03/08/2013

Sauvegarde du lac Saint-Pierre



Le ministre Yves-François Blanchet dévoile une stratégie d’intervention globale pour la sauvegarde du lac Saint-Pierre

Le
ministre du Développement durable, de l'Environnement, de la Faune et
des Parcs et ministre responsable des régions de la Mauricie et du
Centre-du-Québec, Yves-François Blanchet, a dévoilé une stratégie
d’intervention globale pour la restauration des écosystèmes du lac
Saint-Pierre et, au premier chef, l’habitat de la perchaude.

La
stratégie d’intervention comporte trois grandes orientations. Elle vise,
dans un premier temps, à poser un diagnostic et à développer une vision
globale et partagée de l’état de santé du lac Saint-Pierre et de ses
potentialités (eau, biodiversité faunique et floristique, habitats et
écosystèmes). Elle entend, dans un deuxième temps, favoriser la
restauration de l’écosystème du lac en mobilisant les intervenants
régionaux et nationaux de tous les secteurs et, finalement, elle compte
mettre en valeur les écosystèmes du lac Saint-Pierre dans une
perspective économique.

Ainsi, la stratégie permettra de compléter le
diagnostic de l’état de santé du lac Saint-Pierre et de ses tributaires
et de déterminer les causes possibles de la détérioration des
écosystèmes. La stratégie prévoit également la réalisation d’une
démarche de planification écologique. Cette nouvelle démarche
d’acquisition de connaissances s’appuiera notamment sur la réalisation
d’une étude scientifique qui permettra de mieux circonscrire les
secteurs d’intervention. Les fonds nécessaires à ce projet ont été
rendus disponibles grâce à la collaboration du ministre de
l’Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science et de la
Technologie, Pierre Duchesne. Un appel d’offres sera prochainement lancé
par le scientifique en chef du Québec afin d’amorcer les travaux de
recherche, qui seront dotés d’une enveloppe initiale de 100 000 dollars,
que les autorités régionales seront invitées à compléter.

Le
ministre Blanchet s’est inquiété de l’effet répété et combiné des
activités industrielles, agricoles et urbaines qui font pression depuis
des années sur le lac et sur les bassins versants qui le bordent : "Désigné
à la fois zone humide d’importance internationale par la convention de
Ramsar et réserve mondiale de la biosphère par l’UNESCO, ce plan d’eau
d’une richesse exceptionnelle présente un bilan de santé inquiétant.
Certaines des espèces qu’il accueille, au premier chef la perchaude,
semblent expressément menacées. Il faut aujourd’hui redoubler d’efforts
pour le restaurer"
, a-t-il déclaré. De plus, selon le ministre, le
rétablissement de l’équilibre de l’écosystème du lac passe
obligatoirement par la concertation de tous les intervenants de la
région : population, scientifiques et entreprises. Une part importante
de cette responsabilité est confiée au comité Zone d’intervention
prioritaire (ZIP) du lac Saint-Pierre, qui obtient le statut de
coordonnateur de la Table de concertation régionale (TCR) dans la
démarche de gestion intégrée du Saint-Laurent qui se met en œuvre
actuellement. Ces nouvelles responsabilités confiées au comité ZIP
s’accompagnent d’un soutien financier annuel de 125 000 dollars pour les
cinq prochaines années.

Environnement Québec – 15-02-2013