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Instantanés mars 2019



Monde

 

 

Nouvelle Décennie des Nations unies pour la restauration des écosystèmes
L'Assemblée générale de l’ONU a déclaré 2021-2030 Décennie des Nations unies pour la restauration des écosystèmes Cette nouvelle Décennie a pour objectif de renforcer massivement la restauration des écosystèmes dégradés et détruits, en tant que mesure éprouvée pour lutter contre la crise climatique et renforcer la sécurité alimentaire, l'approvisionnement en eau et la biodiversité.

La dégradation des écosystèmes terrestres et marins compromet le bien-être de 3,2 milliards d'individus et coûte environ 10 % du produit brut mondial annuel en perte d'espèces et de services écosystémiques. Les écosystèmes-clés qui fournissent de nombreux services essentiels à l'alimentation et à l'agriculture, y compris l'approvisionnement en eau douce, la protection contre les dangers et la création d'habitats à des espèces telles que les poissons et les pollinisateurs, déclinent rapidement. "Nous sommes ravis que notre vision d’une Décennie dédiée soit devenue réalité", a déclaré Lina Pohl, ministre de l'Environnement et des Ressources naturelles d'El Salvador, qui conduit l’effort de restauration dans la région. "Nous devons promouvoir un programme de restauration dynamique qui renforce la résilience, réduit la vulnérabilité et augmente la capacité des systèmes à s’adapter aux menaces quotidiennes et aux événements extrêmes."
La restauration de 350 millions d'hectares de terres dégradées d'ici à 2030 pourrait générer des services écosystémiques d’une valeur de 9 000 milliards de dollars et éliminer de l’atmosphère 13 à 26 gigatonnes supplémentaires de gaz à effet de serre. "La Décennie des Nations unies pour la restauration des écosystèmes aidera les pays à lutter contre les effets aussi bien du changement climatique que de la perte de biodiversité", a déclaré José Graziano da Silva, directeur général de la FAO. "Les écosystèmes se dégradent à un rythme sans précédent. Nos systèmes alimentaires mondiaux et les moyens de subsistance de millions de personnes dépendent de notre volonté commune de restaurer des écosystèmes sains et durables pour le présent et l'avenir", a-t-il ajouté. La Décennie, un appel mondial à l'action, rassemblera soutien politique, recherche scientifique et pouvoir financier afin d'intensifier de manière décisive la restauration en partant d'initiatives-pilotes réussies pour englober des superficies de plusieurs millions d'hectares. Selon les spécialistes, plus de deux milliards d’hectares de paysages déboisés et dégradés dans le monde offrent un potentiel de restauration. La Décennie accélérera les objectifs de restauration mondiaux existants comme, par exemple, le Défi de Bonn qui vise à restaurer 350 millions d'hectares d'écosystèmes dégradés d'ici à 2030, soit une zone presque aussi grande que l'Inde. À l'heure actuelle, 57 pays, gouvernements infranationaux et organisations privées se sont engagés à restaurer plus de 170 millions d'hectares. Cette entreprise s'appuie sur des efforts régionaux tels que l'Initiative 20x20 en Amérique latine, qui vise à restaurer 20 millions d'hectares de terres dégradées d'ici à 2020, et l'Initiative AFR100 pour la restauration des paysages forestiers en Afrique, qui vise à restaurer 100 millions d'hectares de terres dégradées à l’horizon 2030.

La restauration des écosystèmes est définie comme un processus visant à inverser leur dégradation. Ces écosystèmes peuvent être des paysages, des lacs et des océans qui retrouvent, grâce à la restauration, leur fonctionnalité écologique. Autrement dit, il s’agit d’améliorer la productivité et la capacité des écosystèmes à répondre aux besoins de la société. Cela est rendu possible en permettant, par exemple, la régénération naturelle d’écosystèmes surexploités ou en plantant des arbres et autres plantes. La restauration des écosystèmes est essentielle à la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD), principalement ceux qui concernent le changement climatique, l'éradication de la pauvreté, la sécurité alimentaire, la conservation de l'eau et la préservation de la biodiversité. Elle constitue également un pilier des conventions internationales sur l'environnement, telles que la Convention de Ramsar sur les zones humides et les Conventions de Rio sur la biodiversité, la désertification et le changement climatique. À l’heure actuelle, environ 20 % des surfaces végétalisées de la planète affichent des tendances à la baisse en termes de productivité, avec des pertes de fertilité liées à l’érosion, à l’épuisement et à la pollution dans toutes les parties du monde. D'ici à 2050, la dégradation et le changement climatique pourraient réduire les rendements de 10 % dans le monde et de 50 % dans certaines régions.
FAO

 

22 MARS : Qui sont les exclus de l’eau ? 

L’accès à l’eau et à l’assainissement est désormais un droit humain, reconnu par la communauté internationale. Pourtant, plus de deux milliards de personnes n’ont pas accès aux services de base. Le nouveau Rapport mondial des Nations unies sur la mise en valeur des ressources en eau, Ne laisser personne pour compte, analyse les ressorts de cette exclusion et explore les moyens de réduire les inégalités. Il a été présenté le 19 mars à Genève (Suisse) pendant la 40ème session du Conseil des droits de l’homme, en amont de la Journée mondiale de l’eau (22 mars). 

En 2010, l’Assemblée générale des Nations unies adoptait une résolution historique reconnaissant que "le droit à l’eau potable et à l’assainissement est un droit de l’homme" et en 2015, le droit à humain à l’assainissement a été reconnu comme un droit distinct. Elle fait obligation aux États de créer les conditions d’un accès universel à l’eau et à l’assainissement, sans discrimination et en donnant la priorité aux plus démunis. Cinq ans plus tard, l’objectif n° 6 du Programme de développement durable des Nations unies prévoit de garantir une gestion durable et l’accès à l’eau potable et à l’assainissement pour tous d’ici 2030. Pourtant, malgré d’importants progrès enregistrés au cours des quinze dernières années, cet objectif reste hors d’atteinte pour une bonne partie de la population mondiale. En 2015, 3 personnes sur 10 (2,1 milliards) n’avaient pas accès à des services d’eau potable gérés en toute sécurité et 4,5 milliards de personnes, soit 6 sur 10, étaient privées d’installations sanitaires gérées de manière sûre. On est loin de l’objectif fixé par les Nations unies. "L’accès à l’eau est un droit humain vital pour la dignité de chaque être humain. Pourtant, des milliards de personnes en sont toujours privées. La nouvelle édition du Rapport mondial des Nations unies sur la mise en valeur des ressources en eau montre qu’il est possible de faire en sorte que ce droit devienne une réalité, à condition qu'il existe une volonté collective d’aller de l’avant et que des efforts soient consentis pour inclure ceux qui sont "laissés pour compte" dans les processus de décision", a déclaré la directrice générale de l’UNESCO, Audrey Azoulay. "Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Le rapport souligne que si la dégradation de l’environnement naturel et les pressions insoutenables sur les ressources mondiales en eau se poursuivent, 45 % du PIB mondial et 40 % de la production céréalière mondiale seront en danger d’ici 2050. Les populations pauvres et marginalisées seront affectées de manière disproportionnée, ce qui aggravera encore les inégalités. […] Le rapport 2019 met en évidence la nécessité d’adapter les approches tant en politique qu’en pratique, afin d’aborder les causes de l’exclusion et des inégalités", a déclaré pour sa part Gilbert F. Houngbo, président d’ONU-Eau et président du Fonds international de développement agricole. Ces chiffres globaux masquent de fortes disparités. À l’échelle de la planète, c’est en Afrique que se trouvent la moitié des personnes qui boivent une eau provenant de sources non protégées. En Afrique subsaharienne, seulement 24 % de la population a accès à une source sûre d’eau potable et les installations sanitaires de base – non partagées avec d’autres foyers – sont réservés à 28 % de la population. Au sein même des pays, d’importantes différences existent, entre les riches et les pauvres notamment. En ville, les populations défavorisées vivant dans des habitations précaires qui ne sont pas reliées à l’eau courante paient souvent l’eau plus cher (10 à 20 fois plus que leurs voisins des quartiers riches) pour un service égal ou de moindre qualité assuré par des vendeurs d’eau ou des camions citernes. Le droit à l’eau, insistent les auteurs du rapport, ne peut être isolé des autres droits de l’homme. Les populations marginalisées et souffrant de discriminations du fait de leur genre, de leur âge, de leur statut social, de leur appartenance à une minorité religieuse, ethnique ou linguistique sont aussi les plus susceptibles d’avoir un moindre accès à l’eau et aux services d’assainissement. Près de la moitié des personnes qui boivent une eau issue de sources non protégées vivent en Afrique subsaharienne où ce sont essentiellement les femmes et les filles qui supportent l’essentiel de la charge liée à la collecte de l’eau, à laquelle elles consacrent plus de 30 minutes par jour au détriment de leur éducation. 

L’accès à l’eau et aux installations sanitaires est un défi pour les réfugiés et personnes déplacées de force. Or, leur nombre n’a jamais été aussi élevé. En 2017, les conflits et les persécutions ont poussé 68,5 millions de personnes sur les routes. À ce chiffre s’ajoute une moyenne de 25,3 millions de personnes forcées de migrer chaque année en raison de catastrophes naturelles, un chiffre qui a doublé depuis le début des années 1970 et qui est susceptible d’augmenter encore dans les années qui viennent sous l’effet du changement climatique. Des politiques inclusives sont nécessaires pour atteindre l’Objectif de développement durable n° 6. Elles le sont aussi pour désamorcer des conflits entre les différents utilisateurs de l’eau. Dans un contexte marqué par une augmentation de la demande (1 % par an depuis les années 1980), le rapport constate une hausse significative des conflits liés à l’eau. Entre 2000 et 2009, on en recensait 94. Entre 2010 et 2018, ce chiffre s’élevait à 263. Le rapport montre enfin à quel point il est rentable d’investir dans les infrastructures sanitaires et liées à l’eau. Le retour sur investissement est élevé, en particulier pour les plus vulnérables. L’effet multiplicateur pour chaque dollar investi est estimé à 2 pour l’eau potable et 5,5 pour l’assainissement. 

Coordonné et publié par le Programme mondial d’évaluation des ressources en eau de l’UNESCO, le Rapport mondial des Nations unies sur la mise en valeur des ressources en eau est produit grâce à la contribution des 32 entités des Nations unies et des 41 partenaires internationaux qui constituent l’ONU-Eau. Il est publié chaque année à l’occasion de la Journée mondiale de l’eau.

 

22 MARS : Garantir l’accès à l’eau potable pour tous

La FAO plaide en faveur de technologies innovantes dans le domaine de l’eau afin de permettre une meilleure gestion de l’eau


Alors que les changements climatiques et la croissance démographique exercent une pression de plus en plus forte sur des ressources en eau limitées, la FAO exhorte les pays à redoubler d’efforts pour assurer une utilisation plus rationnelle des ressources en eau et pour garantir une eau propre et accessible à tous. Sécuriser l’accès à l’eau à travers le monde est un élément essentiel de lutte contre la faim et un facteur primordial pour atteindre les objectifs de développement durable, a affirmé l’agence des Nations unies à l’occasion de la Journée mondiale de l’eau, le 22 mars.
"L’eau est universelle, elle traverse les frontières et elle est à la source de toute vie. L’eau est un droit humain", a déclaré Maria Helena Semedo, directrice générale adjointe de la FAO, Climat et Ressources naturelles, lors de la cérémonie de clôture du premier Forum international sur la pénurie d’eau en agriculture (WASAG). Le forum, organisé en collaboration avec la FAO, s’est déroulé à Praia, au Cap-Vert, du 19 au 22 mars. "Comme le cours de l’eau, nous devons aller de l’avant et ne laisser personne pour compte. Il s’agit du thème de cette année, qui reflète bien les aspirations du Programme de développement durable à l’horizon 2030." Lors de son allocution, Mme Semedo a signalé que les nombreux défis liés à l’eau agissent comme un frein au développement mondial, particulièrement dans les pays qui souffrent du manque d’eau, où des milliards de personnes n’ont toujours pas accès à l’eau potable et luttent pour leur survie. Selon le Rapport mondial sur la mise en valeur des ressources en eau publié récemment – et conjointement par les agences de l’ONU et les entités des Nations unies constituant l’ONU-Eau – plus de deux milliards de personnes résident dans des pays où la sécurité de l’approvisionnement en eau est à haut risque. "À mesure que l’approvisionnement en eau douce diminue en raison de la croissance démographique, de l’urbanisation et de l’évolution du niveau de vie, nous assistons à une augmentation des besoins alimentaires, industriels et énergétiques. Cette difficile recherche d’équilibre est notre plus grand défi", a noté Mme Semedo. Elle a ajouté que la demande mondiale en eau devrait augmenter de 20 à 30 % d’ici à 2050, tandis que l’offre devrait diminuer de manière alarmante. "Les zones sèches ont tendance à devenir plus sèches ; les sécheresses ont tendance à devenir plus fréquentes et plus graves ; et les zones côtières plus touchées, entre autres, par l’intrusion d’eau de mer due à l’élévation du niveau de la mer. L’agriculture est de loin le secteur le plus touché en période de sécheresse, entraînant des pertes de récolte et une baisse de la production", a-t-elle expliqué. "Ces pertes ont particulièrement affecté les agriculteurs et la population rurale, en particulier les petits exploitants agricoles qui tiennent plus de 80 % des fermes du monde sur des superficies inférieures à deux hectares." Elle a indiqué que, selon des études récentes, plus d’un milliard de personnes à travers le monde ont été affectées par les sécheresses sur une période de dix ans. Elle a affirmé que la raréfaction de l’eau et les sécheresses, l’élévation du niveau de la mer, la désertification et la dégradation des écosystèmes sont autant de facteurs de stress sociaux à l’origine des migrations forcées.

Madame Semedo a souligné la nécessité d’innover pour trouver de nouvelles sources d’approvisionnement en eau, à travers notamment le recyclage des eaux usées et la récupération des eaux de pluie, mais aussi grâce à une utilisation plus rationnelle des ressources en eau, en particulier dans le secteur agricole. "À la FAO, nous préconisons des mesures comme la sélection d’espèces résistant aux sécheresses et à la salinité, la gestion durable des sols et la collecte de l’eau. Ces innovations peuvent contribuer dans une large mesure à aider les petits exploitants agricoles, à garantir la production alimentaire en période de pénurie d’eau", a précisé Mme Semedo. L’agriculture représente 69 % des prélèvements d’eau sur Terre, et près de 80 % des terres cultivées dans le monde qui assurent 60 % de la production de denrées alimentaires, sont arrosées par la pluie.

À l’issue du Forum WASAG, les délégués de 47 pays ont adopté les Engagements de Praia, qui visent à promouvoir la gestion durable de l’eau comme moteur de développement, en renforçant les synergies à l’échelle du Programme de développement durable à l’horizon 2030, et à soutenir les agriculteurs grâce à un meilleur accès au financement, à des technologies innovantes et à l’adoption de pratiques de gestion de l’eau rationnelles.
FAO

 

22 MARS : L’eau sous le feu des bombes
Les enfants pris dans des conflits prolongés sont trois fois plus susceptibles de mourir d’une maladie transmise par l’eau que de la violence
Les enfants de moins de 15 ans vivant dans des pays touchés par des conflits prolongés sont, en moyenne, près de trois fois plus susceptibles de mourir d’une maladie diarrhéique provoquée par un manque d’eau salubre, d’assainissement et d’hygiène que des effets directs de la violence, affirme l’UNICEF dans un nouveau rapport. Ce rapport, intitulé "L’eau sous le feu des bombes", explore les taux de la mortalité dans 16 pays exposés à des conflits prolongés et révèle que dans la plupart d’entre eux, les enfants de moins de 5 ans ont 20 fois plus de risques de mourir d’une maladie diarrhéique liée à un manque d’eau salubre et d’assainissement que des effets directs de la violence.
"Le combat est perdu d’avance pour les enfants qui vivent dans des pays touchés par des conflits prolongés sachant que beaucoup n’ont pas accès à des sources d’eau salubre", indique Henrietta H. Fore, directrice générale de l’UNICEF. "Le fait est que le manque d’eau salubre tue plus d’enfants que les balles." En l’absence de services d’approvisionnement en eau, d’assainissement et d’hygiène sûrs et efficaces, les enfants risquent d’être victimes de malnutrition et de contracter des maladies évitables, dont la diarrhée, la typhoïde, le choléra et la polio. La situation est encore plus compliquée pour les filles. Elles s’exposent aux violences sexuelles lorsqu’elles vont chercher de l’eau ou sortent utiliser les latrines. Elles voient leur dignité bafouée au moment de se laver ou de gérer leur hygiène menstruelle et elles manquent les cours pendant leurs règles si leur école n’est pas équipée d’installations adaptées en matière d’eau et d’assainissement. Ces menaces sont amplifiées en période de conflit, lorsque les attaques, qu’elles soient portées délibérément ou non, détruisent les infrastructures, blessent le personnel et coupent l’alimentation électrique qui permet aux systèmes d’approvisionnement en eau, d’assainissement et d’hygiène de fonctionner. Les conflits armés restreignent en outre l’accès à du matériel et à des produits de consommation essentiels, tels que le carburant ou le chlore, qui s’épuisent ou sont rationnés, ou dont la livraison peut être détournée ou bloquée. Bien trop souvent, les services indispensables à la population sont volontairement coupés. "Prendre intentionnellement l’eau et l’assainissement pour cible revient à prendre les enfants pour cible", déplore Henrietta Fore. "L’eau est un droit fondamental. Sans eau, il est impossible de survivre."
Dans les pays touchés par des conflits, l’UNICEF s’efforce de fournir des services d’approvisionnement en eau potable et d’assainissement sûrs et adaptés. Pour cela, l’organisation modernise et répare les systèmes de distribution d’eau, achemine de l’eau par camion, installe des latrines et sensibilise la population aux bonnes pratiques en matière d’hygiène.  L’UNICEF exhorte les gouvernements et ses partenaires : à cesser de prendre les infrastructures d’approvisionnement en eau et d’assainissement ainsi que leur personnel pour cible ; à associer les interventions humanitaires d’importance vitale au développement de systèmes d’eau et d’assainissement durables pour tous ; à renforcer les capacités des gouvernements et des organismes d’aide humanitaire à fournir de manière systématique des services d’excellente qualité en matière d’eau et d’assainissement dans les situations d’urgence.

Le rapport a examiné les taux de mortalité dans 16 pays touchés par un conflit prolongé, à savoir l’Afghanistan, le Burkina Faso, le Cameroun, l’Éthiopie, l’Irak, la Libye, le Mali, le Myanmar, la République arabe syrienne, la République centrafricaine, la République démocratique du Congo, la Somalie, le Soudan, le Soudan du Sud, le Tchad et le Yémen. Dans tous ces pays, à l’exception de l’Irak, de la Libye et de la République arabe syrienne, les enfants de moins de 15 ans sont plus susceptibles de mourir d’une maladie transmise par l’eau que des effets de la violence collective. Quant aux enfants de moins de 5 ans, ils ont près de 20 fois plus de risques de mourir d’une maladie diarrhéique liée à un manque d’EAH que des effets directs de la violence, sauf s’ils vivent en République arabe syrienne ou en Libye. Cette analyse s’appuie sur les estimations du nombre de décès imputables à la "violence collective" et aux "maladies diarrhéiques associées à un manque d’EAH" publiées par l’OMS pour la période 2014-2016.
UNICEF

 

La déforestation par le papier hygiénique
Le papier hygiénique contribue de façon importante à la déforestation au Canada, selon un nouveau rapport d'un groupe environnementaliste canadien. 

Le papier hygiénique contribue à la déforestation parce que les fibres recyclées sont moins douces. "C'est un peu scandaleux qu'on parvienne à faire des téléphones portables de plus en plus puissants, mais qu'on ne parvienne pas à faire du papier de toilette doux avec de la fibre recyclée", a expliqué en conférence de presse téléphonique Anthony Swift, directeur canadien du groupe Natural Resources Defense Council (NRDC). "Je suis sûr que Procter & Gamble pourrait trouver une solution à ce problème en investissant en R&D, mais voilà, ils veulent garder le prix du papier de toilette le plus bas possible." NRDC a visé Procter & Gamble, encourageant la population à se plaindre par courriel du faible taux de fibres recyclées dans le papier hygiénique Charmin Ultra, mais admet que les autres fabricants ne font guère mieux. M. Swift estime qu'un demi-million d'hectares de forêts canadiennes tombent chaque année sous les scies de l'industrie forestière et que celles-ci sont irrémédiablement endommagées. "Nous ignorons la proportion de ces coupes qui sont dues au papier de toilette, mais si on inclut les essuie-tout et les mouchoirs, qui eux aussi ne contiennent pas beaucoup de fibres recyclées pour être plus doux, on a une occasion intéressante pour diminuer la déforestation. Il faut que les consommateurs fassent savoir aux fabricants qu'ils veulent que leur papier de toilette, leur essuie-tout et leurs mouchoirs soient doux tout en comportant surtout de la fibre recyclée." Le Conseil québécois de l'industrie forestière a préféré ne pas commenter les allégations du rapport du NRDC.

Le NRDC estime que la moitié des 500 000 hectares de forêt coupés chaque année au pays l'est au Québec. La chef adjointe du Grand Conseil des Cris, Mandy Gull, qui habite Waswanipi, à 275 km au nord-est de Val-d'Or, participait à la conférence de presse du NRDC. "Les coupes forestières nuisent à nos territoires de chasse et au caribou, a dit Mme Gull. Nous sommes quatre communautés cries en zone forestière et nous pouvons témoigner du problème." 
Mathieu Perreault – La Presse (Québec)  

 


RECHERCHE
Des scientifiques développent un nouveau modèle hydrologique pour la prévision des ressources en eau
Des scientifiques chinois et européens ont développé un nouveau modèle hydrologique pour une meilleure prévision des ressources en eau, en particulier pour les bassins ne disposant pas de données de ruissellements, selon l'Université normale de Chine orientale à Shanghai.

Le processus de ruissellement des eaux de pluie joue un rôle important dans le cycle de l'eau. La précision de la prévision est essentielle aussi bien pour la prévention et à la réduction des inondations que pour la gestion des ressources en eau, le contrôle de la pollution et la restauration des écosystèmes aquatiques. Mais la prévision est malaisée car les bassins ont généralement une très grande superficie, souvent de plusieurs milliers de kilomètres carrés, explique Gao Hongkai, professeur à l'Université normale de Chine orientale, ajoutant que les conditions complexes du climat, du terrain et de la végétation ont un impact important sur les processus de ruissellement. Six scientifiques de Chine, des Pays-Bas, de Grande-Bretagne et d’Allemagne ont travaillé six ans pour développer le nouveau modèle hydrologique ne nécessitant aucune donnée sur le ruissellement. Le nouveau modèle a été testé dans plus de 300 bassins présentant différents climats, végétations, sols et terrains en Grande-Bretagne et aux États-Unis, et cela avec des résultats encourageants.
Xinhua (Beijing)

 

 

Europe

 

 


France
La création de l’Office français de la biodiversité 

Le 1er janvier 2020 verra la création de l’Office français de la biodiversité (OFB), nouvel opérateur pour protéger et restaurer la biodiversité. 

L’OFB reprendra les missions de l’Agence française pour la biodiversité (AFB) et de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS). Dans la continuité de la Stratégie nationale pour la biodiversité et du Plan biodiversité, le nouvel établissement répondra à trois enjeux majeurs : 1. Simplifier l’organisation par le rapprochement des expertises complémentaires de l’AFB et de l’ONCFS ; 2. Coordonner pour renforcer l’efficacité des politiques publiques dans les domaines du climat, de l’eau et de la biodiversité. La dynamique de création d’agences régionales de biodiversité sera donc poursuivie ; 3. Renforcer l’action territoriale pour garantir un partage équilibré des usages et des espaces naturels, le respect des règles de protection de l’environnement et le maintien d’un environnement de qualité. Les pouvoirs des inspecteurs de l’environnement seront renforcés. Les missions confiées au nouvel établissement ont pour objectif général : d’une part, la surveillance, la préservation, la gestion et la restauration de la biodiversité terrestre, aquatique et marine et, d’autre part, la gestion équilibrée et durable de l’eau. Elles incluent : l’appui à la mise en œuvre des politiques de l’eau et de la biodiversité ; la gestion et l’appui à la gestion d’espaces naturels ; la police de l’environnement et la police sanitaire ; la formation et la mobilisation des citoyens et des parties prenantes ; le développement de la connaissance, de la recherche et de l’expertise sur les espèces et les milieux, ainsi que sur la gestion adaptative. Dans la continuité du Plan biodiversité présenté par le gouvernement le 4 juillet 2018, les grandes mesures de la réforme ont été annoncées fin août 2018, après plusieurs mois de concertation avec l’ensemble des parties prenantes.
Agence française pour la biodiversité

 

Assises nationales des risques naturels 2019
Les Assises nationales des risques naturels se sont tenues les 25 et 26 mars à Montpellier. Une nouveauté a marqué ces Assises : l’Agora des bonnes pratiques face aux risques naturel. 12 projets concrets en matière de gestion et de prévention des risques naturels ont fait l'objet d'une présentation témoignant de l’émergence de nouvelles solutions adaptées aux contextes locaux. L'Agora est structurée autour de 4 pôles thématiques : les nouvelles technologies et les innovations numériques ; la réduction de la vulnérabilité des constructions et territoires ; la culture du risque et l'implication des acteurs ; la culture du risque et les nouvelles technologies.
Dossier de presse – Environnement France

 

CONSULTATION NATIONALE
Votre avis sur l'avenir de l'eau

Depuis le 2 novembre, tous les Français peuvent donner leur avis sur l'avenir de l'eau. L'État et les comités de bassin organisent simultanément dans tous les grands bassins hydrographiques une consultation du public sur l'avenir de l'eau. Les Français sont invités à donner leur avis sur les enjeux et les défis à relever pour préparer la stratégie de reconquête de la qualité de l’eau et la stratégie de gestion des risques d’inondation des grands bassins hydrographiques. Les collectivités, entreprises, associations, groupes d’acteurs concernés sont également invités à répondre à cette consultation ouverte jusqu’au 2 mai 2019.
Donnez votre avis sur l’avenir de l’eau

 

LOIRE-BRETAGNE
Coup d'envoi du 11ème programme d'intervention
En mars 2019, environ 1 500 personnes ont participé aux rencontres de l'eau sur le bassin Loire-Bretagne. Elles se sont informées et ont échangé sur le nouveau programme d'intervention sur les aides et les redevances. Après une matinée consacrée aux aides financières et à la mise en œuvre du programme, 4 ateliers permettaient d'approfondir et de débattre sur les thématiques : assainissement et eau potable ; agriculture ; industrie ; milieux aquatiques et biodiversité. Ces rencontres ont permis d’échanger et de recueillir des informations à l’heure où se met en place le 11ème programme de l’agence de l'eau couvrant la période 2019 à 2024 et pour lequel 2,27 milliards d’euros sont mobilisés pour répondre aux enjeux du bassin de la Loire en matière de reconquête de la qualité des eaux et de solidarité urbain-rural.
Agence de l'eau Loire-Bretagne

 

APPELS À PROJETS
Loire-Bretagne

Écophyto : Appel à projets régionaux
L’objectif de l’appel à projets régionaux est de favoriser des changements de pratiques efficaces et durables permettant une réduction de l’usage, des risques et de l’impact des produits phytosanitaires.

Le plan Écophyto 2 a été publié le 20 octobre 2015 et vise une réduction de 50 % de l’utilisation des produits phytosanitaires en 10 ans. Ce plan sera prochainement renforcé en un plan Écophyto 2+, conformément au plan d’actions sur les produits phytopharmaceutiques et une agriculture moins dépendante aux pesticides publié le 25 avril 2018. Dans le cadre de la mise en œuvre du plan, l’Agence de l’eau Loire-Bretagne perçoit depuis 2016 une recette supplémentaire de 8 millions d’euros par an, issue de l’élargissement de l’assiette des redevances pour pollutions diffuses. Cette enveloppe est répartie entre les régions du bassin Loire-Bretagne conformément à la circulaire de juillet 2016, qui cadre la mise en œuvre régionale du plan.

Le 11ème programme d’interventions de l’Agence fixe les modalités de financement de la mise en œuvre régionale du plan Écophyto. Les dispositifs soutenus favorisent la réduction de l’usage, des risques et de l’impact des produits phytopharmaceutiques et concernent : l’accompagnement de programmes d’actions collectifs (dits "groupes 30 000") s’appuyant sur des groupes d’exploitants agricoles et présentant un programme cohérent d’actions établi à l’échelle de territoires, de filières de production ou de groupes d’agriculteurs ; des investissements agro-environnementaux ; des études et investissements pour des filières innovantes ; la mesure de conversion à l’agriculture biologique ; le suivi des produits phytopharmaceutiques dans les eaux.
Écophyto – Appel à projets régionaux


Rhône-Méditerranée Corse

Appel à projets de 4 millions d’euros en faveur de la biodiversité


Dans le cadre de son 11ème programme "Sauvons l’eau 2019-2024", l’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée Corse amplifie ses actions dans le domaine de la biodiversité via un nouvel appel à projets. Ouvert jusqu’au 15 mai 2019, il cible les projets des collectivités, associations de protection de la nature, conservatoires et gestionnaires d’espaces naturels, fondations privées, établissements publics de l’État, industriels qui agissent pour la reconquête de la biodiversité des milieux aquatiques et humides. Les lauréats verront leurs projets financés jusqu’à 70 %. L’agence soutient les travaux de restauration des habitats pour les espèces liées aux milieux aquatiques et aux zones humides. Ces travaux, qui participent à l’atteinte du bon état des eaux, visent en priorité à restaurer le fonctionnement global des écosystèmes au sein de la trame turquoise. L’objectif est de reconquérir les habitats et mettre en place des corridors écologiques favorisant la circulation des espèces dépendant étroitement de la qualité des milieux aquatiques concernés. L’agence soutient également les études qui font le lien entre le fonctionnement des milieux et la qualité de la biodiversité. Avec cet appel à projets, l’agence de l’eau incite financièrement les maîtres d’ouvrage à mener des projets très opérationnels, utiles à la biodiversité par la restauration des habitats nécessaires à l’accomplissement du cycle de vie des espèces.

Les deux premiers appels à projets de 2017 et 2018, lancés suite à la loi du 8 août 2016 visant la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages, ont permis à l’agence de l’eau de soutenir 104 projets, majoritairement portés par des associations et des collectivités, financés à hauteur de 8,5 millions d’euros. Ces appels à projets successifs ont permis d’amplifier un dialogue constructif avec les partenaires techniques et financiers de la biodiversité (Agence française pour la biodiversité, Régions, DREAL, Départements) et d’affiner la stratégie d’intervention de l’agence dans le domaine de la biodiversité.
Appel à projets

 

Rhin-Meuse

Reconversion des friches industrielles


L’ADEME, la Région Grand Est et l’Agence de l'eau Rhin-Meuse lancent un appel à projets régional "Reconversion des friches industrielles. Études et techniques de dépollution exemplaires". Ce dispositif a pour objectif de soutenir financièrement des actions de gestion de la pollution dans le cadre d’opérations de reconversion de friches industrielles menées dans le respect de la méthodologie nationale "sites et sols pollués". Les démarches éligibles sont les études préalables de gestion des pollutions (plan de gestion, plan de conception des travaux, essais pilotes…), les travaux de dépollution des sols et des eaux souterraines (privilégiant au maximum l’utilisation de techniques exemplaires). Les opérations de reconversion de friches industrielles devront viser un projet structurant conçu et inscrit dans une ambition de développement durable appliquée à l’urbanisme (écoquartier, approche environnementale de l’urbanisme AEU…). Les acteurs concernés sont tous les acteurs publics et privés (collectivités, bailleurs, aménageurs, promoteurs) qui développent un projet de reconversion de friches industrielles et pour lequel ils sont amenés à engager des travaux de dépollution. Les dossiers sont à déposer au plus tard le 10 septembre 2018.
Appel à projets

 

CONCOURS
Les lauréats du concours d'affiches "Il y a de la vie dans l'eau ! Ici et ailleurs" 2019

Pour célébrer la Journée mondiale de l’eau, l’Agence de l’eau Loire-Bretagne organise chaque année un concours de dessin auprès des écoles, collèges et lycées de l’ensemble du bassin Loire-Bretagne. Il s'inscrit dans un objectif de sensibilisation des scolaires à l'eau et aux milieux aquatiques et invite les élèves à mener une réflexion sur ces enjeux. Cette année 384 projets ont été envoyés. Un est lauréat et à l'honneur sur l'affiche officielle du concours.

Félicitations aux élèves lauréats 2019 : Léa, Louise, Célia, Véronica Liliana et Loris en classe de 1ère STD2A, au lycée Sainte-Marguerite à Chambray-Lès-Tours (Indre-et-Loire).

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"Nous avons souhaité mettre la tornade en avant pour montrer la supériorité de la nature. L'eau est symbole de la vie", explique Célia. "Nous avons choisi l'aquarelle pour inspirer la fluidité de l'eau. Le vaste contour de notre affiche rappelle une grande flaque d'eau", précisent Léa et Loris, et d'ajouter avec Louise : "Nous avons aussi choisi de mettre des dessins enfantins, comme la petite fille, pour que cela parle aux plus jeunes. Pour jouer sur l'imaginaire de l'enfant. Nous avons voulu jouer aussi sur l'humour en intégrant des animaux amusants." C'est bien vu.

Veronica Liliana, élève mexicaine et lauréate aux côtés de Louise, Léa, Célia et Loris, a également été félicitée lors de la remise officielle.

 

 

Afrique

 

 


Tunisie
Seuls 10 % des réseaux vétustes sont renouvelés chaque année
La Société nationale d'exploitation et de distribution des eaux (SONEDE) ne change qu'entre 100 et 110 kilomètres de réseaux obsolètes sur un total de 1 000 kilomètres programmés annuellement, ce qui constitue une intervention de 10 % seulement, a souligné le ministre de l'Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, Samir Taïeb. Lors d'une séance plénière de l'Assemblée des représentants du peuple (ARP) pour discuter d'un accord financier conclu entre la Tunisie et le Fonds saoudien pour le développement (FSD), dont le montant 247 millions de dinars sera consacré à l'adduction en eau potable des zones rurales dans le gouvernorat de Bizerte, le ministre a ajouté que la SONEDE intervient pour réparer les pannes, ce qui dépasse parfois les montants des nouveaux investissements pour le renouvellement de ces réseaux.
Dans sa réponse aux questions de plusieurs députés qui ont passé en revue les problèmes relatifs à l'adduction de l'eau potable vers leurs régions, le ministre a reconnu l'existence de points noirs (zones dépourvues d'eau) chaque été, notamment la région de Sejnane qui constitue pourtant l'un des plus grands réservoirs en eau. Il a relevé, par ailleurs, dans ce contexte, l'existence de difficultés à Zaghouan, Gafsa et certaines régions du sud. En revanche, le ministre a fait savoir que la Tunisie est sortie de trois années de sécheresse et que les ressources en eau ont été consolidées en 2019, ce qui a permis au gouvernement de programmer des adductions en matière d'eau, concernant notamment les eaux d'irrigation. Les réserves des barrages tunisiens sont passées de 721 millions de mètres cubes en mars 2018 à 2,39 milliards de mètres cubes le 25 mars 2019, précisant que la capacité des barrages a atteint 81 %.
La Presse (Tunis) – AllAfrica

 

Hydroélectricité

L'OMVS signe un contrat de 812 millions USD avec Sinohydro

Le Haut-commissaire de l'Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal – OMVS, Hamed Diane Séméga a signé avec la société chinoise Sinohydro Corporated le contrat pour la réalisation du projet d'aménagement hydroélectrique de Koukoutamba. L'aménagement est situé en territoire guinéen sur le Bafing, principal affluent du fleuve Sénégal, à environ 570 kilomètres au nord-est de la capitale Conakry. Il se compose principalement du barrage, de lignes HT de transport d'énergie, d'une route d'accès de 150 kilomètres et de la cité du maître de l'ouvrage.
Le Journal de l'économie malienne, Lejecom (Bamako) – AllAfrica 

 

Sénégal
Statu quo dans l'attribution du contrat d'affermage de l'hydraulique urbain : Les cadres de la SDE tirent la sonnette d'alarme
L'Union des cadres de la Sénégalaise des Eaux (UDC/SDE) dénonce l'inactivité du secteur de l'hydraulique depuis l'annulation de l'attribution provisoire du contrat d'affermage de l'eau en milieu urbain et péri-urbain à SUEZ, par l'Autorité de régulation des marchés publics (ARMP).
Dans un communiqué sanctionnant la réunion de son comité directeur tenue, le mercredi 27 mars 2019, pour apprécier la situation actuelle qui prévaut au niveau du sous-secteur de l'hydraulique urbaine l'UDC, note que cette "léthargie" expose la société d'exploitation, les travailleurs et les consommateurs à des difficultés certaines car ce processus est entamé depuis juin 2017. Il est absolument inadmissible et préoccupant de maintenir inactive un secteur aussi stratégique et sensible que celui de l'eau potable, lit-on dans le document. L'UDC rappelle que "l'accès à l'eau, denrée vitale, est un droit universel qui transcende les positions de quelques parties du processus que ce soit. Et que ces incertitudes ne doivent pas plonger le secteur dans une condition de vulnérabilité préjudiciable." Ses travailleurs demandent à l'État du Sénégal de prendre ses responsabilités conformément à ses engagements sur le plan international. "Au niveau international, le Sénégal a pris des engagements forts pour assumer un leadership dans la gouvernance mondiale de l'eau se traduisant par l'organisation du Forum mondial de l'eau en 2021." L'UDC appelle à la "clairvoyance des plus hautes autorités en les exhortant à instruire, dans les plus brefs délais les conditions de transparence et d'équité pouvant aboutissement de ce processus pour l'intérêt supérieur des populations." L'UDC salue la décision n° 027/19/ARMP/CRD/DEF de la Commission de règlement des différends (CRD) de l'ARMP sur le recours introduit par la SDE, laquelle ordonne l'annulation de l'attribution provisoire à Suez et la reprise de l'évaluation de relever : "La viabilité tant chantée du secteur de l'hydraulique urbaine, modèle en Afrique et référence dans le monde, est l'œuvre des cadres et travailleurs sénégalais et demande par conséquent à l'État de les considérer comme des parties prenantes essentielles dans la gouvernance future des sociétés de gestion (patrimoine et exploitation)."
Pour rappel, l'État du Sénégal avait lancé un appel d'offre international relatif à la sélection d'un opérateur pour la gestion du service public, de production et de distribution d'eau potable en zone urbaine et péri-urbaine au Sénégal. La SDE qui s'est senti discriminée dans le choix d'un attributaire provisoire a introduit un recours auprès de la Commission de règlement des différends de l'ARMP qui, dans son délibéré, a cassé la décision d'attribution provisoire à Suez.
Mariama Diedhiou, Sud Quotidien (Dakar) – AllAfrica  


Attribution du contrat d'affermage d'eau : Vers une nouvelle bataille juridique
L'on s'achemine encore vers une nouvelle bataille de procédures dans l'attribution du contrat d'affermage de l'eau en milieu urbain au Sénégal, surtout entre les deux prétendants sérieux que sont la Sénégalaise des Eaux (SDE) et le groupe Suez.
Nouveau rebondissement dans l'affaire du contrat d'affermage de l'eau ! Selon le quotidien Libération, "après réévaluation suite à la décision de l'ARMP, le comité chargé des offres a choisi Suez. Le rapport sera transmis à la DCMP pour approbation avant la publication de l'attribution provisoire." Toutefois, relève des experts, à ce stade, l'on ne peut encore parler d'attribution provisoire à l'un des candidats car le rapport est toujours en examen et l'on peut s'attendre encore à une longue procédure pour l'attribution définitive de ce marché de l'hydraulique urbain. Selon le Code des marchés publics, chacun des deux soumissionnaires qui se sentirait encore lésé a la possibilité d'introduire des recours, comme c'était le cas avec la SDE, en octobre dernier, conformément au code notamment le décret 1212 du 22 septembre 2014, notamment en son chapitre 7 qui traite de l'achèvement de la procédure de passation. En cas de non satisfaction par rapport aux décisions rendues au Sénégal, le requérant pourra également saisir des instances internationales habilitées à statuer en la matière.
La SDE dont le contrat a expiré en décembre dernier, va donc assurer le service de la distribution de l'eau jusqu'au 30 juin prochain, au nom d'un avenant signé avec l'État du Sénégal.
Les détails de la procédure dans l’article de Ibrahima Diallo, Sud Quotidien (Dakar) – AllAfrica   

 

L'autorité de régulation annule la gestion de l'eau pour Suez
Qui va gérer le marché de l'eau au Sénégal ? L'Autorité de régulation des marchés publics – ARMP, a annulé l'attribution provisoire de la gestion du secteur à Suez. La décision a été rendue publique le 8 mars. La Sénégalaise des Eaux – SDE, gestionnaire actuel, avait saisi l'Autorité. La société a obtenu gain de cause.
Une partie de la procédure d'attribution à Suez a été contraire au "principe de transparence". C'est la conclusion de l'Autorité de régulation des marchés publics. L'attribution est donc annulée et l'autorité demande un réexamen des trois dossiers : SDE, Veolia et Suez par la commission du ministère de l'Hydraulique. Durant toute la procédure, la Sénégalaise des Eaux a constamment affirmé être la moins-disante et aurait dû à ce titre être retenue. La commission d’attribution a toutefois décidé en octobre d'octroyer le marché à Suez à la faveur d’éléments et de performance selon les experts du ministère et le ministre lui-même, mais que l'ARMP a jugé opaques. La SDE, titulaire du contrat avec l'État depuis 22 ans, doit normalement cesser ses activités en juin. Contactée par RFI, l'entreprise n'a pas souhaité faire de commentaires, tout comme Suez qui dit suivre l'évolution de cette procédure. Le ministère de l'Hydraulique et la commission d'attribution du marché n'étaient pas disponibles pour répondre à nos questions.
Radio France Internationale (Dakar) – AllAfrica  


Mali
La BAD annule le financement d'un projet d'assainissement de Bamako
Selon un document administratif parvenu en exclusivité à Confidentiel Afrique, la Banque africaine de développement (BAD) vient d’annuler un important financement en faveur du projet d'assainissement de la ville de Bamako. Le document ne révèle pas le montant du financement concerné.
Cette notification a été adressée ministre de l'Économie et des Finances, Boubou Cissé par une correspondance de la direction générale en charge du développement, des prestations et des services de la BAD, basée à Abidjan, en Côte d'Ivoire, et sous la signature de la cheffe du département, en date du 15 février 2019. Cette annulation se justifie du côté de la BAD du fait que le gouvernement malien n'a pas effectué jusqu’ici le moindre décaissement sur les ressources mises à sa disposition par la banque alors que l'approbation du projet remonte à février 2017.  Selon des sources crédibles bien recoupées, précise l’article, ce non décaissement par l'État après l'approbation du projet depuis deux ans est la résultante d'une guerre de tranchées entre ministères interposés intervenant dans toute la chaîne du financement. Selon les informations recueillies par le journal, le ministre de l'Économie et des Finances, Boubou Cissé aurait notamment souhaité garder la main sur un dispositif au départ prévu de manière transversale et ce "flottement" se serait accentué dans la période d’élection présidentielle de 2018. 
Ismael Aidara, Confidentiel Afrique (Dakar) – AllAfrica

 

Niger

Le Président lance les travaux d'un important barrage hydraulique


Le président nigérien Mahamadou Issoufou a relancé les travaux de construction sur le fleuve Niger d'un important barrage essentiel pour le pays confronté aux pénuries récurrentes d'électricité et aux crues assassines et fréquentes. Près de 58 000 personnes seront déplacées du site de l'ouvrage. Selon le président nigérien, l'ensemble de ce projet structurant a un coût estimé à 740 milliards de francs CFA (1,2 milliard d'euros).

Il a fallu presque 60 ans après son indépendance pour que le Niger voie poser la première pierre de la construction de son plus grand barrage hydroagricole à Kandadji. Un projet structurant pour le Président Issoufou Mahamadou : "Dans certaines régions du Niger, nous avons le kilowattheure fioul à 200 francs CFA. Le barrage de Kandadji nous donnera un kilowattheure à 20 francs CFA. Donc ce sera de l'énergie à faible coût. C'est vraiment un projet qui doit soutenir la croissance économique du Niger." Le barrage qui produira 130 mégawatts permettra en outre d'aménager plus de 45 000 hectares de terres irrigables. "Nous voyons ce projet comme un projet réellement transformateur. C'est le genre de projet que l'on aimerait pouvoir faire dans un plus grand nombre de pays", a déclaré Marie-Laure Akin-Olugbade de la Banque africaine de développement (BAD), partenaire du projet. Les populations des cantons d'Ayérou et de Dessa se sont approprié ce projet. "Les populations ont beaucoup d'espoir qu'une fois que ce projet est réalisé, les conditions de vie vont s'améliorer", explique leur représentant, Almoustapha Soumaila.

La mise en eau est prévue dans quatre ans et ce chantier a été confié à une entreprise chinoise.

Radio France Internationale – AllAfrica  


Togo
Accès à l'eau potable : Le numérique change tout
Le gouvernement a lancé un nouveau dispositif baptisé SOFIE (Suivi des ouvrages de forage et des indicateurs pour l'eau). Grâce à la téléphonie mobile, il sera possible d'assurer aux populations des zones rurales un approvisionnement permanent en eau potable par un suivi en temps réel des ouvrages de forage. La plateforme permet notamment de détecter des pannes sur le réseau et de les localiser au moyen du GPS et d'intervenir rapidement. La phase pilote, lancée en 2018, a permis de connecter 2 406 forages. Les résultats ont été satisfaisants et 9 460 autres forages seront rapidement connectés.
SOFIE a été officiellement inauguré à Wahala (préfecture de Haho) par la ministre de l'Économie numérique et Innovations technologiques, Cina Lawson, et par ses collègue de l'Eau, Antoine Gbebgeni, et de l'Agriculture, Koutéra Bataka.
Togonews (Lomé) – AllAfrica

 

Congo-Brazzaville

60 000 ménages brazzavillois seront connectés à l'eau potable


L'Agence française de développement (AFD) va financer un projet qui permettra de fournir de l'eau potable à environ 400 000 personnes. Un apport s'inscrivant dans le cadre de la mise en œuvre du Plan national de développement (2018-2022).

L'annonce a été faite par le directeur de l'AFD, Lionel Carrerini, le 26 mars à Brazzaville, à l'issue d'un entretien qu'il a eu avec la ministre du Plan, de la Statistique et de l'Intégration régionale, Ingrid Ghislaine Olga Eboucka- Babakas. D'autres projets que financera cette agence française concernent le transport et la distribution de l'énergie à Pointe-Noire et Brazzaville pour aider le Congo à améliorer l'accès à l'électricité. Pour lutter contre les inondations en période de pluie, un projet de drainage des eaux sera également mis sur pied. Notons que le Congo, marqué par des indicateurs sociaux faibles, une économie peu diversifiée et des infrastructures défaillantes, fait face à de nombreux défis en matière de développement économique et social. C'est ainsi que l'AFD, un de ses partenaires historiques, l'accompagne dans des secteurs variés comme l'énergie, la santé, l'accès à l'eau, l'emploi et l'environnement.

Lopelle Mboussa Gassia, Les Dépêches de Brazzaville (Brazzaville) – AllAfrica

 

Congo-Kinshasa
22 mars : Les enfants plaident en faveur d'un environnement sain
En marge de la Journée mondiale de l’eau, le Comité national d'actions de l'eau, de l'hygiène et de l'assainissement (CNAEHA) a organisé, du 22 au 29 mars, une exposition photos-plaidoyer à l'intention des acteurs impliqués dans l'amélioration des conditions d'accès à l'eau potable. La clôture de l'exposition a eu lieu le 29 mars à Kinshasa, au Salon rouge de l'Hôtel du gouvernement. À cette occasion, les enfants ont plaidé en faveur d'un environnement sain favorable à leur épanouissement. Ketsia Passou, parlant au nom du comité provincial des enfants de la capitale, a reconnu que le manque d'accès à l'eau potable est l'une des causes majeures des maladies et de mortalité chez les enfants de moins de 5 ans. Cette situation, a-t-elle indiqué, doit contraindre tout le monde à agir à partir d'aujourd'hui afin de construire un environnement sain, favorable à l'épanouissement des enfants. Dans sa plaidoirie, elle a appelé les membres du gouvernement, chacun à son niveau de compétence, et les partenaires techniques et financiers à mobiliser plus de moyens ainsi que de personnel qualifié pour assurer la mise en œuvre des engagements de Ngor, pris par la République démocratique du Congo en 2015, portant sur l'assainissement et l'hygiène. Pour sa part, le secrétaire exécutif du CNAEHA, Jeff Bafambembe Bomanga, a rappelé que durant cette semaine d'exposition photos-plaidoyer, plusieurs personnalités et acteurs du secteur se sont engagés à apporter leur part pour le développement de ce secteur dans l'approvisionnement en eau potable tant en milieu urbain que rural. La qualité, le nombre des visiteurs et des souscripteurs, a-t-il dit, témoignent de l'intérêt réel des Congolais pour la résolution des inégalités observées dans le secteur de l'eau, hygiène et assainissement. En organisant cette activité, le CNAEHA visait à : participer à l'amélioration des conditions de vie de la population par un meilleur accès à l'eau potable en vue d'atteindre le point 6 des Objectifs de développement durable ; sensibiliser les invités aux enjeux de l'heure dans le secteur de l'eau ; susciter l'intérêt des acteurs sectoriels à travers une prise d'engagement afin d'améliorer le taux d'accès à l'eau potable et à l'assainissement ; organiser un plaidoyer à l'attention de tous les acteurs pour un accroissement des ressources dans le secteur et obtenir des acteurs ou des partenaires-clés des engagements capables de dynamiser l’action.

Clôturant cette semaine d'expositions photos-plaidoyer, le ministre d'État au Budget, assurant l'intérim du ministre de l'Énergie, Pierre Kangudia, s'est dit heureux de cette initiative louable tout en rendant un hommage au chef de l'État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, pour l'engagement pris de doter ce secteur d'un véritable investissement durable pour augmenter sensiblement le taux d'accès à l'eau potable de la population. "Nos regards se tournent également vers les partenaires qui trouvent ici mes souhaits de profonde gratitude pour les efforts soutenus dans le financement des projets d'approvisionnement en eau potable en RDC", a déclaré Pierre Kangudia. Le ministre d'État a enfin saisi cette opportunité pour demander que soit mis en place, autour du secrétariat exécutif du CNAEHA, une bonne structure de suivi pour la matérialisation des engagements.

Blandine Lusimana, Les Dépêches de Brazzaville (Kinshasa) – AllAfrica  


L'assainissement de Kinshasa : Question de volonté politique

Le 30 juin 1960, le Congo Belge accédait à la souveraineté internationale. Les Congolais de cette époque habitant la capitale, Léopoldville héritaient des colons belges une ville dotée d'un environnement propre : Ce qui lui avait valu l'appellation de "Kin la belle ; poto mohindo". Ce qui veut dire une ville comparable à la capitale d'un pays d'Europe. Quel mécanisme le colonisateur avait mis en place pour assainir Léopoldville? Qu'est-ce qui a fait perdre à Kinshasa son appellation de Kin la belle ? Que faut-il faire pour revêtir Kinshasa de sa belle robe d'antan ?

À l'époque coloniale, les Belges, avaient créé un service de l'hygiène publique chargé d'assainir la capitale, dans toute les communes de Léopoldville. Les ouvriers opérant dans ce service, s'appelaient "agents de service de l'hygiène" (Bato ya munganga). Les agents contrôlaient les parcelles deux fois par semaine. Ils étaient reconnus par leur uniforme de couleur bleue. Sur la tête, ils portaient un képi rouge. Leur irruption dans une parcelle faisait peur aux occupants au cas où ils laissaient traîner au sol un récipient dur ou en métal (une boîte) de conserve, contenant l'eau sale qu'ils assimilaient à un repaire de microbes préjudiciables à la vie des habitants du lieu. En effet, les parcelles devraient rester propres à tout moment. Aux contrevenants, notamment les propriétaires des parcelles insalubres, les agents du service de l'hygiène remettaient une convocation les invitant à comparaître dans leur bureau pour payer une amende. Le service constituait ainsi une des sources des recettes de l'État. Des déchets provenant des parcelles étaient destinés aux poubelles publiques qui étaient déposées à des endroits précis. Deux fois par semaine, ils étaient évacués hors de la ville par les camions du ministère des Travaux publics (TP Ville) où ils servaient à d'autres fins, notamment du fumier agricole. 

Les caniveaux étaient régulièrement curés par les cantonniers. Ces ouvriers dépendaient du service d'assainissement de la ville. À l'instar des agents de service de l'hygiène, ils émargeaient du budget de l'État qui les payait à travers le ministère des Travaux publics. Bien entendu, les caniveaux à ce jour sont curés dans certaines communes. Mais les ordures ne sont souvent pas évacuées et elles restent sur place pour retourner d'où elles sont venues après la pluie. Les autorités municipales évoquent comme motif le manque de moyens. En plus, par manque des poubelles, les Kinois jettent les déchets un peu partout, dans les caniveaux, ou sur les grandes artères, dans l'indifférence des passants. L'accumulation des ordures sur les routes forme des montagnes artificielles, rendant impraticables ces voies de communication. Par ailleurs, les déchets jetés dans les caniveaux bouchent les conduites d'eau. À la tombée des pluies, parce que leur voie d'écoulement sont bloquées, les eaux se répandent en désordre sur leur parcours et inondent les parcelles environnantes avec les conséquences que l'on sait. Des murs de parcelles s'écroulent, fauchant des vies humaines. Bien des familles abandonnent leurs maisons et trouvent refuge chez les voisins, en entendant d'y revenir après l'évacuation des eaux. Entretemps, les biens de leurs maisons sont endommagés. Rappelons que cette situation déplorable est consécutive à l'abandon de l'entretien de la ville par les animateurs des régimes qui se sont succédés au pouvoir, à commencer par le maréchal Mobutu, et qui considéraient l'assainissement des villes du pays comme le cadet de leur souci. En effet, dès son retour du pays de Mao Tsé Toung, Mobutu qui rentrait au Zaïre inspiré de l'esprit de Yu Kong instaurera "l'opération Salongo". Cette opération que voulait que l'entretien de l'environnement proche des habitants d'une agglomération soit leur affaire, notamment les rues, les avenues, ainsi que les caniveaux. Ainsi, petit à petit, l'assainissement des centres villes qui était alors organisé par l'État à travers le ministère des TP doté d'un budget confortable pour sa mission, était tombé dans l'oubli, au profit de l'opération Salongo, laquelle à son tour, faute de suivi, se transformera en fonds de commerce pour les hommes en uniforme.

De ce qui précède, il s'avère que si les colonialistes belges étaient capables de maintenir propres les villes de l'ensemble du pays à cette époque, grâce au service de l'hygiène public, qui dépendait du ministère des Travaux publics, l'actuel gouvernement peut aussi le faire s'il y a vraiment la volonté politique, car vouloir c'est pouvoir, dit-on.

[NDLR. Ceci est juste un constat, non le regret d’une période coloniale particulièrement brutale.]

Nzuzi Kiambi Joseph, Le Phare (Kinshasa) – AllAfrica  


Angola
Des institutions publiques doivent plus de 9 millions d'AKZ à la compagnie des eau
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Les institutions publiques de la province de Lunda Sul doivent à la société locale d'approvisionnement en eau et d'assainissement très exactement 9,6 millions de kwanzas, selon le président du conseil d’administration de la compagnie, Piedade João. Sans révéler les noms des institutions fautives, le responsable a précisé qu’en cas de non-règlement, les institutions se verraient privées de leur approvisionnement en eau.
Angola Press Agency (Luanda) – AllAfrica


Madagascar
Approvisionnement en eau potable : Entre défis et solutions concrètes
L'approvisionnement en eau est encore un problème majeur dans la Grande Île puisque moins de la moitié des Malgaches ont accès à l'eau potable. Le ministère de l'Eau entend atteindre un taux de couverture de 70 % d’ici à 2023 et 100 % d'ici à 2030. 
Des solutions à court terme seront mises en œuvre pour la résolution de la distribution d'eau potable dans les zones environnantes de la capitale malgache, entre autres, à Ambohimangakely et Ambohimahitsy. Le ministère entend mettre en place des stations de forage dans les zones concernées. "Les mises en place des stations de forage vont voir le jour dans les semaines à venir. Avec une production de 100 m3 par heure, les stations devraient résoudre les problèmes de distribution en eau de la capitale" selon les explications de Vonjy Andriamanga, ministre de tutelle lors de l'ouverture officielle de la Semaine de l'eau. Le ministre a par ailleurs précisé que des solutions à long terme ont été pensées et devraient être mises en œuvre pour péréniser les efforts entrepris, notamment par l'implantation de nouvelles stations de production. Dans son discours d'ouverture, le ministre Vonjy Andriamanga a également fait savoir que Madagascar ne se résume pas uniquement à Antananarivo et que les objectifs à l’horizon 2023 et 2030 concernent également les régions Atsimo Andrefana et Androy. Toutefois, il reste à mettre en place un cadre juridique et législatif clair pour le secteur de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène (EAH).
José Belalahy, Midi Madagasikara (Antananarivo) – AllAfrica

 

 

Asie

 

 

Chine
Le pays souhaite plafonner sa consommation d'eau à 670 milliards de m3 d'ici 2020
La Chine ambitionne d'atteindre son objectif de maintenir sa consommation annuelle d'eau sous la barre des 670 milliards de mètres cubes d'ici 2020, a annoncé un haut responsable. La consommation annuelle d'eau a été plafonnée à moins de 610 milliards de mètres cubes depuis 2016, a précisé Wei Shanzhong, vice-ministre des Ressources en eau, lors d'une conférence de presse.

La Chine s'est souciée depuis longtemps d'une pénurie de l'approvisionnement en eau qui risque de menacer le développement économique futur. Le gouvernement a donc adopté les règlements les plus stricts pour la gestion de l'eau et le pays a connu une efficacité améliorée de la consommation d'eau ces dernières années. Rapportée au PIB, la consommation d'eau a diminué de 30 % en 2017, par rapport à 2012, et même de 32,9 % dans l’industrie. Dans l’agriculture, la Chine s'efforce de développer des infrastructures destinées aux terres cultivées. Son indicateur de l'efficacité d'irrigation, qui mesure l'eau utilisée dans les cultures par rapport au total de l'eau d'irrigation est passé de 0,51 en 2012 à 0,54 en 2017. Cet indice reflète le taux d'eau utilisée dans les cultures contre le total de l'eau d'irrigation. Grâce aux efforts pour lutter contre les polluants, la qualité de l'eau dans les rivières, les lacs et les réservoirs s'est aussi améliorée, selon M. Wei. Cependant, la Chine fait face à une pénurie importante en ressources en eau. La proportion de ressources en eau par habitant du pays est loin derrière le niveau mondial moyen. De la même manière, les ressources en eau ne sont pas équilibrées entre les différentes régions. Le nord de la Chine, dont la population est de 168 millions de personnes, ne dispose que de 4 % du total des ressources du pays. La hausse de la demande en eau a provoqué une surexploitation des nappes phréatiques et un recul du niveau d'eau dans la plaine de Chine du Nord, a ajouté M. Wei. Aussi le ministre a appelé à augmenter l'efficacité de l'usage de l'eau, à promouvoir les techniques d'irrigation économes et à limiter le développement des industries à haute consommation d'eau, tout en continuant de transférer de l'eau potable du sud du pays vers le nord, qui souffre de sécheresse.
Xinhua


L'eau du fleuve Jaune détournée vers la Nouvelle Zone de Xiongan
Environ 80 millions de mètres cubes d'eau du fleuve Jaune, le deuxième plus long fleuve de Chine, ont été détournés vers un grand lac de la Nouvelle Zone de Xiongan, dans la province chinoise du Hebei (nord), l'hiver dernier. Le projet annuel d'adduction de l'eau, conduit du 29 novembre au 10 mars, visait à améliorer l'environnement du lac Baiyangdian, à Xiongan, et à atténuer la pénurie d'eau dans les villes le long des 482 kilomètres de la route de d'adduction, selon le Bureau du fleuve Jaune de la province du Henan.

La route part du district de Puyang, au Henan, et traverse cinq villes de la province du Hebei avant d'atteindre Baiyangdian. Il s'agit du premier projet permanent de conservation de l'eau depuis la création de la Nouvelle Zone de Xiongan, une nouvelle zone économique située à environ 100 kilomètres au sud-ouest de Beijing. Le projet a également fourni quelque 260 millions de mètres cubes d'eau aux villes situées le long de l’adduction afin d'améliorer l'environnement local et de soutenir l'agriculture et d'autres industries, selon le bureau.
Xinhua


Amélioration de la biodiversité des principaux lacs de Mongolie intérieure
La région autonome de Mongolie intérieure, dans le nord de la Chine, a constaté une amélioration de l'environnement écologique et de la biodiversité dans trois lacs principaux de la région au cours de ces dernières années. Selon les autorités locales, grâce à la mise en place d'une série de mesures au cours de ces dernières années, les lacs Hulun, Ulan Suhai et Daihai ont connu des progrès importants en matière de restauration de terres humides et d'amélioration de la biodiversité. Des statistiques ont montré que plus de 28 000 oiseaux de 61 espèces ont passé l'été dans la réserve naturelle nationale du lac Hulun l'année dernière, soit 2,5 fois plus par rapport au chiffre de 2013. Le nombre d'oies sauvages et de spatules blanches a respectivement connu une augmentation rapide de 557 à 5 629 et de 95 à 1 359. "Les oiseaux sont particulièrement sensibles à l'environnement, et l'augmentation du nombre d'espèces prouve une amélioration importante de l'environnement écologique", a indiqué Zou Weidong, directeur adjoint de l'administration de gestion de la réserve naturelle.
Xinhua


Fermetures d'usines au Jiangsu pour protéger le fleuve Yangtsé

Les autorités provinciales du Jiangsu (est), ont fermé depuis 2016 environ 3 000 usines très polluantes pour protéger le fleuve Yangtsé, le plus long fleuve de Chine, a indiqué le quotidien China Daily.

La province s'est engagée à lutter contre la pollution industrielle pour améliorer la qualité de l'eau du fleuve Yangtsé, qui s'étend sur environ 400 kilomètres à travers le Jiangsu et fournit environ 80 % de l'eau utilisée pour la consommation et la production industrielle. Des mesures efficaces ont été prises pour freiner la pollution chimique dans la région, qui abrite de nombreux parcs industriels et usines chimiques, a indiqué Luo Qun, secrétaire adjoint du Comité de travail du Parti de la Nouvelle Zone de Jiangbei à Nanjing, cité par le quotidien. "La protection de l'environnement est l'une de nos tâches les plus importantes", a affirmé M. Luo. "Nous avons réduit la superficie couverte par les parcs industriels de 45 km2 à 20 km2 et fermé toutes les usines qui ne respectent pas les normes de protection de l'environnement."

En août 2018, le Jiangsu a publié un plan pour fermer tous les parcs industriels qui ne respectent pas les normes de protection de l'environnement d'ici 2020. Les autorités locales se sont également engagées à réduire la production d'acier brut et à éliminer plus de 2 millions de kilowatts de générateurs d'électricité obsolètes fonctionnant au charbon.
Xinhua

 

Une explosion meurtrière dans une usine chimique cause une importante pollution

Environ 18 000 mètres cubes d'eaux polluées du site de l'explosion meurtrière survenue dans la province du Jiangsu ont été acheminées vers des installations de traitement des eaux usées de deux usines chimiques voisines pour y être temporairement stockées, selon le centre de secours. Ces eaux acides provenaient d'une fosse de près de 120 mètres de diamètre et 1,7 mètre de profondeur, formée après l'explosion. Les eaux polluées ont été d'abord neutralisées avec des substances alcalines avant d'être transportées via des canalisations vers les installations. Le centre de secours a indiqué qu'il utiliserait de la chaux pour neutraliser et solidifier les polluants acides au fond de la fosse. Ces polluants ainsi que les sols seront traités comme des déchets dangereux.

L'explosion meurtrière s'est produite le 21 mars, à la suite d'un incendie survenu dans une usine de la Jiangsu Tianjiayi Chemical Co., dans un parc chimique du district de Xiangshui de la ville de Yancheng. L'explosion a fait 78 morts et plusieurs centaines de blessés.
Xinhua


 

Économie

 

 


Grande Baie, Chine – Suez remporte 3 contrats sur l’eau et les déchets

Suez NWS a remporté trois contrats de gestion de l’eau et de valorisation des déchets dans la région de la Grande Baie Guangdong-Hong Kong-Macao pour un montant total de près de 250 millions d’euros. Cette région, qui regroupe neuf villes de la province de Guangdong et les régions administratives de Hong-Kong et Macao, a pour ambition de devenir, d’ici 2035, la 4ème plus grande baie du monde après New York, San Francisco et Tokyo.

Suez NWS réalisera la construction et l’exploitation de l’usine de traitement des effluents industriels d’un parc pétrochimique à Zhuhai, dans la province de Guangdong. À Macao, Suez assurera la modernisation et l’exploitation d’une usine d’assainissement ainsi que l’exploitation et la maintenance d’une usine de traitement du verre en vue de son recyclage. À Zhuhai, Suez NWS a formé avec Zhuhai Huigang (Zhuhai Huigang Urban Resources Development Co., Ltd) une co-entreprise, détenue à 49 % par Suez NWS et à 51 % par Zhuhai Huigang, chargée de la construction et de l’exploitation d’une usine de traitement des effluents (25 000 m3/jour) du parc pétrochimique de la zone industrielle de Zhuhai Gaolan. Le montant total du projet s’élève à 200 millions d’euros pour une durée de 30 ans. La solution Pulsagreen de Suez sera déployée pour la première fois dans le traitement des effluents industriels en Chine. Cette technologie garantira le traitement optimal des effluents qui pourront être réutilisés par les industries du parc pétrochimique, permettant de préserver la ressource en eau dans une région en fort développement. À Macao, Suez a formé avec Waterleau une co-entreprise qui sera chargée de la modernisation et de l’exploitation d’une station de traitement des eaux usées. D’une durée de 4 ans et demi et un montant total de 46,5 millions d’euros, dont 23,3 millions d’euros pour Suez, le contrat prévoit l’extension de l’usine, dont la capacité sera portée à 204 000 m3/jour (contre 144 000 m3/jour aujourd’hui), et le déploiement de technologies permettant d’améliorer le traitement des eaux usées. Par ailleurs, afin d’accompagner le gouvernement de Macao dans le recyclage et la valorisation des déchets, le groupe assurera l’exploitation et la maintenance d’une usine de broyage du verre, pour une durée de deux ans et un montant d’1 million d’euros. Le sable de verre ainsi produit sera réutilisé comme remblai dans la construction de routes locales. 

Le comité administratif de la zone économique portuaire de Zhuhai Gaolan a déclaré : "Notre collaboration avec Suez garantira le traitement de pointe des volumes croissants d’effluents produits par le parc pétrochimique tout en se conformant aux normes environnementales de plus en plus strictes en matière de rejets. Ce projet contribuera à l’attractivité du parc industriel auprès des investisseurs et stimulera le développement durable de la région de la Grande Baie."
Suez

 

États-Unis – H2O Innovation et Sustainable Water se réunissent pour fournir des usines de recyclage d'eau
H2O Innovation a établi un partenariat avec Sustainable Water (Glen Allen, VA) dans le cadre de l’écoconception de 45 projets de recyclage d’eaux usées aux États-Unis. Ces projets vont du traitement d'eau de parcs industriels à la récupération et à la réutilisation des eaux usées de campus universitaires d’envergure. Le partenariat avec Sustainable Water englobe, au-delà de la technologie, de la conception de systèmes et de l’opération, des ententes visant la livraison d’infrastructures de recyclage d’eaux usées, sous un modèle de concession. C’est une collaboration stratégique qui permettra une plus grande portée sur le marché de réutilisation d’eau. "Notre partenariat avec H2O Innovation combine des décennies d'expérience dans le traitement d'eau et une capacité à fournir aux clients une expertise inégalée en solutions de gestion d'eau personnalisées", a déclaré Jonathan Lanciani, président de Sustainable Water. "Jusqu'à présent, nous avons divulgué six projets, contribuant désormais au carnet de commandes de 50 millions de dollars, et nous travaillons activement sur un pipeline de 41 autres opportunités pour des systèmes de recyclage d'eau de tailles similaires. Ce partenariat avec Sustainable Water semble très prometteur à un moment où le marché décentralisé de la réutilisation d’eau connait une forte croissance. La concrétisation de ce partenariat avec Sustainable Water créera certainement beaucoup de valeur pour nos deux organisations", a déclaré Frédéric Dugré, président et chef de la direction d’H2O Innovation.

Le premier projet du partenariat consiste en un système de récupération et de réutilisation d’eaux usées desservant un important client manufacturier en Virginie. Appelé le Virginia WaterHub, ce système combine des techniques de traitement hydroponiques à la technologie ouverte flexMBR et à l'osmose inverse. Ce système traitera 0,7 MGD (2 650 m3/jour) d’eaux usées domestiques et industrielles provenant de plusieurs usines de fabrication situées sur un campus. Les eaux usées recyclées seront utilisées dans des tours de refroidissement, ce qui réduira de près de 40 % l'empreinte en eau potable du campus. Virginia WaterHub représente la marque de la collaboration entre H2O Innovation et Sustainable Water en matière de conception et d’opération. Ce projet, comme de nombreux autres projets WaterHub, appartient à Sustainable Water via une entente de concession (Water Processing Agreement, WPA). Un WPA est un accord qui permet à Sustainable Water d’investir au nom du client pour concevoir, construire, opérer et entretenir un système de traitement et de récupération d’eau. Les travaux de construction du Virginia WaterHub sont presque terminés et la mise en fonction du système est prévue pour l'été 2019. La ligne d’affaires O&M d’H2O Innovation, Utility Partners, opèrera également le système pour le compte de Sustainable Water, pour une durée minimale de cinq ans. Le système utilisera le logiciel à la fine pointe de la technologie d’H2O Innovation, Intelogx, conçu sur mesure pour les projets WaterHub de récupération et de réutilisation. "Dans les projets que nous avons livrés pour SW, nous avons utilisé nos dernières technologies membranaires (flexMBR), nous avons fourni notre logiciel Intelogx permettant de suivre la performance et l’optimisation des coûts, ainsi que le personnel et l'expertise nécessaires pour opérer l’usine ; nous prenons essentiellement la pleine responsabilité des investissements initiaux et des frais d’exploitation. Offrir une garantie à long-terme de ces coûts à un développeur et propriétaire d’infrastructures de traitement d’eau tel que Sustainable Water est une proposition unique qu'aucun autre équipementier n'est en mesure de fournir. C’est aussi pour cette raison que la collaboration avec Sustainable Water est un véritable partenariat, bien au-delà de la relation fournisseur-client traditionnelle", a ajouté Guillaume Clairet, chef de l’exploitation d’H2O Innovation. 
H2O Innovation

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Canada, États-Unis – H2O Innovation remporte quatre nouveaux projets 
H2O Innovation est fière d’annoncer qu’elle a remporté quatre nouveaux projets, dont trois municipaux et un industriel. Ces nouveaux contrats, d’une valeur totale de 4 millions de dollars canadiens porteront le carnet de commandes de projets de la société à 51,4 millions de dollars, et le carnet de commandes consolidé (incluant les contrats d’opération et maintenance) à 146,8 millions.

Tout d’abord, H2O Innovation s'est vue attribuer un système de traitement d’eaux usées municipales en Ontario, utilisant la technologie flexMBR. De la filtration à l’assèchement, le système traitera un débit journalier moyen de 0,3 MGD (1 000 m3/jour) et pouvant parfois atteindre 1,3 MGD (5 000 m3/jour). "Le secteur municipal constitue un environnement très concurrentiel. Afin de protéger la ville des coûts futurs de remplacements de membranes et de tirer profit de l'évolution technologique de plusieurs fournisseurs, nous installerons notre technologie flexMBR. Le flexMBR de ce système est conçu pour permettre l’interchangeabilité des membranes avec au moins trois fournisseurs. Nos clients municipaux apprécient vraiment notre conception de plateforme ouverte unique et nous sommes fiers de leur fournir la liberté de choix, et ce, tout au long de la durée de vie de leur installation", a déclaré Ryan Waldie, vice-président développement des affaires et partenariats stratégiques d’H2O Innovation. Le deuxième contrat consiste en un système de réutilisation d'eau pour un bâtiment écologique situé à Austin, au Texas. Le procédé utilisera la technologie de bioréacteur à membranes (MBR) comme prétraitement à l'osmose inverse (RO). La présence de la société sur ce territoire stratégique s’accentue tranquillement depuis l’acquisition d’Hays South Utility Corporation en novembre dernier. L’équipe d’H2O Innovation livrera un système de traitement d’eau préfabriqué, incluant un bâtiment ainsi qu’un réservoir de procédé, afin de simplifier la livraison et de minimiser le travail sur place. Les effluents serviront principalement à alimenter les chasses d’eau des toilettes du bâtiment d’une capacité de 5 000 GPD (18,9 m3/jour) d’eaux usées. Le troisième projet a été remporté auprès d’une compagnie technologique de l’État de l’Indiana pour accroître sa capacité de traitement. H2O Innovation ajoutera deux trains de RO, d’une capacité de 0,2 MGD (763 m3/jour) chaque, afin de produire de l’eau déminéralisée à partir d’une source d’eau saumâtre. La société fournira également un châssis de nettoyage en place, des adoucisseurs et des filtres. Finalement, le dernier projet remporté par la société est pour une municipalité de la Californie. H2O Innovation lui fournira un système pilote à trois (3) trains, utilisant les technologies d’ultrafiltration (UF) et de RO pour traiter de l’eau potable afin de la réutiliser indirectement. Le système utilisera la technologie FiberFlex avec des membranes à fibres creuses et devrait être mis en service dans les prochains mois.
H2O Innovation

 

Pays-Bas – Veolia accompagne Danone pour son site de production Nutricia Cuijk

Danone vient d’inaugurer Nutricia Cuijk, un site de produits de nutrition infantile spécialisés situé dans le sud-est des Pays-Bas, qui constitue l'un des principaux sites de production de Danone en Europe, exportant vers plus de 90 pays. Veolia a accompagné Danone tout au long des phases de conception et de construction du site, mettant à profit les toutes dernières innovations technologiques et l’expertise opérationnelle de l’entreprise pour aboutir à la meilleure empreinte environnementale possible. Dans le cadre d’un contrat de services d’une durée de 10 ans, Veolia se chargera, sur site, de garantir la disponibilité et les performances des utilités industrielles du site de production. Pendant les dix prochaines années, Veolia fournira au site Nutricia Cuijk de Danone un niveau garanti de disponibilité et de fiabilité de ses utilités industrielles, notamment l’air et la vapeur, ainsi que les eaux d’ingrédients et de traitement. Chaque niveau de consommation sera suivi et garanti via le centre d’hypervision Hubgrade de Veolia. Cette unité a été dotée des technologies les plus modernes en vue de maximiser la réutilisation et la récupération de l’eau et de la chaleur, et d’optimiser son efficacité en matière d’empreinte CO2. Ce projet illustre la vision "One Planet. One Health" de Danone ainsi que l’objectif zéro net carbone de l’entreprise à l’horizon 2050. David Boulanger, vice-président senior en charge des opérations au sein de la division Nutrition spécialisée de Danone, précise : "La planification, la conception et la construction du nouveau site de production de Nutricia Cuijk s’inspire de notre vision 'One Planet. One Health', qui reflète la conviction de Danone selon laquelle la santé des hommes est indissociable de celle de la planète. Avec ces produits de nutrition infantile spécialisés, nous mettons tout en œuvre pour préserver un environnement sain et propre pour les générations futures. Au nom de Danone, nous tenons à remercier Veolia de son soutien stratégique et de l’aide apportée à la conception et à la construction d’une unité de production capable d’optimiser les ressources que nous utilisons."
Depuis la mise en place de l’alliance entre Danone et Veolia, en 2016, les deux sociétés ont mis à profit leurs atouts et leurs expertises respectives pour concevoir et mettre en œuvre, ensemble, des initiatives et des projets de transformation susceptibles d’aider Danone à injecter de la valeur et à intégrer des changements économiques, sociaux et environnementaux dans les processus et les opérations. Le travail des équipes Veolia et Danone vise à accompagner Danone dans ses engagements environnementaux, notamment sur le terrain de l’eau, de l’efficacité énergétique, de l’emballage durable, de la gestion des déchets et des énergies renouvelables telles que la biomasse et la méthanisation.
Veolia

 

Suez – Finalisation de la cession de 20 % des activités d'eau régulées aux États-Unis

Conformément à l’accord signé le 25 juillet 2018 avec PGGM, gestionnaire de fonds de pension néerlandais de premier plan, Suez a finalisé, le 1er mars 2019, la cession de 20 % du capital de Suez Water Resources Inc., société mère de l’ensemble des activités d’eau régulées aux États-Unis. Le montant de la transaction est de 601 millions de dollars, intégralement versé en numéraire. 
Suez

 

Suez – Yuvbir Singh devient directeur général de Water Technologies & Solutions

Suez annonce la nomination de Yuvbir Singh en qualité de directeur général de la division Water Technologies & Solutions (WTS). Il prendra ses fonctions le 8 avril prochain, succédant ainsi à Heiner Markhoff. Diplômé en ingénierie électronique de l’Université de Pune, Yuvbir Singh a rejoint General Electric (GE) en 1995, en exerçant diverses fonctions en ingénierie, développement et marketing. Entre 2004 et 2015, il intègre GE Water, où il acquiert de solides connaissances de l’industrie de l’eau et réalise plusieurs acquisitions transformatrices, avant de diriger les équipes Engineered Solutions. En 2015, il est promu vice-président de l’activité Locomotives à l'échelle internationale pour la division Transports de GE, puis vice-président Équipements en 2018.
Suez

 

Saur – Trois nominations viennent renforcer la gouvernance

Louis-Roch Burgard, président exécutif, annonce trois nouvelles nominations venant renforcer la gouvernance de Saur.
Vincent Pégoud est nommé directeur délégué Centre-Est (26 départements, directions régionales Rhin-Rhône et Rhône-Alpes-Auvergne). Basé à Lyon, il est membre du comité exécutif. Vincent Pégoud est ingénieur en génie des procédés (École des mines d’Albi-Carmaux) et diplômé en gestion des services urbains. Il possède une expérience de 20 ans de gestion de business units, avec un accent mis sur le changement de business modèle, le redressement économique et le développement commercial associé. Il a débuté sa carrière à la DRIRE Midi-Pyrénées avant de rejoindre en 1998 la branche eau et déchets de Vivendi. En 2000, il intègre la branche recyclage et valorisation des déchets de Suez pour y prendre des responsabilités opérationnelles : directeur des exploitations ÎDF (Brétigny-sur-Orge), directeur d’agenceÎDF (Limeil-Brévannes), directeur du développement et directeur d’agence (Tours). En 2010, il est nommé directeur général délégué Sud-Ouest (Bordeaux), en charge des collectivités locales et des entreprises, période pendant laquelle il développe notamment de nouvelles filières et opère des acquisitions d’entreprises. Il rejoint en 2016 le service aux entreprises ÎDF pour en prendre la direction générale déléguée. Vincent Pégoud a pris ses fonctions le 4 mars 2019.
Yohann Serane est nommé directeur achats et supply chain au sein de la direction de l’exploitation et de la transformation digitale. Diplômé de l’École nationale supérieure d’art et industrie de Strasbourg (ENSAIS), Yohann Serane a débuté sa carrière en 2000 en Allemagne, dans la recherche puis production & projets dans l’automobile avant de prendre en charge la qualité des fournisseurs de Valeo Éclairage au niveau mondial. Il fonde ensuite une start-up de e-commerce avant de rejoindre, en 2009, la division transport de Veolia en qualité de Global Category Manager en charge des véhicules lourds et du projet logistique visant à contourner les distributeurs de la division transport. Avant de prendre ces responsabilités chez Saur, Yohann Serane était Group Purchasing & Division Purchasing Director chez Imerys. Dans le droit fil des ambitions de notre projet d’entreprise Initiative, il aura pour missions principales : le déploiement d’une politique achats ambitieuse en phase avec les enjeux de performance, la mise en place d’une nouvelle organisation de l'approvisionnement en France et à l’international, ainsi que le déploiement d’un programme de modernisation et de digitalisation des métiers de la logistique et des achats. Yohann Serane a pris ses fonctions le 14 janvier.
Jean-Marc Halochet est nommé directeur général de Cise TP. Diplômé d’un DUT de génie civil (Rennes), Jean-Marc Halochet a débuté sa carrière en 1989 chez Cegelec Catenaire France en qualité de conducteur de travaux électrification. Il rejoint Cise TP en 1991 et y exerce successivement les fonctions de conducteur de travaux, adjoint chef de centre, adjoint travaux Bretagne jusqu’à prendre la direction régionale Grand-Ouest en 2013. Membre actif de la Fédération régionale des travaux publics et délégué départemental des canalisateurs, Jean-Marc Halochet est un spécialiste reconnu du métier de canalisateur et du management de business units de travaux. Il a pris ses nouvelles fonctions le 1er mars 2019.
Saur

 

 

Évènements

 

 

20 mars 2019, Toulouse – France 

L'accès à l'eau face au changement climatique, ici et ailleurs


Lors de cette conférence, portée par Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse, président de Toulouse Métropole,  Abdoulaye Sene, président du Comité préparatoire à l’organisation du 9ème Forum Mondial de l’Eau "Dakar 2021" et l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal, les experts répondront aux questions des citoyens sur la place de l’eau face au changement climatique et apporteront respectivement leur vision de l'accès à l'eau au niveau mondial. 

L’événement est organisé par l’agence de l’eau Adour-Garonne en partenariat avec le Muséum de Toulouse.
Inscriptions

 

21-22 mars 2019, Montreuil et Paris – France 

Quand les multinationales s'approprient un bien commun

Rencontres avec Rajendra Singh et Rajagopal P.V. à Montreuil et Paris 

La journée mondiale de l'eau le 22 mars est toujours l'occasion de sensibiliser à la situation et aux enjeux de l'eau bien commun et d'ouvrir de nouvelles perspectives. Cette année, la Coordination Eau Île-de-France va le faire en grand lors de rencontres exceptionnelles avec Rajendra Singh, l'homme de l'eau en Inde, lauréat du prix de l'eau de Stockholm et Rajagopal P.V., organisateur  de la grande marche Delhi-Genève contre les inégalités qui aura lieu en 2020. 

Une réunion publique est prévue à Montreuil le 21 mars en partenariat avec la Maison ouverte et la Mairie de Montreuil et une autre à Paris le 22 mars en partenariat avec la Mairie du 10ème arrondissement, la Fondation France Libertés et le collectif de graphistes 2degrees-petition. D'autres personnalités indiennes seront également présentes. À cette occasion, la résidence de l'eau qui ouvrira prochainement ses portes à Paris sera présentée ainsi que des vidéos réalisées dans le cadre de l'atelier format-eau. 

Des initiatives locales sont également prévues : projection-débat de "La ligne de partage des eaux" à Villarceaux (95) le 22 mars, représentation (et débat) de "L'homme qui plantait des arbres" à Champigny-sur-Marne (94), le 23 mars. 
Agenda – Coordination Eau Île-de-France

 

20 mai 2019, Champs-sur-Marne – France 

Micropolluants et eaux pluviales en ville : Vers des solutions efficaces ?


Ce colloque souhaite restituer les résultats de trois projets portant sur la gestion des eaux pluviales dans les zones urbaines : Matriochkas à Nantes, MicroMégas à Lyon et Roulépur en Île-de-France. Ces projets se sont attachés à évaluer, dans un cadre pluridisciplinaire, la performance de dispositifs alternatifs pour la maîtrise des micropolluants. Matriochkas et MicroMégas ont étudié des techniques centralisées et décentralisées ; MicroMégas a complété la recherche par l’étude de la perception des techniques alternatives et des micropolluants par les acteurs (usagers et professionnels), et Matriochkas s'est intéressé aux différentes échelles d'évaluation, du dispositif pilote jusqu'à l'agglomération. Roulépur s'est focalisé sur les pollutions issues des voiries et parkings, via un diagnostic poussé de ces eaux, l'évaluation des performances de plusieurs dispositifs de gestion à la source et l'analyse de leurs conditions d'appropriation. Les travaux s'appuient sur la métrologie d'ouvrages réels et des périodes d’observation d’un an au minimum.

La rencontre est coprganisée par ARCEAU Île-de-France, l’Institut français des sciences et technologies des transports, de l'aménagement et des réseaux (IFSTTAR), l’École des Ponts ParisTech et l’Institut national des sciences appliquées (INSA).
Pré-programme et inscriptions

 

31 mai-03 juin 2019, Haïfa – Israël
e-Environnement et Climat : Mission organisée Technion France
Du vendredi 24 au lundi 27 mai 2019, Muriel Touaty, directrice générale du Technion France, organise la 14ème édition de la mission annuelle du Technion France, à Haïfa (Israël),  sur le thème : "#TechnionConnectedWorld : L’Homme au cœur d’un nouvel e-Environnement"

À la fois complexe et globale, la lutte contre le changement climatique est l’un des défis majeurs du XXIe siècle. Les énergies renouvelables (hydraulique, solaire, éolien, géothermie et biomasse) se développent intensément partout dans le monde, portées par la nécessité réduire les émissions de gaz à effet de serre. Pourtant, 79 % des Français jugent que la France n’investit pas assez dans les technologies vertes et 73 % des personnes interrogées estiment que les entreprises ne sont pas suffisamment incitées à se tourner vers des énergies et des technologies plus écologiques (sondage Odoxa pour Saegus). La Mission annuelle du Technion France mettra en avant les enjeux de la transition énergétique & la GreenTech mais aussi de l’IA, et de la santé et de la nutrition dans un monde de plus en plus connecté, tout cela mettant en interface direct les acteurs des écosystèmes Francophones avec les meilleurs experts du Technion. Ce rendez-vous scientifique et technologique se concentrera sur les avancées scientifiques, médicales, environnementales et éducatives et la place de l’Homme dans son nouvel environnement. Les thématiques seront l’état de l’art en santé, bien-être et nutrition, les dernières découvertes GreenTech/CleanTech, ainsi que le rôle de l’éducation, la formation et la communication dans ce nouveau cycle numérique.
Technion France

 

05-06 juin 2019, Douai – France 
Assises nationales de la gestion durable des eaux pluviales
Organisées par IDEAL Connaissances et son pôle Eau, elles traiteront de cet enjeu majeur pour l’avenir que constitue une gestion des eaux pluviales et de ruissellement plus durable et mieux intégrée à l’aménagement du (des) territoire(s).
Détails – Agence de l'eau Artois-Picardie

 

24-26 juin 2019, Champs-sur-Marne – France 

Premières rencontres du GDR Polymères et Océans


Les enjeux environnementaux liés à la présence de plastiques, sont aujourd’hui unanimement reconnus. Les institutions nationales (gouvernements) et internationales (Union européenne, Nations unies) ont engagé des actions pour à la fois mieux connaître les conséquences de la présence de ces débris plastiques dans l’environnement et tenter d’enrayer la croissance de leurs rejets. La mission du GDR "Polymères et Océans", récemment constitué sous l'égide du CNRS, est de fédérer et d’améliorer la visibilité de la communauté scientifique française impliquée dans la recherche sur le devenir des polymères en milieu aquatique. Après le workshop Polymères et Océans qui s’est tenu à Montpellier en janvier 2018, les premières rencontres du GDR se tiendront à Paris, Université Paris-Est Créteil, du 24 au 26 juin prochains. Elles permettront de rassembler la communauté nationale et de présenter les derniers résultats des travaux sur la thématique.

Les rencontres 2019 du GDR Polymères et Océans sont organisées par le LEESU et MMS. Elles seront suivies  les 27 et 28 juin par  le premier colloque national recherche-opérationnels à l’École des Ponts ParisTech, sur le campus Descartes, à Champs-sur-Marne.
Inscriptions

 

27-28 juin 2019, Champs-sur-Marne – France 

Journées Plastiques et Environnement
Les déchets plastiques sont de plus en plus présents dans notre environnement naturel, et identifiés par les citoyens comme une pollution majeure. Ils constituent une nuisance visuelle mais surtout une menace pour les écosystèmes, voire pour la santé humaine. Ces journées sont organisées par le LEESU et l'AFB, avec la participation d'une dizaine d'instituts de recherche et fondations. 
Inscriptions


 

Formations

 

 

Création d’une formation métiers de l’eau à Saumur
Le lycée des Ardilliers et la société Saur, avec le soutien de la Région Pays de la Loire et de l’agglomération Saumur Val-de-Loire, créent une formation métiers de l’eau. Le lycée proposera ainsi dès la rentrée prochaine une nouvelle formation "Métiers de l’eau".

À la clé de cette nouvelle formation d’un an : un titre professionnel certifié par le ministère du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social et par la Fédération professionnelle des entreprises de l’eau. Conçue sur le principe de l’alternance, cette formation allie l’acquisition de connaissances théoriques au lycée à l’apprentissage sur le terrain au sein de la société Saur, à raison de deux semaines au lycée et deux semaines sur le terrain, chaque mois. Cette formation prépare aux métiers de responsable de station d’eau potable, de station d’assainissement, de technicien informatique industrielle et permet une évolution vers des métiers à responsabilité : responsable maintenance, responsable d’exploitation, chef de secteur… Les apprentis seront recrutés principalement sur la Région Pays de la Loire. L’un des principaux objectifs de la société Saur est en effet de conserver les étudiants ainsi formés à ses méthodes et ses outils dans ses exploitations et d’offrir aux jeunes des débouchés sur leur territoire. Ces apprentis bénéficieront d’un enseignement dispensé par les formateurs et les experts Saur et d’un suivi pédagogique individualisé sur le terrain par leurs tuteurs en lien avec le pôle Formation. Les candidatures sont ouvertes dès à présent et se clôturent fin juin.  

Le lycée des Ardilliers, labellisé "Lycée des métiers"depuis 2016 est un établissement catholique d’enseignement associé à l’État par contrat, il est régulièrement positionné en tête du classement des lycées du Maine et Loire. Il dispense des formations en lien avec l’entreprise dans le secteur du commerce et de la vente, de la gestion et de l’administration, du sanitaire et social et de la production industrielle.

Contact – apprentissage@saur.fr

 

Chaire Modélisation Prospective au service du développement durable – ParisTech
Créée en 2008, et renouvelée début 2015, cette chaire a pour objectif la conception d'outils de modélisation prospective innovants pour accompagner le débat public autour de questions d'énergie et de climat, et de leurs implications en termes de choix technologiques, de structure industrielle, d'emploi et de modes de consommation. Son objectif est de pérenniser, en France, un pôle de modélisation prospective reconnu à l'international, et porteur d'outils innovants pour une meilleure maîtrise des dossiers liés à la transition énergétique, au changement climatique, à la gestion des ressources et aux politiques d'environnement, notamment dans un contexte de globalisation économique. Cela signifie concrètement de :

  • développer et maintenir des outils de modélisation prospective conçus comme des "biens publics" ;
  • intervenir, via des exercices de prospective, en France et à l'international, sur les enjeux posés par les interfaces économie, ressources et climat ;
  • valoriser et diffuser une "culture de la prospective" en France, par des cycles de conférences et le développement de formations de haut niveau.

Portée par la Fondation MINES ParisTech et la Fondation des Ponts, la Chaire MPDD jouit d'un partenariat avec l'ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie), EDF (Électricité de France), Schneider Electric et GRTgaz. 
Chaire MPDD – Paris Tech

 

Chaire "Eau pour Tous" – ParisTech

Inaugurée en 2009, la Chaire d’enseignement et de recherche "Eau pour Tous" a pour objectif de répondre aux enjeux de management opérationnel des services d’eau et d’assainissement dans les pays en développement, émergents et en transition.  Adossé à un programme de recherche adapté aux objectifs de la chaire, le mastère spécialisé Eau pour Tous / Water for All "International Executive Master OPT (IEM OpT)" a ainsi été créé afin de renforcer les compétences des leaders et des managers opérationnels identifiés par les opérateurs locaux pour accompagner le changement et améliorer les services sur le périmètre urbain d’une capitale ou d’une ville secondaire de leur pays. Il est ouvert à des spécialistes venus d’Afrique, d’Asie centrale et du Sud-Est, mais également d’autres horizons comme l’Europe centrale et l’Amérique. D’autres partenaires se sont joints depuis 2009 pour soutenir l’IEM OPT, dont l’Agence française de développement (AFD) notamment sur l’Afrique, mais aussi sur d’autres continents. 
"La clé de l’accès universel et durable à l’eau et à l’assainissement réside dans la formation de managers urbains locaux pouvant mettre en place des stratégies réalistes. L’IEM OpT apporte des compétences managériales ciblées, grâce aux interventions de professionnels ayant acquis une expérience sur le terrain dans des situations difficiles", explique Jean-Antoine Faby, directeur de la chaire Eau pour Tous. En l’espace de cinq ans, 82 managers issus de 32 pays et de 4 continents – Afrique, Asie, Amérique et Europe – ont été formés avec l’aide d’une vingtaine de coachs et de plus de 20 intervenants coordinateurs et formateurs issus de Suez Environnement. 

Près de 90 villes sont aujourd’hui dotées de plus de 70 plans d’actions stratégiques établis pour une durée de 15 à 20 ans. Ces plans représentent en totalité la distribution annuelle de 900 millions de mètres cubes, soit 2 milliards de mètres cubes à horizon 2035 d’après la croissance urbaine de ces continents. Grâce à ce transfert de connaissances et à la mise en place de stratégies, la ressource en eau sera mieux gérée en luttant contre les pertes et en maîtrisant les eaux non comptabilisées au sens large, pour plus de 35 millions d’habitants. Cinq villes majeures dont Dakar, Kigali et Ho Chi Minh City, ont également fait l’objet d’un plan stratégique dédié à l’assainissement. 
Chaire Eau pour tous – ParisTech

 

Expositions Tourbières

Le Pôle-relais Tourbières, porté par la Fédération des Conservatoires d'espaces naturels, a pour mission de contribuer, partout en France, à une bonne prise en compte des tourbières, afin qu'elles soient connues et reconnues, protégées, suivies et gérées. Le Pôle-relais dispose de plusieurs expositions, certaines créées de toutes pièces, d'autres issues de dons ou d’achat. Ces expositions sont disponibles gratuitement, sauf indication contraire. Il est possible de les récupérer sur place à Besançon, mais elles peuvent aussi être expédiées par la poste. 

Expositions sur les milieux humides disponibles en France métropolitaine et à l'Outre-mer :
Plantes carnivores – Les plantes carnivores n'ont rien de mangeuses d'homme, elles se contentent le plus souvent d'insectes et autres invertébrés. Pourquoi ont-elles adopté un mode de nutrition carnivore au contraire des autres végétaux ? Le Pôle-relais tourbières met gratuitement à votre disposition l’exposition du Conseil départemental du Territoire de Belfort composée de 10 posters bâche à œillets, de format 64*96. L'exposition vous fera voyager sur le Mont Kinabalu à Bornéo pour faire la connaissance de Nepenthes rajah, la plus imposante des espèces de plantes carnivores et elle vous fera également découvrir les petites plantes insectivores de France aquatiques (Utricularia) ou terrestres (Drosera) et leurs milieux.
L’extraction de la tourbe – Exposition destinée à nous replonger dans la tradition du tirage de tourbe. Grâce à ces 12 agrandissements de cartes postales, et à des extraits d’ouvrages littéraires (témoignages essentiellement), le visiteur part à la (re-)découverte de l’extraction de la tourbe, de la Franche-Comté à la Brière, en passant par le Nord de la France. 
Et pourtant elle tourbe ! Voyage au pays des tourbières – Mal famées, humides, et peuplées de créatures, les tourbières n’inspirent pas souvent confiance. Pourtant, elles jouent un rôle indéniable dans l’équilibre de la planète, et c’est leur disparition qui a de quoi être inquiétante pour notre climat. L’exposition invite à la découverte de ces milieux spécifiques, si particuliers que des plantes sont devenues carnivores pour s’y adapter. Cette exposition disponible en plusieurs formats de 25 à 200 m2 s’adresse au jeune public (à partir de 8 ans). Un livret de 64 pages reprenant le chapitrage de l’exposition est fourni avec le matériel.
Les tourbières par l'affiche ! – 27 affiches pour une immersion au cœur des tourbières, classées en 5 catégories pour encore mieux s'imprégner de ce milieu si particulier et spécifique par son approche paysage, espèces, mais aussi sociologique, festive et pour finir les menaces qui pèsent sur nos tourbières.
Pôle-relais Tourbières 

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