibli depuis plusieurs années, il mettait un point d'honneur à être présent à la visite annuelle des installations du syndicat d'Île-de-France, organisée chaque année à la fin de l'été. H2O avait baptisé ce rendez-vous "le Visite du Président". Nos condoléances vont à sa famille et ses proches.


ACTEURS
Alice Timsit élue présidente d'Eau de Paris
Alice Timsit, adjointe au maire de Paris en charge de la transition écologique, du Plan climat, de l'eau et de l'énergie, a été élue présidente du conseil d'administration d'Eau de Paris. Elle entend mettre son expertise et son ancrage de terrain au service d'une régie à la hauteur des défis écologiques et sociaux, avec la conviction que l'eau est un bien commun devant rester public. Elle succède à Dan Lert, qui présidait le conseil d'administration depuis septembre 2020. Alice Timsit siège également au conseil de la Métropole du Grand Paris et est conseillère de Paris en tant qu'élue du 19ème arrondissement depuis 2020.
Enseignante-chercheuse en droit public, Alice Timsit est spécialiste des questions juridiques liées à l'action publique et aux enjeux environnementaux. Son engagement s'inscrit dans une conception exigeante de l'écologie sociale et de la justice environnementale, avec une attention particulière portée aux conditions de vie dans les quartiers populaires. Désormais présidente d'Eau de Paris, elle compte poursuivre cet engagement : "Présider Eau de Paris, ce n'est pas seulement administrer un opérateur public performant. C'est être garant d'un bien commun essentiel à la vie : l'eau. Dans un monde marqué par le dérèglement climatique, les tensions sur les ressources et les inégalités sociales, elle devient un enjeu démocratique et stratégique central. Ma conviction est simple : la réponse doit être publique, écologique et solidaire."
Le nouveau conseil d'administration d'Eau de Paris comprend 13 conseillers de Paris, 3 représentants du monde associatif et 2 représentants des salariés. Dans le détail : Alice Timsit (présidente), Antoine Guillou (vice-président), Marion-Emi Alix, Jean-Noël Aqua, Rodrigo Arenas, François-Marie Didier, Irénée Frérot, Luc Lebon, Pierre Lombard, Jules Pasquier, Juliette Sabatier, Marlène Schappa Savignac, Daniel Tran + Bertrand Daubourg (Observatoire parisien de l'eau), Michel Poulin (France Nature Environnement), Béatrice Sibial-Benayoun (Que choisir Ensemble Paris) + Dahmane El Mostafa (salarié), Romaric Montbobier (salarié).

Julien Le Guet, porte-parole de BNM, lourdement condamné
Porte-parole et figure emblématique du mouvement Bassines Non Merci, Julien Le Guet a été condamné à 6 mois de détention à domicile et 16 000 euros de dommages et intérêts (plus 4 000 de frais de justice) par la cour d'appel de Poitiers. La cour confirme par ailleurs les interdictions pendant trois ans de paraître à Sainte-Soline et Mauzé-sur-le-Mignon prononcées en première instance. Julien Le Guet s'est dit sous le choc de cette décision faisant suite à l'audience du 4 mars à Poitiers, où il était jugé pour plusieurs faits liés aux mobilisations contre les méga-bassines dont le week-end de mobilisation des 29 et 30 octobre 2022 à Sainte-Soline. Néanmoins dans le même temps, la Coop de l'Eau 79, exploitant, qui réclamait jusqu'à 1 million d'euros de dédommagement a été déboutée. La veille même de cette décision, le tribunal administratif demandait la destruction de 5 bassines jugées illégales en Charente-Maritime, après 20 années de contentieux.
communiqué BNM
À l'issue d'une saga judiciaire de vingt ans, la destruction de cinq bassines en Charente-Maritime est demandée – La Nouvelle République

MNLE 93 : Mobilisations citoyennes et enjeux de gouvernance
Nicole Picart, membre du bureau de MNLE 93 (Mouvement national de lutte pour l'environnement), secrétaire adjointe du réseau national et présidente de la commission Eau, présente dans une courte vidéo les actions en cours, concernant : le projet de membranaire haute performance du SEDIF qui soulève des inquiétudes sérieuses concernant les coûts, l'impact climatique et le traitement des résidus ; la préparation du 2ème Forum des Mouvements de l'Eau, programmé à Toulouse les 10 et 11 octobre 2026.
MNLE 93 organise le mardi 9 juin une visite guidée du Canal de l'Ourcq, animée par Daniel Cullier, qui permettra de découvrir le patrimoine historique, industriel et culturel du canal, depuis le bassin de La Villette jusqu'à Bobigny.  
Vidéo 

 

MOBILISATIONS
Plus de 250 ONG et personnalités s'inquiètent d'une possible "extinction" de l'ADEME
Un projet de loi prévoit notamment de rapprocher localement les agents de l'ADEME et ceux des directions régionales de l'environnement, de l'aménagement et du logement (DREAL), qui agissent sous l'autorité du préfet de région. Cela "revient, de fait, à supprimer les directions régionales de l'ADEME, en diluant l'expertise de ses personnels dans des structures qui ne disposent ni de leur savoir-faire technique et scientifique, ni de leur ancrage auprès des élus et porteurs de projets locaux", s'inquiètent dans une tribune publiée dans Le Nouvel Obs des personnalités de la société civile, comme Cécile Duflot ou Cyril Dion, et des responsables d'ONG (France Nature Environnement, WWF France ou ATD-Quart Monde). "De telles dispositions signifient l'extinction, au bout de quelques années, de l'agence de la transition écologique et de tous les projets qui existent ou se lancent avec elle", estiment les signataires, saluant l'expertise scientifique et l'ancrage territorial de l'agence et son action en faveur d'une politique écologique ambitieuse.
Le gouvernement assure de son côté qu'il est hors de question de supprimer l'ADEME, selon les propos de la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, lors d'une audition parlementaire le 15 avril. "Nous considérons que l'ADEME doit agir plus clairement au sein du giron de l'État. C'est le sens des travaux menés. L'objectif est d'améliorer les synergies et la fluidité des relations de travail entre l'ADEME et les services déconcentrés de l'État, tout en conservant l'intégrité et l'identité de l'opérateur", a assuré depuis lors Mme Barbut devant l'Assemblée nationale.
L'ADEME, comme d'autres agences gouvernementales (et sans doute plus que d'autres), fait l'objet depuis plusieurs mois d'attaques virulentes de certains responsables politiques de droite et d'extrême droite, jugeant notamment son fonctionnement trop coûteux et appelant à sa suppression.
Tribune – Le Nouvel Obs

Lutte contre les PFAS
Trois associations saisissent la justice contre les carences de l'État

Les associations Générations Futures, Notre affaire à tous et Bloom ainsi que six habitants de "hot spots" (points d'accumulation) de la pollution aux PFAS, ont annoncé ce 21 mai dans un communiqué avoir saisi le tribunal administratif de Paris afin "qu'il enjoigne à l'État de faire cesser le plus rapidement possible tous les rejets de PFAS dans l'environnement et qu'il mette dès aujourd'hui en place les dispositifs pollueur-payeur pour couvrir les coûts environnementaux et sanitaires titanesques de cette pollution". Elles mentionnent un rapport publié en octobre 2025 par le Haut-Commissariat au plan sur les politiques publiques de santé environnementale, qui souligne que 24 % des adolescents français présentent des concentrations en PFAS dans leur sérum sanguin dépassant les recommandations de l'EFSA (Agence européenne de sécurité alimentaire), contre 18 % en Allemagne ou 1 % en Espagne, par exemple. Elles estiment aussi que les actions engagées par l'État demeurent insuffisantes ; elles reprochent également au gouvernement de tarder à mettre en application la loi PFAS. Plus d'un an après la promulgation de ce texte, l'une de ses dispositions les plus attendues, une redevance visant les industriels dont les usines rejettent dans l'eau des "polluants éternels" n'a toujours pas été mise en place. Au printemps, le gouvernement a décidé de reporter de six mois supplémentaires la publication des décrets d'application de cette mesure, potentiellement génératrice de recettes fiscales pour la dépollution des eaux.
Générations Futures

Redevance PFAS
Générations Futures dénonce un dispositif réglementaire taillé sur mesure pour l'industrie

La redevance pour émissions de PFAS, créée par la loi du 27 février 2025, devait constituer une première traduction concrète du principe pollueur-payeur appliqué aux substances per- et polyfluoroalkylées. Les textes d'application (un décret et un arrêté) ayant été mis en consultation publique jusqu'au 8 mai révèlent une tout autre réalité, estime Générations Futures : un périmètre d'assujettissement volontairement limité, une liste de substances incomplète, des fréquences de surveillance insuffisantes et des modalités transitoires qui organisent l'impunité financière des plus gros émetteurs jusqu'en 2027. L'ONG demande une révision en profondeur de ces textes.
Générations Futures

Big Tech, opérateurs, fonds d'investissement, fournisseurs… À qui profite vraiment le boom des datacenters en France ? L'enquête du média d'investigation l'Observatoire des multinationales

 

VICTOIRES
Le projet géant de Green Dock abandonné
"On a gagné ! Green Dock tombe à l'eau et ne verra pas le jour", se réjouit le collectif Stop Green Dock annonçant la mort de ce projet de construction d'une plateforme logistique de stockage et de distribution de 90 000 m2 sur une parcelle du port à Gennevilliers. Le collectif, rassemblant une quinzaine d'associations qui luttent contre le projet depuis cinq ans, salue une victoire inédite ainsi qu'une décision juste et courageuse.
Trois raisons majeures justifiaient cette opposition : le gigantisme du bâtiment de 650 mètres de long et 35 mètres de haut ; sa situation en bord de Seine à 80 mètres d'une zone Natura 2000 ; une logistique en réalité très majoritairement routière, contrairement aux annonces des promoteurs du projet. La Ville de Gennevilliers, d'abord favorable au projet, a refusé de signer le permis de construire, après les avis défavorables de la MRAe en avril 2025 puis de la Commission d'enquête publique en janvier 2026.  

La justice rappelle que la transition énergétique doit aussi protéger le vivant
Le tribunal correctionnel de Vannes a rendu le 7 mai, sa décision dans l'affaire opposant France Nature Environnement et Bretagne Vivante CEN Bretagne et les promoteurs du plus grand parc photovoltaïque de Bretagne, mis en service en 2022 dans le Morbihan. Les entreprises étaient prévenues d'avoir passé sous silence la présence d'animaux protégés, en l'espèce des tritons, salamandres et couleuvres, et de ne pas avoir mis en place les travaux nécessaires pour les préserver, tout en ayant fourni à l'administration préfectorale des documents incomplets, voire trompeurs. Si finalement elles sont relaxées des faits d'escroquerie, elles ont en revanche été jugées coupables pour partie d'infractions au droit de l'environnement, notamment de manquements aux arrêtés préfectoraux et de dégradation des habitats d'espèces.
Le TélégrammeFNE 

 

ÎLE-DE-FRANCE
Paris est une des pires villes européennes en temps de canicule. Comment changer cela ?
L'on s'en doutait déjà un peu, et c'est confirmé. En compilant des données sur plus de 800 villes européennes, une récente étude scientifique a estimé que Paris est une des villes d'Europe les plus meurtrières en cas de canicule. Pour comprendre pourquoi, il faut se pencher sur la notion d'îlot de chaleur urbain (ICU). Un phénomène bien connu des météorologues et qui exacerbe l'augmentation locale des températures avec la multiplication des pics de chaleur en période estivale. Or toujours selon cette étude, parue dans le Lancet Planetary Earth, 90 % des Parisiens étaient exposés à un îlot de chaleur urbain de forte intensité (entre 3 et 6 °C de différence) et 10 % à un îlot de chaleur urbain de très forte intensité (plus de 6 °C de différence) en 2021.
Marianne Cohen, professeure des universités en Géographie, Laurence Eymard, directrice de recherche CNRS émérite, chercheuse dans le domaine du climat et de l'environnement, Romain Courault, maître de conférences en Géographie, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, et Serge Muller, professeur émérite, chercheur à l'Institut de systématique, évolution, biodiversité, Muséum national d'histoire naturelle (MNHN) – The Conversation

 

Plus de 550 000 logements et un million d'habitants en zone inondable
Pour un niveau de crue majeure d'occurrence centennale (zones inondables en Île-de-France – ZI-IDF), les analyses révèlent la forte sensibilité de l'habitat francilien : près de 555 500 logements (environ 9,2 % du parc régional) sont potentiellement exposés aux inondations par débordement. La part très majoritaire de logements collectifs constitue l'une des caractéristiques de cette exposition : plus de 85,6 % (476 000 logements) sont localisés dans des immeubles à usage d'habitat ou à usage mixte (commerces, équipements éducatifs ou sociaux, bureaux…). La population résidente reflète l'importance des enjeux de l'habitat : plus d'un million de personnes, soit 8,4 % de la population francilienne (12,4 millions d'habitants en 2022), vivent en zones inondables. Près des trois quarts (782 600 habitants, 73,7 %) s'inscrivent dans les territoires densément peuplés de Paris et de la petite couronne. Avec près de 94 500 logements (196 800 habitants), le parc social représente une part notable (17,0 %) du parc de logements potentiellement exposés. Qui plus est, le niveau de risque est particulièrement important : près de 40 % (217 000) des logements en zones inondables, accueillant 431 000 habitants, sont exposés à des niveaux d'aléas forts (hauteur de submersion entre 1 et 2 mètres) à très forts (hauteur de submersion supérieure à 2 mètres), correspondant à des durées de submersion de plusieurs jours.
Ce sont là les enseignements les plus marquants d'une analyse conduite par l'Institut Paris Région. L'étude s'inscrit dans le cadre du deuxième cycle (2023-2028) de la Stratégie locale de gestion du risque inondation (SLGRI) francilienne, qui fixe notamment des objectifs en termes de connaissance de l'évolution des populations exposées (indicateur prioritaire) afin de répondre au suivi de plusieurs orientations stratégiques : (1.4) Approfondir les connaissances sur les conséquences directes et indirectes des inondations sur les différents enjeux ; (5.1) Réduire les impacts indirects liés aux dysfonctionnements des réseaux (réduction des coupures hors zones inondées, réduction des délais de retour à la normale).
Les chiffres, très élevés à l'échelle de l'agglomération parisienne et de la région Île-de-France, ne reflètent pas des situations qui restent très variables, et peuvent se révéler particulièrement sensibles à l'échelle communale. Les 15 communes et arrondissements les plus exposés, tous localisés dans les départements de Paris et de la petite couronne – à l'exception de Chelles (Seine-et-Marne) –, totalisent 46,4 % (480 300 habitants) de la population vivant en zones inondables en Île-de-France ; toutes ces communes sont concernées à hauteur de plus de 20 000 habitants. Alfortville (Val-de-Marne) est la commune la plus exposée d'Île-de-France, avec la quasi-totalité de son territoire et de sa population (99,5 %, 45 350 habitants) impactés par les inondations de la Seine et de la Marne en cas de crue majeure.
Détails et cartes – Institut Paris Région

 

La consommation d'EP en baisse à Paris
L'Atelier parisien d'urbanisme (APUR) vient de publier un rapport sur la consommation d'eau potable à Paris. Entre 2017 et 2024, la consommation d'eau potable à Paris connaît une baisse continue et l'installation d'une "nouvelle normalité" depuis 2022 à un niveau de 10 % inférieur au pré-Covid. L'évolution démographique, l'essor du télétravail, la bi-résidentialisation ou encore le développement des meublés touristiques modifient en profondeur les usages et les présences et influencent directement les niveaux de consommation établis à 150,8 millions de mètres cubes consommés en 2024 pour 169,3 millions en 2017. 
APUR 

 

SEINE-NORMANDIE
Forums territoriaux des acteurs de l'eau 2026
Les Forums territoriaux des acteurs de l'eau du bassin Seine-Normandie ont pour objectif de partager des expertises et des actions inspirantes pour faire progresser la qualité de l'eau sur le bassin. Destinés aux élus, collectivités, agriculteurs, industriels, chambres consulaires, associations et partenaires de l'agence de l'eau, ces espaces d'échanges offrent un débat sur les enjeux et solutions liés à la protection de l'eau, de la biodiversité et à l'adaptation au changement climatique. Organisés par l'agence de l'eau, ces événements, conçus comme des colloques, sont devenus des rendez-vous annuels incontournables. Figureront au programme : les enjeux de protection de la ressource en eau potable et de la ressource agricole, ainsi que les démarches de sobriété en eau ; des tables rondes et interventions d'experts et d'acteurs de terrain autour des enjeux de sobriété, d'économies d'eau et de préservation de la ressource ; des retours d'expérience de collectivités et acteurs engagés, illustrant des actions concrètes en faveur de la sobriété en eau et de l'efficacité des usages de l'eau.
Dates sur septembre-octobre

 

Les cours de collèges des Yvelines, lauréates du prix national des SFN 2026
Le plan de renaturation et de gestion à la source des eaux de pluies dans les cours de collèges du département des Yvelines a été récompensé par le jury national "Solutions fondées sur la nature (SFN)" dans le cadre de l'édition 2026 de la mesure 30 du Plan Eau.
Les projets inclus dans ce plan pluriannuel sont accompagnés par le GIP Seine & Yvelines Environnement et font l'objet d'un appui technique et financier par l'Agence de l'eau Seine-Normandie. Il s'agit notamment de créer dans les cours de collèges des espaces perméables végétalisés permettant d'infiltrer les eaux pluviales tout en adaptant les cours au changement climatique (îlots de fraîcheur favorisant l'ombrage et la baisse de la température). En s'appuyant sur des démarches de concertation et de co-conception avec les équipes pédagogiques et les collégiens, ces nouvelles cours allient ainsi des ambitions écologiques (corridors, sols vivants, cycle de l'eau, biodiversité, etc.) et une amélioration des usages (zones calmes et pédagogiques, décloisonnement des usages, diversification des espaces de jeux , etc.).
Trois cours de collèges des Yvelines (Magellan à Chanteloup-les-Vignes, Jean-Baptiste de la Quintinye à Noisy-le-Roi et Alexandre Dumas à Maurepas) ont à ce jour bénéficié de ces aménagements. Le Département des Yvelines souhaite faire de ce programme un modèle de référence, tant pour ses équipes internes (notamment pour les opérations de construction de nouveaux collèges) que pour les acteurs du territoire Yvelinois, en raison de ses qualités de démonstrateur et de son devoir d'exemplarité. 

 

RHIN-MEUSE
Trophées de l'eau
Le Grand Prix est attribué à l'association La Goujonnière Meusienne

Afin de mettre à l'honneur l'engagement et la créativité des acteurs du bassin Rhin-Meuse en faveur de la préservation des ressources en eau et de la biodiversité, l'Agence de l'eau Rhin-Meuse a organisé la 16ème édition des Trophées de l'eau à Metz en présence d'Audrey Bardot, présidente du Comité de bassin Rhin-Meuse et de Xavier Morvan, directeur général. Parmi les 66 candidatures reçues, quatre actions ont été récompensées, complétées par deux prix "coups de cœur" et le prix "Parlement des jeunes pour l'eau".
Décerné suite au vote des membres du Comité de bassin et des internautes, le prestigieux Grand Prix 2026 a été attribué à l'AAPPMA La Goujonnière Meusienne pour la reconnexion d'une ancienne ballastière au fleuve Meuse.
Les autres lauréats – Rhin-Meuse

 

ADOUR-GARONNE
Retour sur le nouveau modèle économique du soutien d'étiage
Aude Witten, directrice générale adjointe de l'Agence de l'eau Adour-Garonne détaille ans cet entretien le nouveau modèle économique de soutien d'étiage, chantier structurant et solution clé du 12ème programme de l'agence.
Adour-Garonne 

 

SAINT-ÉTIENNE MÉTROPOLE
Des filets anti-déchets pour protéger nos rivières !
Nos toilettes, la rue, ne sont pas des poubelles ! Et tout ce qu'on y jette est susceptible de se retrouver… dans la nature. Lors de fortes pluies, ces dernières charrient en effet les déchets, qui atterrissent alors directement dans nos rivières. Afin de préserver la qualité de ces dernières et atténuer l'effet de ces incivilités, Saint-Étienne Métropole expérimente la mise en place de filets anti-déchets à la sortie de certains déversoirs d'orages. Et les tests sont concluants : entre mars 2024 et décembre 2025, 4 filets installés sur l'Ondaine et le Gier ont permis de récupérer 4 tonnes de déchets (30 % de lingettes, 70 % de plastiques). L'expérimentation, menée avec le soutien de l'Agence de l'eau Loire-Bretagne, est pérennisée. Des filets supplémentaires seront bientôt installés sur le Furan.
SÉMmag 

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LOIRE-BRETAGNE
Les Maisons de Loire mobilisent les élus face aux défis de l'eau
Face au changement climatique, la fédération des Maisons de Loire déploie un programme ambitieux de sensibilisation destiné aux décideurs locaux, au grand public et aux jeunes. Son objectif est de faire de chaque citoyen un acteur de la préservation de l'eau.
La Loire, plus long fleuve de France avec ses 1 000 kilomètres, a longtemps incarné l'abondance et la nature sauvage. Mais cette image d'Épinal appartient désormais au passé, et le fleuve est aujourd'hui sous pression. Le dérèglement climatique bouleverse profondément l'équilibre de ce bassin versant qui couvre 20 % du territoire national : étiages sévères en été, menaces sur la qualité et la quantité d'eau disponible, écosystèmes fragilisés. Au cœur de du projet 2025-2027 figure un volet stratégique : la sensibilisation des élus et techniciens territoriaux.  
Loire-Bretagne

 

Canaux de Bretagne
Aménagements pour les poissons migrateurs : premiers résultats encourageants

Les barrages ou seuils qui jalonnent les cours d'eau bretons canalisés peuvent constituer des obstacles à la migration des espèces comme l'anguille, la lamproie ou l'emblématique saumon. Pour assurer la continuité écologique, la réglementation issue d'une directive européenne sur l'eau impose la réalisation de passes à poissons ou de rampes pour les anguilles. Propriétaire et exploitante des voies navigables sur son territoire, la Région Bretagne s'acquitte de cette mission en construisant plus de 50 ouvrages de cette nature sur l'Ille, la Rance, la Vilaine, l'Oust, le Blavet et l'Aulne. À Languidic, Anne Gallo-Kerleau, sa vice-présidente aux canaux, a fait le point sur ces opérations et leurs premiers résultats, positifs, au côté de Jean Placines, directeur de la délégation Armorique de l'Agence de l'eau Loire-Bretagne, et de Jérôme Le Dréan, maire de la commune, lors d'une visite sur le site de la passe à poissons de l'écluse de Quelennec.
Sur les 6 rivières canalisées exploitées par la Région, 37 passes à anguilles et 14 passes multi-espèces vont ainsi être installées. Ces passes à poissons sont des ouvrages de génie civil, dits "en escalier" ou des rampes métalliques équipées de brosses, dites "en toboggan". Ces réalisations, complexes dans leur mise en œuvre et spectaculaires sur les grands fleuves, imposent de travailler en période de basses eaux, d'avril à octobre. Lancés en 2022 sur la Rance, ces travaux s'étaleront jusqu'en 2031, sur l'Aulne. À ce jour, 50% de ces travaux ont été réalisés et les résultats sont déjà là. 
Loire-Bretagne

 

APPELS À PROJETS DES AGENCES
Rhin-Meuse
Trame verte et bleue Grand Est

Les projets associent un ou plusieurs partenaires pour mettre en œuvre un ensemble d'actions concrètes de restauration de la trame verte et bleue en respectant les grands critères suivants : être bâtis sur un diagnostic écologique du territoire suffisant ; permettre de restaurer la fonctionnalité écologique des milieux ; agir sur les trames les plus prioritaires du territoire ; être composés majoritairement d'actions concrètes ; intégrer les enjeux "eau" du territoire ; programmer une animation et une communication territoriale adaptées à la réalisation et à la valorisation du projet.
Dépôt des dossiers – 30 septembre 2026

Rhin-Meuse
Projets d'aménagement urbains
Deux appels concomitants : l'un réservé aux bailleurs sociaux, le second aux associations et aménageurs privés ou publics.
S'agissant des bailleurs sociaux, les projets éligibles sont : des études (missions d'appui technique, missions d'assistance à maîtrise d'ouvrage…) ; des travaux (opérations de désimperméabilisation, de gestion intégrée des eaux pluviales, de récupération en eau, de sobriété…) ; des actions de sensibilisation et de communication.
S'agissant des autres acteurs de l'aménagement urbain, parties prenantes, sont éligibles les études et les travaux qui visent des opérations : de désimperméabilisation, de gestion intégrée des eaux pluviales (GIEP) et de la végétalisation associée ; d'économies d'eau (cuves de récupération d'eau de pluie, réutilisation…) ; de gestion écologique des espaces associés à ces opérations pour la reconquête de la biodiversité, de renaturation et recréation des milieux naturels fonctionnels.
Dépôt des dossiers – 31 octobre 2026 

Seine-Normandie
Restauration écologique pilote en mer et éolien en Manche
Après un premier appel à projets consacré à l'acquisition de connaissances sur la biodiversité marine, l'Agence de l'eau Seine-Normandie lance un nouvel appel à projets dédié à la restauration écologique en mer sur la façade Manche-Est-mer du Nord. Doté d'une enveloppe d'environ 1,5 million d'euros, cet appel vise à soutenir des projets pilotes et expérimentaux permettant de tester et d'évaluer des solutions de restauration écologique en milieu marin et littoral, en lien avec le développement de l'éolien en mer en Manche. Les projets attendus devront permettre de : tester des solutions innovantes et de produire des retours d'expérience et des connaissances mobilisables pour de futurs actions de restauration à plus grande échelle.
Cette initiative s'inscrit dans le cadre du Fonds Biodiversité du parc éolien en mer Centre Manche 1, géré par l'Agence de l'eau Seine-Normandie et constitue une première étape dans le soutien à des actions de restauration écologique en milieux marins.
Dépôt des dossiers – 30 novembre 2026   

Artois-Picardie
Cours d'eau et de nature, des écoles pour le climat
Nos cours d'écoles, au cœur de la vie des communes, lieux de passage incontournables pour chaque citoyen, n'ont pas été épargnées par cette imperméabilisation massive. À ce titre, elles constituent des lieux "vitrines" privilégiés pour mettre en œuvre un renouvellement urbain rendant sa place à l'eau et à la nature, qui permettra de préserver la ressource en eau, adapter les villes et villages aux effets du dérèglement climatique et préserver la biodiversité. Il s'agit de rendre nos cours d'écoles maternelles et primaires plus vertes et plus agréables, et de proposer un espace pédagogique grandeur nature où les enfants sont sensibilisés, prennent conscience de l'eau, de son cycle et de la nature qui est à leur portée. C'est aussi améliorer le confort de tous lors des périodes de fortes chaleurs.
L'appel à projets propose d'attribuer des participations financières pour mener, dans le cadre d'un projet concerté et éducatif global, des travaux ambitieux de réaménagement de cours d'écoles publiques maternelles et primaires pour les rendre perméables et végétalisées, résilientes face au changement climatique : désimperméabilisation, végétalisation des espaces (plantation de haies, arbres, couvre-sol…) voire de jardins pédagogiques, création d'îlots de fraîcheur, intégration de matériaux poreux.
Dépôt des dossiers – 31 août 2027

Artois-Picardie
Politique Jeunesse 2026-2027
La place des 15-25 ans dans le débat pour l'eau

Les jeunes ont besoin de connaissances sur l'eau et le changement climatique, mais également de connaissances relevant des sciences humaines pour comprendre la manière dont la politique publique de l'eau s'est construite en France et comment ce modèle français de gestion de l'eau se transmet à l'international. La responsabilité des acteurs de l'eau est de transmettre des valeurs et des compétences pour que les 15-25 ans comprennent les enjeux et soient capables de participer au débat pour l'eau. En reconnaissant l'importance de la place de la jeunesse dans les instances de débat pour l'eau, l'Agence de l'eau Artois-Picardie s'inscrit dans cette orientation. Depuis 2003 et la création du Parlement des Jeunes pour l'Eau du bassin Artois-Picardie, elle porte une politique orientée vers les jeunes afin d'intégrer leur contribution à l'évolution du modèle français de gestion de l'eau.
L'appel vise à faire émerger des projets sur les sujets de la politique de l'eau, permettant l'implication de jeunes âgés de 15 à 25 ans. Les projets doivent être durables et poursuivre les objectifs suivants : 1. Partager la connaissance sur au moins l'un des sujets suivants : l'eau, le changement climatique, la biodiversité, la mer, la gouvernance de l'eau, la solidarité internationale pour l'eau ; 2. Comprendre les enjeux et agir en faveur de ces sujets ; 3. Faire connaître l'engagement des acteurs de l'eau, et celui des jeunes ; 4. Valoriser les initiatives prises par les jeunes pour participer au débat pour l'eau, et mettre en place une dynamique permettant de partager et de capitaliser sur leur expérience.
Dépôt des dossiers – 15 octobre 2027 

 

PAYS-BAS/ALLEMAGNE
Une province néerlandaise s'oppose au projet allemand d'approfondissement de l'Ems

La province néerlandaise de Groningue s'oppose au projet du chancelier allemand Friedrich Merz visant à approfondir d'un mètre le chenal de navigation de l'Ems, a rapporté la chaîne régionale néerlandaise RTV Noord. Ces projets suscitent des inquiétudes depuis plusieurs années en raison du risque d'une nouvelle détérioration de la qualité de l'eau dans l'estuaire de l'Ems-Dollard.
Selon RTV Noord, lors d'une récente visite dans la région de Moormerland, juste de l'autre côté de la frontière allemande, M. Merz a réitéré son souhait de longue date d'approfondir le chenal de navigation. Les industries situées le long de l'Ems, telles que Volkswagen et les chantiers navals, dont Meyer Werft, seraient dès lors accessibles à des navires de plus grande taille. Environ 90 % du commerce mondial s'effectue par voie fluviale, a souligné le chancelier, ajoutant que le nord de l'Allemagne avait donc "tout intérêt à ce que ces voies soient bien développées"
Water News

 

Afrique

 

L'Afrique appelée à faire de l'eau et de l'assainissement une priorité stratégique
À l'occasion d'une session de haut niveau consacrée à l'eau et à l'assainissement, tenue dans le cadre de la 12ème édition du Forum régional africain sur le développement durable (ARFSD-12) à Addis-Abeba, en Éthiopie, Claver Gatete a lancé un appel fort consistant à placer la sécurité de l'eau au cœur des politiques de développement du continent. Le secrétaire exécutif de la Commission économique pour l'Afrique (CEA) a insisté sur la nécessité de considérer l'eau non seulement comme un besoin fondamental, mais aussi comme une infrastructure économique essentielle. "L'eau, c'est la vie. Mais l'eau est aussi une infrastructure économique", a-t-il affirmé.
La rencontre, organisée sous le thème "Inverser la tendance : actions transformatrices et coordonnées en faveur du Programme 2030 et de l'Agenda 2063", a réuni des décideurs politiques, des partenaires au développement, des acteurs de la société civile et du secteur privé. Pour Claver Gatete, des avancées notables ont été enregistrées depuis 2015. À en croire, près de 300 millions d'africains ont désormais accès à l'eau potable et environ 190 millions à des services d'assainissement de base. Toutefois, ces progrès restent insuffisants face à l'ampleur des besoins. D'après la CEA, seuls 40 % des Africains bénéficient d'un accès à une eau gérée en toute sécurité, et à peine 30 % à des services d'assainissement adéquats. "Plus de 200 millions de personnes pratiquent encore la défécation à l'air libre, avec des conséquences majeures sur la santé publique et la dignité humaine."
Bassirou Mbaye, Le Journal de l'Économie Sénégalaise (Dakar) – AllAfrica

 

TERRES EN MUTATION
Mission climatique du laboratoire mobile Weizmann
Les paysages africains se transforment plus rapidement que presque partout ailleurs sur Terre, et pourtant, le continent reste l'une des plus grandes zones d'ombre en matière d'observation climatique. Mais une expédition scientifique unique veut changer la donne. Après un périple maritime de plusieurs mois autour du continent, le laboratoire mobile de recherche sur la biosphère et l'atmosphère de l'Institut Weizmann, entièrement équipé, s'apprête à fouler le sol africain, lançant une campagne ambitieuse pour mesurer comment les changements d'affectation des terres remodèlent les cycles du carbone, de l'eau et de l'énergie dans la région. Dirigée par le Pr Dan Yakir, le Dr Eyal Rotenberg, le Dr Dan Elhanati et leur équipe d'étudiants et de postdoctorants, la mission apporte des données scientifiques de pointe sur le climat directement dans des zones où il n'existe pratiquement aucune mesure au sol, offrant ainsi une perspective rare sur les environnements en pleine mutation de l'Afrique de l'Est.
Israël Science Info

 

EAU, SANTÉ, NUMÉRIQUE
Le réseau TSARA au plus près des défis alimentaires africains
Nutrition infantile, chaîne du froid, gestion de l'eau, agriculture numérique et géospatial : autant d'enjeux au cœur des systèmes alimentaires africains, et autant de chantiers ouverts par TSARA, réseau de recherche réunissant une quarantaine d'institutions en Afrique et en Europe. L'INRAE propose un tour d'horizon des projets en cours et à venir.
INRAE

 

TUNISIE
Un plan de 55 milliards de dollars, l'eau et l'agriculture en priorité absolue

Le pays vise la restauration de 1,2 million d'hectares de terres dégradées et l'utilisation de variétés arboricoles tolérantes à la sécheresse pour 40 % des nouvelles plantations.
La Tunisie a finalisé son nouveau cadre stratégique climatique (CDN 3.0), un plan massif prévoyant la mobilisation de 55 milliards de dollars sur la période 2026-2035, pour faire face au changement climatique. Face à une vulnérabilité accrue, le pays place la sécurisation des ressources en eau et de l'agriculture au cœur d'une stratégie de survie économique et sociale. Le document, débattu les 16 et 17 mai, lors d'un séminaire à Gammarth, souligne que sans action urgente, l'économie tunisienne pourrait se contracter de 3,4 % d'ici 2030, principalement en raison des pénuries d'eau et des risques d'inondations. Le secteur agricole, pilier de la stabilité sociale, voit sa valeur ajoutée menacée d'une baisse de 15 % à l'horizon 2030 si les tendances actuelles persistent. Pour contrer ces risques, la Tunisie a fixé des objectifs quantifiés ambitieux en matière des ressources en eau. Il s'agit, entre autres, de miser sur un recours massif aux eaux non conventionnelles. Le plan prévoit de porter la capacité de dessalement d'eau de mer à 265 millions de mètres cubes par an d'ici 2035. Parallèlement, le taux de réutilisation des eaux usées traitées en agriculture devra atteindre 50 %, contre seulement 6 % en 2022. S'agissant du secteur agricole, l'objectif est de bâtir une agriculture résiliente capable de maintenir la sécurité alimentaire malgré la baisse des précipitations (prévue entre -9 % et -12 % d'ici 2050). Le pays vise la restauration de 1,2 million d'hectares de terres dégradées et l'utilisation de variétés arboricoles tolérantes à la sécheresse pour 40 % des nouvelles plantations.
La réalisation de cette ambition climatique nécessite un investissement colossal de 55 milliards de dollars US (soit environ 161,29 milliards de dinars), répartis entre l'adaptation (53 %) et l'atténuation (47 %). Pour drainer ces capitaux, les autorités prévoient le déploiement d'une panoplie d'outils économiques. Il s'agit de la "taxonomie climatique", fraîchement établie (2025), laquelle définit les activités éligibles aux financements verts pour orienter les investisseurs publics et privés. Une autre voie de mobilisation des fonds serait la tarification carbone. Le pays prévoit d'utiliser pleinement les mécanismes de l'article 6 de l'Accord de Paris pour monétiser ses réductions d'émissions et attirer des investissements dans les énergies propres. L'article 6, rappelle-t-on, établit des règles pour une coopération entre les différents pays Parties en matière d'utilisation du mécanisme de financement ITMO ou crédits carbone échangés. En outre, le gouvernement engage une réforme budgétaire visant à intégrer les enjeux climatiques dans le budget de l'État ainsi que dans le plan de développement 2026-2030.
Tunis Afrique Presse (Tunis) – AllAfrica

 

Mohamed Salah Glaïed : Changer de paradigme s'avère nécessaire
Après plusieurs années de sécheresse, la Tunisie a connu, durant cet hiver 2025-2026, des précipitations exceptionnellement abondantes, illustrant une variabilité hydrique de plus en plus marquée. La recharge des nappes phréatiques et l'amélioration du taux de remplissage des barrages, ouvrent des perspectives favorables pour les prochaines campagnes agricoles. Toutefois, cette évolution souligne la nécessité d'une adaptation structurelle des politiques de gestion de l'eau, fondée sur une approche intégrée conciliant prévention des risques, valorisation durable des ressources, renforcement de la résilience agricole et sécurité alimentaire.
Mohamed Salah Glaïed, ingénieur et spécialiste des questions hydriques, livre dans cet entretien son analyse de la situation et les principaux enseignements à en tirer.
Interview par Najoua Hizaoui, La Presse (Tunis) – AllAfrica

 

Eaux usées traitées : 10 % seulement sont réutilisées pour les cultures
L'heure est à l'urgence pour la sécurité hydrique nationale. Anis Ben Rayana, expert agricole, tire la sonnette d'alarme. Entre le dérèglement climatique, les sécheresses chroniques et la raréfaction des pluies, les ressources en eau traditionnelles s'épuisent alors que la demande, elle, ne cesse de croître. Face à ce déséquilibre, la Tunisie dispose pourtant d'un levier sous-exploité : le recyclage des eaux usées. Intervenant sur les ondes de la radio, l'expert a révélé un paradoxe frappant. Chaque année, le pays produit environ 300 millions de mètres cubes d'eaux usées traitées, un volume considérable qui pourrait pallier le manque de ressources. Pourtant, le taux d'exploitation actuel stagne à seulement 10 %. Ce gisement inexploité devient désormais une priorité absolue dans un pays qui a basculé sous le seuil de rareté hydrique. En 2022, la dotation annuelle par habitant est tombée à 422 mètres cubes, et les projections pour 2050 prévoient une chute préoccupante à 387 mètres cubes.
Le pays s'appuie sur un réseau de 128 stations d'épuration, dont la pionnière fut celle de Choutrana dès 1965. Cependant, l'infrastructure nécessite une mise à niveau colossale. La stratégie nationale Eau 2050, pilotée par le ministère de l'Agriculture, prévoit un investissement global de 74 milliards de dinars. Sur ce montant, plus de 39 milliards seront spécifiquement dédiés au secteur de l'assainissement pour transformer ce que l'on considérait autrefois comme un déchet en une ressource stratégique. L'objectif est de passer de 8 000 hectares irrigués actuellement par ces eaux à plus de 43 000 hectares d'ici 2050
La Presse (Tunis) – AllAfrica

Sur le même sujet :
Le ministre de l'Agriculture mise sur les eaux traitées et la recherche scientifique
La Presse (Tunis) – AllAfrica

 

SÉNÉGAL
Le recours aux partenariats public-privé pour moderniser le secteur

Le Sénégal va davantage recourir aux partenariats public-privé (PPP), pour la modernisation de ses infrastructures hydrauliques et d'assainissement et l'amélioration de la qualité des services, a déclaré Amadou Salmone Fall, directeur de cabinet du ministre de l'Hydraulique et de l'Assainissement. "Dans la nouvelle architecture de l'assainissement sénégalais, le secteur privé n'est plus un acteur d'appoint, il est érigé en partenaire stratégique de premier rang", a signalé M. Fall lors d'un atelier de la Banque africaine de développement et du ministère de l'Hydraulique et de l'Assainissement. Cette approche obéit à une réforme structurelle visant à déléguer progressivement l'exploitation des ouvrages hydrauliques et d'assainissement à des opérateurs privés, sous le contrôle de la future ARSE – Autorité de régulation du secteur de l'eau et de l'assainissement. La réforme de l'assainissement privilégie une option claire, explique M. Fall : la délégation de la totalité du patrimoine d'assainissement, y compris des stations de traitement des boues de vidange, à un ou plusieurs opérateurs privés qualifiés, sous le contrôle de l'ARSE et de la maîtrise d'ouvrage publique. La station d'épuration de Tivaouane Peulh-Niaga (en projet) constituera "l'opération pilote majeure" de ces nouveaux partenariats. Cette future station contribuera non seulement au renforcement des capacités de traitement des eaux usées, au développement aussi de l'économie circulaire, grâce à la réutilisation des eaux traitées pour l'irrigation des champs et des vergers de la zone des Niayes et la recharge de la nappe souterraine.
Amadou Salmone Fall a rappelé les initiatives similaires mises en œuvre avec l'aide d'opérateurs privés, dans la gestion des boues de vidange. Il a cité le Projet d'appui au renouvellement des camions de vidange, engagé depuis janvier avec l'aide de plusieurs partenaires dont la Délégation générale à l'entrepreneuriat rapide des femmes et des jeunes, la Banque nationale pour le développement économique et l'Office national de l'assainissement du Sénégal. Ces initiatives seront associées à des mécanismes sécurisés de partage des risques, précise l'interlocuteur.
Agence de Presse Sénégalaise (Dakar) – AllAfrica

Infrastructures hydrauliques et d'assainissement : Dakar et la BAD en quête d'efficacité
Les investissements prévus dans le cadre de l'Initiative d'investissement pour l'assainissement urbain en Afrique (AUSII), soutenue par la Facilité africaine de l'eau du groupe de la BAD, sont estimés à 8,2 milliards de dollars US entre 2025 et 2050.
Agence de Presse Sénégalaise (Dakar) – AllAfrica

 

La Maison de la Presse du pays privée d'eau pour impayés
Une semaine après la cérémonie des Sargal Awards des journalistes, organisée en grande pompe sous la houlette de Sambou Biagui, directeur, la Maison de la Presse Babacar Touré est sans eau. Confidentiel Afrique a appris de sources bien informées que des agents de la SEN'EAU sont venus mettre le compteur sous le nez des agents de l'institution.
Confidentiel Afrique (Dakar) – AllAfrica

 

CONGO-KINSHASA
La REGIDESO lance un concours national de recrutement

La direction générale de la REGIDESO, a lancé un test d'embauche sur l'ensemble du territoire national. À Kinshasa, les épreuves se sont déroulées à l'Université protestante au Congo (UPC).
Des milliers de jeunes filles et garçons avaient envahi la cour, déterminés à décrocher un emploi au sein de la régie. Ce recrutement vise à rajeunir ses effectifs et à combler les départs à la retraite. Pour assurer la maintenance et l'exploitation de ses installations, la REGIDESO recherche divers profils techniques et administratifs, notamment : des électriciens et mécaniciens de maintenance ; des plombiers de réseaux et d'usines ; des techniciens de laboratoire et des agents de traitement de l'eau ; des agents commerciaux (caissiers, recouvreurs et facturiers).
Outre la capitale Kinshasa, les tests se sont tenus simultanément dans plusieurs provinces, dont le Kongo-Central, le Haut-Katanga, le Kwilu et le Maniema.
Radio Okapi (Kinshasa) – AllAfrica

 

ANGOLA
Plus de 62 000 personnes bénéficient désormais d'eau potable grâce au soutien du Japon

Au moins 62 200 personnes ont accès à l'eau potable depuis mars dernier, dans la municipalité de Chibia, province de Huíla, grâce à la réhabilitation complète de 15 réseaux d'adduction d'eau, financée par le gouvernement japonais. Cette initiative, mise en œuvre par le Programme alimentaire mondial (PAM), a débuté en février et l'eau était disponible dès le mois suivant, laquelle profitera également au bétail, contribuant ainsi au développement socio-économique des zones concernées.
Parallèlement à la réhabilitation des systèmes d'adduction d'eau, et avec l'aide du Japon dans le secteur agricole, le PAM met en œuvre des écoles de terrain couvrant 17 municipalités et bénéficiant à 374 familles. Ces écoles promeuvent des techniques de production modernes et renforcent la sécurité alimentaire des communautés depuis novembre 2025.
Angola Press Agency (Luanda) – AllAfrica

 

MADAGASCAR
À Antananarivo, les coupures d'eau exaspèrent les habitants

Des coupures d'eau quotidienne, qui s'étirent parfois sur plusieurs jours consécutifs : à Antananarivo, de nombreux quartiers subissent des restrictions croissantes depuis plusieurs semaines. La faute à une production insuffisante et à un réseau de distribution en piteux état. La JIRAMA, société publique d'eau et d'électricité, a annoncé la mise en place prochaine de "tours d'eau", avec des horaires de coupures planifiés à l'avance, afin de répartir la distribution entre les quartiers de la capitale. D'ores et déjà, des camions citernes tentent de répondre aux besoins dans les quartiers les plus en souffrance.
Guilhem Fabry, Radio France Internationale – AllAfrica

 

TANZANIE
Les autorités préconisent le déplacement des Masaï de la zone du Ngorongoro

Deux rapports de commissions présidentielles mises en place fin 2024 à l'initiative de la présidente Samia Suluhu Hassan confirment la volonté des autorités de déplacer les Masaï de leurs terres ancestrales, notamment du Ngorongoro. L'État justifie ces déplacements de population afin, selon lui, de mieux protéger l'écosystème de ce site classé au patrimoine mondial de l'UNESCO et réputé pour sa faune exceptionnelle. Ces deux rapports ont été dénoncés par la population masaï et des organisations des droits de l'homme qui estiment que le but de ces évictions est de faire de la place à plus d'infrastructures touristiques. Fin janvier, la ministre tanzanienne des Ressources naturelles et du Tourisme proclamait vouloir quasiment doubler le nombre de lits disponibles dans la zone de conservation. Joint par RFI, Joseph Oleshangay, avocat et défenseur de la communauté masaï dont il fait partie, souligne que ces rapports ne sont qu'un reflet de la volonté du gouvernement d'anéantir cette ethnie jugée trop critique en Tanzanie. 
RFI

 

 

Asie

 

ISRAËL
L'Université Ben-Gourion va former des experts en résolution de pénuries mondiales 
L'Université Ben-Gourion du Néguev (BGU) lance un programme de licence innovant en Ressources naturelles renouvelables (RNR), un cursus scientifique rigoureux conçu pour doter la prochaine génération d'experts des outils pratiques nécessaires pour relever les défis mondiaux urgents tels que la pénurie d'eau, le changement climatique et la gestion des ressources. Ce programme de trois ans permet d'obtenir un diplôme scientifique de haut niveau axé sur la compréhension, la protection et la gestion responsable des systèmes naturels qui soutiennent la vie. Contrairement aux études environnementales générales, le programme RNR offre une solide formation en sciences naturelles – notamment en calcul et en chimie – afin de préparer les étudiants à des carrières à fort impact dans la recherche, l'industrie et les politiques publiques.
Israël Science Info

 

INDE
Bangalore, précurseur dans la REUT

Un projet de l'EAWAG mené à Bangalore ouvre de nouvelles perspectives pour faire face aux sécheresses et aux pénuries d'eau. Il est axé sur la réutilisation des eaux usées traitées de manière décentralisée. Les solutions technologiques ne suffisent pas à elles seules à résoudre la problématique complexe de l'eau. Il faut également tenir compte des aspects sociaux. "Au cours des prochaines années, de nombreuses initiatives passionnantes en matière de réutilisation des eaux usées verront le jour à Bengaluru", explique Christian Binz. "La ville développe actuellement des solutions uniques au monde et pourrait ainsi servir d'exemple pour les villes du monde entier." Ce géographe économique dirige, au sein de l'Institut de recherche sur l'eau EAWAG, le groupe Transitions vers la durabilité et études d'innovation ainsi que le WaterReuseLab, un projet mené à Bengaluru (anciennement Bangalore), une ville de 15 millions d'habitants qui souffre d'une grave pénurie d'eau.
Ce grand projet interdisciplinaire associe le traitement décentralisé des eaux usées et leur recyclage. Bengaluru compte plus de 4 000 stations d'épuration décentralisées qui traitent environ 20 % des eaux usées locales – un volume unique au monde. L'idée est que cette métropole informatique en plein essor serve de laboratoire grandeur nature pour la transformation de la gestion mondiale des eaux urbaines.
EAWAG

 

CHINE
Jiangsu : La zone humide de Tiaozini, recolonisée par les cerfs du père David
La période s'étendant d'avril à mai marque le pic des naissances chez les cerfs du père David (localement appelés les cerfs de Milu). Selon les données d'observation, plus de cent faons devraient naître cette année dans la zone humide de Tiaozini, située à Dongtai, dans la province chinoise du Jiangsu (est de la Chine). Ces dernières années, la zone humide n'a cessé de renforcer ses mesures de protection et de restauration ainsi que d'optimiser son environnement écologique, afin d'offrir un habitat idéal pour les cervidés. La population y dépasse désormais les 1 000 individus.
Une autre colonie importante prospère dans réserve naturelle nationale de Shishou, située non loin du fleuve Yangtsé, dans la province du Hubei (centre du pays). Fin 2025, sa population a été estimée à près de 3 000 individus.
Photo Sun Jialu/Xinhua – China.org.cn

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YANGTSÉ
Bilan semestriel du soutien hydrique 
Le groupe China Three Gorges Corporation a indiqué que depuis le 21 novembre 2025, date à laquelle ont été lancées les opérations de régulation et de soutien hydrique pour la saison sèche, le réservoir des Trois-Gorges a fourni plus de 10 milliards de mètres cubes d'eau aux cours moyen et inférieur du fleuve. Ces apports en eau ont ainsi permis de garantir l'approvisionnement en eau des populations riveraines, de soutenir la production agricole, d'assurer la fluidité du transport fluvial et de renforcer la protection écologique dans les régions situées le long du Yangtsé.
Photo Xinhua – China.org.cn
 
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Programme d'élevage d'esturgeons du Yangtsé
Le Centre de recherche sur la biodiversité du fleuve Yangtsé, rattaché à la China Three Gorges Corporation, a annoncé qu'une équipe de recherche avait récemment mené à terme son programme d'élevage de 2026 de l'esturgeon du Yangtsé sur deux sites : Yibin, dans la province du Sichuan (sud-ouest), et Yichang, dans la province du Hubei (centre). Cette initiative a permis l'éclosion de plus de 730 000 alevins, garantissant ainsi un approvisionnement abondant en poissons juvéniles de haute qualité pour les opérations annuelles de repeuplement.
L'esturgeon du Yangtsé est une espèce de poisson très rare endémique du bassin du fleuve Yangtsé. Classé en Chine comme animal sauvage protégé de première classe, il constitue également l'une des espèces phares pour la conservation des ressources piscicoles du fleuve Yangtsé.
China.org.cn

 

GUANGXI
Le canal de Pinglu ouvrira une nouvelle route fluviale
En construction dans la région autonome Zhuang du Guangxi (sud du pays), le canal de Pinglu affichera une fois achevé une longueur totale de 134,2 kilomètres et sera navigable pour les navires de 5 000 tonnes, ce qui fait de lui un projet clé du "Nouveau passage terrestre et maritime de l'Ouest". Ce projet offrira un accès direct à la mer aux régions du sud-ouest du pays.
China.org.cn 

 

 

Amériques

 

CANADA 
Un cocktail chimique menace le saumon quinnat de Colombie-Britannique
Des chercheurs, principalement du ministère fédéral des Pêches et des Océans et de l'Université Simon Fraser, ont mené une étude, dont la publication est prévue dans la revue Environmental Toxicology and Chemistry. Elle est considérée comme la plus vaste étude de ce type jamais réalisée dans l'estuaire du bas Fraser (près de Vancouver). Elle conclut à la présence de plus de 200 contaminants dans des échantillons d'eau et de tissus de saumons quinnat prélevés sur 5 sites de l'estuaire, parmi lesquels de la cocaïne, des antidépresseurs, de la caféine et des retardateurs de flamme. Certains de ces contaminants, dans lesquels baignent les jeunes saumons, présentent indubitablement un risque pour leur santé et sont préoccupants pour les baleines en voie de disparition qui s'en nourrissent.
L'auteure principale de l'étude, Tanya Brown, précise que les prochaines recherches porteront sur les modifications tissulaires, cellulaires et métaboliques chez les poissons. Elle ajoute : "Nous ne maîtrisons pas vraiment les effets cumulatifs de ce mélange complexe dans lequel les poissons évoluent […] la situation pourrait être beaucoup plus préoccupante que ce que nous pouvons envisager pour l'instant."
La Presse canadienne – Radio-Canada

 

ONTARIO
La ceinture de verdure, refuge pour près de la moitiés des espèces menacées
La Ceinture verte est une zone écologique protégée de plus de 800 000 hectares entourant la région du Golden Horseshoe, en Ontario, ayant été délimitée en 2005. Elle assure la protection de l'environnement et définit les zones où tout projet d'aménagement est interdit.
L'ONG Ontario Nature a examiné les données gouvernementales disponibles sur les espèces menacées en 2004, un an avant la création de la zone protégée par la province. Elle a ainsi pu retracer l'évolution des oiseaux, des reptiles, des amphibiens, des mammifères et des plantes qui étaient vulnérables à l'époque jusqu'à aujourd'hui. Son constat est que le nombre d'espèces en péril dans la ceinture est passé de 72 à 121. Selon le rapport toujours, ces 121 espèces vulnérables qui peuplent la ceinture représentent 42 % de l'ensemble des espèces menacées de la province. L'ONG souhaite que la province élargisse désormais les limites de la ceinture de verdure, renforce la protection des espèces menacées et élabore des stratégies pour améliorer les habitats touchés.
Radio-Canada

 

ÉTATS-UNIS
L'EPA s'enorgueillit de ses réalisations majeures en matière d'environnement
À l'occasion du 100ème jour du mandat du président Trump (1er mai 2026), l'administrateur Zeldin a publié une liste de 100 mesures en faveur de l'environnement prises par l'agence au cours de ces 100 premiers jours, et il a présenté une liste pour chaque période de 100 jours suivante. "Ces grandes réalisations environnementales ne sont qu'un aperçu du travail incroyable accompli chaque jour. C'est ce rythme qui motive l'EPA de Trump", précise le communiqué. Peut-être un clin d'œil à notre 1er mai.
EPA

Assouplissement de la règlementation des effluents en vue pour l'électricité produite par charbon
L'Agence de protection de l'environnement (EPA) propose un projet de règlement visant à réviser les limites applicables aux eaux usées, connues sous le nom de "effluent limitations guidelines" (ELG) pour les centrales électriques à vapeur. Cette mesure contribuera à améliorer la fiabilité du réseau et à faire baisser les prix de l'électricité, tout en continuant à garantir la propreté et la salubrité de l'eau, déclare l'agence.
EPA


 

Économie

 

Grand Montauban, France – Inauguration de la toute nouvelle usine d'eau potable
À Fonneuve, le Grand Montauban se dote d'une usine d'eau potable équipée des technologies de pointe de Veolia pour servir les 90 000 habitants.
Didier Lallemand, maire de Montauban et président du Grand Montauban, et Jérôme Natta, directeur régional Veolia Eau Sud-Ouest, ont inauguré la nouvelle usine de production d'eau potable de Fonneuve, qui dessert les 90 000 habitants du Grand Montauban, en présence de Jean-Claude Bertellil, président du Conseil départemental du Tarn-et-Garonne, et de Vincent Roberti, préfet du Tarn-et-Garonne.
Fruit de deux années de travaux et d'un investissement de 10,6 millions d'euros, cette infrastructure de nouvelle génération marque une étape décisive dans la politique de l'eau du Grand Montauban. Elle s'inscrit dans un programme global de 28 millions d'euros qui comprend également la nouvelle usine de production d'eau potable de Planques (capacité : 1 200 m3/h), la canalisation d'eau brute de Fonneuve et l'interconnexion des deux sites, déjà mise en service. Conçue en complémentarité avec l'usine de Planques, alimentée par le Tarn, l'usine de Fonneuve permet en effet de mutualiser les procédures de maintenance, d'optimiser les opérations d'exploitation et de sécuriser l'approvisionnement au bénéfice de l'opérateur et de la collectivité. Alimentée par la rivière Aveyron, l'usine de Fonneuve intègre des procédés de traitement de pointe, dont un système de décantation haute vitesse utilisant un polymère naturel à base d'amidon de pomme de terre pour une efficacité maximale et un impact environnemental réduit ; un couplage innovant ozone/charbon actif micrograins pour éliminer les polluants organiques dissous dans l'eau, les pesticides, les résidus médicamenteux et les micropolluants émergents, grâce à un charbon actif hautement concentré ; un dispositif de sécurité renforcé avec des ouvrages couverts et une télésurveillance avancée pour protéger l'installation.
Le projet a été réalisé dans le cadre du contrat de délégation de service public de quinze ans signé en 2021 entre le Grand Montauban et Veolia. 

 

Grand Verdun, France – Signature avec Veolia du contrat de DSP pour 12 ans
La Communauté d'agglomération du Grand Verdun a signé officiellement le contrat de délégation de service public relatif à l'eau potable et à l'assainissement, en présence de Monsieur Hazard, président de la Communauté d'agglomération, de Monsieur Thomas, vice-président en charge de l'eau, ainsi que des responsables de la direction régionale de Veolia activité Eau. Pour accompagner cette nouvelle délégation, Veolia crée une structure spécifiquement dédiée au territoire : la Société des Eaux du Grand Verdun, dont la direction revient à Thibaud Urbain, responsable de l'agence Veolia de Verdun depuis sept ans. 

 

H2O Innovation fait son entrée sur le marché de la désinfection par UV grâce à l'acquisition de bestUV
H2O Innovation inc. annonce l'acquisition de bestUV, un fabricant néerlandais de systèmes de désinfection de l'eau par rayons ultraviolets (UV) adaptés à de nombreuses applications et à divers marchés. bestUV est basée dans la région néerlandaise de Brainport Eindhoven, l'un des principaux pôles mondiaux dans le domaine de l'éclairage et des technologies UV. L'entreprise conçoit, fabrique et assure la maintenance de réacteurs UV de pointe destinés à divers marchés, notamment les secteurs municipal, industriel et maritime. En tant que leader dans le domaine, bestUV a conçu certains des plus grands systèmes UV au monde. Son réseau bien établi de distributeurs et de partenaires commerciaux s'ajoute à celui d'H2O Innovation et permettra à l'entreprise d'accroître sa présence sur le marché de la désinfection par UV. En combinant les systèmes de désinfection par UV de pointe de bestUV avec son expertise en matière de filtration et de solutions membranaires, H2O Innovation sera en mesure de stimuler davantage le développement de ses lignes de produits. Ainsi, elle pourra aider ses clients (équipementiers, bureaux d'études, collectivités locales, utilisateurs industriels) à atteindre les plus hauts standards en matière de sécurité de l'eau, d'efficacité et de conformité réglementaire. Le tout se fera sans interruption des activités, puisque l'ensemble du personnel de bestUV, y compris toute l'équipe de direction, se joindra à H2O Innovation.
"Le fait d'ajouter les technologies de bestUV à notre gamme de produits marque une étape cruciale pour H2O Innovation. Cette acquisition vient élargir notre champ d'expertise, complète nos solutions de filtration et de membranes, et met en place les bases d'une nouvelle unité d'affaires axée sur la désinfection. Nous augmentons ainsi notre capacité à répondre à la demande mondiale croissante en solutions avancées de réutilisation de l'eau et pouvons désormais proposer encore plus de technologies de traitement complémentaires provenant d'un seul et même fournisseur", a annoncé Frédéric Dugré, président directeur général de H2O Innovation.

 

H2O Innovation obtient une facilité de crédit pour développer sa plateforme aux États-Unis
Une facilité de crédit dirigée par Scotiabank, structurée comme un "prêt bleu" conformément aux lignes directrices de financement bleu de la Société financière internationale (IFC, Groupe Banque mondiale), financera des acquisitions et la construction d'infrastructures avancées de traitement de l'eau à travers les États-Unis. La facilité de crédit porte sur 200 millions de dollars US. La Banque Scotia a été appuyée par la Banque nationale du Canada, qui a agi à titre de coarrangeur principal. Exportation et développement Canada a également participé au consortium de prêteurs.
Ces fonds serviront à soutenir le portefeuille de projets d'infrastructures en eau d'H2O Innovation, les WaterHubs. Ils permettront notamment l'acquisition d'actifs en exploitation, le développement de nouvelles installations et l'agrandissement des sites déjà en place. Les WaterHubs sont des projets d'infrastructures en eau destinés aux municipalités, aux services publics, aux hôpitaux, aux universités, aux aéroports, aux entreprises manufacturières et à d'autres clients commerciaux et industriels. Ils sont livrés sans frais d'investissement initiaux et exploités par H2O Innovation dans le cadre de contrats de service sur plusieurs années. La plateforme WaterHub comprend le traitement avancé de l'eau, le traitement des eaux usées, ainsi que la récupération et la réutilisation de l'eau, ce qui permet aux clients de bénéficier d'un approvisionnement fiable, d'un coût global réduit et d'une diminution des risques liés à l'approvisionnement en eau. Ainsi, grâce au modèle WaterHub, H2O Innovation peut acquérir des infrastructures de traitement d'eau existantes et investir dans leur modernisation afin de libérer des capitaux, d'améliorer les performances et de réduire les risques pour ses clients. L'entreprise peut également concevoir et développer de nouvelles installations de traitement et de réutilisation de l'eau ainsi que des eaux usées, agissant dès lors en tant que fournisseur de solutions complète.
Ce financement survient dans la foulée du récent projet WaterHub annoncé à l'Université du Texas à Austin, qui vient s'ajouter à l'important carnet de commandes d'H2O Innovation en matière de projets déjà en exploitation ou en cours de construction à travers les États-Unis. "Cette facilité de crédit représente une étape clé dans notre stratégie de croissance. Elle nous apporte des capitaux importants et spécifiques pour acquérir et développer la prochaine génération de WaterHubs. La qualification du Prêt Bleu correspond parfaitement à l'objectif de ces infrastructures : une gestion durable et à long terme de l'eau", a annoncé Frédéric Dugré, P-DG de H2O Innovation. "Grâce à ce financement de projet, nous pouvons accélérer la mise en œuvre de l'ensemble du programme WaterHub, des fusions-acquisitions aux projets de construction. Ces fonds nous permettent de proposer notre solution clé en main à grande échelle, afin d'aider nos clients à sécuriser leur approvisionnement en eau à long terme, à moderniser leurs infrastructures sans engager de dépenses d'investissement et à atteindre leurs objectifs de développement durable", a ajouté Casey Allen, vice-président et directeur général Développement d'infrastructure en eau. 

 

 

Évènements

 

03-04 juin 2026, Bruxelles – Belgique
Sommet Climate Chance Europe 2026 
Co-organisé avec la Ville de Bruxelles, la Région de Bruxelles-Capitale, le Gouvernement fédéral belge, le Comité européen des Régions, avec la contribution de la Commission européenne, le Sommet Climate Chance Europe 2026 réunira plus de 1 500 participants : collectivités, institutions, entreprises, chercheurs et acteurs de la société civile pour partager solutions concrètes, retours d'expérience et recommandations. Dans un contexte de révision de la stratégie européenne d'adaptation, le Sommet constituera un temps fort pour faire émerger des propositions et contribuer aux orientations futures des politiques européennes.
Programme

 

04 juin 2026, Paris La Défense + WEB
La recherche a-t-elle encore sa place dans les politiques publiques ?

Les enjeux associés à l'adaptation de la société aux impacts du changement climatique, aux transitions écologique et énergétique, sont au cœur d'intenses controverses qui entremêlent dimensions humaines, techniques, sociales, culturelles et démocratiques. La mise en œuvre de politiques publiques adaptées nécessite plus que jamais de s'appuyer sur des connaissances solides issues de disciplines variées (sciences du climat et de l'environnement, sciences humaines et sociales, sciences de l'ingénieur…). Questionner le rôle de la recherche dans la conduite de l'action publique, c'est aussi poser la question de la place des sciences dans une démocratie. La première table ronde proposera un aperçu de l'écosystème institutionnel et scientifique qui se structure aujourd'hui dans le champ des transitions environnementale et énergétique, évoquant ses enjeux et ses défis. La seconde table ronde permettra de se concentrer sur un cas concret, la place des sciences dans les politiques d'aménagement des villes et territoires.
Matinée de l'IGEDD

 

04 juin 2026, Grignon (Yvelines)  – France
Innover depuis les champs : 3ème édition des Journées de l'Innovation Agricole
AgroParisTech donne rendez-vous aux acteurs du monde agricole à la Ferme expérimentale de Grignon (Yvelines) pour la 3ème édition des Journées de l'Innovation Agricole. Organisé tous les deux ans, cet événement s'impose comme un temps fort dédié à l'innovation au service des transitions agroécologique et énergétique. À cette occasion, AgroParisTech annoncera le lancement d'une Communauté d'agriculteurs portée par le Farm'InnLab, afin de renforcer le lien entre innovation, recherche et réalités du terrain. Cette communauté permettra de faire émerger des innovations mieux adaptées aux exploitations, de favoriser les échanges entre agriculteurs, chercheurs, étudiants et entrepreneurs, de tester des solutions en conditions réelles et de nourrir la formation des futurs ingénieurs.
Communauté des Agriculteurs du Farm'InnLab d'AgroParisTech

 

09-10 juin 2026, Rennes – France
URBATREE : L'arbre urbain, du gène au paysage
L'arbre est aujourd'hui au cœur du dispositif d'adaptation aux changements climatiques des territoires urbains, par l'offre de services écosystémiques qu'il rend à nos sociétés : bien-être, stockage de carbone, rafraîchissement, etc. Ces bienfaits sont cependant dépendants de sa vitalité et de sa capacité de récupération face aux perturbations intrinsèques aux systèmes urbains (artificialisation des sols, travaux, pollutions, etc.) et/ou liées à la variabilité climatique, avec une intensité et une occurrence croissantes des événements extrêmes. Si de nombreux travaux scientifiques sont actuellement en cours sur le sujet, il reste encore de nombreux verrous à lever pour accompagner les territoires et les gestionnaires fonciers dans leurs stratégies d'adaptation. L'idée de ce colloque, organisé par l'UMR LETG (Littoral - Environnement - Télédétection - Géomatique), est de réunir scientifiques, experts, praticiens et collectivités afin de dresser un état des lieux des connaissances et de questionner une feuille de route partagée dans le cadre de la stratégie nationale pour la ville durable.
URBATREE 

 

10 juin 2026 – Paris + WEB
Première édition des Rencontres thématiques de Météo et Climat
avec le soutien de l'IPSL – Institut Pierre-Simon Laplace

Au sommaire de cette journée, quatre sessions permettront d'explorer un défi central des politiques climatiques : l'évaluation concrète des progrès réalisés pour adapter nos territoires aux impacts du changement climatique. L'exposition guidée de la Tournée du Climat et de la Biodiversité sera également proposée dans l'après-midi.
Le comité scientifique qui prépare le programme de cette journée est présidé par Lola Vallejo, directrice Diplomatie et Partenariat à la Fondation Européenne pour le Climat, entourée d'Éric Brun, secrétaire général de Météo et Climat et ancien secrétaire général de l'ONERC ; Marie Carrega, cheffe du bureau de l'adaptation au changement climatique au Ministère de la Transition écologique ; Vivian Dépoues, responsable de la thématique Adaptation au changement climatique à l'I4CE ; Noëmie Leprince-Ringuet, directrice des opérations, Unité d'appui technique du Groupe de Travail II du GIEC ; Adrien Vogt-Schilb, économiste expert Climat & Développement et Valérie Masson-Delmotte, directrice de recherche CEA au Laboratoire des Sciences du Climat et de l'Environnement.
Inscriptions

 

11 juin 2026 – WEB
webinaire#2 CONCERT'EAUX du R3 NAÏADES

Le Réseau R3 NAÏADES organise un nouveau rendez-vous autour de l'eau en Nouvelle-Aquitaine avec pour thème cette fois l'évaluation des trajectoires des communautés ichtyologiques dans des habitats restaurés en estuaire. Y interviendront : Benjamin Weigel, chargé de recherche INRAE/EABX, Écologie des communautés et de la restauration, et Sylvain Cardonnel, responsable de la gestion des espaces naturels sensibles Secteur Nord, Service Protection des espaces naturels & Biodiversité.
CONCERT'EAUX est une série de webinaires mensuels visant à mettre en musique sciences et territoires, en s'appuyant sur les travaux des acteurs du réseau.
Inscriptions

 

15-17 juin 2026, Champs-sur-Marne – France
Colloque SHF Sécheresse 2026
De 1976 à aujourd'hui, quelles avancées dans la connaissance et la gestion des sécheresses pour mieux s'adapter aux crises futures ?

Températures anormalement élevées, précipitations déficitaires, la France connaît en 1976 une sécheresse exceptionnelle, se traduisant par des déficits d'eau importants dans les sols, les rivières, les nappes, et impactant fortement la qualité de l'eau, les milieux et divers secteurs socio-économiques. D'autres sécheresses (en 1921, 1989 ou 2022) ont également provoqué des crises de l'eau en France, avec aujourd'hui des perspectives d'intensification de ces événements et de forts enjeux d'adaptation. Cinquante ans après la sécheresse de 1976, où en est-on de la connaissance de ces phénomènes, de leurs caractéristiques et de leurs impacts ? Dans quelle mesure a-t-on progressé dans leur anticipation et leur gestion pour en limiter les conséquences ? Que sait-on de leur évolution à long terme dans un contexte de changement climatique et comment les acteurs de l'eau, les usagers et les territoires se préparent-ils aux crises de l'eau du XXIe siècle ?
Information et inscriptions

 

15-18 juin 2026, Nancy – France
Congrès de l'ASTEE
Inventons ensemble les services Eau et Déchets de demain

Les services de l'eau et des déchets sont des composantes essentielles de nos territoires et de leur organisation. Ils doivent faire face et répondre à des enjeux majeurs : surveillance des eaux usées (DERU-2), PFAS, pesticides, nitrates et autres polluants, transition énergétique, atténuation et adaptation au changement climatique (infrastructures, équipements…), maîtrise des coûts, etc. Dans ce contexte, plusieurs questions s'imposent : comment préserver l'eau en quantité et qualité face aux tensions croissantes ? Comment mieux gérer, collecter, trier, recycler les déchets dans une perspective d'économie circulaire ? Comment garantir des services résilients tout en maîtrisant les coûts avec des modèles économiques à bout de souffle ? Enfin, quels leviers peuvent être mobilisés pour impliquer conjointement citoyens et acteurs locaux ? Ces sujets seront au cœur des présentations & échanges du 105ème congrès de l'ASTEE qui réunira plus de 600 experts, élus et chercheurs pour imaginer collectivement les services de demain et échanger sur des solutions mises en œuvre.
Programme

 

16-17 juin 2026, Lyon – France
Eau & Climat, la réponse des territoires

Le Comité de bassin Rhône-Méditerranée, avec l'Agence de l'eau Rhône-Méditerranée Corse et la DREAL de bassin, organise un forum "Eau & Climat, la réponse des territoires", sur deux jours pour : partager les expériences et débattre entre élus, décideurs économiques des secteurs industriels, tertiaires et agricoles, gestionnaires, aménageurs, scientifiques, représentants des services de l'État, associations ; découvrir les solutions d'adaptation au changement climatique en fonction des vulnérabilités de vos territoires ; rencontrer les opérateurs qui faciliteront les démarches.
Programme et inscriptions

 

18 juin 2026, Nice – France
Forum des experts ANC & GEP 

Cette journée est spécifiquement dédiée aux acteurs opérationnels de la gestion de l'eau : les SPANC (Services publics d'assainissement non collectif), les bureaux d'études techniques et les entreprises de terrassement. Avec pour objectif de créer une passerelle directe avec les fabricants majeurs du secteur, venus présenter leurs dernières innovations techniques et leurs retours d'expérience. Au cœur des enjeux : l'ANC et la gestion à la parcelle des eaux pluviales. 
Programme

 

19 juin 2026 , Campus Pleyad, Saint-Denis – France
Santé(s) et transition écologique dans les territoires
Colloque du réseau Îsée (Île-de-France Santé Environnement)

Les collectivités locales sont fortement mobilisées pour agir sur les enjeux de transition écologique sur leurs territoires. L'amélioration de la qualité de l'air, la réduction des expositions aux polluants ou encore la lutte contre les îlots de chaleur font partie des multiples actions menées, contribuant également à un meilleur cadre de vie pour les populations. Cependant, l'intégration de la santé – de ses acteurs comme de ses données – dans ces politiques reste un défi, dans un contexte marqué par des attentes citoyennes fortes, des leviers d'action nombreux et une convergence croissante avec les enjeux de biodiversité et de climat. Dès lors, comment faciliter l'inscription des santés – humaines et plus largement du vivant – au cœur des politiques de transition écologique ? Sur quels arguments, outils et partenaires s'appuyer ? Comment passer de l'intention à l'action concrète ?
Information et inscriptions

 

23 juin 2026, Paris France
Mesure de l'activité œstrogénique dans l'eau par bioessais in vitro
Journée technique AQUAREF
Cette journée, destinée aux laboratoires et commanditaires, a pour objectif de présenter le guide technique AQUAREF sur les bioessais, élaboré pour accompagner la mise en œuvre de ces nouveaux outils dans le cadre de la surveillance chimique des milieux aquatiques au titre de la directive cadre sur l'eau. Elle donnera également lieu à un temps d'échanges autour de retour d'expérience d'opérateurs. Cette rencontre se déroulera exclusivement en présentiel le 23 juin de 9h15 à 16h30 dans les locaux du Laboratoire national de métrologie et d'essais (LNE), dans la limite des places disponibles.  
Inscriptions

 

23 juin 2026 – WEB
Moulins & rivières : comprendre et agir pour mieux gérer

La Fédération des Moulins de France, dans le cadre de sa mission "Moulins, acteurs de la rivière" menée en partenariat avec l'Agence de l'eau Adour-Garonne, organise un webinaire consacré à la gestion des moulins à eau et aux enjeux liés aux rivières. 
Programme

 

29 juin-03 juillet 2026, Lyon – France
Novatech 2026

Rencontre sur les stratégies et solutions pour une gestion durable de l'eau dans la ville, Novatech 2026 présente à cette 12ème édition un focus sur les eaux pluviales urbaines. Le programme riche et varié mêle conférences plénières, ateliers interactifs, workshops spécialisés et visites techniques, dans une dynamique qui favorise les échanges interdisciplinaires, le transfert de connaissances et une approche transversale, facilités par la traduction simultanée français/anglais.
Novatech

 

03 juillet 2026, Toulouse France
Lab'Eau 2026
Dans un contexte de fortes mutations économiques, environnementales et territoriales, l'eau est au cœur des grands enjeux régionaux. Lab'Eau crée un espace de rencontres, de débats et d'opportunités business, pour accélérer les initiatives et faire émerger des solutions concrètes autour de la gestion de l'eau.
Lab'Eau

 

06-10 juillet 2026, Sète – France
École Ouverte OneWater 2026

Organisée par le programme national OneWater – Eau Bien Commun, cette école est dédiée à la formation et à la construction partagée d'une culture de l'eau comme bien commun, dans une approche résolument interdisciplinaire. Elle s'adresse en priorité aux jeunes chercheurs (doctorants et post-doctorants) et constitue une opportunité de participer aux actions du programme national OneWater – Eau Bien Commun et de contribuer à ses défis scientifiques.
Le programme comprendra notamment : l'acquisition de nouvelles connaissances sur les dimensions quantitatives et qualitatives des eaux de surface et souterraines, les eaux douces et salées et leurs interfaces ; une expérimentation concrète de l'interdisciplinarité et de la transdisciplinarité ; des approches de co-construction associant chercheurs et acteurs des territoires ; une réflexion sur les interdépendances des socio-hydrosystèmes en lien avec la biodiversité, les usages et les modes de gestion ; des bases pour comprendre les enjeux autour des données (observations, mesures…), leur gestion et leur FAIRisation ; des mises en pratique sur le terrain, sur le site d'observation et d'étude du bassin de Thau.
Inscriptions dans la limite des places disponibles 

 

08 juillet 2026, Paris – France
Sauver l'eau : les territoires face à la menace des polluants émergents
Colloque AMORCE en partenariat avec les agences de l'eau et la Banque des Territoires

Les polluants émergents sont au cœur de l'actualité et des inquiétudes. Que ce soit en captages, dans les eaux destinées à la consommation humaine, ou dans les eaux usées, l'omniprésence des polluants émergents dans toutes les matrices et sur tous les territoires se confirme au rythme de l'amélioration des techniques de surveillance. La pollution de l'eau, d'origine variée, cause la fermeture de 100 captages d'eau potable par an et la dégradation globale des ressources en eau.
Les PFAS, pesticides, nitrates, et autres micropolluants posent aujourd'hui des défis techniques aux services d'eau pour définir la meilleure stratégie à adopter. Comment choisir entre préventif et curatif, alors que la connaissance sur les substances, leurs impacts et les technologies de traitement est en constante évolution ? Au-delà des risques pour la santé, c'est la menace d'une augmentation conséquente de la facture d'eau pour absorber le coût de la gestion des pollutions en captage et en assainissement, évalué à 4 milliards d'euros par an selon les premières estimations du réseau AMORCE.
À l'heure où, au niveau national les décisions cruciales sur la définition et la stratégie de protection des captages ou sur la transposition de la DERU-2 se dessinent, ce colloque mettra en avant les retours d'expérience des collectivités qui ont déjà mis en place des stratégies efficaces. 
Information et inscriptions

 

Septembre-octobre 2026 –Seine-Normandie
Forums territoriaux des acteurs de l'eau 2026
Les Forums territoriaux des acteurs de l'eau du bassin Seine-Normandie ont pour objectif de partager des expertises et des actions inspirantes pour faire progresser la qualité de l'eau sur le bassin. Destinés aux élus, collectivités, agriculteurs, industriels, chambres consulaires, associations et partenaires de l'agence de l'eau, ces espaces d'échanges offrent un débat sur les enjeux et solutions liés à la protection de l'eau, de la biodiversité et à l'adaptation au changement climatique. Organisés par l'agence de l'eau, ces événements, conçus comme des colloques, sont devenus des rendez-vous annuels incontournables. Figureront au programme : les enjeux de protection de la ressource en eau potable et de la ressource agricole, ainsi que les démarches de sobriété en eau ; des tables rondes et interventions d'experts et d'acteurs de terrain autour des enjeux de sobriété, d'économies d'eau et de préservation de la ressource ; des retours d'expérience de collectivités et acteurs engagés, illustrant des actions concrètes en faveur de la sobriété en eau et de l'efficacité des usages de l'eau.
Dates 

 

09-10 septembre 2026, Dijon – France
5ème édition du Carrefour des Gestions Durables de l'Eau

Conçu comme un espace d'échanges et de démonstration, le CGDE propose un programme structuré autour de parcours thématiques sur : la performance des infrastructures ; la résilience et la sobriété ; les solutions fondées sur la nature ; l'urbanisme et le pluvial; l'assainissement non collectif.
Information

 

22 septembre 2026, Arras – France
8ème Académie de l'eau : L'empreinte eau
Comment repenser nos usages à partir de l'impact invisible de nos choix de vie ?

L'empreinte eau offre une vision globale des pressions exercées sur la ressource en eau, en intégrant les notions d'eau bleue, verte et grise pour refléter fidèlement l'impact des activités humaines. L'hydrologue Daniel Zimmer sera le grand témoin de cette édition. 
Programme et inscriptions

 

22-23 septembre 2026 – Paris
Colloque annuel de restitution du PIREN-Seine

Le colloque se déroulera au Centre international des conférences de Sorbonne Université (CICSU), place Jussieu à Paris. 
Pré-programme et inscriptions

 

24 septembre 2026, ENS Paris-Saclay – Gif-sur-Yvette
Mystic : Quand l'aménagement rencontre l'hydrologie
Restitution d'une décennie de recherche sur le campus du Moulon

Le CEREMA, l'Université Gustave Eiffel et l'EPA Paris-Saclay organisent ce séminaire de restitution du partenariat de recherche Mystic.
Le projet a été l'occasion pendant presque une décennie d'observer et analyser les interactions entre l'aménagement du campus urbain du Moulon et l'hydrologie superficielle. La gestion des eaux pluviales a été mise en œuvre sur le quartier en suivant les principes de gestion à la source à l'aide d'ouvrages multifonctionnels végétalisés, et ceci malgré un contexte hydrogéologique peu favorable (sol peu perméable et nappe phréatique affleurante). La journée sera consacrée à la présentation des résultats de recherche, à une visite des solutions mises en œuvre et étudiées sur le quartier, ainsi qu'à une table ronde rassemblant les acteurs opérationnels et scientifiques du partenariat. La journée s'adresse autant à des acteurs opérationnels de l'aménagement et de la gestion des eaux pluviales, en particulier ceux du territoire, qu'à des scientifiques.
La journée est prévue uniquement en présentiel et gratuite sur inscription (ouverte à partir du 1er juin, avec un nombre limité de participants) – Inscriptions

 

29 septembre-02 octobre 2026, Rome – Italie
OneWater – EuroMediterranean Water Forum

À destination des décideurs politiques, de la société civile, du monde universitaire et des entreprises, le Forum associe une plateforme d'échanges à une exposition mettant en avant les innovations technologiques et procédurales dans le secteur de l'eau. Sa mission est de favoriser la coopération et l'action commune, en impliquant non seulement les pays méditerranéens, mais aussi la Commission européenne, les États membres de l'UE, les Balkans et le Moyen-Orient.
OneWater

Forum alternatif
Le Forum Italiano dei Movimenti per l'Acqua (FIMA, Forum italien des mouvements pour l'eau), en collaboration avec le Mouvement européen pour l'eau et le People's Water Forum, appelle à la mobilisation à travers la tenue d'un Forum populaire. 
European Water Movement

 

30 septembre-02 octobre 2026, Rouen – France
Colloque SHF : Continuums fluviaux et littoraux
Aménagements et Biodiversité des continuums fluviaux et littoraux

En novembre 2022, la Société Hydrotechnique de France organisait un premier colloque sur les interactions entre les aménagements implantés sur ou en bordure des cours d'eau et la qualité des écosystèmes qui les entourent. Trois années se sont écoulées, marquées par une succession d'épisodes de fortes sécheresses ou de fortes pluviométries, la SHF vous propose de faire le point sur ces sujets dans une nouvelle manifestation pour laquelle le choix a été fait d'étendre les milieux naturels à l'ensemble du continuum Terre-Mer, des cours d'eaux aux milieux littoraux et leurs interfaces que constituent les estuaires et les deltas.
Le colloque couvrira de façon non limitative les nombreuses démarches d'intégration environnementale d'aménagements situés dans les corridors fluviaux et littoraux
Projets de communications attendus pour le 30 novembre 2025.
Détails

 

05–07 octobre 2026, Campus de la Transition, Forges – France
12èmes Journées Doctorales en Hydrologie Urbaine

Organisées par le laboratoire Eau, Environnement et Systèmes Urbains (LEESU) de l'École nationale des ponts et chaussées et l'équipe Transferts et interactions liés à l'eau en milieu construit (TEAM) du CEREMA, ces Journées Doctorales en Hydrologie Urbaine (JDHU) offrent aux doctorants, post-doctorants et jeunes chercheurs dont les travaux portent sur des thématiques en lien avec l'hydrologie urbaine l'opportunité de présenter leurs travaux, d'échanger avec des chercheurs et praticiens du domaine, de s'exercer à l'animation de sessions scientifiques et d'élargir leur réseau professionnel. Elles ont également pour ambition de favoriser les collaborations scientifiques entre jeunes chercheurs et de promouvoir des approches multidisciplinaires, à l'interface entre sciences de l'ingénieur et sciences humaines et sociales. 
JDHU

 

14-16 octobre 2026, Dunkerque – France
36ème Convention des Intercommunalités de France

Pré-programme

 

12-17 octobre 2026, Marseille – France
Eau et résilience de l'agriculture face au défi climatique

Ce 26ème Congrès International ICID (International Commission on Irrigation and Drainage) ambitionne de marquer une nouvelle étape dans la réflexion collective sur l'avenir de l'agriculture irriguée face aux défis globaux. Il engagera la réflexion sur l'utilisation de l'intelligence artificielle dans l'agriculture irriguée, et permettra de découvrir les possibilités offertes aujourd'hui par les dernières innovations et technologies, telles que la réutilisation des eaux et le dessalement.
Près des deux tiers des terres agricoles dans le monde dépendent de l'eau de pluie, ce qui fait du climat le facteur principal influençant la productivité des cultures. Le changement climatique représente donc une contrainte majeure, impactant l'agriculture à la fois directement et indirectement. C'est pourquoi faire face à cette crise climatique exige des changements radicaux et une restructuration profonde de nos systèmes agricoles traditionnels. Il ne fait aucun doute que garantir la sécurité en eau et en alimentation passera par une agriculture irriguée moderne et innovante. Dès lors, nous devons nous poser la question suivante : comment l'irrigation moderne et une bonne gestion des systèmes de drainage peuvent-elles contribuer à cette transition agroécologique ?
Site de l'évènement

 

02-04 décembre 2026 – Émirats arabes unis
Conférence des Nations unies sur l'eau 2026
La réalisation de l'Objectif de développement durable relatif à l'eau propre et à l'assainissement (ODD-6) est une fin essentielle en soi et est également indispensable pour faire progresser l'Agenda 2030 dans son ensemble. Alors que nous entrons dans les cinq dernières années de l'Agenda 2030 et de ses ODD, le monde doit faire affluer les investissements, l'innovation, la volonté politique et l'esprit de solidarité vers l'ODD-6. La Conférence des Nations unies sur l'eau de 2026, organisée conjointement par les Émirats arabes unis et le Sénégal, et convoquée aux Émirats arabes unis du 2 au 4 décembre 2026, souhaite donner vie à cet esprit de solidarité et contribuer à construire un avenir sûr en matière d'eau pour tous.
2026 UN Water Conference

 


11-22 janvier 2027
Première COP Océans

La première réunion formelle (COP-1) des États ayant ratifié le traité historique pour protéger la haute mer aura lieu du 11 au 22 janvier 2027, le porte-parole de l'ONU Stéphane Dujarric.
Après des années d'attente pour les défenseurs des océans, le traité, désormais ratifié par 87 pays et signé par 144, est entré en vigueur, sur le papier, fin janvier. Mais la plupart des instruments qu'il prévoit auront besoin de décisions spécifiques des COP successives pour prendre vie, en particulier les futures aires marines protégées. Alors que les écosystèmes marins sont menacés par le changement climatique, les pollutions et la surpêche, la science a prouvé l'importance de protéger ces océans foisonnant d'une biodiversité souvent microscopique, qui fournissent la moitié de l'oxygène que nous respirons et limitent le réchauffement en absorbant une partie importante du CO2 émis par les activités humaines. Aujourd'hui, environ 1 % seulement de la haute mer, qui représente près de la moitié de la planète et 60 % des océans, fait l'objet de mesures de conservation.

 

13-15 janvier 2027, Nairobi – Kenya
Conférence Éducation au Développement durable
Organisée par l'UNESCO en collaboration avec le gouvernement du Kenya, la conférence réunira des ministres, des jeunes leaders et des parties prenantes mondiales afin de mener un dialogue stratégique sur l'avenir de l'Éducation au Développement durable (EDD).
Conférence EDD

 

Les villes hôtes des Congrès et Expositions mondiaux de l'eau 2028 et 2030 de l'IWA
L'IWA a le plaisir d'annoncer que Kuching, en Malaisie, a été choisie pour accueillir le Congrès mondial de l'eau et l'Exposition de l'IWA en 2028, et São Paulo, au Brésil, pour l'édition de 2030. Des propositions remarquables soutenues par des délégations de haut niveau ont été reçues des deux candidats, la candidature malaisienne étant menée par l'Association malaisienne de l'eau et la candidature brésilienne par l'ABES, Association brésilienne de l'ingénierie sanitaire et environnementale. 

 

 

Formations

 

Assainissement non collectif
1996–2026 : 30 ans d'engagement, et maintenant ?

En 1996, les arrêtés fondateurs de l'assainissement non collectif (ANC) ont marqué un tournant majeur pour la gestion des eaux usées en France. Trente ans plus tard, la filière n'a jamais été aussi dynamique. Les acteurs qui font vivre et évoluer l'ANC au quotidien seront réunis pour une webconférence exceptionnelle pour partager les expériences de terrain, confronter les visions, valoriser les innovations et ouvrir le débat sur les grands défis à venir : la transition écologique, l'adaptation réglementaire, la performance des installations, l'attractivité des métiers, la place de l'ANC dans les politiques publiques de l'eau. Au-delà d'un anniversaire, ce rendez-vous a été un moment de dialogue et de reconnaissance pour une filière engagée, technique, innovante et essentielle aux territoires.
REPLAY

 

CNAM Innovation
MASTER 2 Innovation Entreprise et société
Le Conservatoire national des arts et métiers (CNAM, Paris) ouvre à la rentrée 2026 un MASTER 2 Innovation Entreprise et Société avec deux parcours : l'un pour le privé (Prospective innovation transformation des organisations privées), l'autre pour le public (Prospective, innovation et management public). 
CNAM Innovation

 

CANAL U
Adapter l'IA à la complexité des hydrosystèmes pour mieux apprendre l'hydro(géo)logie aux machines

Par Anne Johannet, professeure à l'École des Mines d'Alès.
Les travaux d'Anne Johannet portent sur l'utilisation des réseaux de neurones pour la modélisation de systèmes physiques dynamiques non linéaires, avec des applications majeures en hydrologie. Elle explore notamment comment adapter les approches d'intelligence artificielle à la complexité des hydrosystèmes afin d'améliorer leur compréhension et leur prédiction. 
Vidéo

Impact des précipitations extrêmes sur la vulnérabilité aux glissements de terrain superficiels
Par Séverine Bernardie, ingénieure de recherche au BRGM.
Spécialiste des risques naturels, Séverine Bernardie s'intéresse aux conditions de déclenchement des glissements de terrain superficiels sous l'effet des pluies extrêmes. Ses recherches analysent en particulier les dynamiques des eaux souterraines et contribuent à l'évaluation de la résilience des vallées montagneuses face à ces aléas.
Vidéo

Faire des arbres une infrastructure hydraulique
Dans cet épisode d'1 mois, 1 labo, Hayat ZIME YERIMA, docteure en Sciences et Techniques de l'Environnement de l'École nationale des ponts et chaussées et ingénieure Eau et Environnement, explique le rôle des arbres de pluie dans la gestion des eaux pluviales en ville. 
Vidéo

 

MOOC S'adapter au changement climatique avec les SfN
Les Solutions fondées sur la Nature (SfN) proposent une approche concrète pour s'adapter aux effets du changement climatique en mobilisant la nature et ses dynamiques. Elles permettent de renforcer la résilience des territoires, de soutenir les activités et de concilier enjeux économiques, environnementaux et sociaux. Afin d'accompagner leur appropriation et leur mise en œuvre, l'Office français de la biodiversité (OFB), dans le cadre du projet LIFE ARTISAN, lance le MOOC "S'adapter au changement climatique avec les Solutions fondées sur la Nature".
Ce MOOC gratuit, propose un apprentissage progressif et flexible, fondé sur des exemples concrets et des retours d'expérience, en Hexagone comme en Outre-mer. Il a été conçu pour apporter des contenus directement exploitables et s'adresse à un large public : techniciens de collectivités, élus, entreprises, bureaux d'études, associations, étudiants, universités et professionnels des différentes filières et toute personne ayant le désir face au changement climatique.
MOOC à paraître le 16 septembre 2026 – Inscriptions ouvertes

 

Agriculture : La formation des ingénieurs à l'heure des transitions
Bioplastiques à base de plantes, biogaz à partir de déchets organiques… les innovations biosourcées participent aujourd'hui à la "dépétrolisation" de l'économie. Cette évolution impose de réfléchir aux compétences dont les ingénieurs en agronomie et agro-industries ont besoin et de faire évoluer les formations.
Derrière ces nouveaux besoins, il y a le développement de la bioéconomie, l'économie basée sur le vivant. Les agroécosystèmes à construire doivent fournir à la fois des services écosystémiques (par exemple en restituant les matières organiques au sol) mais également assurer la production des bioressources dans un contexte d'accélération de changement climatique et de perte de biodiversité. Le marché représentée s'élève déjà à 326 milliards d'euros de chiffre d'affaires, soit près de 15 % du PIB et 2 millions de salariés en France. Le pays compte d'ailleurs doubler la masse annuelle de biomasse exploitée hors finalités alimentaires d'ici 2050. L'objectif est de générer de 50 000 à 100 000 nouveaux emplois par année dans ce secteur. Dans ce contexte, les enjeux clés pour l'agronomie et ses praticiens sont : l'allocation des sols en fonction des usages, la conception et l'optimisation des procédés de transformation, l'organisation des filières agricoles, et le développement de compétences nouvelles.
Cela impose d'anticiper les métiers et les besoins d'expertise et de formation. Ce constat a amené certaines écoles d'ingénieurs à adapter, voire réinventer la formation des ingénieurs en agronomie et agro-industries. C'est notamment le cas à l'Institut polytechnique UniLaSalle qui nous présente trois profils : l'ingénieur agroécologue, le bioingénieur de la transformation, l'agronome des territoires.
The Conversation

 

EN LIGNE
Santé globale, une seule santé : État des lieux de la recherche actuelle
Les rendez-vous de l'IRD présentent : "Santé globale, une seule santé : état des lieux de la recherche actuelle". Ce cycle de web-conférences est composé d'une conférence introductive suivie de 16 mini-conférences regroupées sous quatre thèmes : 1. La nature est-elle à notre service ? 2. Allons-nous vers de nouvelles épidémies en zone méditerranéenne ? 3. Peut-on toujours parler d'individu ? 4. Nous ne sommes pas seuls ! Ces rendez-vous de l'IRD sont élaborés en partenariat avec l'Inspection académique des Sciences de la vie et de la Terre et l'École académique à la formation continue (EAFC) de l'académie de Montpellier.
Canal U

 

Rennes, France – Programme 2025-2028 de la Chaire Biodiversité et Changement climatique
Après un premier programme de recherche 2022-2025 très prolifique, la chaire Biodiversité et Changement climatique est reconduite pour 3 ans, en partenariat avec le Fonds Christian Roulleau, le Fonds de dotation Crédit Mutuel Arkéa, le Fonds de dotation Roullier et Groupama Loire Bretagne. Les travaux de la chaire s'attacheront à évaluer la valeur écologique et économique des services rendus par la nature afin d'accompagner la transition écologique dans nos territoires.
Ce nouveau projet a été présenté à l'Observatoire des sciences de l'environnement de Rennes le 12 décembre.
Observatoire des sciences de l'environnement de Rennes

 

Arras, France – Premier campus de Terra Academia
École et accélérateur de la transformation écologique
Créée par Veolia, entreprise fondatrice, Terra Academia ambitionne de former plus de 60 000 personnes et mobiliser 100 000 jeunes dans des parcours de découverte des métiers de l'environnement d'ici 2030. Elle a inauguré son premier campus à Arras (Pas-de-Calais). Sa vocation est de s'inscrire dans les territoires. Sa méthode consiste à fédérer les acteurs économiques, académiques, publics et associatifs pour étudier les besoins en compétences, et créer, développer, rendre attractives les formations locales, en s'appuyant sur un diagnostic territorial. Après Arras, un prochain campus est prévu à Paris, avant un déploiement international et une présence dans toutes les régions françaises.
Veolia 


Strasbourg, France – L'ENGEES fixe son cap pour 2024-2027
L'ENGEES, l'École nationale du génie de l'eau et de l'environnement de Strasbourg, accueille à chaque rentrée de septembre près de 130 nouveaux élèves-ingénieurs et une vingtaine d'élèves en licence professionnelle. Pour sa rentrée 2024-2025, l'établissement a accueilli 500 étudiants sur ses formations initiales. Parmi eux, 45 élèves internationaux de 10 nationalités différentes dont 7 élèves anglophones, accueillis dans la voie d'approfondissement "hydrosystème" ayant basculé totalement en anglais. Cette rentrée fait également état de 37 nouveaux apprentis ingénieurs en première année et 8 apprentis en licence professionnelle. Une nouveauté puisque cette formation habituellement sous statut étudiant accueille désormais une partie de sa promotion en alternance. De même, 7 élèves de 3ème année d'ingénieur effectueront, pour la première fois, une partie de leur cursus en entreprise avec l'arrivée du contrat de professionnalisation, mis en place à la demande des élèves.
En parallèle, l'école, dont l'amélioration continue de la qualité de vie au travail et étudiante est primordiale, vient d'élaborer son nouveau projet d'établissement. Ce dernier, mis en place pour les quatre prochaines années, se décline autour de 3 axes : gouvernance, recherche et formation. Le document, qui concentre l'ensemble des objectifs et actions à mener, a été réalisé avec toutes les parties prenantes (personnel, enseignants, élèves et partenaires). Son objet est de proposer des enseignements permettant aux étudiants de répondre efficacement aux défis d'aujourd'hui et de demain.
Communiqué

 

Marne-la-Vallée, France – CEREMA-Hydrasol-École des Ponts ParisTech
Thèse CIFRE Optimiser les bienfaits de la nature en ville
Le CEREMA, la société Hydrasol (TPE spécialisée dans la culture végétale urbaine) et l'École des Ponts ParisTech étudient des solutions fondées sur la nature pour la régulation des eaux pluviales et lutter contre les îlots de chaleur urbains dans le cadre d'une thèse CIFRE. En première partie, la thèse s'attache à étudier comment les arbres d'alignement ou "arbres de pluie" contribuent au cycle de l'eau urbain. Un second volet de la thèse aborde les enjeux sociotechniques de la diffusion du système d'arbre de pluie à l'aide des méthodes issues des sciences humaines et sociales (SHS).
CEREMA  


Paris, France – Chaire Lab Recherche Environnement
Conception durable des ensemble bâtis et des infrastructures
En partenariat avec AgroParisTech et Mines Paris-PSL, l'École des Ponts ParisTech renouvelle sa collaboration avec Vinci, engagé dans un mécénat scientifique conséquent à hauteur de 6 millions d'euros jusqu'en 2028.
La chaire réunit quatre acteurs majeurs du monde économique et de l'enseignement supérieur et de la recherche afin de trouver des solutions concrètes pour améliorer la performance environnementale des bâtiments, des quartiers et des infrastructures. Les thématiques de recherche couvrent trois ambitions liées à l'anticipation et la réduction des impacts sur l'environnement : 1. la réduction de l'impact environnemental des projets de bâtiments et d'infrastructures ; 2. le développement de l'intelligence artificielle au service de la décarbonation des bâtiments et mobilités et 3. l'amélioration du bien-être, du confort et de la santé des usagers, via les travaux sur l'atténuation des effets des îlots de chaleur urbains et le cycle de l'eau en ville.
Depuis son lancement en 2008, ce sont plus de 30 projets qui ont été conduits notamment dans le cadre de doctorats et plus de 150 publications académiques qui ont été réalisées.
Chaire Lab Recherche Environnement

 

Paris, France – EIVP/ENGEES 
Mastère spécialisé URBEAUSEP Gestion des eaux usées et pluviales
Proposé par l'EIVP (École des ingénieurs de la Ville de Paris) et l'ENGEES (École nationale du génie de l'eau et de l'environnement de Strasbourg), le mastère spécialisé URBEAUSEP est destiné à former des professionnels experts des eaux usées et des eaux pluviales à la fois au plan national et international pour répondre à la complexité croissante des technologies disponibles et à l'exigence accrue de la réglementation. Cette formation de haut niveau, d'une durée d'un an, prépare aux métiers de managers et d'experts dans la gestion des eaux urbaines. Elle s'adresse aux ingénieurs ou aux titulaires d'une formation universitaire de niveau master ou équivalent et/aux titulaires d'un diplôme de niveau Bac+5 ou Bac+4 justifiant d'un minimum de 3 ans d'expérience professionnelle dans le domaine de la gestion de l'eau. Labellisé par la Conférence des Grandes Écoles, le mastère spécialisé URBEAUSEP se compose de deux parties : 1. Une première partie à vocation théorique, coordonnée par une équipe pédagogique conjointe de l'EIVP et de l'ENGEES. Cette partie englobe les modules : Principes de base ; Gouvernance, réglementation, finances et gestion des services d'assainissement ; Techniques d'assainissement ; Métrologie et suivi de la qualité ; Développement durable ; Gestion des risques sanitaires, professionnels et industriels ; L'eau usée et pluviale dans le monde ; Projet tutoré. 2. Une seconde partie du cursus est dédiée à une thèse professionnelle en entreprise ou en collectivité.
Lieu de formation : EIVP Paris 19ème. Admission : de mars à septembre. Début des cours : octobre.
EIVP-Paris

 

Paris, France – CNAM
L'École des transitions écologiques et l'École de l'énergie
Pluridisciplinaires et accessibles sur tout le territoire, l'École des transitions écologiques et l'École de l'énergie associent la qualité des enseignements, en lien avec la recherche, et l'engagement dans une diffusion auprès d'un large public. Les formations proposées reposent sur une pédagogie innovante et accompagnent les mutations professionnelles. Au programme : plus de 100 modules de formations ; une modalité pédagogique en présentiel et/ou en distanciel, alliant théorie et cas pratiques ; la possibilité de mener des projets avec des entreprises et des enseignants-chercheurs, en lien étroit avec les laboratoires du CNAM ; l'obtention d'un diplôme de l'enseignement supérieur ; des formations certifiées Qualiopi.
École des transitions écologiquesÉcole de l'énergie  

 

Grenoble, France – Chaire MEDELIA
Améliorer la durabilité et la sûreté des ouvrages hydrauliques
La Fondation Grenoble INP lance la chaire d'enseignement et de recherche MEDELIA, avec le mécénat d'Artelia au profit de sa filiale SPRETEC. Elle vise à améliorer la durabilité et la sûreté des ouvrages hydrauliques. La chaire focalise son activité sur l'étude des organes de vantellerie (portes d'écluses, vannes) des ouvrages d'ingénierie hors-norme (centrales hydrauliques, barrages…). Ces organes, parties mobiles soumises à des poussées de centaines de tonnes, présentent parfois des signes de fatigue importants, accentués par le changement climatique (variations importantes des niveaux d'eau, crues, sécheresses). L'objectif est de réaliser des estimations d'endommagement et de durée de vie plus précises. Les gestionnaires d'ouvrage pourront ainsi mieux choisir entre différents scénarii : prolongement de la durée de vie à l'identique, réparations, renforcements, ou remplacement complet. Les enjeux financiers sont très importants, compte tenu des coûts de fabrication, de chantier et des pertes d'exploitation durant les arrêts.
Chaire MEDELIA

 

Montpellier, France – Chaire partenariale Eau, Agriculture et Changement climatique
L'Institut Agro et l'INRAE ont lancé la chaire partenariale Eau, Agriculture et Changement climatique (EACC) rassemblant instituts de recherche et de formation, entreprises, acteurs publics et représentants du monde agricole. L'objectif des 11 partenaires est d'explorer ensemble pendant 4 ans des solutions concrètes pour une meilleure gestion de l'eau à l'échelle des territoires.
L'agriculture, stratégique tant pour l'autonomie alimentaire que pour l'économie et l'aménagement des territoires, représente en France environ 10 % des prélèvements d'eau annuels, mais plus de 50 % – et localement jusqu'à 90 % – de l'eau consommée en période estivale. La tension sur la ressource en eau en été est déjà importante, et va s'aggraver à l'avenir. Les débits naturels des cours d'eau et la recharge des nappes souterraines vont diminuer. Dans le même temps, les besoins en eau des plantes vont augmenter, avec une évapotranspiration maximale pouvant atteindre +30 % d'ici la fin du siècle selon les régions et les scénarios climatiques. De plus, ce besoin en eau concernera également des cultures traditionnellement non irriguées. Face à ce constat, il est nécessaire d'explorer et d'actionner tous les leviers d'adaptation et de transformation possibles pour une gestion et un partage durables des ressources en eau, grâce à des approches territoriales concertées, intégrées et respectueuses des écosystèmes : repenser des systèmes de production agricole, des filières et des systèmes alimentaires plus sobres et moins vulnérables vis-à-vis des aléas climatiques ; poursuivre les efforts en matière d'économie d'eau en agriculture irriguée par l'amélioration technique et l'accompagnement des acteurs pour des pratiques plus efficientes ; développer le recyclage et la réutilisation des eaux et des nutriments dans une logique d'économie circulaire ; stocker davantage d'eau, dans les sols et le sous-sol grâce des solutions fondées sur la nature, ainsi que dans de nouvelles retenues dans les meilleures conditions environnementales et de concertation territoriale possibles. La mise en œuvre de ces solutions nécessite la mobilisation de l'ensemble des acteurs impliqués : agriculteurs, aménageurs, collectivités et puissance publique, entreprises privées, citoyens, recherche et enseignement. C'est l'objectif de la chaire EACC, qui structure un réseau d'acteurs et de territoires de recherche, d'innovation et de pédagogie sur la gestion de l'eau en agriculture face au changement climatique dans le Grand Sud de la France (Occitanie, Sud PACA, Auvergne Rhône-Alpes). 
Chaire Eau, Agriculture et Changement climatique 

 

Montpellier, France – Chaire AgroParisTech Suez "Eau pour Tous" 
Portée par un partenariat renouvelé entre AgroParisTech, Suez et la Fondation Suez et l'Agence française de développement et à leurs côtés, depuis 2020, l'ESSEC Business School, la Chaire a formé depuis 2009 plus de 300 managers et dirigeants, venus d'Asie, d'Afrique et des Caraïbes, au sein de l'International Executive Master OpT, de séminaires DG ou de formations courtes, à Montpellier, en France, et dans de grandes villes d'Asie et d'Afrique. Développant des partenariats académiques et pédagogiques avec des universités et des services du Sud, à Dakar (Sénégal) et à Koumasi (Ghana), elle propose un enseignement stratégique unique animé par des professionnels de l'eau. Les formations qu'elle propose sont construites pour répondre aux problématiques spécifiques des grands services urbains d'eau et d'assainissement, dans la situation environnementale et démographique des pays émergents et en développement. Dans des environnements en pleine croissance, ces services doivent développer une vision stratégique à plus de 5 et 10 ans, prenant en compte les grands défis que sont le dérèglement climatique, la raréfaction des ressources en eau, l'urbanisation extrêmement rapide associée à la croissance de la population.
Chaire AgroParisTech "Suez – Eau pour Tous" 

 

Nantes, France – IMT Atlantique
La transformation écologique et sociétale intègre les cursus
Rattaché au Ministère de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, l'IMT Atlantique est partie prenante de la stratégie nationale France 2030. Le plan stratégique de l'école à l'horizon 2027 accorde une place importante à la transformation écologique et sociétale, désormais inscrite dans toutes ses formations à travers des thématiques "consommation énergétique" ou "sobriété numérique" ; s'y ajoute le développement de compétences dans les sciences humaines et sociales pour traiter de sujets tels l'acceptabilité sociale ou la place de l'humain dans les organisations. L'école est aussi nouvellement lauréate du programme doctoral européen COFUND SEED (Training the next generation of research engineers to train Societal, Energy, Environmental, industrial and Digital transitions) de 5 ans qui financera 40 thèses en faveur de spécialisations intelligentes des territoires.
IMT Atlantique, qui totalise plus de 2 000 étudiants répartis entre ses 3 campus (Brest, Nantes, Rennes), s'apprête à augmenter ses effectifs de 25 % à l'horizon 2027 en diversifiant ses admissions au-delà du traditionnel concours commun Mines-Ponts. 
IMT Atlantique – dossier de presse 

 

Québec, Canada – Deux nouvelles chaires de recherche
L'Institut national de la recherche scientifique (INRS) créée deux chaires de recherche institutionnelles : la Chaire de recherche en monitoring géophysique pour l'adaptation aux changements climatiques et la Chaire sur les nouvelles biotechnologies pour l'élimination des PFAS, qui seront dirigées respectivement par les professeurs Bernard Giroux et Tarek Rouissi, tous deux basés au Centre Eau Terre Environnement, à Québec.
INRS 

 

Québec, CanadaNouvelle Chaire municipale en gestion durable de l'eau
Le projet, dirigé par l'Institut national de la recherche scientifique (INRS), est issu d'un partenariat avec la Fédération québécoise des municipalités (FQM), qui s'associe pour la première fois avec une chaire de recherche. Son objectif est de renforcer et structurer le partenariat de l'INRS avec les municipalités québécoises, afin que les projets de recherche répondent efficacement aux besoins les plus criants des municipalités. Cette chaire partenariale permettra aux municipalités de se réunir pour identifier leurs priorités de recherche communes liées aux infrastructures municipales en eau. Collectivement, elles identifieront les priorités qui mèneront à des projets de recherche conjoints pour lesquels des demandes de financement seront déposées. Grâce à cette communauté de pratique, les municipalités pourront échanger sur leurs succès et leurs bonnes pratiques en matière de gestion de l'eau.
INRS 

 

Afrique – Formations à distance
Le MAREMA intégré au catalogue des formations ouvertes et à distance de l'AUF
Le Master régional Ressources en eau et Risques environnementaux dans les Métropoles africaines (MAREMA) dispensé par l'Université d'Abidjan sera intégré au catalogue international des formations ouvertes et à distance (FOAD) de l'Agence universitaire francophone (AUF) à compter de la rentrée 2024-2025. Depuis la première promotion, 40 étudiants ivoiriens qui ont bénéficié de la formation.
Fratmat.info (Abidjan) – AllAfrica