05/13/2017

La SNE en partie responsable des contre-performances de la SNDE

Les coupures récurrentes du courant de la Société nationale d'électricité (SNE) perturbent la fourniture d'eau potable à Pointe-Noire et Brazzaville, affirme le directeur technique de la Société nationale de distribution d'eau (SNDE), Antoine Olea dans un entretien exclusif avec Les Dépêches de Brazzaville.

La SNDE alimente ses abonnés à Pointe-Noire grâce à des forages d'eau implantés dans les quartiers et dont la capacité de production s'avère insuffisante par rapport à la demande croissante des populations. "Les coupures d'eau à Pointe-Noire se justifient aussi du fait que les forages les plus productifs sont disséminés dans les quartiers populaires où les délestages du courant électrique sont monnaie courante", indique Antoine Olea. "L'électricité est plus disponible au centre-ville, la zone proche de la mer et il faut éviter les intrusions d'eau saline. Qu'à cela ne tienne, nous avons des groupes électrogènes de secours au niveau de certains forages. Mais, ils ne peuvent pas être une solution définitive", poursuit-il. Au niveau de Brazzaville, les abonnés reçoivent de l'eau provenant des usines et non des forages comme à Pointe-Noire. Mais, l'on constate que certains quartiers ne sont pas alimentés, malgré les capacités importantes de production. «À Brazzaville, la production est totalement garantie avec la construction de nouvelles infrastructures», explique le directeur technique de la SNDE, citant notamment les potablocs et les usines d'eau de Djiri (7 500 m3/ h) et du Djoué. Selon Antoine Olea, les coupures d'eau observées dans la capitale congolaise sont dues aux ruptures des canalisations, aux coupures d'électricité, aux fuites d'eau, à la vétusté des équipements et à leur maintenance, ainsi qu'à la longueur du réseau. La SNDE a mis sur pied une organisation interne à Brazzaville et Pointe-Noire, consistant à déployer les équipes dans les différents endroits où il y a des fuites d'eau, en priorisant d'intervenir sur les fuites les plus importantes.

Christian Brice Elion, Les Dépêches de Brazzaville (Brazzaville) – AllAfrica